Affichage des articles dont le libellé est Nouveau Centre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nouveau Centre. Afficher tous les articles

jeudi 2 octobre 2008

Sénat, le centre va jouer un rôle


À la suite des sénatoriales du 21 septembre, le visage de la Chambre Haute a changé. Il a rosit... ce n'est pas plus mal et cela pour deux raisons : d'une part, cela coupe court aux critiques qui prétendent que le Sénat est le symbole d'une gérontocratie de droite, une chambre conservatrice où l'alternance est impossible et d'autre part, cela donne un rôle d'arbitre au groupe Union Centriste. Car si le centre perd un sénateur, il gagne en terme d'influence. Son volume est certes moins important mais son poids compte désormais beaucoup plus. Explications.

L'UMP a perdu quelques plumes (9 pour être précis) alors que le PS s'est gracieusement remplumé (de 25 membres). La gauche progresse donc au sain de la chambre haute. Tant et si bien que certains se demandent si elle ne pourrait pas basculer en 2011. Cela serait historique. En effet depuis le début de la Vème République en 1958, le Sénat a toujours connu des majorités de droite. Cela lui a valu de nombreuses critiques, notamment de la part de Boubou. Si l'alternance devait se produire, cela renforcerait encore la légitimité de cette institution, déjà accrue par ce scrutin. Ce ne serait pas forcément pour me plaire (bah oui, un Sénat de droite, moi, j'aime encore assez bien) mais si vraiment c'est ce qu'il faut pour faire taire les médisants, alors effectivement, je conviendrai qu'en tout malheur est une bonne chose.

Le centre maintenant. Mon cher groupe Union Centriste a perdu un membre. Mais je relèverai l'élection d'Hervé Maurey, maire de Bernay, Conseiller général Nouveau Centre de l'Eure, dès le premier tour, avec près de 55% des voix ainsi que la réélection au Sénat de Jean-Léonce Dupont, 53 ans, premier vice-président du Conseil Général du Calvados, avec encore près de 55% des voix.

Je disais donc que malgré la perte d'un membre, le groupe Union Centriste joue désormais un véritable rôle important dans le rapport des forces. L'UMP ne dispose plus que de la majorité relative et, bien loin de l'époque où le Sénat était un bastillon de droite, elle devra jouer politiquement pour faire passer ses textes. Les arbitres de ces jeux sont les centristes ! En premier lieu, ce qui sera la première conséquence de cette importance nouvelle, Mercier pourra se permettre de revendiquer pour son groupe le maintien de deux présidences de commissions, celle des Affaires sociales détenue par Nicolas About et celle des Finances occupée par Jean Arthuis, ainsi qu'un poste de questeur.

Je tient à faire ensuite quelques remarques diverses. D'une part, je ne suis pas surpris du fastueux train de vie du Sénat... ce qui ne m'empêche pas de le condamner. Déjà à l'époque des présidentielles, François Bayrou (et oui, s'il n'avait dit que des conneries, je ne l'aurai jamais soutenu) avait affirmé que réduire le train de vie de l'État était une priorité pour réduire la dette. Visiblement, ce n'est pas la solution qui a été retenu par notre président qui préfère taxer nos pic-nics et nos produits sucrés et gras (toujours avec des argument éminemment travaillés). Christian Poncelet a fait le bon choix en refusant d'occuper l'appartement mit à sa disposition, je regrette cependant qu'il ne l'ai fait que sous la pression médiatique et je me demande ce qu'il va advenir de cet appartement... et des centaines d'autres.

Ensuite, comme l'a fait Jean-Christophe Lagarde, je regrette que suite à ces élections sénatoriales, la Polynésie compte désormais deux sénateurs indépendantistes du fait de l’alliance passée entre Gaston Flosse et Oscar Temaru.

Pour finir, Gérard Larcher a été élu à la tête du Sénat sans surprise aucune après être parvenu à écarter son plus sérieux rival, l'ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin pour qui j'ai une sympathie toute centriste. Mais y a-t-il une surprise là dedans ? Les candidats, hormis le candidat socialiste, s'étaient tous désistés jusqu'au dernier moment. Je souhaite vraiment que monsieur Raffarin retrouve une liberté de parole, et qu'il l'utilise pour dire ce qu'il pense, quitte à nous faire quelques raffarinades (moi je les aime, j'en ai un livre que j'ai acheté, oui j'ai payé pour avoir un recueil de raffarinades dans ma bibliothèque !). Sur ce, bonne nuit très chers lecteurs.

vendredi 20 juin 2008

Bientôt une version 2.0 au site des jeunes centristes...


Il était temps, mais l'équipe web s'y est mise : la version web 2.0 du site des jeunes centristes est en préparation. Une excellente nouvelle qui, je l'espère, en appelle une autre : l'arrivée d'une nouvelle version modernisée du site du Nouveau Centre. Peut-être arrivera-t-elle avec le nouveau nom... A ce propos, s'ils pouvaient nous épargner le "SOLID", je leur en serai reconnaissant.

Pour finir, parlons de moi (wouhaou voilà narcisse !). Je vous annonce ici et maintenant le développement d'un nouveau blog remplaçant les deux actuels. Je cherche encore la plateforme qui me propose la meilleure esthétique et la meilleure fonctionnalité. J'aimerais aller sur Wordpress mais je ne suis certainement pas assez doué. Enfin, tout cela pour dire que je vais changer d'adresse et comme cela prend énormément de temps, notamment en ce qui concerne le référencement, la transition sera progressive et débutera dès que j'aurai le temps de m'en occuper...

mardi 17 juin 2008

Pour les sénateurs, pour lui-même, pour le centre et pour le France, notre parti changera !


Le président de la commission des finances au Sénat réunit 600 élus et militants, le 29 juin, pour tenter de recoller les morceaux. Dans une interview donnée à Ouest-France, Jean Arthuis exprime son souhait de ne pas créer un parti supplémentaire mais de voir l'offre évoluer. A priori, il attend plus du Nouveau Centre que du MoDem.


Ex-UDF, ex-MoDem, Nouveau Centre, centristes de l'UMP... Cette dispersion n'est pas un peu ridicule ?



La famille centriste est atomisée, vaporisée. C'est un phénomène qui a commencé en 1998, au lendemain des régionales, qui s'est poursuivi en 2002 et qui atteint son paroxysme en 2007. La conséquence, c'est une bipolarisation qui fait pencher le balancier très à gauche dans les élections locales. On a vu des figures emblématiques du centre passer à l'UMP et la conquête par la gauche de la plupart des sièges des exécutifs régionaux. Je suis persuadé que la vie politique française a besoin d'un centre indépendant, suffisamment fort et clair dans son identité.


Vous allez réunir, le 29 juin, au Sénat, les centristes qui voudront bien vous rejoindre. Vous attendez beaucoup de monde ? Et vous en attendez quoi ?



Notre objectif, c'est de rassembler le centre, pas de créer un parti supplémentaire. Nous sommes un certain nombre à avoir tenté l'expérience du MoDem. Cette stratégie d'autonomie est une véritable impasse, totalement illisible. On a vu, à Lyon, six MoDem élus, trois à droite, trois à gauche ! Dans ces conditions, j'ai décidé de claquer la porte. Avec seize collègues sénateurs, quatre députés européens et un député national, nous avons décidé de lancer cet appel. On a réservé à peu près six cents places. Le but, c'est de vérifier qu'il y a bien, en France, une culture et un attachement au centre sur des valeurs humanistes, sociales, libérales, européennes.


Le Nouveau Centre (allié de l'UMP) ne peut pas être cette famille-là ?



Il peut difficilement réclamer son indépendance, compte tenu de l'engagement très direct de plusieurs de ses membres dans la vie gouvernementale. Il ne nous est pas apparu qu'il avait vocation à rassembler tous les centristes. Pas plus que le MoDem. Mais nous invitons tous les centristes à s'interroger.


Quand on vous écoute individuellement, on a le sentiment que les idées sont assez largement partagées...



Ça prouve bien que nous avons un ADN commun.


Alors, c'est un problème d'hommes ?



On n'est pas dans une attitude de mésentente. Je connais plusieurs parlementaires du Nouveau Centre prêts à changer le nom du parti. Au soir du 29 juin, nous dirons, je crois, que nous sommes prêts à participer à la fondation d'un centre qui donne des gages d'indépendance.


Vous pariez sur une évolution du Nouveau Centre ?



Oui.


L'UMP et Nicolas Sarkozy laisseront-ils faire ?



Nous voulons avoir davantage d'indépendance pour aider le gouvernement à remettre d'aplomb les finances publiques, pour redonner de la compétitivité à l'économie et la rendre compatible avec la justice sociale. Il faut que, sur un certain nombre de propositions, nous soyons plus fermes que ne l'a été le Nouveau Centre.


Certains vous suspectent de développer une stratégie personnelle...



À titre personnel, je n'ai aucune ambition. Simplement, les partis ne fonctionnent pas tout seuls. Alors, j'ai estimé que mon devoir était de participer à ce rassemblement.


Recueilli par Michel URVOY



Voilà donc ce qu'attend Arthuis de sa réunion au Sénat du 29 juin prochain. Observer les éventualités d'une évolution de l'offre des partis politiques centristes pour que l'un d'entre eux puisse avoir vocation à rassembler tous les centristes. Selon lui, ce parti devra assumer une ligne claire, différente de celle de l'autonomie qu'il juge être une impasse. Aussi devra-t-il être social libéral et européen et exigeant avec le gouvernement. Ça tombe bien, c'est exactement la vision que j'ai du futur du Nouveau Centre.



Un parti libre et ambitieux réfléchissant par lui-même tout en assumant le fait d'accepter le « fait majoritaire » rendant impossible la stratégie de la totale autonomie. Collaborer avec l'UMP veut dire que nous travaillons ensemble à l'application d'une politique à laquelle nous avons tous deux réfléchit. Je suis un partisan de Jean-Christophe Lagarde et cela fait déjà un moment que le jeune député maire de Drancy demande que le Nouveau Centre soit plus sévère.



Pour nous, pour notre ambition, pour la France, pour les sénateurs, pour le centre, évoluons et donnons-nous les moyens de notre volonté. Le rassemblement de tous les centristes ne se fera pas sous la bannière du Nouveau Centre mais sous une bannière plus large. Le Nouveau Centre était un radeau qui a su nous acceuillir au lendemain de la présidentielle alors que se créait le MoDem. Acceptons de le reconnaître et construisons dès à présent la barque qui nous mènera à l'avenir à travers les océans politiques et qui resistera à marrée haute comme à marrée basse.



Autrement dit, il nous faut évoluer et aller par delà nos différences pour construire ensemble un mouvement commun plutôt que de vouloir que tout le monde nous rejoignent sans condition... Pour demain, voyons plus loin !

dimanche 15 juin 2008

L'UMP a-t-elle peur du Nouveau Centre ?

François Sauvadet a tiré la sonnette d'alarme. Voilà, nous y sommes. L'UMP a franchit un cap, celui du non-respect des accords passés. Et pourtant, ce n'était pas grand chose. Nous aurions toléré la simple entente cordiale. Peu de chose en somme. Mais il semble que cela était trop demander au groupe UMP. Mais pour qui se prennent-ils ? Explication.

Le sujet de deux de mes précédents articles était l'élection législative partielle qui s'est déroulée dans la 11ème circonscription du Rhône et qui s'est soldée par la victoire du candidat de la majorité représentée par le Nouveau Centre. Aussi, cela a fait (un peu) gonfler les effectifs du groupe centriste à l'Assemblée Nationale en portant à 23 le nombre de ses députés.

Cela paraissait tellement peu à l'échelle des 577 députés présents en totalité que les médias n'ont pas (ou très peu et très discrètement) relevé cet évènement. Aussi, en coulisse, des pressions ont été exercées sur Raymond Durand pour tenter de le faire adhérer au groupe de l'UMP. Qu'est-ce cela révèle-t-il ? Simplement que le parti présidentiel ne supporte, ni de perdre un député, ni de voir un partenaire prendre du poids.

Le parti voulu par le Président Chirac en 2002 a, à cette époque largement gagné les élections législatives avec 367 sièges. En 2007, on nous avait annoncé une véritable vague bleue, il n'en fut finalement rien puisque l'Union pour un Mouvement Populaire obtenu "seulement" 313 sièges. 54 de perdus donc. Mais l'exploit était là, avec un goût amère certes, mais il était là. Pour la première fois depuis 1981, une majorité était reconduite.

Seulement voilà, cela ne suffisait pas à notre bon Président super (im)puissant (politiquement bien entendu) ! Il lui fallait la vague, il lui fallait faire mieux que son prédécesseur. Celui qu'il avait tant décrié, comment assumer qu'il faisait moins bien en terme d'effectifs parlementaires ? Bref cela avait été vécu comme un véritable désaveu, une défaite personnelle.

La suite a qui plus est été mouvementée puisqu'en plus d'être moins conséquent, le groupe du parti présidentiel s'est montré moins docile. D'autre part, les collaborateurs du parti présidentiel ne devaient être que de petites plumes, des penseurs furtifs, des débaucheurs. Mais ce que n'avait pas prévu le formidable Président, c'est que ceux qui, en 2002 n'avaient pas souhaité quitter l'UDF pour rejoindre les rangs du parti unique de la droite et du centre n'étaient toujours pas prêt, en 2007 à se fondre dans la masse. Et ce qui avait encore moin été envisagé, c'est que certains de ces « nouveaux collaborateurs » réussiraient à créer, non pas un club de réflexion politique bien sage ou un parti tutélaire mais un vrai parti, avec des élus et des militants. Alors essayez d'imaginer que par dessu tout cela, l'UMP perde un parlementaire en cour de route... Pour que ce partenaire encombrant en gagne un ! Insuportable vision !

L'UMP a alors immédiatement réagit. Pour cela, elle n'a pas hésité à peser de tout son poids pour faire pression sur le député fraichement élu dans le but qu'il rejoigne son groupe plutôt que celui du Nouveau Centre (dont il est un responsable local...). Ce qui me rassure dans cette affaire, c'est que Raymond Durand a préféré deumerer fidel à ses engagements et à ses convictions, il est le 23ème député du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale.

Mais l'UMP ne s'est pas arreté là. C'est dire comme elle ne souhaite pas voir son partenaire centriste prendre de l'ampleur. Récement, on a appris que Jean Sarkozy, le fils cadet du Président de la République allait se présenter à la présidence du groupe UMP-Nouveau Centre des Hauts-de-Seine. Pour information, le président de l'assemblée départementale Patrick Devedjian soutient le centriste Hervé Marseille à qui le poste semblait promis. Le maire Nouveau Centre de Meudon se voit donc largement concurencé alors même que monsieur Devedjian avait à plusieurs reprises laissé entendre qu'il souhaitait voire Hervé Marseille succéder à Jacques Guillet qui a laissé le poste vacant pour cause... de cumul des mandats !

Je finirai donc sur cette note d'humour en ajoutant tout de même plusieurs choses : je trouve assez ambigu le rôle joué par Jean Sarkozy au sein de l'UMP des Hauts-de-Seine et son comportement me paraît être celui d'un traitre prêt à tout. Entré de façon fracassante en politique en lâchant Martinon (l'ami de l'ex à son père) lors des municipales Neuéillennes, il poursuit sa lutte d'influence sous le regard bienveillant de madâme Balkany(photo ci-contre à gauche). Ensuite, je me demande si finalement, cet acharnement contre la montée progressive (et toute relative) du Nouveau Centre n'est pas plus de la PEUR qu'autre chose.

samedi 7 juin 2008

Et un député de plus !


Voilà, les électeurs de la 11ème circonscription du Rhône ont parlé. Enfin, si l'on peut s'exprimer en ces termes... Car seulement 29% de la population s'est rendu aux urnes à l'occasion du scrutin législatif partiel qui faisait suite à l'invalidation de l'élection de Georges Fenech. Visiblement las de s'exprimer sans cesse, les électeurs pour une bonne partie, ont finit par se taire.

Mais au delà de ça, Ce sont les résultats qui comptent. Et ceux-ci sont favorables au Nouveau Centre ! Car Raymond Durand dont je vous avais parlé dans le précédent article a remporté ce scrutin avec 51,36% devant le socialiste Jean-François Gagneur (48,64% des suffrages exprimés).

La situation n'est pas aussi positive qu'au premier tour car le candidat du Nouveau Centre avait quasiment fait le plein de ses voix alors que celui du parti socialiste a pleinement profité du report des voix communistes. En effet, le bon score de la gauche communiste au premier tour a été bénéfique à la gauche socialiste.

Cela porte à 23 le nombre de députés Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale. Cette victoire est une victoire pour le Nouveau Centre certes, mais elle a plusieurs significations. D'abord je veux y voir une victoire pour le centre qui voit sa parole peser un peu plus. Ensuite, il est clair que la population a voté en faveur des réformes, aussi douloureuses soient-elles ; en faveur aussi de la confirmation du scrutin législatif de 2007 tel qu'il s'était déroulé dans leur circonscription.

Enfin, cette élection est le résultat tangible du partenariat entre le Nouveau Centre et l'Union pour un Mouvement Populaire au sein de la majorité.

jeudi 29 mai 2008

Vers un 23ème député ?

Le candidat Nouveau Centre Raymond Durand est en ballottage favorable à l'issue du premier tour de la législative partielle, organisée dimanche 25 mai 2008 dans la 11e circonscription du Rhône (Condrieu), pour remplacer Georges Fenech (UMP), invalidé par le Conseil constitutionnel.


Raymond Durand, suppléant de Georges Fenech lors des législatives de 2007 et vice-président du conseil général du Rhône, mais également délégué départemental du Nouveau Centre dans le Rhône, a recueilli 41,78% des suffrages, loin devant le candidat socialiste Jean-François Gagneur (23,29%).



Rien n´est donc joué pour le second tour qui aura lieu le 1er juin où chacun tentera de mobiliser les abstentionnistes du premier tour. De plus, il faut relever que si l'avance du Nouveau Centre Raymond Durand sur le candidat socialiste est grande (18 points 1/2), ce dernier bénéficiera certainement d'un bon report des voix du candidat communiste au second tour. Martial Passi a en effet rassemblé 15,39% des voix au premier tour, un score qui le place en troisième position.



samedi 17 mai 2008

Un congrès, des résultats !


Le Nouveau Centre a tenu son congrès fondateur ce week-end à de Nîmes. Ce fût l'occasion de faire la preuve de notre existance et d'attirer un peu l'attention des médias. Mais ce fût aussi l'occasion de procéder à l'élection du Président du Parti et d'annoncer une nouvelle bienvenue : la première grande victoire du Nouveau Centre au sein de la majorité présidentielle. Cependant, ce ne fût pas l'occasion de parler de rassemblement ou de rapprochement des centristes ni de changer de nom... Explications.
Le Nouveau Centre s'est créé dans l'urgence et la précipitation. C'est un fait. Mais que l'on ne vienne pas me dire que cela est l'entière faute de François Bayrou et de son ambition. D'une part, sa volonté de créer un nouveau grand parti démocrate était connu (je me revois le lire dans un grand quotidien, assis à une table au CDI du lycée Jean-Zay de Jarny avant même le premier tour...). Ensuite, son changement de position a été entamé il y a déjà longtemps. En effet, depuis 1996, il n'a eut de cesse d'exprimer à qui voulais l'entendre ses véléités d'indépendance par rapport à la droite. Cette tactique c'était déjà soldée par un échec en ce sens que l'UDF n'avait cessé de perdre de l'influence sous la présidence de cet ambitieux petit bonhomme du Béarn, passant de 215 députés en 1993 à 29 avant la présidentielle de 2007.
Je ne croirais donc pas ceux qui me diraient que ce parti a été créé sur un coin de table parce que les fidèles avaient été pris de court. Il me semble plutôt qu'ils avaient voulu croire à une victoire centriste qui n'est jamais arrivée et qu'ils ont eut l'intelligence d'attendre la fin de la campagne pour se déchirer (ce qui ne fût pas le cas des socialistes). Aussi, je n'apprécie guère cette façon qu'on les dirigeants de notre parti de présenter les causes de la précipitation dans laquelle s'est créée notre formation politique. Je voulais simplement faire cette remarque préalable.
Je disais donc que ce congrès fondateur fût l'occasion d'élir le Président du parti. Deux candidats étaient en lice : Mireille Benedetti, candidate de la base (que je soutenais) et Hervé Morin, fondateur et instigateur de la stratégie d'alliance à la majorité gouvernementale acquise par l'UMP sarkozyste. Les résultats de ce scrutin ont été annoncé aux alentours de 16 heures cette après-midi :
  • Hervé MORIN (ministre de la Défense) : 87%
  • Mireille BENEDETTI (adjointe au maire de La Ciota) : 13%

Je tiens à rappeler que Jean-Christophe Lagarde avait songé se présenté mais qu'il y avait renoncé après s'être vu proposé le poste de n°2 (président de l'exécutif). Il me semble qu'il est une valeur sûr de notre parti. Ensuite, je tiens à féliciter madame Benedetti du score honorable qu'elle a recueuillit dans un contexte qui ne lui était pas favorable. Enfin, je souhaite exprimer ma satisfaction quant aux premiers pas de président reconduit de monsieur Morin qui a sut faire preuve des qualité de communicant dont le Nouveau Centre a besoin.

J'ai ensuite affirmé que ce congrès avait été l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Celle que je tiens à relayer ce soir est celle de l'incription dans la Constitution de la règle d'or de l'équilibre des finances publiques. Désormais, un gouvernement ne pourra plus présenter un budget en déséquilibre (en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement me semble-t-il). C'est une révolution et une grande victoire pour le Nouveau Centre. C'est aussi une belle preuve de l'efficience de notre démarche de participation à la majorité et un succès pour notre "stratégie d'alliance." Une fois de plus, c'est l'histoire qui l'emporte sur l'ambition personnelle d'un homme. Les méthodes de travail éprouvées par le centre depuis près d'un demi-siècle en France ont encore fait leurs preuves. On ne peut pas en dire autant de la stratégie du MoDem...

Seulement, j'ai appris avec tristesse que cette victoire s'était soldée au prix d'un renoncement partiel. Le Nouveau Centre a cédé sur la condition de proportionnelle en ce qui concerne le vote de la réforme des institutons. C'est le revers de la médaille. On participe aux réformes, on ne les dictes pas. Il faut bien se dire que, même avec une défaite aux présidentielles et seulement (et c'est déjà énorme) 22 députés, nous sommes parvenu à peser sur la conduite de la politique nationale. On ne peut pas en dire autant au MoDem...

Aussi ai-je dis que le congrès de Nîmes ne fût pas l'occasion pour nous de changer de dénomination. Je vais vous dire, je ne suis pas mécontent de cela. Il me semble qu'il nous faut plus de réflexion avant de geler la décision de la nouvelle dénomination. J'ai appris aujourd'hui dans la PQR (le Républicain Lorrain) plutôt que sur le blog de Thomas Cherer car je ne suis pas très dispo en ce moment, que le nom qui avait été proposé était SOLID. SOLID pour Parti SOcial LIbéral Démocrate. Je trouve cela gadget ! Et on peut en dire autant au MOuvement DEMocrate ! Monsieur Lagarde peut se dire favorable à cette apellation et taxer de conservateurs frileux tous ceux qui ont empêcher ce projet d'aboutir mais là... Franchement je n'y arrive pas. Je trouve cela ridicule !

Pour finir, je n'ai lu nul-part que qulqu'un ait parlé de rapprochement centriste. Je suis partagé quant à cela. D'une part je trouve cela dommage car il me semble que le le dialogue entre les centre est indispensable à la refondation d'un centre politique audible et d'u autre côté, je pense que cela est tout-à-fait normal en ce sens qu'il s'agissait du congrès fondateur du Nouveau Centre et que nous devions donc parler du Nouveau Centre.

En conclusion, je dirais simplement qu'il me semble que ce congrès fût une réussite avec plus de 2000 participants et que l'avenir semble sourirs à notre formation.

lundi 28 avril 2008

Le Nouveau Centre sur le point de changer de nom ?

Alors qu'approche à grands pas notre congrès fondateur, nous savons que nous avons une chance (sic) de changer de président. Mais ce que je ne savais pas, c'est que nous avons une chance de changer de nom. Il faut dire, dans 20 ans, le mot "Nouveau" aura perdu de son sens. Tout bien considéré, un parti qui se veut être l'héritier de l'UDF ne peut pas vraiment porter "Nouveau" dans son nom. Bref, il parait donc que nous allons changer de nom. Je me demande bien ce que cela pourrait donner : Centre Démocrate Humaniste (existe déjà en Belgique), Centre Démocrate Social (ce nom a été éprouvé dans la politique française), Parti Social Libéral (ça fait un peu courant du parti socialiste)... Bref, je ne saurait vous dire. Voilà où j'ai péché cette info somme toute peu importante quant au fond.

jeudi 17 avril 2008

Alors messieurs les sénateurs... on se décide ?

L'approche des sénatoriales agite les memebres de la chambre haute. Et dans cette saga des "je t'aime, moi non plus", les centristes battent des records ! Il faut dire que la situation de leur famille porte à l'agitation... Deux partis, deux stratégies, une idéologie, on ne sais pas vraiment où donner de la tête. Et jusqu'à présent, entre le MoDem et le Nouveau Centre, c'était 1 partout. Le MoDem avait emporté les militants et l'opinion, le Nouveau Centre les élus et les ministères... Mais dans la dense du ventre actuelle, on assiste peut-être au renversement de la situation.

"Je veux faire revivre l'UDF", a réaffirmé le sénateur Jean Arthuis, en annonçant qu'il quittait le Mouvement Démocrate (MoDem), selon lui dans une "impasse stratégique". La semaine dernière, le député européen Thierry Cornillet a lancé une pétition demandant un "congrès de renaissance de l'UDF", et espère recueillir "une centaine de signatures de grands élus". Depuis le lendemain des municipales, très difficiles pour le MoDem, M. Arthuis réclame une réunion rapide du comité directeur de l'UDF.

"Je veux faire revivre l'UDF"

La date de cette réunion a été "fixée au mercredi 16 (avril) à 18h00, en plein accord avec Michel Mercier", président du groupe centriste au Sénat, a indiqué lundi M. Bayrou. On saura donc aujourd'hui ce qu'il en est...

Le Congrès de décembre, qui a entériné la naissance du MoDem, avait désigné un bureau d'une vingtaine de membres pour veiller sur "les intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans. Cette conservation était cependant apparut aux yeux de certains comme une "manoeuvre" visant à s'assurer un maximum de financements publics.

Au Sénat, le groupe de 30 centristes, dont 10 siègent au bureau exécutif du MoDem et cinq sont au Nouveau Centre, a d'ailleurs gardé le nom UDF.

M. Bayrou a cependant écarté tout retour au passé. "Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne cèderai rien", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien.

Le Nouveau Centre se félicite bien-sûr des derniers développements. "S'engager dans une bataille juridique" pour reconstituer l'UDF, récupérer ses locaux et son financement, serait "juste", mais "ce serait une procédure très longue", souligne le député Maurice Leroy, futur porte-parole national, qui préfère inviter les déçus du MoDem à rejoindre le NC.

Si M. Arthuis exclut cette option, il n'écarte pas un rapprochement avec les 23 députés du NC. Il comptait parmi la vingtaine de sénateurs centristes qui ont participé la semaine dernière à un dîner organisé au ministère de la Défense par le président du parti Hervé Morin, avec deux autres ministres NC, André Santini et Valérie Létard. Ces derniers ont récemment redoublé d'effort pour mobiliser les sénateurs centristes à leur cause.

Il y a été décidé que "les parlementaires du groupe UDF au Sénat et du Nouveau Centre travailleront ensemble sur des sujets concrets, comme la réforme des institutions", a indiqué M. Mercier.

Ce dernier, qui est trésorier du MoDem et aurait refusé un poste de secrétaire d'Etat dans le dernier remaniement, a lui aussi pris ses distances avec l'ex-candidat à la présidentielle, sans toutefois quitter le mouvement.

Certains centristes se demandent cependant si les élections de septembre au Sénat ne lui donneront pas l'occasion de couper les ponts avec M. Bayrou. Ce qui risquerait d'accélérer l'éloignement des sénateurs, avec à la clé un enjeu financier: le MoDem touche cette année quelque 1 million d'euros au titre du financement public lié à ses sénateurs.

Affaire à suivre donc, même s'il ne faut pas oublier selon moi, que beaucoup de sénateurs ne se sont pas prononcés sur la question et ne sembles pas vraiment enclain à quitter Bayrou...

Du nouveau au Nouveau Centre

Alors qu'approche le congrès fondateur du Nouveau Centre et que la scène politique et médiatique ne semble pas nous écouter, nous préparons avec assiduité cette réunion qui mettra définitivement sur les rails notre formation. Pour l'occasion le Nouveau Centre a mis à la disposition de ses militants de nouveaux outils de militantismes en plus de ceux qui existaient déjà.

Voyez par exemple cette bannière qui orne l'en-tête de mon article... Une mise à jour Web2.0 bienvenue ! Enfin des bannières pour décorer mon blog, ça fait plaisir. La dèrnière fois, c'était les bannières de bayrou.fr...

Cela me permet aussi de vous dire que le congrès fondateur du Nouveau Centre se tiendra les 16 et 17 mai prochains et qu'il faut tous nous mobiliser, ne serait-ce que pour relayer l'information et pour mobiliser un maximum de monde. Car cette réunion doit aussi être la démonstration de notre existence.

Au-delà de ça, j'aimerais demander au Nouveau Centre de revoir un peu son traitement des demandes d'adhésion qui ne me semble pas très au point... Et plus de bannières (plus attractives encore) ne seraient pas mal-venues. Et le site, ce sit, mais modernisez-le, rendez-le attractif !

lundi 14 avril 2008

Mireille Benedetti, une candidature réaliste et sérieuse



Mireille Benedetti : une femme à ne pas prendre à la légère

Non, la candidature de Mireille Benedetti à la présidence du Nouveau Centre n'est pas une farce, ni même la simple expression de sa volonté de faire entendre la voix de la base comme certains voudrait le faire croire... La démarche de madame Benedetti s'inscrit à mille lieux de là !

Cette présidente de la fédération de la région PACA a plusieurs objectifs pour le Nouveau Centre. L'un d'eux est évidemment de faire entnedre la voix de la base. Elle souhaite en effet que le Nouveau Centre montre jusque dans ses instances de direction que son organisation est décentralisée et proche des gens, comme l'était celle de l'UDF dont nous sommes les héritiers.

Par ailleurs, Mireille Benedetti est une femme dynamique qui a pour ambition de renouer avec notre glorieux passé. Elle n'hésite pas à affirmer que le Nouveau Centre, en tant qu'héritier de l'UDF, se doit de garder une statégie claire, celle de l'alliance prédéfinie.



Des succès là ou Morin échoue...

Ayant réussit à tisser un résaux dense de militants (plus de 500) dans sa fédération et étant parvenu à endiguer l'euphorie MoDem dans sa région, on peut être assuré qu'elle saura redonner un second souffle militant à notre parti. En cela, monsieur Morin, notre terrible président (cf l'interview réalisée par monsieur Apathie sur RTL) a échoué. Prétendant pouvoir rassembler 20.000 militants pour les municipales, il ne peut en dénombrer qu'un peu plus de 7.000 aujourd'hui.

La candidature de Madame Benedetti a attiré l'attention des médias que monsieur Morin avait bien du mal a mobiliser, quand bien même ministre de la défense en charge de revoir la RGPP. À ce sujet, Paul Vermus a publié dans France Soir une critique acerbe mais tellement juste de notre Hervé. Son charisme emblématique a fini par payer (vous relèverez l'ironie...).

De plus, la démarche de madame Benedetti a tout de suite attiré les messages de sympathie (dont le mien), ce que Hervé Morin n'a pass du beaucoup connaître depuis juin dernier lorsqu’il fit le premier pas vers la création de notre mouvement. Il eut même plutôt vite fait de s'attirer les foudres de la presse et de l'opinion publique. À sa décharge, on admettra que sa position ne fut pas une sinécure et qu'il lui incomba de faire le « sale boulot ».



Des convictions, et des vraies !

Madame Benedetti est la présidente fondatice du Mouvement Européen de Provence depuis 1995. Elle véhicule un idéal humaniste et européen caractérisant le centrisme contemporain. Libérale par réalisme et empreinte d'une préoccupation sociale par raison, Mireille Benedetti est de ces femmes qui font de leur vie un combat. Force montante de la politique française, ce serait renouer enfin avec l'avant-gardisme centriste que de la choisir pour nous diriger. Un article du « Petit Marseillais » est là pour nous en convaincre...

Dix bonnes raisons de voter Mireille Benedetti à la Présidence du Nouveau centre les 16 et 17 mai prochains :
  1. Sa candidature est celle de la base, elle est votre candidature.

  2. Mireille Benedetti est une femme de conviction.

  3. Son acsession à la présidence du NC serait la suite logique de sa carrière, comme de notre histoire.

  4. Mireille Bendetti changerai l'image du Nouveau Centre, dont l'aspect négatif est attaché de près à l'image d'Hervé Morin.

  5. Mireille Benedetti est l'assurance d'une liberté de ton vis-à-vis de la majorité présidentielle, ce dont Morin est incapable, tenu par la solidarité gouvernementale.

  6. Une figure nouvelle nous ouvrira à coup sur de nouveaux horizons, tant dans la reconstruction de notre parti que dans la stratégie à adopter pour ce faire.

  7. Mireille Benedetti est plus encline à ressembler sous son nom des centristes d'horizons divers. Hervé morin, lui, ne pourra que suiciter une réaction de rejet de la part des centristes hésitants à nous rejoindre.

  8. La surprise créée par sa victoire ferait parler de nous et attirerai l'attention.

  9. Hervé Morin condmne notre formation à rester marginalisée et inexistante sur la scène politique française.

  10. Mireille Benedetti a l'ambition de ses projets, monsieur Morin a les projets de ses ambitions.

http://mireillebenedetticandidate.hautetfort.com/

dimanche 13 avril 2008

Le Nouveau Centre serait-il audacieux ?

Alors qu'approche la réélection du terrible président du Nouveau Centre Hervé Morin, ce dernier commence à prendre la mesure de la concurrence interne et a décidé de réagir. En effet, il a récemment joué très gros face à Jean-Christophe Lagarde, chancre de l'indépendance accrue du Nouveau Centre face à l'UMP. Et comme il sait que c'est sur ce crédo que le jeune député-maire de Drancy aurait pu surfer avec succès, il décide de profiter de la vague. Et voilà commment.
A l'occasion d’une conférence de presse, jeudi 10 avril, Hervé Morin a annoncé que le Nouveau Centre veut "présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes et régionales ". Aussi, lors du dernier comité exécutif du Nouveau Centre, il a été a décidé de regarder quelles pourraient être nos têtes de listes dans les huit circonscriptions européennes. "Pour les régionales, nous allons aussi déterminer nos têtes de liste assez rapidement" ajoute monsieur Morin.
Dans le même temps, et parce qu'il ne faut pas froisser l'UMP... Heu, non ! Parce qu'il faut déterminer une fois pour toute le cadre dans lequel s'inscrit la collaboration entre nos deux partis, Hervé Morin, André Santini, et François Sauvadet ont annoncé qu’ils approuvaient la création d'un comité de liaison de la majorité, précisant que le Nouveau Centre conservera toute son indépendance.
"Ce comité de liaison de la majorité, une structure informelle, souple, non fédérative", a expliqué Hervé Morin, "permettra, en amont, un dialogue entre l'UMP, le Nouveau Centre et les autres formations de la majorité sur des questions politiques liés à l'agenda parlementaire, et des questions plus structurelles sur les élections à venir, les modes de scrutin, la réforme institutionnelle".
"Il faudra que ce comité trouve son prolongement au Parlement", a déclaré François Sauvadet, "comme je l’ai proposé à Jean-François Copé, chef de file des députés UMP. Autrement dit qu’il y ait des échanges régulièrement entre les bureaux des deux groupes".
"Nous devons prouver notre existence et notre indépendance, et en même temps notre sens de l'union", a précisé André Santini.
Après avoir clairement refusé l'idée d'une confédération des partis centristes de la majorité, la direction du Nouveau Centre semble donc avoir trouvé un compromis. Pour une fois, je vais approuver la voie suivie et ce pour deux raisons. La première est qu'une confédération des centristes de la majorité aurait été une idée trop fermée. Cela n'aurait fait que stigmatiser la coupure entre les centristes ralliés à la majorité et ceux ayant regagnés les rangs de l'opposition, éloignant ainsi encore un peu plus le spectre d'une union des centres. La seconde est qu'avec des listes autonomes, le Nouveau Centre se rapproche de la stratégie électorale de l'UDF... Espérons que cela se soldera par une réussite !

Morin ne rassemblera pas le centre !


Je ne vais pas être du goût de tous dans cet article. Mais je ne suis pas là pour plaire, ni même pour déplaire. Je ne suis pas là pour faire carrière. Je me serai lourdement trompé de terrain d'action... Non, je suis là pour exprimer mes points de vue en tant que militant du Nouveau Centre. Et aujourd'hui, en tant que militant Nouveau Centre, je ressent comme un malaise. Cela vient simplement d'une crise de leadership. Explication.


Dès le départ, le projet du MoDem ne m'a pas plu. Il y avait un certain nombre de choses qui m'ont retenu. L'une d'entre elles était que je sentais que ce parti en construction n'allait pas être le parti du centrisme, comme il ne serait pas vraiment le parti démocrates dont on avait entendu parler mais bien le parti d'un homme. Oui, j'ai préssenti que le MoDem allait devenir la machine de guerre du Bayrouisme comme l'UMP était devenue celle du Sarkozysme. Aucun de ces deux partis ne me plaisaient alors. Ne pouvant me résoudre au non-choix (qui était une de ces choses que je reprochais au Mouvement Démocrates) je fis naturellement le choix du Nouveau Centre. Certains me blâmeront pour cela, me mépriseront même. Qu'importe, je porte en moi cet idéal humaniste de tolérance et je ne crois pas que ces gens, le plus souvent des modémistes, soient portés par ces valeurs qui fondent le centrisme. Cela appuis ma thèse selon laquelle ce mouvement a deux caractéristiques : il se déporte du centrisme pour aller vers le « démocratisme » en tant que doctrine politique, actuellement plus à gauche (on le voit notamment en Italie) et souffre d'une gestion sectariste et exclusive (au sens premier du mot, celui de l'exclusion, du replis sur soit et de la négation de l'existence de l'extérieur).


Cela, le MoDem l'a payé. On le vois, il ne se rend pas suffisement compte de comment est perçue sa stratégie de l'extérieur. Désormais taxé d'opportunisme, il n'a pas su voir à Paris que la gauche ne leur ouvrirai pas les bras, trop sûr d'être incontournable. Comme partout, sous l'influence de Bayrou, ce parti qui se réclame de la démocratie doctrinale parvient à se faire passer pour un vaincueur, même lorsque les défaites sont incontestables. Souvenez-vous de la phrase lâchée par Bayrou au soir de sa seconde défaite à Pau (parce que c'était bien la deuxième fois qu'il échouait à la Mairie de Pau) : « Je vous le promet, il y aura d'autres soir de victoire ! »À cela, on aurait pu faire répliquer Alain Juppé « Faites-[le] taire, [il] croit qu'[il] a gagné ! »


Parce que le tour de force de Bayrou, c'est de faire croire qu'il est le grand vaincueur, le sauveur, le rassembleur, l'incontournable. Au lendemain du premier tour de la présidentielle, on aurait presque cru qu'il n'était pas éliminé, argant pouvoir débattre avec les candidats du second tour, pouvoir choisir qui serait le grand gagnant. Une fois encore, il s'est tourné vers la gauche sans le dire vraiment et n'est pas parvenu à ses fins : la droite l'a largement emporté. Ne nous leurrons pas ! Bayrou est un manipulateur, il est vraiment ce gourou que certain décrivent, ce personnage parlant pendant des heures pour pouvoir convaincre ses militants qu'il a raison. Ce qu'il dit est bu comme parole d'évangile par ses fidèles... Les témoignages des anciens sont accablants. Arthuis a récemment lâché ce mot... Les réactions ne se sont pas faites attendre.


Bref, on ne va pas réécrire l'histoire, cela serait long, et malvenu. Je le ferai, plus tard, autrement... ce qui me gêne aujourd'hui, ce n'est pas vraiment ce qui se passe au MoDem, ni qui fait que ça se passe ainsi... Non, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est bien ce qui se passe devant ma porte. Et la situation n'est pas franchement meilleure. En fait, elle est même similaire. Car voilà, le Nouveau Centre est né sous l'impulsion de plusieurs centristes, André Santini et Hervé Morin en tête. L'ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale s'est très vite imposé comme le chef de file des néocentristes ralliés à la majorité présidentielle. Nommé ministre, il a su profité de sa position. Mais très vite, l'état de grâce s'est terminé. Des rumeurs disaient qu'il n'était plus en cour à l'Élysée et ses amis se rebellaient contre son autorité. Christian Blanc laissait entendre qu'il pouvait vouloir briguer la présidence du Nouveau Centre, André Santini soutenait son ami en silence et Jean-Christophe Lagarde se demandait à haute voix si un ministre était le mieux placé pour défendre l'indépendance du Nouveau Centre face à l'UMP. En résumé, la situation n'était pas toute rose pour Morin. Cela jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy le rassure en public sur son avenir ministériel.


Morin regonflé à bloc se mit en tête de convaincre ses concurrents de se désister. Et celui dont il avait le plus à craindre, c'était clairement J.-C. Lagarde ! Cet homme, même Bayrou avait de bonne raison de s'en méfier. Il est de ces rares jeunes députés dynamiques en capacité de reconstruire notre famille. Morin manque cruellement de charisme, Lagarde en a à revendre, Morin paraît être à la merci du pouvoir en place, Lagarde est l'un des plus critique vis-à-vis de la majorité...


Son accession à la tête du Nouveau Centre aurait propulsé ce parti, relancé les adhésions et crédibilisé notre positionnement. Celle de Morin nous condamne à court terme. Il n'est pas un rassembleur et nous dirige comme un chef d'entreprise. Il n'est pas fait pour la gestion d'un parti mais pour celle d'une société de sous traitance. Il est trop consensuel, trop soumis. Ce qui me désole, c'est la défection de Lagarde contre un simple poste de « président exécutif en charge de la stratégie et du développement ». Éspérons qu'il en fera bon usage et qu'il saura occuper toute la place qui lui appartient. Qu'il n'hésite pas à occuper le devant de la scène, qu'il face de l'ombre à Morin n'est pas un problème, ce serait même une solution...


Pour l'heure, le choix est limité. Au Congrès fondateur qui se tiendra à Nîmes les 16 et 17 mai prochains, seuls Morin et Benedetti se présentent. Benedetti c'est cette conseillère des Bouches du Rhône, cadre locale de la dynamique fédération de Provence... Elle veut faire entendre la voix de la base face à cette gestion parisienne. Je suis la base, comme vous... VOTONS BENEDETTI POUR QUE MORIN NE SE SENTE PAS TOUT PERMIS !

mercredi 9 avril 2008

Nous sommes des victimes responsables !

J'ai récemment réagit à une note de LFDB du fond du bocal. Il demandait la vision que l'on avait d'un parti libre. J'avais exposé ma vision, expliquant les raisons de mon adhésion au Nouveau Centre (précisant que j'étais déçu du léger manque de liberté dans le ton de notre terrible président). Il m'a alors répondu qu'il refusait de rejoindre le Nouveau Centre dans sa forme actuelle qui n'était qu'un parti "de réfugiés qui n'ont fait que recopier les idées du programme de Bayrou." Je lui ai donc répondu en ces terme :

Je tiens à rappeler une petite chose. Le programme de Bayrou, ou plutôt celui de l'UDF a été rédigé par d'autres que lui, en concertation avec lui...

La partie concernant le social, c'est Valérie Létard, la partie économique, c'est Chrisitan Saint Étienne (cf. l'excellent "La troisième voie et François Bayrou, le texte fondateur" chez scali)... Je ne vais pas tous les citer et ceux-ci ne sont que des exemples. Bourlanges me revient pour partie du programme concernant la politique européenne.

Tout cela pour dire que la plupart des rédacteurs du programme de Bayrou en 2007 ne sont plus au MoDem, voire sont au Nouveau Centre... On ne copie pas, on prend légitimement ce qui est à nous.

Pour ce qui est de la réélection des députés, rien n'était assuré... Et ce n'est pas l'unique raison pour laquelle la cassure a eut lieu. Cela vient d'un désaccord stratégique majeur. Ils n'adhéraient pas et ne croyaient pas à la stratégie de François Bayrou et n'avaient donc aucune raison de le suivre. En somme, leur but n'était pas de la voir fonctionner.

Pour finir, la situation du centre. Si tu as lu Thierry Cornillet, tu dois savoir que la perte d'influence du centre sur la politique française a déjà plus de 10 ans... Elle a commencé avec Bayrou ! La situation actuelle est le fruit d'une politique de destruction consciencieuse de l'UDF depuis 1996.

Ses ex-ami sont des victimes responsables... Victimes de la destruction programmée de leur partie et de leur fidélité à Bayrou (ils étaient de ces "bédoins"). Et responsable en ce sens qu'ils étaient cadre du parti et ont donc participé aux choix qui nous on conduit ici...

mardi 8 avril 2008

Jean-Christophe Lagarde dépasse Morin !


Je sais que les sondages ne sont pas des instruments très fiables. Je sais aussi parfaitement que celui-là fait parti de ceux auxquels on n'accorde aucune crédibilité. Je sais que son origine fait qu'il est peu représentatif mais soit... Il nous révèle, dans les tendances, bien des choses.

Sur le blog de Bob (blog roll à droite dans "les blogs que j'aime") longtemps considéré comme la référence du blog Nouveau Centre. Ainsi, à la question "quel leader serait en mesure de rassembler tous les centristes au sein d'une formation unique ?" voilà les réponses possibles et les résultats :

[1] François Bayrou : 18,8%
[2] Jean-Louis Borloo : 37,5%
[3] Hervé Morin : 18,8%
[4] Jean-Christophe Lagarde : 25%
[5] Christian Blanc : 0%
[6] Laurent Wauquiez : 0%
[7] Dominique Stauss-Kahn : 0%

On remarque d'abord le score important de monsieur Borloo, Président du Parti Radical-Socialiste dit "Valoisien". A priori, sa position externe à tout les conflits MoDem-NC l'emporte sur son encrage clair au centre droit. L'important est de se rappeler que les valoisiens ont une préoccupation sociale et européenne qui fait d'eux de véritables centristes, même si dans l'histoire, ils ont toujours penché à droite.

Ensuite, les positions de Bayrou et Morin. Ils en sont tout deux au même point avec 18,8%. Eux souffrent de leur position actuelle de dirigeant. L'adage de l'usure du pouvoir semble se confirmer. En effet, quel modémiste voudrait se voir sous la direction d'Hervé Morin et à l'inverse, quel néo-centiste ou quel radical retournerait sous le giron d'un Bayrou qu'ils ont tous lâché. Le future d'une famille centriste unie ne passera donc visiblement pas par eux. Ou du moins, ils n'auront pas la place du chef...

Pour finir, le cas Jean-Christophe Lagarde. Avec ses 25%, il se détache et se place en deuxième position, devant le duo des présidents. Autant vous dire qu'en ce qui concerne la présidence du Nouveau Centre, monsieur Morin avait des raisons de se méfier de la candidature du dauphin de Drancy. Le jeune dynamique rassemble et il est claire qu'il a de quoi. J'attendrais plus longtemps pour procéder à une analyse plus en profondeur, de manière à attendre des résultats plus représentatifs.

vendredi 4 avril 2008

Mais qui est Mireille Benedetti ?


Sous ce titre en forme de question, je vais tenter une réponse. Comme je l'ai dit hier, l'annonce de sa candidature à la présidence du parti m'a surpris. D'autant qu'elle s'est faite dans la foulée de l'annonce du retrait de Jean-Christophe Lagarde, pour lequel je m'étais presque décidé à voter (la question européenne de son non au référendum de 2005 étant toujours en suspend). Qui est donc cette femme qui relèvera le défit face à Hervé Morin à l'occasion du congrès fondateur qui se déroulera LES 16 ET 17 MAI PROCHAINS A NIMES ? Eléments de réponse.

Mireille Benedetti est une provinciale du sud qui a la charge de déléguée départementale de l'une des fédération les plus importante de France : le Nouveau Centre 13 qui regroupe à elle seule 500 militants et une cinquantaine d'élus. Elle affirme en effet, et je la crois, que le Nouveau Centre a su s'imposer dans sa fédération comme le seul parti centriste héritier de l'UDF, là où le MoDem de Bayrou s'effondre. Madame Benedetti est donc une cadre locale dynamique et compétente.

Pour ce qui est de sa vision du Nouveau Centre, elle est simple et consensuelle : le parti doit poursuivre a reconstruction de l'UDF. Pour cela, elle réaffirme plusieurs fondamentaux, parfois oubliés du "terrible président" actuel...
"C’est dans l’union du centre et de la droite que nous avons su conforter nos positions. C’est dans cette union que nous pourrons poursuivre les réformes dont notre pays a tant besoin." affirme-t-elle, appuyant la stratégie adopté par le Nouveau Centre, qui était celle de l'UDF et qui a été abandonnée à grands frais par François Bayrou.

Et à elle de poursuivre "il est pour moi important que notre parti, héritier d’un parti fédéral, représente sa base." C'est en cela qu'elle juge qu'il faut que le Nouveau Centre soit géré, "non pas par des parisiens, mais par des élus du terrain, qui connaissent la valeur de nos provinces, qui savent ce qu’est la participation."

Elle souhaite que le Nouveau Centre "renvoie une image positive par rapport à des partis centralisateurs comme l’UMP et le PS." En effet, elle est soucieuse de voir se reconstituer une force centriste partenaire de la droite, mais pas à n'importe quel prix et surtout, en gardant une capacité d'indépendance. "Nous aurons besoin, dans les échéances à venir, de montrer qu’il s’agit d’un vrai parti, qui a ses propres candidats à toutes les élections, qui est ouvert et participatif" dit-elle.

Pour ce qui est de la reconstruction du centre et du rassemblement de notre famille déchirée, elle veut faire du Nouveau Centre le point de ralliement de tout ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs : "défense et promotion des libertés, ouverture au dialogue pour une société plus juste et plus solidaire." "Il est de notre devoir de rassembler à nouveau tous ceux qui se reconnaissent dans notre parti."
Enfin, pour justifier sa candidature, madame Benedetti affirme vouloir représenter la base "parce que la pierre la plus solide de l'édifice est la plus basse de la fondation." Elle est ainsi convaincue que sa candidature à la présidence du Nouveau Centre "contribuera à la construction d'un Nouveau Centre moderne, ouvert aux propositions de la base militante, à l'écoute des femmes et des hommes qui partagent les valeurs centristes et humanistes de notre pays." Et affirme enfin que "notre parti est un parti décentralisateur, il doit le démontrer dans les actes et dans la composition de ses instances."

Voilà, et si je votais pour elle ? D'autres recherches s'imposent...

jeudi 3 avril 2008

Changement de Programme, et de candidats !

Le Comité exécutif du Nouveau Centre réuni le 1er avril au siège national à Paris, a arrêté les dates du Congrès fondateur du Nouveau Centre qui se déroulera les 16 et 17 mai prochains à Nîmes. Non, non ! Ce n'est pas un poisson d'avril ! C'est bien les 16 et 17 mai à Nîmes et non plus les 24 et 25 à Marseille ! Au moins, c'est toujours dans le sud...


Lors de ce Congrès fondateur les militants du Nouveau Centre à jour de cotisation au 23 mars 2008 (je le suis mais je n'ai toujours pas reçu ma carte...) éliront au suffrage universel direct le Président du parti.


Deux candidats se présentent à la Présidence du Nouveau Centre : Hervé Morin et... Mireille Benedetti ! Non mais je vous jure, exit Lagarde bonjour Benedetti (enchanté, qui êtes-vous ? Je n'ai pas eu l'occasion de lire quoi que ce soit sur vous en parcourant la blogosphère néocentriste...).


"Le Comité exécutif s’est félicité à l’unanimité de ces deux candidats dont l’engagement au sein du parti est connu de tous (la phrase est une originale directement importée du site du parti...), ainsi que d’un accord entre Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Au terme de cet accord Jean-Christophe Lagarde soutient la candidature d’Hervé Morin à la Présidence du Nouveau Centre et devrait être nommé Président exécutif notamment en charge de la stratégie et du développement."


C'est donc ça, ils ont trouvé un arrangement... Et comme il fallait quelqu'un pour affronter le "président terrible du Nouveau Centre, alors on a été cherché Benede qui ? Ah oui, Benedetti.


"Au lendemain d’élections locales, où le Nouveau Centre s’est réimplanté avec 2500 élus locaux, l’heure est au débat, à la cohésion, au travail d’équipe pour reconstruire le grand parti du centre et du centre-droit. C’est avec cet esprit d’équipe que le Comité exécutif a souhaité aborder la préparation du Congrès fondateur au cours duquel le nouveau Président désignera le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints, ainsi que les principales responsabilités au sein du parti."


Bon d'accord ! Pfff... Je n'appellerai pas officiellement à voter pour Benedetti, que je respecte pour avoir, de ce fait, fait des recherches approfondies sur elles. Mais entre Morin et Lagarde, mon choix était presque fait.


Je suis tout de même déçus de voir se dérouler au sommet ce que je soupçonne comme étant un "faux duel". La vitrine démocratique sans doute... Monsieur Hervé Morin joue cependant certainement beaucoup moins gros, Jean-Christophe Lagarde étant quoi qu'il en soit, le challenger le plus dangereux...


Yvan Lachaud
Délégué national du Nouveau Centre
En charge de la coordination


Pour toi Marion, on va pouvoir voter lors du Congrès ou par correspondance !

lundi 31 mars 2008

Jean-Christophe Lagarde mobilisé contre les franchises médicales


Le gouvernement a décidé d'instaurer dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 une franchise de 50 centimes d'euros non remboursée sur les boîtes de médicaments et de 2 euros par transport en ambulance avec un maximum de 50 € par an et par assuré social.

Alors, que le Gouvernement présente cette décision comme un moyen de résorber le déficit de la Sécurité sociale, Jean-Christophe LAGARDE estime que ce projet n'aboutira pas à l'effet escompté et qu'il vient de plus frapper les français sans aucune distinction de revenu, ce qui va naturellement à l'encontre de toute idée de justice sociale. Aussi dès la 1ère séance de questions au gouvernement le 2 octobre 2007, le Député a interpelé Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, sur ce sujet. Toutefois, devant la détermination du Gouvernement, Jean-Christophe LAGARDE a décidé avec son groupe parlementaire du Nouveau Centre, de déposer un amendement visant à supprimer les franchises lors du débat sur projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Malgré de vives discussions sur ce sujet, cet amendement n'a pas été voté. Aussi, afin de limiter les conséquences de cette décision, le Député est également intervenu afin d'une part, de permettre le remboursement de cette franchise par les mutuelles et d'en exonérer au minimum les personnes touchées par des maladies de longue durée comme le cancer et d'autre part, de moduler le montant de la franchise en fonction du prix de la boîte de médicament afin notamment d'éviter le quasi-déremboursement de certains médicaments comme les médicaments homéopathiques dont le prix n'excède que très rarement les 2 euros.

Malgré tout, le Gouvernement et la majorité des députés de l'UMP, ont rejeté l'ensemble de ces propositions. Aussi, face à l'intransigeance de la Ministre de la santé, Jean-Christophe LAGARDE a décidé de ne pas voter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

jeudi 27 mars 2008

Prémice d'une union des centres au MoDem ?

Pas question de crier «haro sur le Bayrou» pendant la réunion du bureau exécutif du Modem, qui s’est tenue hier soir au siège du parti, à Paris. Le mot d’ordre avait été lancé la veille par le dernier carré des fidèles du député des Pyrénées-Atlantiques. Il a aussi été repris par les plus critiques, malgré les revers électoraux du Modem aux municipales et la défaite de son leader à Pau. «Comme d’habitude, quelques-uns vont faire "bouh-bouh" puis les choses vont se tasser très vite», ironise Jean-Luc Bennahmias, habitué à des prises de bec politiques autrement plus vives chez les Verts, son ancienne formation.


Même les sénateurs centristes, toutes chapelles confondues, réunis mardi pour un déjeuner de rentrée parlementaire surtout consacré au paysage post-municipales, n’ont pas donné le signal de la fronde.


«Il y a aujourd’hui besoin d’un centre réunissant tous les centristes, de droite comme de gauche», précise le sénateur et président du conseil général du Rhône, Michel Mercier. Ce fidèle de François Bayrou, trésorier du Modem, réclame «une stratégie d’alliance claire et pas au coup par coup, comme cela s’est passé pendant les municipales, dans une sorte de tohu-bohu généralisé». Ce pilier de la maison Bayrou prône également un rapprochement avec les députés du Nouveau Centre, qui regroupe les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, pour un travail parlementaire commun qui pourrait se concrétiser lors du débat sur les institutions. «La question de fond qui nous est posée, résume Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, est de savoir si l’on veut un centre indépendant ou non, et avec quelles alliances.»


Seul Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, rêve d’un retour aux heures bénies de la défunte UDF, mise en sommeil pour trois ans lors du congrès fondateur du Modem, fin 2007. Il propose de réunir le comité directeur de l’ancienne formation giscardienne pour rassembler la famille centriste plus éparpillée que jamais. Jean Arthuis ne se voit pas «rester dans un mouvement à ce point désorganisé et erratique. Les seules villes gagnées par le Modem l’ont été grâce à des alliances passées avec la droite». Mais il pense, comme d’autres, que l’avenir du centre passe par un rapprochement avec le Nouveau Centre, qui tiendra son congrès fondateur en mai, à Marseille.


Même les nouveaux convertis, arrivés au Modem dans le sillage de la présidentielle, dénoncent «un mode de gouvernance concentré entre deux personnes : François Bayrou et Marielle de Sarnez», tête de liste du parti lors des municipales à Paris. «Il faut mettre sur pied une organisation qui tienne la route quotidiennement, avec une direction plus collégiale et un programme beaucoup plus construit», réclame Corinne Lepage, présidente de Cap 21, organisation cofondatrice du Modem. «Après ces résultats, certains d’entre nous se demandent quel rôle peut encore jouer le Modem dans la vie publique et surtout quel sera le rôle de Bayrou en 2012», confie l’un des responsables du Modem. Mais de cela, hier soir, il ne devait pas être question.


On peut donc remarquer deux choses : le MoDem ne se divise pas (mais vu le nombre qu'il reste, ils ne peuvent être que d'accord entre eux), et est favorable à un rapprochement avec les centristes de la majorité rassemblés au Nouveau Centre. De plus, les points communs entre le MoDem et le Nouveau Centre se multiplient :

1. les programmes sont semblables (chacun ayant reporté le programme de l'UDF, le Nouveau Centre se justifiant par l'appartenance à ce mouvement de la plupart des rédacteur de ce dernier et le MoDem revendiquant la possession de la structure juridique de l'UDF),

2. les deux formations regrettent l'UDF (en même temps, si les résultats de chacun sont relativement encourageant pour de jeunes formations, les deux ajoutées n'arrivent pas au niveau de la défunte et regrettée Union pour la Démocratie Française),

3. les deux partis ont intérêt à faire front commun pour négocier la réforme des institutions et obtenir l'insertion d'une dose de proportionnelle,

4. les militants, d'un côté comme de l'autre, souhaitent un rassemblement des centristes.


Maintenant, il faut savoir comment chacune des deux formation va engager se rapprochement et amorcer un dialogue après s'être déchiré pendant une année durant. Aussi, les conditions de ce rapprochement sont encore inconnues, tout comme la forme que prendra ce dernier. Dialogue, coopération, union parlementaire (qui supposerai, ou l'entrée du MoDem dans la majorité, ou la sortie du Nouveau Centre de celle-ci, deux hypothèses peu probables), collaboration dans la formation d'un programme, alliance électorale ? Dans quelles conditions ? Parité, prises des décisions au prorata du nombre de militants, de députés ? Qu'en pense le Nouveau Centre ? Autant de questions qui restent pour le moment en suspend.


Pour ma part, je pense qu'il faut renouer le dialogue progressivement, et pourquoi pas, viser à la résurrection de l'UDF qui n'est suspendu, rappelons-le, que pour tois ans. C'est en tout cas un espoir d'union des centres et une chance qu'il faut saisir. Ma question est : que fait-on pour 2012 ?

mardi 25 mars 2008

Les petites phrases d'aujourd'hui écrivent les grandes lignes de demain...

Plus d'élections locales avant 2010. Un échéquier politique remanié et rééquilibré par les municipales. Des partis qui cherchent comment préparer 2012 et son échéance présidentielle. Le contexte est propice aux batailles internes. Et si celles-ci sont un mode de fonctionnement -plus ou moins efficace, je n'en jugerai pas ici- pour le Parti Socialiste, personne n'est en reste. De la droite nationale à la gauche radicale, tour d'horizon des formations politiques en "reconstruction", "construction", "rénovation"...


Le Front National


Après avoir vu son électorat siphonné par l'UMP sarkozyste, le parti lepéniste est en crise. Une crise qui s'est confirmée par un nouveau recul enregistré à l'occasion de ces municipales. Aussi, le leader du FN, emblématique et charismatique Jean-Marie Le Pen arrive en fin de parcour. Et si les anciennes divergences internes quant à la suprématie du chef de clan ont toujours aboutit à une marginalisation des dissidents (on se souvient de Bruno Mégret et de son MNR), aujourd'hui, le jeu est différent. Ainsi, si Marine Le Pen qui s'est illustrée à l'occasion des dernières législatives sous le regard attendri du paternel, ses scores aux municipales restes relativement décevants. Aussi ne fait-elle pas l'unanimité dans le Royaume, microcosme étouffé finalement par un leader omnipotent en interne et inefficace en externe.


Cela devrait pouvoir laisser place à de nouvelles velléités. Les candidats à la succession devraient pouvoir se faire connaitre d'ici peu. Cela sous couvert que l'héritière ne supplante pas ses concurrents, manœuvre aboutissant vraisemblablement par un éclatement et une mort certaine de la famille nationaliste et patriote. Historiquement, c'est une thèse relativement probable et soutenable en cela que ce qu'on appel l'extrême droite a toujours vécu au travers d'un homme avant de s'éteindre durant des périodes plus ou moins longues. Après, Poujade, il fallut attendre la percée du monsieur Le Pen... Après Le Pen, qui sait si le parti saura continuer, il est toutefois permis d'en douter...



Le Mouvement Pour la France


Ici, il est fort probable que le chef reste en place. En effet, Philippe de Villier, vu son âge et son ambition (ou plutôt son caractère), ne saurait laisser sa place à un guillaume Peltier qui se contentera certainement d'établir une fois encore une nouvelle stratégie pour le MPF. En effet, C'est déjà ce jeune homme qui est à l'origine du "virage à droite" de son mentor (ou son poulain vu l'influence qu'il exerce sur le souverainiste vendéen) et c'est encore lui qui a négocié les accords avec l'UMP pour entrer dans la majorité. Car si cet évènement est passé inaperçu aux yeux du grand public, il remet en cause toute l'organisation du MPF. Parti du RPF qui n'était qu'une branche souverainiste et euro sceptique de la droite traditionnelle alors représentée par le RPR, le MPF s'était éloigné pour chasser sur les terres du FN avec un succès tout relatif.


Aujourd'hui, il se place comme "une droite nationale de gouvernement". Cela implique de égocier un virage dangereux : celui de la négociation avec des partis de parlement, notamment l'UMP, pour s'inscrire dans une majorité et entrer au gouvernement. On a d'ailleurs longtemps entendu parler d'une éventuelle entrée de monsieur De Villier au ministère de l'agriculture, chose qui ne s'est pas faite. C'est une stratégie largement employée aujourd'hui par les partis "d'importance secondaire" (argh que je hais cette considération) dans un contexte de plus en plus prononcé de bi-polarisation de la vie politique. Le MPF passera-t-il d'une logique de contestation à une logique de négociation ? L'électorat suivra-t-il ? Les questions restent posées.



L'Union pour un Mouvement Populaire


Sarkozy est au pouvoir. Le but ultime de l'action de ce mouvement est atteint. Ce qui le faisait se mouvoir ne peut lui servir de moteur plus longtemps. Aussi, si les sarkozystes pensent aujourd'hui à conserver le pouvoir et à soutenir l'action gouvernementale, cela ne fait plus l'unanimité. Cela vient du fait des premiers déçus du sarkozysme. Les frasques du président en ont déboussolé plus d'un et la grogne gagne. Les fidèles sont majoritaires mais les "alternatifs" voient grossir leur rang. Cela tranche avec l'ultra minorité d'opposition qu'on représenté récemment Nicolas Dupont-Aignant (qui a fini par quitter l'UMP pour créer sa propre formation "Debout la République" tant la pression était forte) et Dominique de Villepin a qui ce non-alignement sur le sarkozysme a peut-être coûté sa carrière.


Les mécontents sont notamment visibles à l'échelle locale. Car l'UMP sarkozyste, véritable machine de guerre a voulu trop de fois imposer ses candidats aux dépends d'une droite locale agacée voire excédée. Cela a eu pour conséquence la multiplication des dissidences et la défaite dans certains cas. Récemment, les municipales ont fini de déconcerter les concerts de choeurs de l'armée bleue.


Cependant, le Président a pris les devant lors de sa prise de pouvoir en imposant une direction collégiale évitant de voir se dégager un nouveau leader. Les chiraquiens et autres déçus sauront-ils outrepasser cette difficulté ? En auront-ils la possibilité ? Ils sont minoritaires malgrès tout... Et que nous réserve le Parti Radical valoisien dont le nouveau Président Jean-Louis Borloo a affirmé vouloir faire de ce parti le premier parti de France en s'éloignant de l'UMP ?



Le Nouveau Centre


Le congrès arrive ! Les 24 et 25 mai prochain à Marseille... Et cela attise déjà les convoitises. Qui sera le leader de notre parti en construction ? Je ne lencerai pas le débat dans cet article, d'autres sont là pour cela et d'autres encore viendront l'alimenter. Mais on pourra cependant relever les candidatures d'Hervé Morin et de Jean-Christophe Lagarde, deux personnalités très différentes aux stratégies différentes.


Mais on peut aussi se demander si des personnes comme Christian Blanc, entré récemment au Gouvernement ou André Santini ne voudraient pas prétendre à la fonction... Ils l'avaient déjà dit, ils avaient été entendu à l'époque, ouvrant ainsi le débat sans que cela ne réponde à la question du leadership. Ce débat est notamment visible sur le forum du Nouveau Centre dont le lien est présent dans la colonne de droite.


Enfin, la stratégie face au collaborateur de la majorité, à savoir l'UMP, est aussi en question. Notre collaboration difficile lors de ces municipales a remis en question la présence de listes autonomes, notamment à l'occasion d'élections supranationales, en l'espèce les prochaines élections européennes. Tout cela sera à débattre et à définir à l'occasion de ce prochain congrès.Tout comme la proposition de Jean-Christophe Lagarde d'une direction bicéphale, ce qui serait, je pense, détestable, j'y reviendrai...



Le MoDem


Au MoDem, la question du leadership ne se posera pas, simplement parce qu'il ne reste que Bayrou et des militants... Ah, peut-être Marielle de Sarnez, mais non ! Bayrou est le parti, Bayrou et MoDem ne font qu'un.


La seule question qui se posera éventuellement sera celle de la stratégie. Alliances sauvages ou autonomie stérile ? L'entêtement de François Bayrou ne laissera peut-être pas la place au débat. L'avenir de la formation centriste est plus qu'incertain au lendemain des municipales. La précipitation avec laquelle s'est créé le MoDem, enchainant forum des démocrates et congrès fondateur, il ne leur reste rien pour prévoir l'avenir... Sauront-ils réfléchir en dehors des rassemblements prévus à cet effet ? L'université d'été qu'ils ne manqueront pas d'organiser aura-t-elle raison de l'immobilisme ambiant ?



Le Parti Socialiste


Le PS, fort de ses succès locaux - sept grandes villes sur dix, plus de la moitié des départements - réunit ce mardi son Conseil national (un "parlement" de 300 membres dont la centaine de Premiers secrétaires fédéraux). Outre le bilan des élections, il examinera le "processus de rénovation" et le calendrier du parti. Sa "commission de rénovation" est tombée d'accord pour un Congrès du 7 au 9 novembre (Toulouse, juste conquise, étant citée pour l'accueillir). Congrès essentiel qui doit désigner le successeur de François Hollande.


Cette date ne fait pas l'unanimité, des proches de Ségolène Royal plaidant pour un Congrès anticipé avant l'été. Elle devrait néanmoins être validée par ce Conseil auquel doit participer l'ex-candidate à l'Elysée. Cette dernière a jugé le calendrier envisagé "tardif", sans en faire un casus belli. Mais l'initiative des fédérations a déclenché l'ire de Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal. Il soupçonne François Hollande de vouloir compter ses troupes et dénonce un "texte de fraction".


Les divergences se cristallisent sur le profil des prétendants : Premier secrétaire de transition, chef d'équipe ou présidentiable pour 2012 ? Les sondeurs s'en mêlent : selon CSA, pour 40% des Français, Bertrand Delanoë serait le meilleur Premier secrétaire, devant Ségolène Royal (36%) qui domine chez les sympathisants socialistes (59%). Martine Aubry, réélue triomphalement à Lille, revient en force (29% des Français, 39% des sympathisants PS). D'autres candidats se sont fait connaître, les députés Julien Dray, Manuel Valls, Pierre Moscovici. Aucun n'est a priori présidentiable.


Chacun fourbit ses armes, au grand jour ou dans la discrétion. Ségolène Royal, qui a sillonné la France pendant la campagne des municipales, ne cache pas son ambition : être "majoritaire" au Congrès autour d'un texte d'orientation. Selon des estimations internes au PS, elle ne représenterait cependant qu'entre 25 et 30% du parti. Son lieutenant Peillon souhaite qu'elle puisse "conduire la rénovation du PS", sans que cela induise automatiquement une candidature. Les maires de Paris et Lille, quant à eux, sont restés discrets sur leurs ambitions. Jusqu'au 21 avril, date du prochain conseil de Paris, Bertrand Delanoë "parachève son exécutif", souligne un proche. "Après, il pourra commencer à ouvrir portes et fenêtres et regarder l'horizon".



Le Parti Communiste


André Gerin, maire communiste de Vénissieux, commune de la banlieue sud de Lyon, annonce ce lundi dans le Figaro son intention de porter candidat à la succession de Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF. Il critique l'obsession de l'union de la gauche de certains de ses camarades, et ajoute : "Il faut savoir si l'on accepte les coups de Jarnac, si l'on se satisfait de voir des candidats socialistes se faire épauler par la droite pour battre les communistes. Je ne suis pas partisan d'adopter une attitude revancharde, mais il faut couper le cordon ombilical avec les dirigeants du PS et voler de nos propres ailes"...


Réélu au premier tour (52,61%) des municipales à Vénissieux - à la tête d'une liste d'union de la gauche où le PS tient une large place, André Gérin annonce sa candidature, "pour sortir le PCF de l'ornière et du microcosme parisien". Selon lui, la direction actuelle du PCF est "déconnectée du peuple de France", et le message de sa secrétaire nationale "inaudible". La faiblesse du parti affaiblit du coup toute la gauche, rappelle-t-il, privant notamment Ségolène Royal de réserves lors du second tour ses présidentielles 2007.


D'ici au prochain congrès, prévu à la fin de l'année, André Gérin va "entreprendre un tour de France pour aller à la rencontre des classes laborieuses et populaires". Adhérent du PCF depuis 1964, élu au comité central pendant vingt-et-un ans, il se croit "capable de rassembler la famille communiste". Pour "combattre bille en tête la droite sarkozienne en redonnant une crédibilité, une lisibilité à un projet alternatif anticapitaliste".



La Ligue Communiste Révolutionnaire


La stratégie est à la création. Une nouvelle formation pour de nouveaux horizons, cela nous rappel le MoDem... Ce projet sera-t-il plus porteur que celui de Bayrou ? Il semble que les moyens employés soient très différents; Plus lent, plus réfléchit et a priori moins autocrate, Olivier Besancenot se comporte comme un rassembleur et un bâtisseur. Tout autre chose finalement que le Mouvement Démocrate !


Mais si monsieur Besancenot prétend ne pas vouloir faire de ce parti « son » parti, il n'en est pas moins qu'il apparaît comme l'homme de la gauche radicale. Ce nouveau parti saura-t-il se passer de ce leader charismatique ? Ce leader dans l'âme saura-t-il se mettre en retrait dans cette nouvelle formation ? Encore une fois, il est permi de douter...