dimanche 22 avril 2007

Pour le second tour, je préconise un vote Sarkozyste

Les résultats du premier tour sitôt tombés, je suis là pour vous donner des consignes de votes, celles qui me parraissent les plus justes. Je souhaite comme vous le savez promouvoir la chrétienne-démocratie dans un pays où elle est divisée. Aussi, cette division n'a pas empéchée Bayrou de faire 18,3% des voix, ce qui ne lui a toutefois pas suffit pour passer au second tour. C'est à ce second tour qu'il va donc falloir se mobiliser pour permettre aux chrétiens démocrates encore en course d'arriver au pouvoir. Ces chrétiens démocrates sont autour de Sarkozy au travers notamment du Parti Radical Le Vallois de Jean-Louis Borloo ; et c'est en vertue de cela que j'appel toutes celles et ceux qui ce reconnaissent dans la doctrine chrétienne démocrate, mais aussi tous les autres électeurs s'étant exprimés en faveur de François Bayrou à voter massivement pour Nicolas Sarkozy.
Certe, ces consignes sont faites en mon nom propre mais je tiens à dire qu'elles proviennent d'un ensemble de convictions profondes. Je vous dit dans la présentation de ce blog que je suis de sensibilité centre-droite, il se pose devant moi un choix : celui entre un candidat de droite et une candidate de gauche. Il me paraît dès lors logique et tout à fait compréhensible de m'exprimer comme je le fais.
Pour finir, je vous promet une analyse complète des résultats très rapidement.

samedi 21 avril 2007

Dernier appel !


Voilà, nous sommes le 21 avril et demain, dimanche 22 aura lieu le premier tour de l'éléction présidentielles pour lequel, j'en suis sûre, vous vous déplacerez tous. A la veille de ce choix crutial que l'on vous demande de faire, je vous lance un dernier appel à votez pour François Bayrou. Voici 4 bonnes raisons de le faire.


François Bayrou sera le président qui rassemble la France.

Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.

Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.

Il refuse de faire des fausses promesses
Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.

Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur
www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007

Le 22 avril, votez Bayrou !

samedi 14 avril 2007

Constitution européenne : "le plan B" des nonistes se fait attendre !

Le 29 mai 2005, il y a déjà presque deux ans, 15.449.508 Français soit 54.67% votaient non au référendum posant la question suivante : "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?" Ce fut le début d'une crise qu'ont nié tous les tenants du non, appelant l'électorat à croire en un miraculeux plan B. Un plan B social face à un traité supposé libéral, un plan B humaniste face à un traité dénoncé comme capitaliste, un plan B respectueux de chacune des cultures face à un traité dont on annonçait (-à tort bien entendu-) qu'il allait uniformiser ces dernières... Bref un texte annoncé tel un messie sauveur de l'humanité ! Mais bien que croyant je ne suis pas crédule ! Les dupes en sont revenu ! Car ce qu'avaient omis de leur dire leur prédicateurs c'est qu'en votant non le 29 mai 2005, les français votaient oui à un autre traité : celui de Nice. C'est à celui-ci et à quelques autres que se référaient les nonistes pour faire entendre leur voix, celui-ci même qui est libéral, basé uniquement sur l'économie et qui reste en vigueur et le restera tant qu'une nouvelle constitution, tant qu'un nouveau texte ne sera pas adopté. Aujourd'hui, la France n'est plus invitée aux congrès Européens (-cf le congrès des Amis de l'Europe qui s'est fait sans nous-) et la situation est grave ! A tous ceux qui nous promettaient un retour à la souveraineté nationale, je répond qu'avec 80% des lois votées au parlement européen doublée d'une légitimité démolie le soir du 29 mai 2005, nous l'avons tout à fait perdue avec le non ! Une telle situation ne peut plus durer, nous devons retrouver notre pouvoir de parole ! Nous devons nous réimposer au sein de l'UE et cela ne se fera pas au moyen d'un plan B ou encore d'un vulgaire "mini-traité" mais par l'adoption simple et sans condition du traité établissant une Constitution pour l'Europe.
VIVE L'EUROPE !

Eloge des militaires

Oui, vous avez bien lu le titre sans équivoque de cet article visant à faire l'éloge des militaires. Cette éloge commencera par l'apologie de leur action ; apologie au sens de la prise de défense. Car le devoir de réserve leur interdit de se défendre d'eux même, eux, ces hommes et ces femmes dévoués à la nation, empreint d'une passion sans borne pour le pays et dont le métier est d'assurer notre sécurité au quotidien, bref de défendre le territoire et la population française tant des attaques extérieures que des dérèglements intérieurs. Leur mission est totale et nécessite de nombreuses interventions longues à l'étranger. Aussi, les concessions sont nombreuses notamment en ce qui concerne la famille, elles se traduisent par des absences prolongées durant l'éducation des enfants, un taux de divorce supérieur à la moyenne nationale déjà élevée etc. ... Cela doublé d'un courage, d'une volonté et d'une dévotion exceptionnelle à la nation sont autant de qualités à récompenser et à valoriser. Or, il n'y a pas une multitude de moyen permettant de valoriser un engagement ; en fait le seul est une rémunération gratifiante. C'est à ce titre que je réclame en mon nom propre une hausse des salaires des militaires. J'ai entendu parler d'une promesse de revalorisation salariale formulée par Michèle Alliot Marie, aussi j'ai foi en sa parole et espère sincèrement qu'elle sera largement tenue.
Réaffirmant le profond respect que j'ai pour les militaires (-ainsi que pour toutes les forces de l'ordre outrageusement contestées aujourd'hui-), je tiens à rappeler que la gendarmerie est une institution dépendante de l'armée de terre (-malgré sa progressive prise d'indépendance-) et qu'elle doit à ce titre être considéré comme telle. Pour finir, je féliciterais tous ceux qui se sont engagés d'une manière ou d'une autre pour servir la nation, je veux qu'ils sachent qu'ils ont mon soutient le plus total. Courage à eux et à leur famille, Hommages.

mardi 10 avril 2007

L'importance des campagnes éléctorales n'est pas proportionnelle à leurs enjeux !

Excusez de me poser comme un détracteur de la campagne présidentielle mais il me semble que celle-ci prend des proportions démesurées. Peut-être l'avez-vous remarqué, peut-être en avez-vous vous aussi assez. Alors au risque de me faire passer pour un "anti-système systématique" aux yeux de mes opposants (notament de droite, il faut dire qu'ils m'en veulent sûrement de les avoir laissé au profit du centre), je vous soutiens dans cette article. Mais si je pense que la présidentielle doit prendre moins de place, je me défend de vouloir imposer à la politique ou bien même aux éléctions en général une place secondaire dans les médias. Non, en fait je prône une meilleur représentation de celle-ci, une représentation plus juste. Ainsi, je pense que l'ampleur que l'on pourrait donner aux scrutins pourrait se faire en fonction de leurs enjeux et du pouvoir décisionnel des éluts concernés. Je m'explique...
Aujourd'hui, il est impossible de passer à côté de la campagne présidentielle. En revanche, seuls les initiés trouveront des informations quant aux éléctions législatives du 10 et 17 juin (2007 !) qui renouvelleront les 577 représentants siégeant à l'assemblée nationale et mettant en place la 8ème législature de la 5ème république. Or c'est ce scrutin qui désignera directement les membres constituant du législatif et indirectement les membres de l'exécutif, autrement dit, ceux qui dirigerons vraiment le pays. En effet, ces deux pouvoirs combinés sont à l'origine de 20% des lois qui nous gouvernent au quotidien. Ainsi, je pense que nous avons le droit voire le devoir de nous exprimer sur ce sujet. Mais aujourd'hui, toutes les forces de communications sont concentrées sur le pouvoir présidentiel et son futur jouïsseur (-c'est moche!-). Certe, la 5ème de DeGaulle donne au président un pouvoir d'action (trop?) important, mais celui-ci est aujourd'hui largement et ouvertement contesté : remise en cause de l'article constitutionel 49-3 (ordonnances permettant de faire passer une loi sans la voter), de l'immunité présidentielle, et même de nos institutions dans leur ensemble. Alors pourquoi s'acharner d'avantage ? Les législatives représentent un enjeux autrement plus important et ne bénéficieront vraissemblablement que de cinq semaines de campagne ! De plus, il me parait important de souligner que le président de la République Française est déstiné à s'occuper davantage des affaires étrangères que des affaires nationales qui sont pour leur part majoritairement traitées par le gouvernement et les députés ; or il ressort de cette campagne, si ce n'est un débat d'idées, un brouhaha de propositions -financées à quel prix d'ailleurs?- concernant la direction que prendra la politique interieur ainsi qu'une ommission totale des politiques mondiales. Aussi, je suis sûre de ne rien vous apprendre lorsque je vous dit que la croissance française est par essence tributaire de la croissance mondiale ou bien encore que les organisations européennes sont à la base même de 80% de nos lois (entre autre au travers des fameuses ordonnances de la commission européenne). De là semble naître un paradoxe fondammentale : la population ne s'intéresse pas à l'Europe et rechigne a admettre la perte de sa souveraineté en accusant tant qu'elle le peut une mondialisation bâclée, une concurrence asiatique déloyale etc...
Vous aurez certainement remarqué que j'ai avancé un chiffre surprenant quant au pouvoir de l'Union Européenne sur les législations nationales. Je le répète, 80% de nos lois sont issues du cercle européen de commandement. C'est-à-dire qu'une organisation supranationale nous dirige. Cela n'est pas un mal au contraire, sur le plan mondial, un Etat seul ne peut s'imposer. Aussi, au lieu de fustiger sans cesse "l'Europe Libérale", ne serait-il pas plus justifié que de s'y engager ? Cela ne demande pas plus d'effort que d'aller aux urnes pour élir et désigner nos députés européens. Nous sommes aujourd'hui, et souhaitons-le pour longtemps, sous le giron de l'Europe qui nous protège et nous dirige. Il ne faut pas s'en pleindre, il faut encourager se mouvement qui tend à élargir la notoriété et la légitimité du vieux continent dans un monde à la hiérarchie bouleversée. Si je martèle ce message c'est que le constat de la réalité est tout autre : l'abstention est de plus en plus forte au fur et à mesure que l'on avance vers le "vrai pouvoir". Sortir de l'Europe est un fantasme, penser qu'un président seul va tout changer aussi, et enfin croire qu'il est possible que de règler les problèmes nationaux sans se soucier du reste du monde est une bêtise pure avoisinant la folie. Alors pour faire bouger les choses, aux urnes citoyens, pensez au législatives et aux européennes !

vendredi 16 mars 2007

François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France


C’est un projet qui parle d’espoir. Un projet et pas seulement un programme. Car un programme électoral, c’est trop souvent un catalogue de promesses disparates dont le seul but est de séduire des électeurs. « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent… », disent les cyniques. Avec autant de déceptions au bout. Un projet, c’est plus profond. C’est une vision. Cela parle d’un pays, de son destin. D’un pays, c’est-à-dire d’un peuple et de ses valeurs. Et du chemin qu’il doit suivre pour être heureux, pour être grand, pour être reconnu, pour se reconnaître. A la veille de l’élection présidentielle de 2007, François Bayrou apparaît comme celui qui peut changer le destin politique de notre pays. Il dit : « Nous traversons une crise comme nous n’en avons pas rencontré depuis cinquante ans. Pour sortir de cette crise, il faut bousculer les vieux clivages, imposer un projet d’espoir, qui rassemble au lieu de diviser. » Ce livre est celui des idées claires pour la France. Des idées de réformes concrètes et réalisables, mais plus encore des orientations qui réunissent un pays et lui permettent de trouver son chemin.

Ambition et réalisme

Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui. Tous, comme il a pu le constater au cours de ses nombreux déplacement dans les villes, les campagnes, les zones urbaines, et les lieux plus reculés, tous veulent un changement, et sont attachés aux valeurs républicaines que François Bayrou défend. Personne ne semble trouver le remède pour rendre au pays ce qui n'est plus aujourd'hui que de l'ordre du principe. Le candidat à la présidentielle a compris et a ressenti cette impuissance. Il a pesé les déséquilibres surgis depuis de nombreuses années, d'autant plus lorsqu'il était ministre de l'Éducation. Il dresse donc un bilan sans concession de certaines déficiences telles que celles liées à l'illettrisme, qu'il faut combattre, pour que dès la 6e, on sache véritablement lire, écrire et compter. De même, concernant les retraites, François Bayrou constate un phénomène mécanique lié à la démographie. Bientôt, il n'y aura plus qu'un actif pour un retraité. Alors, tout en humilité, en responsabilisant tout le monde, si l'on prend le problème à bras le corps, régimes spéciaux ou régime général, après une réelle concertation, de l'écoute, de la pédagogie, François Bayrou propose de régler définitivement cette question des retraites sans langue de bois avec l'accord des Français par référendum. Il préconise notamment de laisser les seniors travailler plus longtemps s'il le veulent, pour améliorer leur retraite. Et sa proposition des "deux emplois sans charges" pourra profiter à la création d'emplois pour les plus jeunes et pour conserver les plus âgés, dont les salaires réputés plus élevés seraient un handicap à l'embauche ou au maintien en poste.

Une vision d'avenir

C'est une réelle vision que défend François Bayrou. Il choisit, il tranche, il trace un sillon, à l'image du tracteur labourant un champ. Son programme s'attache à redonner confiance aux petites et moyennes entreprises constituant le maillage du tissu économique en France. Il évoque l'importance de défendre l'homme et l'entreprise. François Bayrou souhaite réconcilier l'envie d'entreprendre en France. Que l'entreprise redevienne un espace d'épanouissement, notamment avec une loi qu'il ferait voter dès son arrivée aux affaires, une mesure venue des États-Unis, le Small Business Act adapté aux us et coûtumes françaises. En l'espèce, le principe défendu se fonde sur la loi du plus juste. Le tissu des petites entreprises est fragilisé. Celles-ci sont écrasées par le pouvoir des plus grandes, et ne sont pas invitées à la table des marchés publics. La mesure qui consiste à permettre l'entrée en jeu des petites et moyennes entreprises revalorisera la place de celles-ci. Elle rendra la compétition plus saine et plus juste. Cette opération soutiendra les plus petits face aux plus gros, se partageant seuls les plus grands marchés. Cette idée participera d'une réelle relance économique, par l'intermédiaire des acteurs les plus importants, non pas en chiffres d'affaires, mais de par l'importance qu'elles représentent dans la société. Le dynamisme qui en surgira sera plus efficace économiquement. Cet exemple en est un parmi d'autres au cours de l'exposition de son projet.

Présenter un avenir aux Français

Sa vision se veut à long terme. Il souhaite créer un cercle vertueux. Il s'agit de regarder et de prévenir les dégâts provoqués par la mauvaise gestion du dossier des retraites. Un système de retraites par répartition que François Bayrou souhaite préserver. Il faut aussi prévenir les conséquences liées à la charge de la dette publique. En effet, son remboursement représente l'ensemble des impôts sur le revenu payés chaque année par les Français. Si nous n'agissons pas maintenant alors que l'euro est fort et que les taux d'intérêt n'augmentent pas, les jeunes générations vont continuer de supporter cette charge seuls. En un mot, nous sommes assis sur une bombe à retardement selon l'expression de François Bayrou. Toujours en ce qui concerne notre futur, occulté depuis tant d'années par les instances dirigeantes, il est fait état dans ce livre, après ce malheur national, évoqué à l'instant, jamais égalé, du drame planétaire que toute l'Humanité encourt si une réelle politique écologique n'est pas menée. Le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot avec une réelle conviction. Et entend le démontrer une fois aux affaires. Sa position à propos de la préservation de la planète a abouti après une réflexion personnelle, mêlées de discussions approfondies avec les scientifiques les plus qualifiés. A la lecture de Projet d'espoir , l'on comprend que, pour François Bayrou, la question écologique sera un enjeu majeur, un projet de société intégré à notre économie et à notre vie de tous les jours. L'idée d'une taxation sur la production de carbone par agent économique, selon son comportement de consommateur-producteur permettrait de développer une nouvelle économie. Une économie d'avenir, dans laquelle l'agriculture retrouverait ses lettres de noblesse. Une agriculture "nourrissière" et productrice d'énergie, par la production de bio-carburant notamment.

Des gens debout

La défense des exploitations familiales est notamment abordée par François Bayrou, Béarnais lui-même enraciné dans ces valeurs terriennes. Il expose son empathie pour ces gens qui, naguère, ont représenté 30% de la population active, contre 3% actuellement. On leur a pris leur fierté, depuis qu'ils ne se nourrissent plus par le seul produit de leurs récoltes, leurs élevages, ou autres productions agricoles. Cette fierté qui était la leur s'est étiolée, au profit d'un aveu d'impuissance sur l'avenir et d'un réel désespoir. Ces hommes et ces femmes debout se retrouvent dans la détresse aujourd'hui. Remettre en selle l'agriculture française sera un atout pour la France, pour l'Europe, dont elle offre l'essentielle de la production. En parallèle, si la France retrouvait des productions plus adaptées, les pays africains pourraient de nouveau produire et vendre leur production de sorte qu'ils puissent en vivre et rester vivre sur la terre de leurs ancêtres. Au lieu d'une immigration choisie inefficace contre l'immigration clandestine, favorisant l'appauvrissement de l'Afrique par l'absorption de ses élites, le candidat à la présidentielle préfère une immigration assumée, régulée, permettant par exemple que des familles présentes depuis dix ans, payant des impôts, travaillant, participant à la vie de leur commune, puissent participer aux élections locales.


Ce projet est donc une vision politique pour la France, un projet qu'il veut mener en concertation avec les Français. L'idée d'une réforme des retraites à présenter à l'approbation des Français sous forme de référendum est un exemple de la démarche de co-responsabilité voulue par François Bayrou au cours du processus de décision. Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.

Projet d'espoir , un livre de François Bayrou, aux éditions Plon, 17 euros, 194 pages.

samedi 10 mars 2007

Vers un grand parti démocrate

«Il faut une union nationale pour donner à tous les Français la certitude qu'on va poser les vraies questions et y apporter des réponses non-partisanes», explique François Bayrou dans Le Monde daté de samedi. Une fois élu, il envisage la création d’un gouvernement de rassemblement composé de «femmes et d'hommes compétents, d'accord sur les grands choix, et représentatif des grandes sensibilités du pays». Alors que l’UMP et le PS rejettent cette hypothèse, le candidat de l’UDF estime que cette opposition causera leur défaite aux élections législatives. François Bayrou prévoit la création d’un « grand parti démocrate ». « L'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas », ajoute-t-il.
L’actuel président de l’UDF s’est également prononcé en faveur de plusieurs réformes institutionnelles : suppression du recours au 49-3 et aux ordonnances, introduction de la proportionnelle dans les élections législatives et locales (50 % des sièges dans la limite de 5% des suffrages, les 50% restant au scrutin majoritaire), fusion des départements et régions en une seule collectivité.
François Bayrou a plaidé pour un partage plus équitable des richesses, s’appuyant sur une répartition des bénéfices à raison d’un tiers pour le capital, un tiers pour l’investissement, un tiers pour les salariés. Il souhaite proposer en ce sens une « mesure incitative forte » à destination des entreprises.
Sur l’Europe, François Bayrou a répété son idée de deux cercles, le deuxième pouvant «s’élargir au bassin méditerranéen, à l’Ukraine». Bien qu’opposé à l’adhésion de la Turquie, il estime qu’il est nécessaire de «poursuivre (la) réflexion avec les gouvernements turcs ». Il a redit son opposition à l’idée de Nicolas Sarkozy d’un mini-traité, qu’il a qualifié d’«irréaliste et totalement dangereuse, car elle risque de couper les Français un peu plus de l’idée européenne».

mercredi 7 mars 2007

Les Chrétiens démocrates, bâtisseurs de l'Europe.

Vous vous demandez aussi peut-être qui a bâti cette Europe que je défend emplis d'une vergogne sans borne ? Est-il cohérent de se dire chrétien démocrate et pro européen ? Et bien je vais vous prouver que oui tout en profitant de l'occasion pour vous faire un exposé rapide des fondateurs de l'Europe, ma nation.
Ces hommes sont les hommes qui ont lancé le processus de construction européenne avec la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1950 et de la Communauté économique européenne (CEE) en 1957. On les appelle aussi les "Pères fondateurs".
Ce sont en majorité des démocrates-chrétiens, des hommes âgés qui ont connu les deux guerres mondiales, et des hommes de frontières qui ont été en contact avec plusieurs cultures européennes. Ils avaient donc en tête une volonté de paix, un espoir de compréhension pour le continent le plus belliqueux du 19ème-début 20ème siècle.


Konrad Adenauer (1876-1967)
Il est le premier chancelier de la République fédérale d’Allemagne et reste au pouvoir de 1949 à 1963. C’est donc lui qui signe les traités créant la CECA et la CEE. Catholique rhénan, il est né à Cologne, dont il devient le maire en 1917 jusqu’en 1933. Il est président du Conseil d’État de Prusse entre 1921 et 1933. Il fut membre du comité directeur de son parti le Zentrum (parti catholique allemand) et essaya de faire obstacle à la montée du nazisme. Mais, il est chassé de la mairie de Cologne quelques semaines après l’arrivée d’Hitler au pouvoir et reste à l’écart du pouvoir ou en résidence surveillée de 1934 à 1945. Après la guerre, il redevient maire de Cologne et participe à la création d’un nouveau parti, la CDU (parti démocrate-chrétien). Son mandat de chancelier est marqué par son engagement dans la construction européenne et sa volonté de réconciliation avec la France. En effet, il voyait dans l’unité européenne un moyen de relever son pays et l’entente avec la France lui apparaissait comme la clef de la paix en Europe. Cette entente franco-allemande se concrétisa par le traité de d’amitié franco-allemand de l’Élysée en 1963.


Alcide de Gasperi (1881-1954)
Il est le président du Conseil italien, c’est-à-dire chef du gouvernement, et ministre des Affaires étrangères de 1945 à 1953, fonction qu’il cumule avec celle de ministre des Affaires étrangères. Catholique, il est né dans le Trentin alors sous la domination de l’Empire austro-hongrois. Il commence sa carrière politique comme député au Parlement autrichien en 1911. Après la Première Guerre mondiale et le rattachement de Trente à l’Italie, il s’engage dans le Parti populaire italien et devient député de Trente en 1921. Opposant à Mussolini, il est arrêté en 1926 et emprisonné. Il se réfugie au Vatican pendant la guerre. Après 1945, il s’impose comme le leader de la démocratie chrétienne italienne. Son action au gouvernement est marquée par la volonté de faire retrouver à l’Italie une influence internationale et par son investissement dans la construction européenne. Il fait adhérer l’Italie à la CECA. Il meurt en 1954 avant la création de la CEE.

Jean Monnet (1888-1979)
Il est considéré comme l’inspirateur de la construction européenne. Il est commissaire général au Plan en France de 1947 à 1952, puis devient, de 1952 à 1955, le premier président de la Haute autorité de la CECA.
Jean Monnet naît à Cognac dans une famille de négociants en cognac. Il est très tôt chargé de faire connaître l’entreprise familiale dans le monde et parcourt les pays anglo-saxons. Entre 1914 et 1918, il participe à l’organisation interalliée du ravitaillement à Londres. En 1919, il est nommé secrétaire adjoint de la Société des nations (SDN), sorte d’ancêtre de l’ONU, mais démissionne en 1923. Après un retour aux affaires privées, il est nommé au début de la Seconde Guerre mondiale à la tête du Comité franco-britannique des approvisionnements de guerre. Il joue un rôle important dans la conception et la mise en oeuvre du Victory Program américain de 1941. Il devient membre en juin 1943 du Comité français de libération nationale (CFLN), et il a pour mission de s’occuper de l’armement des troupes françaises libres. En 1945, il est chargé par le général de Gaulle de préparer un plan de reconstruction et de modernisation de la France, dont il surveille l’application en tant que commissaire général au Plan. Son expérience d’hommes d’affaires et d’action le conduit à penser que la construction de l’Europe devait se faire à partir de réalisations concrètes. Il a conçu le projet de la CECA, qu’il proposa à Robert Schuman de défendre politiquement. L’échec de la Communauté européenne de défense en 1954, dont le plan était aussi en partie son oeuvre, le renforce dans la conviction que l’Europe politique ne pourra se bâtir que sur la base d’une union économique. Il est donc également un des inspirateurs du traité de Rome de 1957 créant la CEE. En 1955, il fonde un Comité d’action pour les États-Unis d’Europe qu’il dirige jusqu’à sa dissolution en 1975. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1998.

Robert Schuman (1886-1963)
Il est président du Conseil français, c’est-à-dire chef du gouvernement en novembre 1947, puis ministre des Affaires étrangères de juillet 1948 à janvier 1953.
Il est né à Clausen au Luxembourg, d’une famille d’origine lorraine. Il fait ses études secondaires à Luxembourg et à Metz et la majorité de ses études supérieures de droit à Bonn et à Strasbourg. Il choisit la Lorraine allemande pour y exercer son métier d’avocat. Après le retour à la France de l’Alsace et de la partie de la Lorraine perdues lors de la guerre de 1870, il est élu député de la Moselle à l’Assemblée nationale. Constamment réélu, il y siège jusqu’en juillet 1940. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné puis placé en résidence surveillée dans le Palatinat. Il s’évade en 1942 et gagne la zone libre. À la Libération, il devient membre du Mouvement républicain populaire (MRP), d’influence démocrate-chrétienne. Il devient ministre des Finances en 1946, puis président du Conseil, c’est-à-dire chef du gouvernement, en novembre 1947, et ministre des Affaires étrangères de juillet 1948 à décembre 1952. Toute sa politique étrangère est marquée par la recherche d’une réconciliation franco-allemande. Il endosse politiquement le plan de Jean Monnet sur la CECA et prononce la déclaration historique du 9 mai 1950 qui lance le processus de construction européenne. Il signe le traité de Paris de création de la CECA en 1951. En 1952, il signe le traité créant la Communauté européenne de défense (CED), qui ne sera pas ratifié, l’Assemblée nationale mettant un terme à cette entreprise le 30 août 1954. Entre 1958 et 1960, il préside l’Assemblée des Communautés européennes, qui deviendra le Parlement européen, dont il reste membre jusqu’à sa mort.

Paul-Henri Spaak (1899-1972)
Ce socialiste belge a joué un rôle fondamental dans l’élaboration du traité de Rome de 1957 créant la CEE, car il a présidé le comité d’experts ("comité Spaak") chargé de faire des propositions pour la poursuite de l’intégration européenne après l’échec de la CED en 1954. Le rapport du comité servit de base pour la rédaction du traité de Rome.
Paul-Henri Spaak est né à Bruxelles, fit des études de droit et entra au barreau de Bruxelles en 1921. Il devient député socialiste de Bruxelles en 1932 et participe à différents cabinets ministériels à partir de 1935, dans lesquels il occupe notamment particulièrement le portefeuille des Affaires étrangères. Il est Premier ministre de 1938 à février 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est membre du gouvernement belge en exil à Londres. Il initie, avec les représentants des gouvernements du Luxembourg et des Pays-Bas également en exil à Londres, un projet d’union douanière qui se concrétise en 1944 avec la création du Benelux. De 1946 à 1949, il est ministre des Affaires étrangères, puis à nouveau de 1954 à 1957. En 1946, il est élu premier président de l’Assemblée générale des Nations unies. Il fut également le président du Conseil de l’OECE, de l’assemblée du Conseil de l’Europe, et de l’Assemblée parlementaire de la CECA. Après l’échec de la CED, il concentre ses efforts sur la préparation de la CEE. Secrétaire général de l’OTAN de 1957 à 1961, il est à nouveau ministre des Affaires étrangères de 1961 à 1966, date à laquelle il se retire de la vie politique.
Paul-Henri Spaak voulait ancrer la Belgique dans le camp des grandes puissances occidentales. Il défendait l’idée d’une Europe supranationale, s’opposant en cela à la conception gaulliste, au sein de laquelle les "petits pays" pourraient faire entendre leurs voix.