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mardi 17 juin 2008

Pour les sénateurs, pour lui-même, pour le centre et pour le France, notre parti changera !


Le président de la commission des finances au Sénat réunit 600 élus et militants, le 29 juin, pour tenter de recoller les morceaux. Dans une interview donnée à Ouest-France, Jean Arthuis exprime son souhait de ne pas créer un parti supplémentaire mais de voir l'offre évoluer. A priori, il attend plus du Nouveau Centre que du MoDem.


Ex-UDF, ex-MoDem, Nouveau Centre, centristes de l'UMP... Cette dispersion n'est pas un peu ridicule ?



La famille centriste est atomisée, vaporisée. C'est un phénomène qui a commencé en 1998, au lendemain des régionales, qui s'est poursuivi en 2002 et qui atteint son paroxysme en 2007. La conséquence, c'est une bipolarisation qui fait pencher le balancier très à gauche dans les élections locales. On a vu des figures emblématiques du centre passer à l'UMP et la conquête par la gauche de la plupart des sièges des exécutifs régionaux. Je suis persuadé que la vie politique française a besoin d'un centre indépendant, suffisamment fort et clair dans son identité.


Vous allez réunir, le 29 juin, au Sénat, les centristes qui voudront bien vous rejoindre. Vous attendez beaucoup de monde ? Et vous en attendez quoi ?



Notre objectif, c'est de rassembler le centre, pas de créer un parti supplémentaire. Nous sommes un certain nombre à avoir tenté l'expérience du MoDem. Cette stratégie d'autonomie est une véritable impasse, totalement illisible. On a vu, à Lyon, six MoDem élus, trois à droite, trois à gauche ! Dans ces conditions, j'ai décidé de claquer la porte. Avec seize collègues sénateurs, quatre députés européens et un député national, nous avons décidé de lancer cet appel. On a réservé à peu près six cents places. Le but, c'est de vérifier qu'il y a bien, en France, une culture et un attachement au centre sur des valeurs humanistes, sociales, libérales, européennes.


Le Nouveau Centre (allié de l'UMP) ne peut pas être cette famille-là ?



Il peut difficilement réclamer son indépendance, compte tenu de l'engagement très direct de plusieurs de ses membres dans la vie gouvernementale. Il ne nous est pas apparu qu'il avait vocation à rassembler tous les centristes. Pas plus que le MoDem. Mais nous invitons tous les centristes à s'interroger.


Quand on vous écoute individuellement, on a le sentiment que les idées sont assez largement partagées...



Ça prouve bien que nous avons un ADN commun.


Alors, c'est un problème d'hommes ?



On n'est pas dans une attitude de mésentente. Je connais plusieurs parlementaires du Nouveau Centre prêts à changer le nom du parti. Au soir du 29 juin, nous dirons, je crois, que nous sommes prêts à participer à la fondation d'un centre qui donne des gages d'indépendance.


Vous pariez sur une évolution du Nouveau Centre ?



Oui.


L'UMP et Nicolas Sarkozy laisseront-ils faire ?



Nous voulons avoir davantage d'indépendance pour aider le gouvernement à remettre d'aplomb les finances publiques, pour redonner de la compétitivité à l'économie et la rendre compatible avec la justice sociale. Il faut que, sur un certain nombre de propositions, nous soyons plus fermes que ne l'a été le Nouveau Centre.


Certains vous suspectent de développer une stratégie personnelle...



À titre personnel, je n'ai aucune ambition. Simplement, les partis ne fonctionnent pas tout seuls. Alors, j'ai estimé que mon devoir était de participer à ce rassemblement.


Recueilli par Michel URVOY



Voilà donc ce qu'attend Arthuis de sa réunion au Sénat du 29 juin prochain. Observer les éventualités d'une évolution de l'offre des partis politiques centristes pour que l'un d'entre eux puisse avoir vocation à rassembler tous les centristes. Selon lui, ce parti devra assumer une ligne claire, différente de celle de l'autonomie qu'il juge être une impasse. Aussi devra-t-il être social libéral et européen et exigeant avec le gouvernement. Ça tombe bien, c'est exactement la vision que j'ai du futur du Nouveau Centre.



Un parti libre et ambitieux réfléchissant par lui-même tout en assumant le fait d'accepter le « fait majoritaire » rendant impossible la stratégie de la totale autonomie. Collaborer avec l'UMP veut dire que nous travaillons ensemble à l'application d'une politique à laquelle nous avons tous deux réfléchit. Je suis un partisan de Jean-Christophe Lagarde et cela fait déjà un moment que le jeune député maire de Drancy demande que le Nouveau Centre soit plus sévère.



Pour nous, pour notre ambition, pour la France, pour les sénateurs, pour le centre, évoluons et donnons-nous les moyens de notre volonté. Le rassemblement de tous les centristes ne se fera pas sous la bannière du Nouveau Centre mais sous une bannière plus large. Le Nouveau Centre était un radeau qui a su nous acceuillir au lendemain de la présidentielle alors que se créait le MoDem. Acceptons de le reconnaître et construisons dès à présent la barque qui nous mènera à l'avenir à travers les océans politiques et qui resistera à marrée haute comme à marrée basse.



Autrement dit, il nous faut évoluer et aller par delà nos différences pour construire ensemble un mouvement commun plutôt que de vouloir que tout le monde nous rejoignent sans condition... Pour demain, voyons plus loin !

Renaissance du RPR !

« L'UMP sera le parti unique de la droite et du centre ! » « L'UMP sera le premier parti à ressembler en son sein l'ensemble de la droite républicaine et du centre. » « L'UMP sera la grande maison bleue qui abritera des gens de sensibilités différentes prêts à travailler ensemble... » Voilà un échantillon de ce qui avait été dit en 2002 à l'occasion de la création de l'Union pour un Mouvement Populaire. Que reste-t-il aujourd'hui de ces promesses ? Que reste-t-il de nos amours ? Ont-ils été de pailles ? Sont-ils morts ? Qu'avons-nous fait de la grande UDF ? Que sont devenu ces membres ? Que subsite-t-il du RPR ? Autant de questions auxquelles je vais tanter de répondre ici.


Ces centristes de l'UMP


Avant la création de la grande centale centro-républicaine, il existait deux formations qui cohabitaient : le Rassemblement Pour la République (RPR) qui regroupait les gaullistes et les tenants d'une droite républicaine et l'Union pour la Démocratie Française (UDF) qui rassemblait les centristes, les radicaux, les tenants d'une droite sociale et/ou modérée et les libéraux. Ces deux formations politiques regroupaient en leur sein deux familles politiques voisines qui collaboraient parfois déjà dans la douleure. On se souvient notamment de la période où Valéry Giscard d'Estaing était Président de la République (1974-1981). Petit à petit, après que François Bayrou ait prit la présidence de l'UDF, celle-ci commença à perdre de la vitesse. De 215 députés en 1993, le groupe UDF à l'Assemblée Nationale est passé à 113 députés en 1997. A la fin de la législature, en 1997, le groupe, rebaptisé UDF-Alliance ne comptait plus que 62, députés alors qu'était né un groupe autonome « Démocratie Libérale » comptant 40 députés. Démocratie Libérale était une ancienne composante de la grande UDF. Voilà le point de départ de notre histoire : le départ de nos cadres...


En 2002, à la suite de l'arrivée de LePen au second tour de l'élection présidentielle, la droite est en passe de remporter les élections avec un score suppérieur à 80%. Un score qualifié d'africain dans le jargon. Entre les deux tours, le candidat Chirac rencontre François Bayrou qui a fait entre 6 et 7%, score honorable à l'époque. Ce dernier lui suggère de faire un gouvernement d'union nationale. A cela, Chirac répond qu'il fera le parti unique de la droite et du centre. A cette époque, le projet devait porter le nom d'Union en Mouvement.

Le second tour se solde effectivement par une victoire de Chirac à plus de 80%. Les législatives qui suivent voient l'Union pour une Majorité Présidentielle remporter une large majorité (365 sièges sur 577 à pourvoir). Ce groupe rassemble déjà des personnalités de la droite issues très majoritairement du RPR et des personnalités centristes, notamment issues de Démocratie Libérale mais aussi du Parti Radical dit « Valoisien », ancienne composante de la grande UDF qui lui aussi a quitté le parti centriste pour le grand rassemblement de la droite et du centre.


A ce moment, l'UDF a perdu deux de ces composantes et va encore perdre une bonne partie de ses cadres qui vont rejoindre l'UMP. Je ne sais pas s'il faut le regretter mais tous ne vont pas le faire. C'est à cette période qu'il eut été judicieux me semble-t-il pour Bayrou de dire clairement ce qu'il voulait. La gauche était un champ de ruine, le centre se mouvait et la droite muait, du moins en apparence. Il aurait pu alors dire sa différence et se poser comme une alternative crédible pour 2007. Mais force est de constater qu'il ne l'a pas fait.


Je demande s'il faut le regretter car à ce moment, si l'UMP avait attiré à elle l'intégralité des centristes, alors peut-être le rapport des forces aurait été plus équilibré et peut-être l'UMP aurait-elle été un véritable parti de la droite et du centre.


Mais pour en revenir à l'historique de cette merveilleuse aventure qu'est la collaboration gouvernementale compliquée entre le centre et la droite, l'UMP comptait dans ses rangs Christine Boutin (FRS ex-UDF), André Rossinot (PRV ex-UDF), Alain Madelain (DL ex-UDF), Claude Goasguen et Hervé de charrette (Convention démocrate ex-UDF) et biens d'autres comme Philipe Douste-Blazy (ex-UDF) mais nous n'allons pas tous les citer. A côter de ces centristes se tenaient l'ensemble des ex-RPR, bien entendu largement majoritaires.


L'UMP Chiraquienne


Certes, elle ne dura pas plus de temps qu'elle ne due. Et cela est selon moi regrettable. Mais il y eut tout de même une période où l'UMP était Chiraquienne, sous les présidences successives de Michèlle Alliot-Marie (Le Chêne, formation gaulliste) et Alain Juppé. En ce temps, les centristes furent respectés. On eut même l'immense honneur d'avoir un Premier Ministre. En effet, Jean-Pierre Raffarin était un ancien de l'UDF. D'abord co-fondateur du Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF) puis membre de Démocratie Libérale avant d'intégrer l'UMP.


Pendant ce temps, l'UDF n'a plus que 29 députés. Les « fidèles bédoins » (vous remarquerez le gracieux surnom que cela nous avait valu d'être fidèle, on ressent déjà la consodération du chef pour ses troupes) sont toujours porteurs de l'étiquette giscardienne. Pour information même Giscard est alors plus proche de l'UMP. Les combats sont rudes, mais ils sont vaillamant menés. Bien entendu, ils ne mènent pas à grand chose. Ceux qui gouvernent sont à l'UMP. Les centristes qui ont le pouvoir, quoi qu'on en disent, sont à l'UMP.


Fut venu le temps du sarkozysme


En 2004, le temps était venu de faire de la place au grand Nicolas. Le nouveau chef du parti majoritaire avait bien compris la force en puissance que représetait un mouvement aussi vaste : il était simple de touver des contestataires prêts à légitimer une stratégie alternative. D'autant que les chiraquiens en fin de règne et occupés à gouverner se faisaient moins regardant. Le nouveau président du parti de la droite et du centre se fit donc premier opposant. La position est facile : il peut « agir » eet contester.


Mais à ce moment, il doit trouver le terraux pour élargir le cercle des sarkozystes. Au centre, les gens sont satisfaits de Jacques Chirac, ils ne tiennent pas à se faire encombrants. Et puis soyons francs, le sarkozysme est plutôt une doctrine qui a vocation à s'implanter par la droite conservatrice et libérale du parti. Justement, ça tombre drôlement bien, c'est là que les gens sont les plus mécontent du gouvernement en place jugé trop mou et trop peu volontariste. Le crénau est donc trouvé : plus de libéral, plus de sécurité, plus de droite ! Et comme il est toujours plus simple de critiquer, le succès est immédiat.


La vague interne se transforme en tsunami : l'UMP devient toute entière vouée à Sarkozy. Dans ce bain ultra-libéral et conservateur, bon nombre de centristes ne sont plus tout à fait à leur aise. Voilà le début d'un irrespect qui va aller croissant. Tout ce qui n'est pas sarkozyste n'est pas UMP, ou est très mal vu. Les chiraquiens ou chiraco-villepinistes sont alors montrés du doigt. Ils sont devenu les moutons noirs alors que les centristes sont simplement ignorés. Forcément, cela aura des conscéquences sur la suite des choses.


La suite des choses


Aujourd'hui, la situation est celle que l'on connait. Je me suis permis une ellipse temporelle concernant les présidentielles de 2007 car il me semble que je les ai suffisemment analysées, racontées... La suite des choses sont simple. L'UDF a fini par disparaître pour laisser place au Nouveau Centre comptant 23 députés et au MoDem comptant 3 députés (non-inscrits) et l'UMP est toujours majoritaire à l'Assemblée et majoritairement sarkozyste.


En effet, l'UMP, après avoir été le grand parti de la droite et du centre de 2002 à 2007 (voire 2004) redevient subitement un parti de droite traditionnel. La bataille interne entre sarkozystes et chiraco-villepinistes a eut une conscéquence insoupçonnée : les centristes ont disparu du débat. Ignorés pendant trois ans (de 2004 à 2007), les centristes de l'UMP ont finit par disparaître de la surface. Pourtant, ils sont toujours là. Et des voix commencent à s'élever contre ce qui apparaît comme une « RPRisation » de l'UMP.


En effet, l'UMP est notamment confrontée au mécontentement de formations et clubs de réflexion associés, qui lui reprochent de ne pas assez prendre en compte les différentes sensibilités du parti. La ministre du logement Christine Boutin, ex-UDF et présidente depuis 2002 du Forum des républicains sociaux (8.000 adhérents revendiqués), a saisi l'occasion d'un conseil national de son parti pour passer à l'attaque. L'UMP « est en train de redevenir un parti replié sur lui-même », a-t-elle lancé. « Si l'UMP reste l'expression unique de l'ancien RPR, elle fera 15-17% aux élections européennes et régionales », a-t-elle mis en garde.


Les parlementaires issus de l'UDF, qui ont rejoint l'UMP en 2002, ont eux aussi des revendications. C'est le cas de Claude Goasguen et Hervé de Charette, co-dirigeants du club de réflexion « Convention démocrate », qui veulent l'instauration de courants au sein de l'UMP. « Il faudrait que l'UMP se souvienne qu'elle n'est pas que le RPR », souhaite M. Goasguen. « Les colloques et les groupes de travail tout préparés n'inciteront pas les gens à venir adhérer », a-t-il déclaré à l'AFP. « Il faut que ce parti soit beaucoup plus vivant ».


Messieurs de Charette et Devedjian se sont récemment affrontés, par voie de presse interposée. Le premier a reproché au second sa « présidence brejnévienne » à la tête d'une UMP « RPRisée ». « Les militants UMP désertent nos permanences. Il y a un vrai malaise dans ce parti », a affirmé le député du Maine-et-Loire. « Je connais le prix des états d'âme de M. de Charette, il est de 600.000 euros! », a répliqué M. Devedjian, évoquant le montant de la subvention refusée par l'UMP à la « Convention Démocrate ».


De son côté, le Parti radical (10.000 adhérents revendiqués), présidé par le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo et qui compte 24 députés et sénateurs, affirme avoir « une série de particularismes » qui lui évitent ce « problème existentiel », selon son président d'honneur, André Rossinot. « Je souhaite aussi qu'on joue toutes les sensibilités de l'UMP, parti de la droite républicaine et du centre, dans sa complexité », souligne-t-il cependant.


Le Nouveau Centre pour sa part réclame « des règles du jeux plus claires » et « le respect de chacun » alors que, comme je le disais dans mes précédents billets, la grogne monte au sein notamment du groupe Nouveau Centre. Les « affaires » se multiplient dans un contexte où les sensibilités du chacuns sont exacerbées.


Et maintenant ?


Je crois que nous sommes face à un vrai problème de communication au sein de la majorité. Ce problème est un problème globale. Il est présent, tant entre la majorité parlementaire et le gouvernement qu'entre les différentes sensibilités de la majorité. C'est une certitude que j'ai : si nous continuons en ce sens, l'UMP finira par redevenir un parti de droite traditionnel. Déjà au Nouveau Centre, nous voyons arriver d'anciens UMP... Et je suis sûr et certain que le Parti Radical a vu ses effectifs gonfler en terme de militants ces derniers mois.


A titre personnel, j'appel l'ensemble des centristes de l'UMP qui ne se reconnaissent plus dans un parti qui ressemble de plus en plus au RPR de rejoindre le Nouveau Centre. Le Nouveau Centre souhaite reconstruire la maison UDF telle qu'elle était en 1993. Avec les partisans de Boutin, les radicaux, les démocrates libéraux, les centistes attachés à la collaboration avec la droite. Nous ne voulons pas créer une UMP bis, nous ne voulons pas non plus d'un MoDem. Simplement nous pensons que le système du parti unique a montré ses limites. Nous pouvons tous ensemble être des partenaires exigeants et entendus. C'est une certitude que j'ai, c'est une conviction que je porte.

dimanche 13 avril 2008

Morin ne rassemblera pas le centre !


Je ne vais pas être du goût de tous dans cet article. Mais je ne suis pas là pour plaire, ni même pour déplaire. Je ne suis pas là pour faire carrière. Je me serai lourdement trompé de terrain d'action... Non, je suis là pour exprimer mes points de vue en tant que militant du Nouveau Centre. Et aujourd'hui, en tant que militant Nouveau Centre, je ressent comme un malaise. Cela vient simplement d'une crise de leadership. Explication.


Dès le départ, le projet du MoDem ne m'a pas plu. Il y avait un certain nombre de choses qui m'ont retenu. L'une d'entre elles était que je sentais que ce parti en construction n'allait pas être le parti du centrisme, comme il ne serait pas vraiment le parti démocrates dont on avait entendu parler mais bien le parti d'un homme. Oui, j'ai préssenti que le MoDem allait devenir la machine de guerre du Bayrouisme comme l'UMP était devenue celle du Sarkozysme. Aucun de ces deux partis ne me plaisaient alors. Ne pouvant me résoudre au non-choix (qui était une de ces choses que je reprochais au Mouvement Démocrates) je fis naturellement le choix du Nouveau Centre. Certains me blâmeront pour cela, me mépriseront même. Qu'importe, je porte en moi cet idéal humaniste de tolérance et je ne crois pas que ces gens, le plus souvent des modémistes, soient portés par ces valeurs qui fondent le centrisme. Cela appuis ma thèse selon laquelle ce mouvement a deux caractéristiques : il se déporte du centrisme pour aller vers le « démocratisme » en tant que doctrine politique, actuellement plus à gauche (on le voit notamment en Italie) et souffre d'une gestion sectariste et exclusive (au sens premier du mot, celui de l'exclusion, du replis sur soit et de la négation de l'existence de l'extérieur).


Cela, le MoDem l'a payé. On le vois, il ne se rend pas suffisement compte de comment est perçue sa stratégie de l'extérieur. Désormais taxé d'opportunisme, il n'a pas su voir à Paris que la gauche ne leur ouvrirai pas les bras, trop sûr d'être incontournable. Comme partout, sous l'influence de Bayrou, ce parti qui se réclame de la démocratie doctrinale parvient à se faire passer pour un vaincueur, même lorsque les défaites sont incontestables. Souvenez-vous de la phrase lâchée par Bayrou au soir de sa seconde défaite à Pau (parce que c'était bien la deuxième fois qu'il échouait à la Mairie de Pau) : « Je vous le promet, il y aura d'autres soir de victoire ! »À cela, on aurait pu faire répliquer Alain Juppé « Faites-[le] taire, [il] croit qu'[il] a gagné ! »


Parce que le tour de force de Bayrou, c'est de faire croire qu'il est le grand vaincueur, le sauveur, le rassembleur, l'incontournable. Au lendemain du premier tour de la présidentielle, on aurait presque cru qu'il n'était pas éliminé, argant pouvoir débattre avec les candidats du second tour, pouvoir choisir qui serait le grand gagnant. Une fois encore, il s'est tourné vers la gauche sans le dire vraiment et n'est pas parvenu à ses fins : la droite l'a largement emporté. Ne nous leurrons pas ! Bayrou est un manipulateur, il est vraiment ce gourou que certain décrivent, ce personnage parlant pendant des heures pour pouvoir convaincre ses militants qu'il a raison. Ce qu'il dit est bu comme parole d'évangile par ses fidèles... Les témoignages des anciens sont accablants. Arthuis a récemment lâché ce mot... Les réactions ne se sont pas faites attendre.


Bref, on ne va pas réécrire l'histoire, cela serait long, et malvenu. Je le ferai, plus tard, autrement... ce qui me gêne aujourd'hui, ce n'est pas vraiment ce qui se passe au MoDem, ni qui fait que ça se passe ainsi... Non, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est bien ce qui se passe devant ma porte. Et la situation n'est pas franchement meilleure. En fait, elle est même similaire. Car voilà, le Nouveau Centre est né sous l'impulsion de plusieurs centristes, André Santini et Hervé Morin en tête. L'ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale s'est très vite imposé comme le chef de file des néocentristes ralliés à la majorité présidentielle. Nommé ministre, il a su profité de sa position. Mais très vite, l'état de grâce s'est terminé. Des rumeurs disaient qu'il n'était plus en cour à l'Élysée et ses amis se rebellaient contre son autorité. Christian Blanc laissait entendre qu'il pouvait vouloir briguer la présidence du Nouveau Centre, André Santini soutenait son ami en silence et Jean-Christophe Lagarde se demandait à haute voix si un ministre était le mieux placé pour défendre l'indépendance du Nouveau Centre face à l'UMP. En résumé, la situation n'était pas toute rose pour Morin. Cela jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy le rassure en public sur son avenir ministériel.


Morin regonflé à bloc se mit en tête de convaincre ses concurrents de se désister. Et celui dont il avait le plus à craindre, c'était clairement J.-C. Lagarde ! Cet homme, même Bayrou avait de bonne raison de s'en méfier. Il est de ces rares jeunes députés dynamiques en capacité de reconstruire notre famille. Morin manque cruellement de charisme, Lagarde en a à revendre, Morin paraît être à la merci du pouvoir en place, Lagarde est l'un des plus critique vis-à-vis de la majorité...


Son accession à la tête du Nouveau Centre aurait propulsé ce parti, relancé les adhésions et crédibilisé notre positionnement. Celle de Morin nous condamne à court terme. Il n'est pas un rassembleur et nous dirige comme un chef d'entreprise. Il n'est pas fait pour la gestion d'un parti mais pour celle d'une société de sous traitance. Il est trop consensuel, trop soumis. Ce qui me désole, c'est la défection de Lagarde contre un simple poste de « président exécutif en charge de la stratégie et du développement ». Éspérons qu'il en fera bon usage et qu'il saura occuper toute la place qui lui appartient. Qu'il n'hésite pas à occuper le devant de la scène, qu'il face de l'ombre à Morin n'est pas un problème, ce serait même une solution...


Pour l'heure, le choix est limité. Au Congrès fondateur qui se tiendra à Nîmes les 16 et 17 mai prochains, seuls Morin et Benedetti se présentent. Benedetti c'est cette conseillère des Bouches du Rhône, cadre locale de la dynamique fédération de Provence... Elle veut faire entendre la voix de la base face à cette gestion parisienne. Je suis la base, comme vous... VOTONS BENEDETTI POUR QUE MORIN NE SE SENTE PAS TOUT PERMIS !

mercredi 9 avril 2008

Bientôt une blogroll "union-centriste"

Bientôt une section blogroll réservée au partisans d'une union centriste de tous horizons, laissez vos adresses blog...

mardi 8 avril 2008

MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE


Pourquoi en sommes-nous là ?

L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus

[1] en 1997 avec les départs de Républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
[2] en 2002 après la création de l’UMP
[3] en 2007 avec la création du Nouveau Centre
[4] en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.

10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique

La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.
Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.

François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.

En 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.

Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.

Hélas, ce n’est pas vrai!

François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par l’addition d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.

C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents

N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).

Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%

Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%

Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).

C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.

Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.

Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »

Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »

« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.

Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti. Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.

Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.

Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.

Nous demandons donc :

Un retour à la lucidité

C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.

Une morale d’honnêteté politique

Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous. Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près. Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?

La fin des légendes

Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles

Celle de l’indépendance du Centre

Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir. L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ».

Celle de la construction d’un parti nouveau

« nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » ….

En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.

Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste !) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », ne sont que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance.

Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.

Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable. On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère. Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.

L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente.

Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte. Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle. Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.

Un partenariat actif pour ces réformes

Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.

La renaissance de l’UDF

Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres. Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.

La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression

au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).

L’ouverture immédiate de discussions

par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné. Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.

Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.

C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.


Si vous partagez cette analyse, pour le moins en partie,
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :
Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar
Soit par message courriel à :
lesamisdeludf@live.fr

Jean-Christophe Lagarde dépasse Morin !


Je sais que les sondages ne sont pas des instruments très fiables. Je sais aussi parfaitement que celui-là fait parti de ceux auxquels on n'accorde aucune crédibilité. Je sais que son origine fait qu'il est peu représentatif mais soit... Il nous révèle, dans les tendances, bien des choses.

Sur le blog de Bob (blog roll à droite dans "les blogs que j'aime") longtemps considéré comme la référence du blog Nouveau Centre. Ainsi, à la question "quel leader serait en mesure de rassembler tous les centristes au sein d'une formation unique ?" voilà les réponses possibles et les résultats :

[1] François Bayrou : 18,8%
[2] Jean-Louis Borloo : 37,5%
[3] Hervé Morin : 18,8%
[4] Jean-Christophe Lagarde : 25%
[5] Christian Blanc : 0%
[6] Laurent Wauquiez : 0%
[7] Dominique Stauss-Kahn : 0%

On remarque d'abord le score important de monsieur Borloo, Président du Parti Radical-Socialiste dit "Valoisien". A priori, sa position externe à tout les conflits MoDem-NC l'emporte sur son encrage clair au centre droit. L'important est de se rappeler que les valoisiens ont une préoccupation sociale et européenne qui fait d'eux de véritables centristes, même si dans l'histoire, ils ont toujours penché à droite.

Ensuite, les positions de Bayrou et Morin. Ils en sont tout deux au même point avec 18,8%. Eux souffrent de leur position actuelle de dirigeant. L'adage de l'usure du pouvoir semble se confirmer. En effet, quel modémiste voudrait se voir sous la direction d'Hervé Morin et à l'inverse, quel néo-centiste ou quel radical retournerait sous le giron d'un Bayrou qu'ils ont tous lâché. Le future d'une famille centriste unie ne passera donc visiblement pas par eux. Ou du moins, ils n'auront pas la place du chef...

Pour finir, le cas Jean-Christophe Lagarde. Avec ses 25%, il se détache et se place en deuxième position, devant le duo des présidents. Autant vous dire qu'en ce qui concerne la présidence du Nouveau Centre, monsieur Morin avait des raisons de se méfier de la candidature du dauphin de Drancy. Le jeune dynamique rassemble et il est claire qu'il a de quoi. J'attendrais plus longtemps pour procéder à une analyse plus en profondeur, de manière à attendre des résultats plus représentatifs.

dimanche 6 avril 2008

Et si l'UDF ressuscitait ?


Jean Arthuis, sénateur MoDem et président de la commission des finances au Sénat a annoncé dans le JDD qu'il quittait le MoDem, affirmant que le parti était géré comme une secte, que ses relations avec François Bayrou étaient au point mort et qu'il voulait faire revivre l'UDF.



Faire revivre l'UDF... Décidément, tout le monde s'y met ! Au Nouveau Centre, c'est le crédo, Thierry Benoît a déjà refusé de s'afficher à l'Assemblée Nationale sous une autre étiquette et maintenant, Jean Arthuis veut aussi ressusciter le parti créé par Poiniatowski en 1978... On aurait gagné du temps à ne pas la faire disparaitre finalement...

Ah ! Mais au fait, comme l'a si gentillement fait remarqué monsieur Arthuis, l'UDF existe encore... Au sein du MoDem, sous la Présidence de, je vous le donne en mille, monsieur François Bayrou. Le même qui fut élu en 1998 et qui a été prolongé jusqu'en 2010, tout comme l'existence juridique et patrimoniale de notre chère et tendre UDF ! Cloclo, tu entends ? L'UDF n'attend que nous !

Il doit être décidé en 2010 de son avenir. Pour Arthuis, pas question d'attendre jusque là, l'UDF doit vivre ! Elle doit même revivre indépendamment de la formation post-électorale qu'est le MoDem (un peu comme lui qui voudrait bien revivre indépendamment de François 1er dit "le démocrate"). C'est pourquoi il a demandé la réunion rapide de la direction du parti historique, essuyant le refus obstiné de François Bayrou.

Tout cela n'est donc pas gagné. Et ce que l'on peut surtout relever de cette nouvelle défection dans les rangs bayrouistes, c'est que le centre est plus éclaté et divisé que jamais, et que plutôt que de servir, dans l'immédiat du moins, l'audibilité de notre famille, ce départ en fanfare rajoute à la cacophonie...

Alors qu'aujourd'hui, selon un sondage Figaro.fr (vive la fiabilité mais bon) 86% des français ne croient plus en l'avenir du MoDem, que va-t-il advenir de la famille centriste ?

jeudi 27 mars 2008

Prémice d'une union des centres au MoDem ?

Pas question de crier «haro sur le Bayrou» pendant la réunion du bureau exécutif du Modem, qui s’est tenue hier soir au siège du parti, à Paris. Le mot d’ordre avait été lancé la veille par le dernier carré des fidèles du député des Pyrénées-Atlantiques. Il a aussi été repris par les plus critiques, malgré les revers électoraux du Modem aux municipales et la défaite de son leader à Pau. «Comme d’habitude, quelques-uns vont faire "bouh-bouh" puis les choses vont se tasser très vite», ironise Jean-Luc Bennahmias, habitué à des prises de bec politiques autrement plus vives chez les Verts, son ancienne formation.


Même les sénateurs centristes, toutes chapelles confondues, réunis mardi pour un déjeuner de rentrée parlementaire surtout consacré au paysage post-municipales, n’ont pas donné le signal de la fronde.


«Il y a aujourd’hui besoin d’un centre réunissant tous les centristes, de droite comme de gauche», précise le sénateur et président du conseil général du Rhône, Michel Mercier. Ce fidèle de François Bayrou, trésorier du Modem, réclame «une stratégie d’alliance claire et pas au coup par coup, comme cela s’est passé pendant les municipales, dans une sorte de tohu-bohu généralisé». Ce pilier de la maison Bayrou prône également un rapprochement avec les députés du Nouveau Centre, qui regroupe les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, pour un travail parlementaire commun qui pourrait se concrétiser lors du débat sur les institutions. «La question de fond qui nous est posée, résume Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, est de savoir si l’on veut un centre indépendant ou non, et avec quelles alliances.»


Seul Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, rêve d’un retour aux heures bénies de la défunte UDF, mise en sommeil pour trois ans lors du congrès fondateur du Modem, fin 2007. Il propose de réunir le comité directeur de l’ancienne formation giscardienne pour rassembler la famille centriste plus éparpillée que jamais. Jean Arthuis ne se voit pas «rester dans un mouvement à ce point désorganisé et erratique. Les seules villes gagnées par le Modem l’ont été grâce à des alliances passées avec la droite». Mais il pense, comme d’autres, que l’avenir du centre passe par un rapprochement avec le Nouveau Centre, qui tiendra son congrès fondateur en mai, à Marseille.


Même les nouveaux convertis, arrivés au Modem dans le sillage de la présidentielle, dénoncent «un mode de gouvernance concentré entre deux personnes : François Bayrou et Marielle de Sarnez», tête de liste du parti lors des municipales à Paris. «Il faut mettre sur pied une organisation qui tienne la route quotidiennement, avec une direction plus collégiale et un programme beaucoup plus construit», réclame Corinne Lepage, présidente de Cap 21, organisation cofondatrice du Modem. «Après ces résultats, certains d’entre nous se demandent quel rôle peut encore jouer le Modem dans la vie publique et surtout quel sera le rôle de Bayrou en 2012», confie l’un des responsables du Modem. Mais de cela, hier soir, il ne devait pas être question.


On peut donc remarquer deux choses : le MoDem ne se divise pas (mais vu le nombre qu'il reste, ils ne peuvent être que d'accord entre eux), et est favorable à un rapprochement avec les centristes de la majorité rassemblés au Nouveau Centre. De plus, les points communs entre le MoDem et le Nouveau Centre se multiplient :

1. les programmes sont semblables (chacun ayant reporté le programme de l'UDF, le Nouveau Centre se justifiant par l'appartenance à ce mouvement de la plupart des rédacteur de ce dernier et le MoDem revendiquant la possession de la structure juridique de l'UDF),

2. les deux formations regrettent l'UDF (en même temps, si les résultats de chacun sont relativement encourageant pour de jeunes formations, les deux ajoutées n'arrivent pas au niveau de la défunte et regrettée Union pour la Démocratie Française),

3. les deux partis ont intérêt à faire front commun pour négocier la réforme des institutions et obtenir l'insertion d'une dose de proportionnelle,

4. les militants, d'un côté comme de l'autre, souhaitent un rassemblement des centristes.


Maintenant, il faut savoir comment chacune des deux formation va engager se rapprochement et amorcer un dialogue après s'être déchiré pendant une année durant. Aussi, les conditions de ce rapprochement sont encore inconnues, tout comme la forme que prendra ce dernier. Dialogue, coopération, union parlementaire (qui supposerai, ou l'entrée du MoDem dans la majorité, ou la sortie du Nouveau Centre de celle-ci, deux hypothèses peu probables), collaboration dans la formation d'un programme, alliance électorale ? Dans quelles conditions ? Parité, prises des décisions au prorata du nombre de militants, de députés ? Qu'en pense le Nouveau Centre ? Autant de questions qui restent pour le moment en suspend.


Pour ma part, je pense qu'il faut renouer le dialogue progressivement, et pourquoi pas, viser à la résurrection de l'UDF qui n'est suspendu, rappelons-le, que pour tois ans. C'est en tout cas un espoir d'union des centres et une chance qu'il faut saisir. Ma question est : que fait-on pour 2012 ?

mardi 18 mars 2008

Ne nous divisons pas, construisons notre avenir !


Après les municipales qui ont vue l'effondrement du centrisme arrivé extrêmement divisé dans la bataille, les petites phrases fusent entre les leaders des deux principales formations, à savoir ne Nouveau Centre et le MoDem. Chacun appelant les déçus de chez l'autre à rejoindre son mouvement, mettant en exergue les défaites symboliques des "camps adverses." Évènement.

Hervé Morin et les déçus du MoDem...

Le président du Nouveau Centre (NC), Hervé Morin, qui avait quitté François Bayrou dans l'entre-deux-tours de la présidentielle a appelé lundi les «déçus» du MoDem à rejoindre son parti, après «l'échec absolu» de Bayrou aux municipales. «Nous appelons toutes celles et tous ceux qui estiment qu'il y a besoin d'un centre modéré, d'une famille politique qui tempère, qui est profondément européenne, qui se veut libérale et aussi juste, à nous rejoindre», a-t-il déclaré.

Notons que Jean-Marie Cavada se veut lui aussi le rassembleur des modémistes égarés avec la très fameuse "Alliance des citoyens pour la démocratie". Tout comme Gilles de Robien, dont je pleur la défaite à Amiens, était depuis 2002 déjà, l'instigateur du premier mouvement de rassemblement des dissidents à la politique d'éloignement de l'UDF par rapport à son partenaire UMP menée par François Bayrou. Société en Mouvement était même favorable à une intégration de l'UDF à l'UMP.

L'un comme l'autre n'ont pas réussit leur pari, que ce soit au niveau de leur formations respectives restées infiniment confidentielle ou de leur élection puisqu'ils sont l'un comme l'autre, et c'est regrettable, battu assez largement. On peut donc constater que ces stratégies de récupérations ne sont pas porteuses de succès. Nous ne devrions donc pas nous abaisser à cela...

Bayrou réplique !

Bien entendu, Bayrou n'allait pas se laisser faire ! Et dans un élan indescrptible d'imagination et de créativité, Bernard Lehideux, député européen du MoDem, a répliqué, lundi, en appelant tous les «déçus» du Nouveau centre à rejoindre le Mouvement démocrate, «après les lourds échecs de leurs candidats notamment à Amiens avec Gilles de Robien, à Blois avec Nicolas Perruchot ou à Caen avec Luc Duncombe». Dieux que tout cela est convaincant ! Quittez votre navire, il coule ! Venez donc sur le notre... qui prend l'eau de façon tout à fait spectaculaire.

Mieux encore, le sénateur de Mayenne va demander à François Bayrou «de convoquer les instances dirigeantes d'urgence», celles du MoDem mais aussi celles de l'UDF qui, selon les décisions du congrès de Villepinte, «existent toujours juridiquement». Dans la même veine, le député européen Thierry Cornillet (qui a au passage qualifié de «suicidaire» la stratégie de François Bayrou, qui, selon lui, «sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle») a annoncédès dimanche soir son intention de créer un courant de centre droit au sein du MoDem. Ici aussi, on crée des formation pour récupérer militants et électeurs de l'adversaire... Inspiration quand tu nous tiens pardi !

L'UMP n'est pas en reste...

La formation présidentielle qui se voulait à sa création "un grand rassemblement de la droite et du centre" (mais qui n'a finalement été qu'une formation de droite élargie au centre par les premiers ayant compris l'impasse dans laquelle s'enfonçait Bayrou) a bien perçu qu'elle n'avait pas réussit à mobiliser sur ses listes l'électorat centriste. Constat qui lui coûte dans l'ouest généralement d'obédience plus modérée.

Aussi a-ton pu entendre qu'il y a "une UMP centriste de l'Ouest à créer." M. Méhaignerie réfléchirait, avec Jean-Pierre Raffarin et Ambroise Guellec, député européen et conseiller régional de Bretagne, à une sorte de CSU (la branche bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate allemande) pour le Grand Ouest. "Cet électorat centriste peut revenir vers l'UMP si elle montre qu'elle est capable d'héberger en son sein une véritable aile centriste." affirme-t-il.

Il souhaite viser avec cette structure régionale le "fond démocrate-chrétien important restant". Un électorat convoité donc, mais qui risque d'être de plus en plus désorienté par la multitude de l'offre. Or, ce n'est pas en nous divisant et en travaillant chacun de notre côté que nous pourront faire gagner notre famille politique. Nous sommes plus divisés et aigri que la gauche ! Relevons-nous, agitons le drapeau blanc et laissons les rancœurs au placard pour rassembler cette masse de force qui a déjà su tant faire.

Comment cette famille , notre famille a-t-elle pu tomber si bas ?

Notre famille a su faire le choix de la Résistance, notre famille a largement contribué à la reconstruction du pays dans les années 50, notre famille a inventé patiemment et sans relâche une Europe politique, notre famille a libéré la société française de son carcan sociétal conservateur dans les années 70, notre famille a su réunir pendant des décennies parmi les plus belles mécaniques intellectuelles de la classe politique et parmi les plus intègres...


Comment cette famille , notre famille a-t-elle pu tomber si bas ?


Espérons que les centristes ont, à cet instant, atteint le fond du gouffre. Mais aurons-nous les moyens de remonter à la surface ? Il est permis d'en douter

jeudi 14 février 2008

Quand l'unisson n'unit plus...

L'UMP a été dans sa création un formation rassemblant des personnes aux idéaux parfois très différents. En effet, au lendemain du 21 avril 2002, monsieur Chirac propulsé à l'Elysée avec un score record de 80% face au candidat de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen refusa de faire un "consensus national" et préféra construire "un grand parti de la droite et du centre." L'UMP voyait donc sa création rafler quelques grandes figures de l'UDF en amputant cette dernière d'un certains nombres de ses formations constituantes comme les Radicaux Valoisiens, Démocratie Libérale etc etc. Mais cinq ans après sa création, l'UMP n'a pas réussit à imposer l'union parfaite ni à droite, ni au centre. Ainsi cela se remarque par deux phénomènes parallèlement observables en ce moment : la subsistance de formations centristes en dehors du grand parti et la multiplication des candidatures dissidentes aux municipales. Explication.

L'UMP ou Union pour un Mouvement Populaire a vu mainte fois sa stratégie récompensée, notamment lors d'élections nationales. Ainsi aux législatives de 2002 puis 2007 et aux dernières présidentielles, l'union a effectivement fait la force de la formation politique de droite. On a pu dans ce sens observé la confirmation par l'exemple de la célèbre maxime "l'union fait la force." Majorité au parlement deux fois de suite, présidentielles qui ressemblaient sous certains aspects à une formalité (notamment du fait de l'absence de "petits candidats" de droite traditionnelle, tous rassemblés derrière Nicolas Sarkozy, à l'image de Christine Boutin du Forum des Républicains Sociaux), l'UMP s'impose comme une force politique, voire même selon certain comme un rouleau compresseur sans pitié, une machine de guerre électorale.

Mais comme toutes mécaniques, l'UMP a ses faiblesses. La première qui a été visible l'a été dès sa création : l'UMP qui se voulait la formation française de la droite et du centre n'a pas réussit son OPA sur l'UDF de l'époque. Affaiblit mais pas assassinée, la formation du centre, centre-droit a subsisté jusqu'en 2007 sans jamais se soumettre au grand parti. Aussi, lorsque l'UDF a périt, sous les coups qui lui ont été porté en interne par son propre leader, c'était pour laisser place à deux formations : une dans l'opposition et une favorable à la majorité présidentielle mais toujours indépendante, vous aurez bien sûr reconnu respectivement le Mouvement Démocrate de François Bayrou et le Nouveau Centre d'Hervé Morin, André Santini, Jean-Christophe Lagarde, Christian Blanc et bien d'autres.

La seconde limite à la force de la formation de droite est plus que jamais visible à l'occasion des municipales qui se déroulent en ce moment même mais l'était déjà lors des dernières législatives. Il s'agit de la multiplication des candidatures dissidentes. L'exemple le plus spectaculaire est celui de la mairie de Neuilly. Mais il n'est pas le seul. Selon libération.fr il est même "l'arbre qui cache une forêt de dissidence." Qualifié de "syndrome Teullé" du nom du responsable UMP de Neuilly nouveau candidat dissident après le retrait de David Martinon et l'investiture par le parti présidentiel de l'ancien candidat dissident non membre de la formation Jean-Christophe Fromentin (vous suivez toujours ? ne vous inquiétez pas vous allez pouvoir reprendre votre respiration bientôt), la dissidence est de plus en plus présente.

En effet, les ambitions personnelles et le refus des parachutages font se multiplier les candidatures dissidentes à droite.

C’est le cas à Aix-en-Provence, Cherbourg, Colmar ou encore Metz où la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann fait face à celle du maire divers droite, Jean-Marie Rausch : «Paris m’a demandé de la prendre sur ma liste, ce qu’elle avait accepté, raconte-t-il, mais j’ai appris par les journaux qu’elle avait reçu l’investiture officielle de l’UMP. Personne ne m’en avait avisé !» A Cannes, Philippe Tabarot, candidat dissident, minimise son exclusion de l’UMP. «Pour une élection municipale, l’appartenance partisane n’est que secondaire», expliquait-il, lundi. Certains sont moins conciliants. A Nice, Jacques Peyrat, maire (ex-FN, ex-UMP) et candidat à sa succession, s’exaspère du terme : «Il n’y a pas de liste dissidente. Le comité central de l’UMP a choisi de propulser Christian Estrosi mais je ne l’explique pas. La doctrine habituelle, c’est qu’un maire crédible soit reconduit
.»

Mais la Province n'est pas la seule touchée par ce syndrome ! C’est mêm
e à Paris, dans les arrondissements où la droite ne craint pas la défaite, que le système Sarkozy semble le plus mal en point. Symbole de la cacophonie de l’UMP, la situation du XVIIe arrondissement où Françoise de Panafieu devra affronter son ancien collaborateur, François Asselineau. Même dans le XVIe, l’UMP n’a pas trouvé d’accord : David Alphand, un responsable de l’UMP, se présente contre Claude Goasguen, le candidat officiel. Dans le VIIIe, le maire sortant, François Lebel affrontera le candidat estampillé par l’UMP, Pierre Lellouche… Quant au XVe, il est lui aussi le théâtre d’un affrontement fratricide. Et même la protégée du Président, Rachida Dati pourrait trouver un dissident sur le chemin de la mairie du VIIe…

La partie pour les municipales ne semble pas jouée d'avance et il apparait que la théorie du partie unique ne fonctionne pas, une fois de plus. Je pense qu'au lieu d'essayer vainement de faire parler voire penser une somme importante de gens de la même manière, la droite et le centre devrait essayer de reconnaitre les particularismes de chacun et d'en faire une force. Pour cela il faut accepter l'existence de familles politiques diverses et les laisser évoluer en formations autonomes, que ce soit sous formes de partis affiliés à l'image du Parti Radical Valoisien ou de partis indépendants comme le Nouveau Centre. Elles permettent d'estomper les aigreurs partisanes ou de conviction et ne seraient pas forcément source de division en ce sens que chacun, dans un désir de victoire, saura négocier des accords, des alliances. Ainsi, le dialogue étant nécéssaire entre formations différentes, le risque de candidatures dissidentes serait amoindri. Il faut y penser, car aujourd'hui il apparait que l'unisson n'unit plus !

vendredi 25 janvier 2008

Economie, le centre pour le redressement !


Alors que viens d'être publié le rapport Attali, le centre (hors MoDem, mais c'est vrai qu'il n'est pas "centriste" mais "démocrate") semble très favorable à une réforme profonde de l'économie Française. Et si la révolution libérale arrivait enfin ?


Hervé Morin, président du Nouveau Centre, salue l’inspiration libérale des propositions du rapport Attali qui établissent un diagnostic loyal et pertinent de la situation de notre pays. Elles représentent une contribution intellectuellement cohérente et féconde parce qu’elles visent à libérer l’esprit d’entreprise.

"La France depuis 25 ans, est structurellement engoncée dans ses conservatismes, le rapport Attali apporte des clés intéressantes pour lever tous les freins pour une meilleure croissance. Si la France depuis dix ans, avait connu ne serait-ce que la même croissance que celle des Pays-Bas, nous aurions eu 5500 euros par an de pouvoir d’achat supplémentaire à distribuer à chaque salarié Français" dit-il.

"La méthode de la commission choisie par Nicolas Sarkozy a été critiquée. Elle vient de prouver son efficacité. Les propositions intellectuelles de la commission Attali doivent maintenant recevoir une réponse politique. Le temps de la commission s’achève. Commence celui du Premier ministre, de son gouvernement et des parlementaires. Il s’agit de la période de la pédagogie, de l’explication, du dialogue entre le gouvernement, le Parlement et les Français [...]. Il n’y a pas de raison que la France ne puisse se réformer comme l’ont fait nos voisins européens, il faut pour cela dire la vérité, s’engager et respecter les Français" achève le ministre de la défense et Président du Nouveau Centre.


Pour ce qui est de la participation du Nouveau Centre et des centristes en général, on peut noter cette visite du Premier ministre au groupes de l'Union Centriste du sénat. En effet, le Premier ministre, François Fillon s'est rendu mardi à une réunion du groupe centriste au Sénat. Une rencontre dont le sénateur du Rhône, Michel Mercier, président du groupe de l'Union centriste, s'est dit «très content» et dont «l'excellente atmosphère» a été soulignée par tous. Selon Jean Arthuis, un des principaux opposants à François Bayrou au Mouvement démocrate, «tout le monde au groupe est favorable au redressement économique et financier de la France». Les sénateurs centristes «veulent travailler dans le constructif», ce qui les conduit à «apprécier que le chef du gouvernement vienne s'exprimer devant eux», a expliqué un collaborateur du groupe UDF. «Le premier ministre est resté une demi-heure de plus que prévu, pour répondre aux questions sans langue de bois», s'est félicité Pierre Fauchon. Selon le sénateur du Loir-et-Cher, «le groupe UDF s'entend bien» avec François Fillon, car «l'homme convient par son style».


Il a été question de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, de la suppression des départements préconisée par le rapport Attali, des 35 heures. Nulle critique, nulle réserve ne s'est exprimée, même de la part de Jean-Jacques Jégou, l'un des deux ou trois sénateurs restés dans le sillage de François Bayrou, qui a posé la question sur les 35 heures.

lundi 21 janvier 2008

Unissons nos forces !


En réalité, vous aurez remarqué que cela fait un moment que ce blog soutient le rapprochement sinon le rassemblement des formations de sensibilité centriste. Ensuite, Bob et son tournant m'ont fait réfléchir et pour finir, ma rencontre avec "cloclo" (elle aime bien lire cela sur les blogs) m'ont définitivement convaincu que la cause que je devais défendre était celle de l'Union des Centres.

Je disais donc que je voulais défendre un projet d'Union des Centres. J'attends en fait que vous me proposiez des moyens d'agir pour faire circuler cette idée. Avec "Cloclo" (toujours elle décidément) nous avions eut l'idée d'une pétition, d'un groupe Facebook et d'autres choses mais j'attends aussi de savoir ce que vous pensez de cette initiative.

Il serait par exemple relativement marquant d'aller voir des jeunes de formations diverses et de leur faire signer notre pétition de manière à montrer qu'ils adhèrent à notre cause et que, définitivement, les vieux clivages sont dépassés et que le centre ne doit pas être dispersé en une multitude de chapèles sans prêcheurs ou sans fidèles suivant la paroisse.

Continuons l'initiative du groupe "Modem et Centristes" d
e science po Paris et ne nous égarons pas dans des combats stériles et contre-productifs (que j'avoue avoir moi-même alimenté à un moment). J'attends particulièrement les réactions de Quitterie Delmas (que je félicite pour ses résultats aux élections du Modem en Ile-de-France), de Diane Bekena, du Petit Grognard, de Cloclo bien sûr, de Gaëlle pourquoi pas...

mardi 15 janvier 2008

Mon politest

Alors voilà, je me pose des questions sur mon positionnement politique. Et comme j'ai entendu parler du "politest", je l'ai fait. Et c'est vrai que c'est court mais efficace... Voilà les résultats :

Vous vous situez au centre droit.

Les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :

1. l'UMP (tendance gaulliste)

2. le Nouveau Centre

Le(s) parti(s) qui vien(nen)t ensuite :

3. le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou


Alors, pour ce qui est de mon positionnement, je dois bien avouer qu'ils ont vu juste. "Centre droit", c'est exactement ça. Pour la tendance gaulliste, c'est marrant mais ce ne sont pas les premiers à me le dire alors même que je ne pensais pas du tout être proche de l'illustre homme. Puis voilà le Nouveau Centre (ah tiens ! c'est étonnant...) dont je me rend compte que je suis un peu plus a droite que lui. Et enfin le troisième et dernier parti dont je serais le plus proche selon eux est le Mouvement Démocrate.

On peut donc être proche de plusieurs partis centristes. On peut donc, toujours en suivant cette logique, croire en un rassemblement large des centristes, si bien-sûr chacun est capable d'accepter les différences qui font notre richesse. Voilà, n'hésitez pas à faire ce teste disponible sur http://www.politest.fr

vendredi 14 décembre 2007

Cavada crée l'Alliance des Citoyens pour la Démocratie

Jean-Marie Cavada va à son tour créer une structure politique. Baptisée "Alliance des Citoyens pour la Démocratie" elle aura pour but d'accueillir les militants du MoDem ne se reconnaissant plus en François Bayrou.


Il s’agira non pas d’un parti mais “d’une structure, d’un cercle, d’une association”, a précisé sur France 2 le député européen, qui a rompu avec le président du MoDem François Bayrou pour être tête de liste UMP aux municipales à Paris (XIIe). Il s’agit de “contribuer d’une manière critique ou d’une manière positive à faire avancer la réforme”, a dit M. Cavada. Il a accusé la direction du MoDem d’avoir “quitté les militants” et “la perspective électorale défendue” pendant la campagne présidentielle. “Il faut s’interroger quand on voit des gens de stature, comme Pierre Méhaignerie, Jean-Louis Borloo”, ou encore Hervé Morin et François Sauvadet, qui ont quitté le parti de François Bayrou et sont aujourd’hui “traités comme des traitres”.


Selon Jean-Marie Cavada, le problème du MoDem, c’est que “ses leaders ont des arrière-pensées” et traitent les militants “comme de la chair à canon”. “Les militants, les élus sont méprisés d’une façon presque poujado-frontiste”, a-t-il accusé. Selon lui, François Bayrou n’a qu’une idée en tête, “atteindre 2012” pour être candidat à la présidentielle. Pendant la campagne, François Bayrou était sur la ligne “ni droite, ni gauche” et “maintenant il fait cap sur la gauche”. “Il va essayer, sans le dire ouvertement, mais déjà les premiers pas sont franchis, de capter” le Parti socialiste, “pour essayer de faire ce que fit autrefois Mitterrand ou Walter Veltroni”, le nouveau leader du centre-gauche italien, a conclu M. Cavada.


Si je salue cette volonté de faire bouger les choses au centre et de contribuer à la cause du renouveau de cette famille, je me demande cependant si la création d'une énième formation, qu'elle prenne la forme d'un club, d'un parti au n'importe quelle autre était vraiment nécessaire. J'espère sincèrement que la volonté de monsieur Cavada de s'inscrire dans une logique de rassemblement des forces du centre et non dans celle de la dispersion encore plus flagrante de notre famille est réelle. Je rappel mon profond attachement à tout ce qui pourrait contribuer à un raprochement des diverses formations centristes, de la gauche moderne au parti radical valoisien... C'est utopique, je sais, mais la politique est utopique !

vendredi 7 décembre 2007

Municipales nous voilà !


Primitivement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été décalées pour ne pas surcharger le calendrier électoral qui prévoyait cinq échéances cette année-là. Elles se dérouleront donc les 9 et 16 mars 2008. Leur caractère local tout comme les indications nationales données par cette échéances seront capitales pour le Nouveau Centre, héritier de la défunte UDF, ancienne première force politique en terme d'élus locaux.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose. Il est donc claire que les familles politiques, notamment la famille centriste, va mesurer non seulement sa popularité mais aussi les rapports de forces des formations multiples. Ce sera aussi l'occasion de savoir quelle est l'efficacité des stratégies mises en œuvre par chacune d'elles. Les alliances cohérentes et claires, les alliances localisées, dispersées, incohérentes, l'autonomie partielle, totale. Bref. De plus, il est plausible qu'un certain nombre d'élus rejoignent le Nouveau Centre ou refusent la stratégie modémiste comme ce fut le cas lors de la cinglante rupture Bayrou-Cavada.

Enfin, il est claire que quelques grandes figures vont tester leur popularité comme par exemple Bayrou à Pau, Delanoë à Paris ou encore Juppé à Bordeaux. Parmi eux, tous vont voir se jouer à cette occasion beaucoup plus que leur mandat de maire. Leur crédibilité, leur avenir politique et pour Delanoë et Bayrou, leurs éventuelles aspirations élyséennes. Ce n'est pas peu dire !



De plus, ces maires élus vont constituer une sorte de toile d'élus locaux qui sera indispensable à la vie des partis et familles politiques et ce pour deux raisons.
  1. La première et que dans le domaine de l'animation locale des fédérations et donc dans l'organisation d'actions militantes, ces responsables jouent le premier rôle. Ils sont les figures proches représentantes des appareils nationaux. Ils légitiment leur existence. Ils animent les réunions locales, les meeting régionaux, mobilisent les militants, constituent la base de l'organisation, la fondation d'un mouvement politique. Ils sont le cœur source de vie des familles politiques et les artisans honorable de la réussite électorale et de la promotion des idées de ces familles.
  2. La seconde est qu'en septembre 2008, ce seront eux les grands électeurs sénatoriaux qui voteront pour élire les sénateurs. Pour avoir une chance d'obtenir des membres au Sénat, les partis et familles politiques doivent s'assurer l'obtention d'un nombre suffisant d'élus. Ces élections sont donc à double tranchant.
Je crains pour ma part que l'éclatement de la famille centriste ne compromette amplement l'établissement d'un réseaux cohérent d'élus. Cela s'annonce et m'effraie. Car ça serait gênant tant sur le premier que sur le second point que je viens d'énoncer. Je pense qu'il ne faut pas attendre et répondre rapidement et massivement à l'appel lancé par les membres de "société en mouvement" et organiser, mettre en ordre de bataille en quelque sorte, les centristes qui se reconnaissent dans la majorité présidentielle pour que nous puissions nous exprimer d'une seule et même voix. C'est le gage de notre audibilité. Pour cela, il ne faut pas hésiter à passer des alliances efficaces avec les candidats de la majorité présidentielle, j'entends bien sûr les candidats de l'UMP et ne pas faire, à l'image du MoDem, le choix des listes concurrentes où seules les têtes de liste ont une chance. Il nous faut être cohérent ! Nous sommes membres indépendants de la majorité présidentielle ! N'abandonnons pas notre étiquette politique mais assumons notre participation à l'action gouvernementale.

En ésperant que le premier conseil national du Nouveau Centre prévu pour le Dimanche 16 décembre de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique à Paris (75007) ira dans ce sens.