lundi 7 avril 2008

Le France se met (un peu trop) à l'heure chinoise


Alors que la flamme devait traverser Paris dans la joie et la liesse du message Olympique, la Chine se voit face à ses propres pratiques. Le problème, c'est que l'on était en France ! Et c'est bien à un remake des manifestations pro-tibétaines et des tabassages de journalistes auquel on a eu le droit.

En effet, un journaliste de France 2 a perdu connaissance après avoir été lourdement frappé à la tête et à l'épaule par un CRS. Des CRS qui ont même été sans ménagement à l'égard d'un journaliste en le gratifiant d'un magistral coup de pied au visage.

Pour ce qui est des drapeaux Tibétains, l'ordre était clair : les arracher ! Censure ? On ne voulait pas froisser les représentants chinois. Alors on a fait ce qu'il font chez eux, on a interdit les signes et symboles tibétains. On a frappé les manifestants, on a été audieux avec la cause du Dalaï-Lama.

Les remerciements d'une telle soumission ? La délégation chinoise a éteint la flemme olympique au nez et à la barbe de David Douillet, négligeant les visiteurs venu observer le parcours de la flamme. De même, les représentants diplomatiques chinois ont annulé purement et simplement la cérémonie devant l'hôtel de ville de Paris, sans respect pour les visiteurs une fois de plus.

Le passage de la flamme fut un fiasco ! mais que l'on ne vienne pas me dire que c'est de la faute de la France, irresponsable et irrespectueuse... On aura tout fait, même ridiculisé RSF et son représentant ! Non ! Le CIO a décidé il y a 7 ans de donner les jeux à Pekin, ils savaient ! La Chine se retrouve face a sa politique unilatérale. Bercée d'illusion, le réveil sera dure pour elle... Les chinois quant à eux, n'ont toujours pas le droit à voir la vérité, bien gardée par la NOMENKLATURA de République Populaire de Chine !




dimanche 6 avril 2008

Et si l'UDF ressuscitait ?


Jean Arthuis, sénateur MoDem et président de la commission des finances au Sénat a annoncé dans le JDD qu'il quittait le MoDem, affirmant que le parti était géré comme une secte, que ses relations avec François Bayrou étaient au point mort et qu'il voulait faire revivre l'UDF.



Faire revivre l'UDF... Décidément, tout le monde s'y met ! Au Nouveau Centre, c'est le crédo, Thierry Benoît a déjà refusé de s'afficher à l'Assemblée Nationale sous une autre étiquette et maintenant, Jean Arthuis veut aussi ressusciter le parti créé par Poiniatowski en 1978... On aurait gagné du temps à ne pas la faire disparaitre finalement...

Ah ! Mais au fait, comme l'a si gentillement fait remarqué monsieur Arthuis, l'UDF existe encore... Au sein du MoDem, sous la Présidence de, je vous le donne en mille, monsieur François Bayrou. Le même qui fut élu en 1998 et qui a été prolongé jusqu'en 2010, tout comme l'existence juridique et patrimoniale de notre chère et tendre UDF ! Cloclo, tu entends ? L'UDF n'attend que nous !

Il doit être décidé en 2010 de son avenir. Pour Arthuis, pas question d'attendre jusque là, l'UDF doit vivre ! Elle doit même revivre indépendamment de la formation post-électorale qu'est le MoDem (un peu comme lui qui voudrait bien revivre indépendamment de François 1er dit "le démocrate"). C'est pourquoi il a demandé la réunion rapide de la direction du parti historique, essuyant le refus obstiné de François Bayrou.

Tout cela n'est donc pas gagné. Et ce que l'on peut surtout relever de cette nouvelle défection dans les rangs bayrouistes, c'est que le centre est plus éclaté et divisé que jamais, et que plutôt que de servir, dans l'immédiat du moins, l'audibilité de notre famille, ce départ en fanfare rajoute à la cacophonie...

Alors qu'aujourd'hui, selon un sondage Figaro.fr (vive la fiabilité mais bon) 86% des français ne croient plus en l'avenir du MoDem, que va-t-il advenir de la famille centriste ?

Le Centre est enfin uni en un parti !

Voilà, je suis heureux de vous annoncer une nouvelle extraordinaire. Depuis longtemps, je vous dis que je souhaite l'union des centres. Cela est désormais chose faite ! Je m'explique !

Sous l'initiative de Jérôme Charré, jeune militant MoDem, le nouveau parti a été fondé au début de ce mois d'avril dans un élan de joie et de rires. Le Parti Radical-Démocrate (PaRaDem) dont la philosophie de rassemblement est résumée dans le slogan : «Ni à gauche, ni à droite, ni ici, ni là, ailleurs, nulle part et donc partout». Le ParaDem veut réunir tous les centristes et, pour ne pas en oublier (parce qu'ils se sont vraiment éparpillés) , ils lancent leur appel du l'UMP au PS en passant par toutes les formations intermédiaires et en allant jusqu'aux verts.

Il s'agit bien entendu d'un poisson d'avril lancé sur le net. Son retentissement (78 membres sur Facebook et un article sur le site de marianne) est révélateur de plusieurs choses : le questionnement et l'étonnement général que suscite la stratégie de François Bayrou et du MoDem d'une part, et le ras-le-bol des militants centristes, notamment des jeunes qui, de leur formations respectives, dénoncent la division de la famille centriste.

Allez, assez parlé, visitez le site (blog) du PaRaDem http://paradem.hautetfort.com et rejoignez, si vous le voulez, leur groupe sur facebook...

vendredi 4 avril 2008

Mais qui est Mireille Benedetti ?


Sous ce titre en forme de question, je vais tenter une réponse. Comme je l'ai dit hier, l'annonce de sa candidature à la présidence du parti m'a surpris. D'autant qu'elle s'est faite dans la foulée de l'annonce du retrait de Jean-Christophe Lagarde, pour lequel je m'étais presque décidé à voter (la question européenne de son non au référendum de 2005 étant toujours en suspend). Qui est donc cette femme qui relèvera le défit face à Hervé Morin à l'occasion du congrès fondateur qui se déroulera LES 16 ET 17 MAI PROCHAINS A NIMES ? Eléments de réponse.

Mireille Benedetti est une provinciale du sud qui a la charge de déléguée départementale de l'une des fédération les plus importante de France : le Nouveau Centre 13 qui regroupe à elle seule 500 militants et une cinquantaine d'élus. Elle affirme en effet, et je la crois, que le Nouveau Centre a su s'imposer dans sa fédération comme le seul parti centriste héritier de l'UDF, là où le MoDem de Bayrou s'effondre. Madame Benedetti est donc une cadre locale dynamique et compétente.

Pour ce qui est de sa vision du Nouveau Centre, elle est simple et consensuelle : le parti doit poursuivre a reconstruction de l'UDF. Pour cela, elle réaffirme plusieurs fondamentaux, parfois oubliés du "terrible président" actuel...
"C’est dans l’union du centre et de la droite que nous avons su conforter nos positions. C’est dans cette union que nous pourrons poursuivre les réformes dont notre pays a tant besoin." affirme-t-elle, appuyant la stratégie adopté par le Nouveau Centre, qui était celle de l'UDF et qui a été abandonnée à grands frais par François Bayrou.

Et à elle de poursuivre "il est pour moi important que notre parti, héritier d’un parti fédéral, représente sa base." C'est en cela qu'elle juge qu'il faut que le Nouveau Centre soit géré, "non pas par des parisiens, mais par des élus du terrain, qui connaissent la valeur de nos provinces, qui savent ce qu’est la participation."

Elle souhaite que le Nouveau Centre "renvoie une image positive par rapport à des partis centralisateurs comme l’UMP et le PS." En effet, elle est soucieuse de voir se reconstituer une force centriste partenaire de la droite, mais pas à n'importe quel prix et surtout, en gardant une capacité d'indépendance. "Nous aurons besoin, dans les échéances à venir, de montrer qu’il s’agit d’un vrai parti, qui a ses propres candidats à toutes les élections, qui est ouvert et participatif" dit-elle.

Pour ce qui est de la reconstruction du centre et du rassemblement de notre famille déchirée, elle veut faire du Nouveau Centre le point de ralliement de tout ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs : "défense et promotion des libertés, ouverture au dialogue pour une société plus juste et plus solidaire." "Il est de notre devoir de rassembler à nouveau tous ceux qui se reconnaissent dans notre parti."
Enfin, pour justifier sa candidature, madame Benedetti affirme vouloir représenter la base "parce que la pierre la plus solide de l'édifice est la plus basse de la fondation." Elle est ainsi convaincue que sa candidature à la présidence du Nouveau Centre "contribuera à la construction d'un Nouveau Centre moderne, ouvert aux propositions de la base militante, à l'écoute des femmes et des hommes qui partagent les valeurs centristes et humanistes de notre pays." Et affirme enfin que "notre parti est un parti décentralisateur, il doit le démontrer dans les actes et dans la composition de ses instances."

Voilà, et si je votais pour elle ? D'autres recherches s'imposent...

jeudi 3 avril 2008

Changement de Programme, et de candidats !

Le Comité exécutif du Nouveau Centre réuni le 1er avril au siège national à Paris, a arrêté les dates du Congrès fondateur du Nouveau Centre qui se déroulera les 16 et 17 mai prochains à Nîmes. Non, non ! Ce n'est pas un poisson d'avril ! C'est bien les 16 et 17 mai à Nîmes et non plus les 24 et 25 à Marseille ! Au moins, c'est toujours dans le sud...


Lors de ce Congrès fondateur les militants du Nouveau Centre à jour de cotisation au 23 mars 2008 (je le suis mais je n'ai toujours pas reçu ma carte...) éliront au suffrage universel direct le Président du parti.


Deux candidats se présentent à la Présidence du Nouveau Centre : Hervé Morin et... Mireille Benedetti ! Non mais je vous jure, exit Lagarde bonjour Benedetti (enchanté, qui êtes-vous ? Je n'ai pas eu l'occasion de lire quoi que ce soit sur vous en parcourant la blogosphère néocentriste...).


"Le Comité exécutif s’est félicité à l’unanimité de ces deux candidats dont l’engagement au sein du parti est connu de tous (la phrase est une originale directement importée du site du parti...), ainsi que d’un accord entre Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Au terme de cet accord Jean-Christophe Lagarde soutient la candidature d’Hervé Morin à la Présidence du Nouveau Centre et devrait être nommé Président exécutif notamment en charge de la stratégie et du développement."


C'est donc ça, ils ont trouvé un arrangement... Et comme il fallait quelqu'un pour affronter le "président terrible du Nouveau Centre, alors on a été cherché Benede qui ? Ah oui, Benedetti.


"Au lendemain d’élections locales, où le Nouveau Centre s’est réimplanté avec 2500 élus locaux, l’heure est au débat, à la cohésion, au travail d’équipe pour reconstruire le grand parti du centre et du centre-droit. C’est avec cet esprit d’équipe que le Comité exécutif a souhaité aborder la préparation du Congrès fondateur au cours duquel le nouveau Président désignera le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints, ainsi que les principales responsabilités au sein du parti."


Bon d'accord ! Pfff... Je n'appellerai pas officiellement à voter pour Benedetti, que je respecte pour avoir, de ce fait, fait des recherches approfondies sur elles. Mais entre Morin et Lagarde, mon choix était presque fait.


Je suis tout de même déçus de voir se dérouler au sommet ce que je soupçonne comme étant un "faux duel". La vitrine démocratique sans doute... Monsieur Hervé Morin joue cependant certainement beaucoup moins gros, Jean-Christophe Lagarde étant quoi qu'il en soit, le challenger le plus dangereux...


Yvan Lachaud
Délégué national du Nouveau Centre
En charge de la coordination


Pour toi Marion, on va pouvoir voter lors du Congrès ou par correspondance !

mercredi 2 avril 2008

Mon nouveau Politest

Vous vous situez tantôt à droite, tantôt à gauche selon les thèmes abordés.

Les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :

1. le Nouveau Centre

2. le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou


Le(s) parti(s) qui vien(nen)t ensuite :

3. l'UMP (tendance centriste)
mais vous ne partagez pas toujours les mêmes opinions sur les questions liées à l'évolution des moeurs.

Voilà, je sais pourquoi je me pose des questions... Tantôt à gauche, tantôt à droite selon les sujets... Je suis un peu paumé. N'empêche que je reste au Nouveau Centre et que le Nouveau Centre reste le parti avec lequel j'ai le plus d'affinité (même selon le politest).

Mais comme me l'a fait remarqué Maxime Pisano, le MoDem se rapproche, ou je me rapproche du MoDem... Mais plutôt que de les rejoindre, pourquoi ne pas essayer de travailler ensemble ?

mardi 1 avril 2008

Mais qui suis-je vraiment ?


Alors que les municipales sont passées et que le congrès fondateur du Nouveau Centre approche, je me demande que je suis vraiment. Alors qui suis-je ? Voici quelques éléments de réponse donnés en direct, comme une part de ma vie que je dévoile, là, maintenant, devant vous si peu nombreux...

Historiquement, j'ai toujours été plutôt à droite. Ma prise de conscience politique s'est faite, je vous le donne en mille, le 21 avril 2002 au soir. Le Pen affronte monsieur Chirac au second tour... A l'époque on en parle au collège (je n'ai alors que 11 ans) entre amis ou avec des professeurs d'histoire-géographie ou d'ECJS. Je comprend que ce qui se passe est grave, que l'on est en fasse d'un "accident de l'histoire" qui fera des dommages collatéraux.

Mais si je sais que le FN est LA bête noire contre laquelle il faut se révolter, je comprend aussi que tout prêt de moi sont ceux qui la soutienne, qui veulent la voir au sommet. Terrible choc et deuxième prise de conscience. Je comprendrai plus tard que la catastrophe s'était annoncée à l'occasion des présidentielles américaines du 7 novembre 2000. Je ma souviens que nous soutenions avec mon frère (Johan, si tu me lis un jour...) le candidat démocrate Al Gore. Notre leit motiv : "Bush est favorable à la peine de mort, il ne faut pas qu'il gagne !" L'élément qui annonça le terrible présage que je ne su voir à l'époque, ce fut le fait de découvrir que tout près de nous (mon frère et moi) ma mère et son mari soutenaient Bush pour ces mêmes raisons qui nous faisait le détester. Bien entendu, ce sont eux-même qui avaient nourrit le coeur de l'immonde bête de 2002.

Terrible gifle donc ! Des personnes si proches de moi, de nous, avaient des idées si rétrogrades ! Je les aimes ces personnes et je ne pouvais les blâmer. Alors je me suis décidé, j'allai par moi-même combattre ce mal. Il fallait agir à mon échelle, modeste certes, mais agir quand-même.

Nous sommes alors encore en 2002, je veux consacrer ma vie à la politique. Le plus simple pour moi c'est de me tourner vers ma référence : mon père. Un réflex de gosse : si la mère devait succomber au mal, alors le remède devait venir du père.

Or je suis issu du côté paternel, et j'en suis fier, d'une famille d'agriculteurs. Agriculteurs français classiques qui avaient vu leur modernisation se faire avec De Gaulle et qui l'eurent gratifié d'une reconnaissance éternelle. Aussi, en 2002, les gaullistes avaient tous votés pour Jacques Chirac dès le premier tour. Cela était apparu comme un évidence. Ma prise de conscience se faisant dans l'entre deux tour, les deux candidats en présence étaient le mal incarné et Chirac. Or Chirac étant le choix de mon père depuis le début, je l'eût assimilé comme le bon choix. Je me réjouissais donc de la victoire de la droite aux présidentielles puis aux législatives, comme le faisait mon père. Il n'avait pas succombé au mal, il était donc le bien. Raccourci rapide qu'un jeune garçon effrayé a vite fait de prendre.

Par la suite, la formation du gouvernement voit l'émergence de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, comme mon père, je soutiens. La droite crée l'UMP, je soutiens. Bref, mon père est de droite, je suis de droite.

Je passe donc une bonne parties des années suivantes à soutenir Sarko, notamment auprès de ma mère.

Puis vient le référendum sur le traité instituant une Constitution pour L'Europe. Cette année 2005 fut ma seconde confrontation avec la politique. Je vois une fois encore que ma mère est sous mauvaise influence et risque de voter non. Une fois encore mon père (sous l'influence de la PAC) vote comme je pense qu'il convient de voter. Il vote oui. Il incarne le bien une fois de plus. L'UMP que je soutiens appel aussi à voter oui. Je suis donc en partie "conforté" dans mon illusion. Je parviendrai à faire voter oui à ma mère, ce qui ne suffira pas à faire pencher la balance du bon côté. La campagne de l'UDF au travers des clips montrant Marielle de Sarnez prônant le oui me déçoit. A l'époque déjà, je ne l'ai pas apprécié.

Les années passent et je continu à soutenir des positions de droite... Ma mère me suis de plus en plus, jusqu'à écouter mes paroles comme de véritables paroles d'évangiles. Je verrai plus tard que nous avons atteint un point de non-retour.

En 2007, en janvier, c'est la révélation, je regarde à ma gauche (ou j'ai toujours un œil qui lorgne) et je "découvre" l'UDF. Les idées me séduisent. Déjà, les nombreuses fois ou je suis tombé sur les après-midi parlementaires en attendant les dessins-animés (je les ai regardé longtemps... vous moquez pas hein ! Allez je suis sûr qu'il y a des nostalgiques des minikeums !), leurs propos m'ont beaucoup plus, notamment en ce qui concerne la préoccupation sociale et la volonté européenne.

Je me retrouve face à mes propres contradictions. Je me dit alors "centriste de l'UMP". Mais cet écran de fumé que je me projette devant les yeux ne tiendra pas. Aussi j'arrêterai mon choix sur François Bayrou plutôt que sur le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, de plus en plus à droite. (Gaëlle, je sais combien ce dilemme t'a couté en complaintes). Je ne pourrais pas faire changé ma mère, trop influencée par mes précédents propos. Je ne suis pas fière de cela, mais au moins, elle n'a pas voté LePen en 2007. Je suis conscient qu'elle fait parti de ces électeurs que sarko a été cherché dans le jardin du FN et que le combat sera long pour la faire changer, mais comme je vous l'ai dis, j'y consacrerai ma vie.

Un an après les élections, le temps est venu de faire le point sur mon engagement. Je suis passé au Nouveau Centre car je ne me voyais pas rejoindre un mouvement tenu par Bayrou, Sarnez (que je n'apprécie pas de puis 2005) et des militants écologistes et socialistes. Mais qu'en est-il ? Je suis "dans la majorité présidentielle". Il n'en est pas moins que je suis critique contre cette même majorité. La politique menée par le Président Sarkozy me semble de plus en plus invraisemblable.

Un paquet fiscal qui ne suffit pas à inciter les délocalisés fiscaux à revenir ni à décourager ceux qui sont vraiment décidés à partir mais qui coûte quand-même bien cher et qui ne manque pas de grever le budget. Des franchises médicales que je n'en peux plus de payer et qui me condamne à me sentir coupable d'être atteint d'une maladie chronique (tu es malade attends, tu payes ! On fait comment nous hein ?), des échelons de bourses qui sautent (non mais vous les étudiants vous êtes tous des branleurs, vous avez qu'à bosser un peu à côté vous avez bien le temps !) une position atlantiste intenable sur la guerre en afganistant (D'ailleurs Monsieur Morin, vous en pensez quoi réellement vous ? Hein ? Parce que je ne vote pas pour un leader qui rajoute de la guerre à la guerre)... Non ! Franchement je ne me reconnaît plus dans la politique de ce gouvernement.

Je suis donc un militant centriste appellant à une réunion des centres et prêt à travailler avec la gauche.


Aujourd'hui, je suis à la gauche du Nouveau Centre. Autant dire que j'ai fais du chemin depuis 2002. Aussi, depuis 2007, autrement dit en 1 an, j'ai acquis la certitude que je pouvais voter à gauche. Car comme vous le savez, pour moi, le centre ne peut exister que dans une logique d'alliance. Je le dis aujourd'hui, je suis prêt à travailler avec la gauche.

Je suis donc un militant centriste (ou néo-centriste de mon état officiel) appelant à une réunion des centres et prêt à travailler avec la gauche. Ce n'est pas un vain mot... C'est quelque chose de révolutionnaire chez moi... Comme ça vous savez pourquoi je suis en pleine remise en question...

Merci de m'avoir lu jusque là !

Ma raison d'être


Si je peux vous conseiller un programme à regarder demain, ça serai sans aucun doute ni hésitation possible le téléfilm "Sa Raison d'être" dont la deuxième partie sera diffusée en prime time (20H50) sur France 2.

Le diffusion de se programme se fait dans le cadre du Sidaction 2008 (Vous pouvez d'ailleurs encore faire vos dons sur le site http://www.sidaction.org ou en appelant le 110 jusqu'au 10 avril prochain) et traite bien entendu de ce thème : le drame d'une génération fauchée par la maladie d'amour.

Chronique sans faille de la société vue par ceux qui ont eu 20 ans en 1981, ce téléfilm est marquant de vérité. Chronique politique, historique et sociale, la fresque d'une époque ou le monde, changeant dans ses moindres détails, a du faire face à l'arrivée de la pandémie de Sida. Sur fond d'affaire du sang contaminé, les caméras suivent deux jeunes hommes, un homo et un hétéro, incarnés pas Nicolas Gob (photo) et Michael Cohen.

Doublement récompensé au festival de Luchon, cette fresque parfaite réalisée par Renaud Bertrand (qui avait déjà réalisé le très bon Clara Sheller) mérite amplement ces reconnaissances. Le devoir de mémoire et de citoyenneté est réussit. Du coup, les critiques suivent positivement...

- Télérama : "Presque trente ans vus à travers les yeux du fils, Nicolas, conseiller politique homosexuel, qui va vivre de plein fouet l’arrivée du sida en France : les ravages de la maladie au sein de la communauté gay, l’inertie coupable des pouvoirs publics, le scandale du sang contaminé... Autant d’événements tragiques qui constituent l’arrière-plan de la fresque, écrite par les scénaristes Véronique Lecharpy et Pascal Fontanille (déjà aux commandes du formidable Un amour à taire)."

- Télé 7 jours : "A la veille du Sidaction, une passionnante et bouleversante saga familiale. Renaud Bertrand (« Clara Sheller ») retrace, sur presque trois décennies, l’histoire, restituée dans son contexte politique et social, d’une génération profondément marquée par l’apparition du sida. Michael Cohen et Nicolas Gob, ont tous deux reçu, à juste titre, le Prix d’interprétation masculine à Luchon."

Synopsis désormais :
Bruno, Isabelle et Nicolas ont 20 ans en 1981. C'est le temps des grandes espérances et de leurs premières histoires d'amour. Mais c’est aussi le temps du SIDA. Bruno aime Isabelle, la sœur de Nicolas. Nicolas, lui, aime Bruno. Sa raison d’être est l’histoire de leur relation aux frontières de l’amour et de l’amitié. Autour d’eux il y a leurs familles, leurs amis et entre eux, Jeremy, l’enfant d’Isabelle qu’ils décident d’élever ensemble. A travers leurs rêves et leurs combats, c’est le portrait sur vingt ans d’une génération bousculée qui doit réinventer l’amour pour triompher de la mort.