Mais alors, ce monsieur n'a-t-il pas compris que dans une telle crise de confiance, le meilleur comportement était de ne pas céder à la panique ? En agissant ainsi, en faisant la une de tous les journaux, ce multi millionnaire a fait souffler un petit vent de panique et paradoxalement,accrue le risque de tout perdre dans la crise. J'espère que le Crédit Agricole parviendra à le raisonner.
mercredi 22 octobre 2008
Si le ridicule tuait....
Mais alors, ce monsieur n'a-t-il pas compris que dans une telle crise de confiance, le meilleur comportement était de ne pas céder à la panique ? En agissant ainsi, en faisant la une de tous les journaux, ce multi millionnaire a fait souffler un petit vent de panique et paradoxalement,accrue le risque de tout perdre dans la crise. J'espère que le Crédit Agricole parviendra à le raisonner.
lundi 20 octobre 2008
Suicide en prison : la question que je me pose...

Prison : sanction ou lieu d'exercice de la sanction ?
15 jours, 2 prisons, 3 suicides. Comment et surtout pourquoi des détenus parfois très jeunes et incarcérés pour de courtes périodes attentent-ils ainsi à leur jours ? On invoque des situations de détention inhumaines, des sujets instables, des concours de circonstance... mais cela paraît être des réponses un peu légèrement développées pour une question qui, pose celle, plus globale de l'avenir du système carcéral français, souvent pointé du doigt pour sa vétusté.
En effet, les prisons françaises sont des bâtiments lourdement datés au sein desquels, faute de place, s'entassent un nombre inadapté d'individus. Le débat régulièrement relancé se heurte à une société soucieuse de punir fort et à moindre coût l'ensemble des criminels. La traduction de ce point de vue conservateur est clairement visible dans des éléments comme l'opinion publique relative à la peine de mort (plébiscité d'avantage depuis quelques années), la réaction des gens lorsqu'on leur parle des conditions de détention (indifférents à l'idée de l'insalubrité totale des cellules). On en vient même à se demander quelle est selon eux la nature de la sanction d'emprisonnement. Réside-t-elle dans la privation de liberté ou dans la détention ? Autrement dit, la prison doit-elle être pensée comme une sanction à part entière (élément actif de la peine) ou comme le lieu d'exécution de la sanction (élément passif de la peine) ? Cette question est particulièrement complexe et implique de lourdes conséquences. En effet, selon que l'on penche plutôt d'un côté ou de l'autre, c'est toutes les infrastructures pénitencières qui seront différemment envisagées.
Pour aller au fond de la problématique ainsi posée, il faut d'abord se questionner sur le phénomène criminel (§1) pour ensuite réfléchir à la manière optimale de le sanctionner (§2).
§1. Le phénomène criminel
De très nombreux individus commettent des manquements aux règles de la société. Le phénomène criminel peut se définir comme étant un ensemble de comportements anti-sociaux qui provoquent une réaction spécifique du groupe, de la société : la sanction pénale qui est une des formes de sanctions parmi beaucoup d'autres. Il y a aussi des sanctions civiles, administratives, professionnelles, disciplinaires... Pour étudier parfaitement le phénomène criminel, il est judicieux de procéder en commençant par énoncer comment sont édictés les comportements anti-sociaux (A) pour ensuite s'attacher à leur description (B).
A. Détermination arbitraire des comportements anti-sociaux
Les hommes n'ont pas toujours vécu en société de façon harmonieuse. Il a fallut pour parvenir à un ordre social établir un ensemble de règles. Une sorte de contrat social comme il le fût décrit par Jean-Jacques ROUSSEAU. Chacun doit, pour qu'il soit efficient, le respecter. Ces règles se sont imposées, soit parce qu'elles étaient ce que l'on pourrait qualifier ou bien de règles transcendantes, ou bien de loi naturelles, d'autres par la force de contrainte de la souveraineté (d'un seul ou du peuple).
Ainsi est né un cadre définissant la limite entre l'autorisé et l'interdit. Longtemps monopole de l'Église ou d'un souverain tout puissant représentant de Dieu sur terre, ce pouvoir d'établissement de normes contraignantes est devenu plus « démocratique » avec une intervention, une participation accrue du peuple. Mais la démocratie a-t-elle pour autant fait disparaître le caractère arbitraire des règles ?
Il est intéressant de se poser la question eut égard de la façon dont fonctionne notre système politique démocratique. Je veux bien entendu parler de ce dont certains qualifient de tyrannie de la majorité. Car ce n'est pas l'ensemble de la population qui décide mais un noyaux bien plus restreint composé des représentants de la tendance majoritaire au sein de la population. Alors bien sûr, tout le monde, même les tendances minoritaires sont représentés dans les instances politiques de notre pays mais tout le monde sait parfaitement bien que ceux qui décident, ceux qui détiennent le véritable pouvoir sont, et cela est tout-à-fait légitime, ceux qui gagnent les élections. Or ce sont à ces mêmes détenteurs de pouvoir qu'il incombe, en tant que représentants de la « volonté générale » (il s'agit en fait de la volonté la plus générale possible), d'établir les limites entre ce qu'il est possible de faire et ce qui est prohibé. Il reste donc toujours une partie de la population qui ne décide pas de ces normes restrictives et contraignantes.
Ces comportements ainsi qualifiés de sociaux ou anti-sociaux deviennent applicable à tous. Or, ce qui parait anti-social pour un ne l'est pas forcément à la vue d'un autre. C'est sur ce paradoxe que l'on qualifie la démocratie comme le pire système à l'exception des tous les autres. Il est en effet préférable à un système où les règles seraient édictées selon la fantaisie d'un seul mais ce n'est pas pour autant qu'il supprime totalement l'arbitraire de la classification des comportements répréhensibles.
B. Les comportements anti-sociaux : tout ce que la majorité réprouve
Nous venons de voir comment la définition des comportements anti-sociaux par la société comporte toujours une part d'arbitraire et que cela est visiblement inévitable. Mais nous ne nous sommes pas interrogé réellement sur la nature des comportements anti-sociaux. Il apparaît donc nécessaire d'en donner une définition précise.
Les comportements qualifiés d'anti-sociaux peuvent être définit comme l'ensemble des actes et des façons d'agir réprouvés par la majorité détentrice, par l'intermédiaire de ses représentants, du monopole du pouvoir de contrainte légitime. C'est donc les courants de pensés les plus répandu dans la société qui, en définissant ce qui est la norme, définissent indirectement ce qui ne l'est pas.
Un comportement devient donc anti-social dès lors qu'il ne correspond pas aux us et coutumes d'une société donnée. Il s'agit donc d'une notion particulièrement abstraite. Un comportement socialement sanctionné à un endroit géographique donné ne l'est pas systématiquement ailleurs. De même, ce qui est sanctionné à un moment de l'histoire ne l'est pas forcément indéfiniment. On dit à propos de cela que la norme sociale n'est pas figée. Il découle de ce principe que les comportement anti-sociaux ne sont pas éternellement définis. Toute règle édifiée par l'Homme est par définition amovible.
On relèvera en dernier lieu le cas particulier des comportements qui sont qualifiés d'anti-sociaux car ne correspondant pas aux lois naturelles. Ce cas est particulier en ce sens que les règles normatives sont ici certes mises sous forme écrite par l'Homme mais sont des règles innées, certains diront divines ou transcendantes.
Il découle de ce premier paragraphe que le phénomène criminel correspond aux agissements d'individus proscrit par la société. Ce phénomène n'est pas figé, n'est pas définitivement défini outre ce qui concerne les lois naturelles. Cependant, bien qu'abstrait, parfois arbitraire et variable, ce phénomène est avant tout existant. Aussi la société, consciente du mal qu'il lui cause par sa nature même, a toujours cherché à le combattre. Pour cela, plusieurs grandes familles de peines ont été imaginées comme les sanctions par atteinte au corps (châtiments corporels) ou les mesures privatives de liberté (peines d'emprisonnement). Dans le cadre de notre étude, nous nous concentrerons davantage sur les mesures privatives de liberté.
§2 Les réactions de la société au phénomène criminel : la meilleure façon de punir
Face au phénomène criminel, la société a constamment imaginé des réactions. D'abord lourdes, disproportionnées et impersonnelles, les sanctions se sont progressivement perfectionnées. Devenues personnelles, équivalentes, intransitives et, plus tard, non corporelles, les peines sont devenues essentiellement financières et privatives de liberté. Ces dernières donnent lieu à des incarcérations. C'est là que se pose la principale question de mon développement, à savoir en quoi consiste exactement la peine d'emprisonnement. Où se situe l'élément actif de ce type de peine ? Se trouve-t-il dans la privation de liberté et l'exclusion de la société (A) ou dans l'incarcération et ses conditions (B) ?
A. L'exclusion de la vie sociale comme corps de la peine
Lorsqu'un individu commet une infraction, c'est-à-dire ne respecte pas les règles édictées par la société dans laquelle il vit, cela provoque une réaction de la part de cette dernière. L'une des sanctions les plus généralement prononcée, outre les sanction par ponction financière (de type amendes ou contraventions) sont les mesures dites « privatives de liberté. »
Ces sanctions ont pour but d'écarter le criminel de la société à laquelle il cause du tort. Il s'agit de protéger la société en excluant l'élément problématique. Mais en plus de mettre la société à l'abri, la peine se doit de prendre la forme d'une sanction. C'est-à-dire qu'il faut que le criminel soit punit. À cela la société n'a pas répondu en un bloc mais de façon différentes selon les obédiences politiques, selon les convictions.
Une des réponses a été de considérer que la sanction résidait dans la privation de liberté elle-même. Ainsi, les tenants de cette philosophie (dont je suis plus proche que de la seconde) pensent que le fait d'être privé de ses habitudes, coupé du reste du monde, tenu à l'écart de sa famille, dépourvu de vie sociale et professionnelle constitue en soit une sanction suffisante. En effet, le fait d'être mis au banc de la société entraine des conséquences parfois particulièrement importantes comme le chômage, l'éclatement de la sphère familiale etc...
En cela, l'emprisonnement constitue une punition et ne nécessite pas de peine supplémentaires. Le problème est que, d'une part ce point de vue n'est pas partagé par tout le monde et d'autre part la question se pose aujourd'hui d'une façon tout-à-fait différente. Car si la question est d'actualité en ce moment, c'est, comme je le disais plus haut, le débat sur l'état de délabrement de nos centres de détentions a été récemment relancé. Et cela car plusieurs détenus se sont suicidés en dénonçant les conditions d'incarcération difficilement supportables voire totalement inhumaines.
Mais comme à chaque fois que ce débat est relancé, certains s'empressent de proclamer que la société n'est pas là pour payer pour les criminels, que ces derniers ont mérité leur peine. En ce qui concerne le coût de l'emprisonnement et de la modernisation du système carcéral, j'invite ces personnes à réfléchir à ce que l'on paye : est-ce exclusivement la punition des criminels ou n'est-ce pas aussi en grande partie la mise en sécurité de la société. Autrement dit, la population paye-t-elle uniquement pour le criminel ou bien aussi un peu pour elle-même et sa tranquillité ?
B. L'incarcération comme mode de sanction direct
Ainsi, on a vu que certains, effrayés du fait de payer plus cher, considérant que la prison ne doit absolument pas offrir des conditions de vie qui soient ne serait-ce que semblables à celles des plus pauvres des français. C'est de là que vient la crainte : que quelqu'un vive aussi bien en prison que chez lui. Mais à cela j'ai envie de répondre plusieurs choses. D'une part, rares sont les personnes qui, dans la société civile libre, vivent aussi mal que les prisonniers, quoique l'on en dise. D'autre part, comment peut-on vivre aussi bien chez soi au milieu des siens que dans un centre de rétention coupé (même partiellement) du monde ? Si cela est aujourd'hui concevable alors il faut se demander comment des personnes peuvent en arriver à un degré tel de détresse. Enfin, si on s'en tient à la conception punitive de la prison en tant que telle, alors on en revient à la sanction par contrainte de corps, autrement dit aux châtiments corporels.
En effet, la sanction par contrainte de corps a disparu de notre pays définitivement depuis 1981 avec l'abolition, sous l'égide du socialiste Robert BADINTER de la peine de mort. Cela implique que tout recours à ce type de sanction constituerait un retour en arrière qu'il me semble juste de juger inquiétant.
Il en est de même pour tout ce qu'il s'agit de peine ayant pour élément actif l'atteinte au corps. Son maintient contre son gré ne l'est pas forcément s'il ne se fait pas dans des conditions d'insalubrité inacceptables. En revanche, quant à la castration chimique, admise dans certains pays, notamment au Canada, elle en est une, la peine de mort, la torture, les châtiments corporels (tels le fait de couper la main d'un voleur, de frapper quelqu'un jusqu'à expier ses méfaits...) aussi.
Lorsque l'on parle de torture, de mauvais traitements volontaires, de châtiments corporels, alors la conscience nous dis que ces peines sont d'un autre âge. Lorsque l'on parle de la peine de mort, déjà certains sauraient, et cela est véritablement inquiétant, la justifier. Ne pensez-vous pas finalement que penser que la prison constitue en elle-même une sanction revient à dire la même chose ?
Pour vous donner clairement mon point de vue sur le sujet, je vous dirais que la prison doit être le lieu où s'exerce une sanction qui est celle de la privation de liberté, de l'éloignement de la sphère familiale, sociale et professionnelle et non pas une sanction supplémentaire à la première. Ne parle-t-on pas de mesures privatives de liberté pour parler des peines d'emprisonnement ? Tenons-nous en là et essayons d'être à la hauteur de nos ambitions de pays des droits de l'Homme.
jeudi 19 juin 2008
Le Sénat refuse l'inscription des langues régionales dans la Constitution
Le Sénat a eut la parole de raison. En effet, dans un précédent article j'argumentais contre l'inscription dans la Constitution de la reconnaissance des langues régionales. C'est donc avec plaisir que j'apprends que la Chambre haute du Parlement a voté en faveur de la suppression de la référence aux langues régionales. Voici la dépêche de l'Agence France Presse.
PARIS (AFP) — Le Sénat a refusé mercredi d'inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, revenant sur une disposition votée en ce sens par les députés en première lecture du projet de réforme des institutions.
Les sénateurs, par 216 voix contre 103, ont adopté, contre l'avis du gouvernement et de la commission des Lois, un amendement supprimant la référence aux langues régionales que les députés avaient ajoutée au texte initial.
La majorité UMP mais aussi les centristes, les communistes, les radicaux -dont l'ancien PS Michel Charasse- et quelques sénateurs PS, comme Robert Badinter ou Jean-Luc Mélenchon, ont voté la suppression. La majorité du PS, les Verts et quelques UMP ont en revanche voté contre.
Le 22 mai, l'Assemblée nationale avait décidé à la quasi-unanimité d'ajouter au premier article de la Constitution une phrase stipulant que "les langues régionales appartiennent au patrimoine" de la Nation.
L'Académie française, dans une démarche "extrêmement rare", a critiqué lundi la reconnaissance des langues régionales qui porte selon elle "atteinte à l'identité nationale". Elle a demandé le retrait de l'article.
mardi 17 juin 2008
Aujourd'hui, je n'ai pas choisi entre manger et conduire
Découvrez Les Enfoirés!
Pour ma part, je ressent aussi cette ponction à chaque fois que je fait le plein. "Heureusement", cette semaine, ma voiture m'a lâchée. N'ayant pu la prendre, je ne suis pas passé à la pompe (qui porte si bien son nom). Je n'ai donc pas eu à choisir entre faire le plein et faire mes courses. Ma liste était la suivante :
- Yaourts Natures
- Yaourts aux fruits
- Jus de fruits
- Sirop
- Eau
- Brioche (x2)
- Crudités
- Charcuterie
- Fruits
- Lait
- Déodorant
- Viande
- Biscuits
- Confiture
Comme bon nombre de français, je me suis rendu dans une grande surface de Hard-Discount allemande (L**d*). Et si je n'avais pas à faire le plein, pour la première fois cependant, au dos de ma liste de course et au fur et à mesure que je remplissais mon caddie, je tenais mes comptes. Oui, je faisais l'addition pour me limiter à 20€. Arrivé à la caisse, j'étais arrivé à la somme de 18€94 sans compter les pommes vendues au kilo.
Voilà mon ticket de caisse :
- Yaourts aromatisés x12 ..................... 1€45
- Steaks de Porc 400g ......................... 2€99
- Salade méli mélo ............................. 0€75
- Yaourts natures x6 ........................... 0€75
- Brioche tranchée ............................ 1€19
- Brioche tranchée ............................ 1€19
- Jus de pomme 1,5L ......................... 1€03
- Bâtonnets de surimi ......................... 1€71
- Gel douche homme .......................... 0€79
- Nectar orange ................................ 0€69
- Jambon supérieur 4tranches .............. 1€29
- Tranches de saucisses ...................... 1€09
- Biscuits ronds fourrés ...................... 0€75
- Déodorant homme ......................... 1€79 (j'ai remarqué que le déo pour homme est plus cher que le déo pour femme, peut-être parce que nous transpirons plus...)
- Pommes Canada grises vrac ............... 1€06 (ou 0€53 la pomme ; 0,606 kg x 1€75/kg)
- Pommes bicolores vrac ..................... 0€98 (ou 0€49 la pomme ; 0,550 kg x 1€79/kg)
- Lait 1/2 écrémé UHT 1L .................... 0€59
- Sirop de citron 1L ........................... 0€99
TOTAL : ......................................... 21€08
Voilà, globalement, je suis parvenu à mes fins : j'ai tout ce qu'il y avait sur ma liste voire même plus (gel douche, surimi) sauf l'eau, disponible au robinet... Tout cela pour une somme totale relativement proche du plafond fixé. Cependant, je l'ai dépassé car j'ai la chance d'avoir pu me le permettre. D'autres n'ont pas ma chance ! C'est en pensant à eux que je le dis : aujourd'hui, je mangerai à ma fin, aujourd'hui j'ai fais mes courses sans avoir encore à me restreindre. Aujourd'hui encore, je fais parti des privilégiés. Simplement parce que j'ai pu faire la totalité de mes courses alimentaires je fais parti des privilégiés ! Cela est en fait une honte. Où en sommes nous ? Je n'ai pas, à cette heure-ci de solution miracle, juste une pensée pour ceux qui ont du reposer des articles dans les rayons ou ceux qui n'ont pas pu remplir leur caddie à leur guise alors même qu'ils travaillent parfois... Une pensée affective et, puis-je le dire, compréhensive.
COURAGE !
samedi 14 juin 2008
La France n'est plus indivisible
AMENDEMENT N° 605 Rect.
présenté par
M. Warsmann, rapporteur
au nom de la commission des lois
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ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant :
L’article 1er de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Les langues régionales appartiennent à son patrimoine. ».
EXPOSÉ SOMMAIRE
Cet amendement propose de tenir compte du souhait d’inscrire dans la Constitution l’existence de langues régionales, qui a été exprimé par un grand nombre de parlementaires, notamment à l’occasion du récent débat qui a eu lieu à l’Assemblée nationale sur les langues régionales (séance publique du mercredi 7 mai 2008).
Il est proposé d’insérer la mention des langues régionales dans l’article 1er de la Constitution, qui a été complété par la révision Constitutionnelle du 28 mars 2003 afin de préciser que « son organisation est décentralisée ».
SOUS-AMENDEMENT N° 606
présenté par
M. Bayrou
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à l'amendement n° 605 de la commission des lois
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AVANT L'ARTICLE PREMIER
Après le mot :
« patrimoine »
rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 de cet amendement :
« de la Nation. La République les protège. ».
EXPOSÉ SOMMAIRE
Ce sous-amendement se justifie par son texte même.
La critique sommaire
Dans un premier temps, je souhaiterais exprimer mon désaccord quant au fait de faire inscrire en tête de notre Constitution l'appartenance des langues régionale à notre patrimoine national. Je crois d'abord qu'il est inutile de surcharger un texte censé définir le fonctionnement de nos institutions et les principes fondamentaux de notre droit positif français. Ensuite j'ai peur -et je suis tout à fait sérieux lorsque j'envisage cette facette du problème- que mettre ainsi en exergue cet élément distinctif de chaque région de France dans notre « texte fondateur » face passer au second plan le fameux « La République Française est [...] indivisible ».
En premier lieu donc, le fait que l'inscription de ce principe soit discutable. Les dépositaires de cette modification du texte -dont en outre monsieur Bayrou- n'ont certainement pas acqui que la priorité d'une Constitution ne réside pas dans la protection, certes tout à fait nécéssaire, des éléments du patrimoine linguistique de la France. En effet, sa fonction est avant tout de définir un mode de fonctionnement efficient pour nos institutions. Ensuite, le texte fondamental dont doit se munir chaque état et qui est la Constitution doit énoncer les principes fondamentaux du droit positif d'un pays. Ces deux fonctions représentent déjà un travail considérable pour les Constitutionnalistes et offre à ce texte un rôle prédominant. Il n'est pas nécéssaire me semble-t-il de l'alourdir de « choses dont le nécéssité n'apparait pas comme expresse et qui ne sauraient justifier de façon inébranlable leur présence ».
La France a cette fâcheuse tendance de légiférer pour légiférer. Un peu comme si le Parlement, à défaut d'avoir un réel pouvoir, se mettait à produire une somme considérable d'amendements pour (se) prouver qu'il existe. Et comme le dit Guy Carcassonne « il n'y a rien de plus terrifiant que le cri déchirant la nuit d'un ministre qui n'a pas eut sa loi [une loi à son nom ndlr] ! ».

Voilà donc ce que je ne souhaite pas, que la Constitution se voit flanquée d'une somme d'affirmations qui ne seraient finalement là que pour flatter tel ou tel lobbying régional, économique, corporatiste ou que sais-je encore. Si je ne le veux pas c'est simplement parce que je considère que la Constitution, dans sa rédaction n'est pas là pour plaire aux technocrates, n'est pas là pour se farder d'un intellectualisme inutile. Bien sûr que les mots ont leur importance et qu'il ne faudrait pas sous estimer leur rôle, primordial en de pareilles circonstances. Seulement, utilisons les bons mots au bon endroit, mais n'utilisons que les mots nécéssaires et n'allons pas plus loin. L'enjeux est que chacun puisse lire le texte fondamental. Car nul, souvenez-vous, n'est censé ignorer la loi. Et au delà de ça, rappellez-vous de l'une des significations du NON des français au référendum de 2005 sur le traité établissant justement une Constitution pour l'Europe. Ils l'avaient trouvé « illisible ». Une fois encore, le mot a toute son importance : ils se sont trouvé face à un texte qui, de par sa précision et par sa rédaction leur était inaccessible...
Voilà donc qui nous pousserait plutôt à s'en tenir au strict nécéssaire, ce qui finalement est déjà un immense défi.
Poursuivons sur la nature textuelle du problème. Inscrire dans l'article premier de la Constitution de la Vè République que « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation. La République les protège. » pose plusieurs problèmes.
D'abord c'est s'aventurer sur le terrain dangereux des caractéristiques et au delà des particularismes régionaux. Or on sait combien les vélléïtés d'indépendances peuvent être fortes en France, notamment de la part des régions périphériques qui justement sont les premières visées par de telles dispositions. Je crois qu'avancer un peu plus dans la reconnaissance de « caractéristiques propres à chacunes d'entre elles » pourrait nous contraindre à terme à affronter le développement du conrant de pensée autonomiste qui aurait de plus en plus d'argument. Ne leur donnons pas plus de légitimité qu'ils n'en ont déjà !
Ensuite, il y a une phrase dans la Constitution qui affirme que la République française est indivisible. C'est justement un point fondamental que la Constitution se doit de préciser. C'est ce genre de choses qui doivent être inscrites dans la Constitution parce qu'elles sont d'une envergure particulière. Pour en revenir au débat (presque sémantique, j'en convient) il me semble que le caractère indivisible de la Nation française soit incompatible avec l'inscription dans son texte fondamental de particularismes géographiques diverses. Ils sont certainements très importants à préserver culturellement et je ne remet pas en cause leur existence ou leur valeur. Simplement j'exprime ma conviction selon laquelle leur inscription dans la Constitution n'est pas une chose qui soit utile ou souhaitable.
On précise déjà depuis 2003 que l'organisation de la République française est décentralisée, pourquoi rajouter que certaines régions de France ont une partilarité linguistique ? Et, dans cette optique, pourquoi ne pas inscrire que « Les paysage des régions de France, dans leur pluralité et leur diversité appartiennent au patrimoine de la Nation. La République les protèges. » ? Et puis les caractéristiques architecturales ne devraient-elles pas apparaître aussi dans la Constitution de telle sorte que l'on soit bien sûr de les préserver de toute atteinte malveillante ?
Les langues réginales sont sans aucun doute une richesse culturelle immense. Simplement, je ne crois pas qu'il soit du ressort de la Constitution de défendre cette richesse, comme il n'appartient pas à la constitution de défendre les joyaux d'architecture qui se trouvent dans notre beau pays ou toutes les espèces animales qui sont tragiquement en voie de disparition. Il y a les bâtiments de France, la SPA, WWF... On pourrait aisément imaginer un organisme chergé d'organiser la défense et la promotion des langues régionales. Il faut faire la part des choses et laisser la Constitution jouer pleinement son rôle, et seulement son premier rôle.
jeudi 29 mai 2008
Vers un 23ème député ?
Le candidat Nouveau Centre Raymond Durand est en ballottage favorable à l'issue du premier tour de la législative partielle, organisée dimanche 25 mai 2008 dans la 11e circonscription du Rhône (Condrieu), pour remplacer Georges Fenech (UMP), invalidé par le Conseil constitutionnel.
Raymond Durand, suppléant de Georges Fenech lors des législatives de 2007 et vice-président du conseil général du Rhône, mais également délégué départemental du Nouveau Centre dans le Rhône, a recueilli 41,78% des suffrages, loin devant le candidat socialiste Jean-François Gagneur (23,29%).
Rien n´est donc joué pour le second tour qui aura lieu le 1er juin où chacun tentera de mobiliser les abstentionnistes du premier tour. De plus, il faut relever que si l'avance du Nouveau Centre Raymond Durand sur le candidat socialiste est grande (18 points 1/2), ce dernier bénéficiera certainement d'un bon report des voix du candidat communiste au second tour. Martial Passi a en effet rassemblé 15,39% des voix au premier tour, un score qui le place en troisième position.
lundi 19 mai 2008
La taurine est de retour !
J'ai appris en lisant la Figaro de ce week-end que Christine Lagarde, ministre de l'économie et des finances avait autorisé la distribution en France de la célèbre boisson énergisante « RedBull ». Je ne vous parle pas de la version adaptée spécial législation française mais bien la version originale à la taurine. Celle-là même qui a longtemps été mise en cause pour sa dangerosité. Ou plutôt, et cela change tout, pour ses supposés méfaits pour la santé.Sous prétexte que la boisson est autorisée dans 25 pays sur 27 dans l'Union Européenne, le gouvernement n'a pas souhaité maintenir son interdiction. Avançant que la boisson n'avait pas d'effets nocifs ou du moins que ceux-ci n'étaient pas prouvés par des enquêtes aux résultats probants.
J'aimerai faire quelques remarques à ce sujet. D'abord, je ne comprend pas pourquoi cette question de santé publique a été tranchée par Christine Lagarde, ministre de l'économie (l'ère est aux économies en matières de santé mais quand-même !). Ensuite, est-ce parce que les effets nocifs ne sont pas tout à fait prouvés ou parce que la société RedBull avait intenté un procès que l'on a renoncé à interdire l boisson énergisante ? Enfin, les effets nocifs n'ont pas été prouvés mais l'on prend quand-même de grandes précautions comme le fait de déconseiller la boisson aux femmes enceintes et aux enfants, ainsi que la consommation de plus de deux cannettes par jour...
Finalement, le gouvernement a cédé aux lobbying, cela n'est pas une honte en ce sens que tous les gouvernements sont soumis et cèdenht à un moment où à un autre à cette pression. Seulement, il est regrettable qu'une fois de plus, les autorités publiques soient contraintes d'adopter un comportement plus purgatif aue préventif. Aussi, je souhaite que notre pays se dote d'une législation claire et précise en ce qui concerne ces boissons énergisantes (et à toutes les boissons alcoolisées hyper-sucrées). Elles sont attractives pour les plus jeunes et ne sont pas moins nocives. Car si nous avons une législation quant à l'alcool, quant aux médicaments, quant au tabac, aux drogues, aucune n'encadre la production, la distribution ou la consommation de ces boissons énergisantes.
mardi 29 avril 2008
Souvenirs attentions danger.
mercredi 9 avril 2008
Nous sommes des victimes responsables !
La partie concernant le social, c'est Valérie Létard, la partie économique, c'est Chrisitan Saint Étienne (cf. l'excellent "La troisième voie et François Bayrou, le texte fondateur" chez scali)... Je ne vais pas tous les citer et ceux-ci ne sont que des exemples. Bourlanges me revient pour partie du programme concernant la politique européenne.
Tout cela pour dire que la plupart des rédacteurs du programme de Bayrou en 2007 ne sont plus au MoDem, voire sont au Nouveau Centre... On ne copie pas, on prend légitimement ce qui est à nous.
Pour ce qui est de la réélection des députés, rien n'était assuré... Et ce n'est pas l'unique raison pour laquelle la cassure a eut lieu. Cela vient d'un désaccord stratégique majeur. Ils n'adhéraient pas et ne croyaient pas à la stratégie de François Bayrou et n'avaient donc aucune raison de le suivre. En somme, leur but n'était pas de la voir fonctionner.
Pour finir, la situation du centre. Si tu as lu Thierry Cornillet, tu dois savoir que la perte d'influence du centre sur la politique française a déjà plus de 10 ans... Elle a commencé avec Bayrou ! La situation actuelle est le fruit d'une politique de destruction consciencieuse de l'UDF depuis 1996.
Ses ex-ami sont des victimes responsables... Victimes de la destruction programmée de leur partie et de leur fidélité à Bayrou (ils étaient de ces "bédoins"). Et responsable en ce sens qu'ils étaient cadre du parti et ont donc participé aux choix qui nous on conduit ici...
mardi 8 avril 2008
MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE

Pourquoi en sommes-nous là ?
L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus
[1] en 1997 avec les départs de Républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
[2] en 2002 après la création de l’UMP
[3] en 2007 avec la création du Nouveau Centre
[4] en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.
10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique
La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.
Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.
François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.
En 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.
Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.
Hélas, ce n’est pas vrai!
François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par l’addition d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.
C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents
N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).
Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%
Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%
Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).
C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.
Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.
Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »
Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »
« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.
Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti. Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.
Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.
Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.
Nous demandons donc :
Un retour à la lucidité
C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.
Une morale d’honnêteté politique
Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous. Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près. Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?
La fin des légendes
Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles
Celle de l’indépendance du Centre
Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir. L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ».
Celle de la construction d’un parti nouveau
« nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » ….
En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.
Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste !) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », ne sont que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance.
Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.
Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable. On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère. Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.
L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente.
Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte. Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle. Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.
Un partenariat actif pour ces réformes
Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.
La renaissance de l’UDF
Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres. Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.
La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression
au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).
L’ouverture immédiate de discussions
par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné. Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.
Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.
C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :
Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar
Soit par message courriel à :
lesamisdeludf@live.fr
Le Nouveau Centre en deuil
"Le passage de la flamme étant un moment hautement symbolique, il nous paraît important de faire observer à la représentation nationale française, à cette occasion, une minute de silence à l’ouverture de la séance publique de 15h du mardi 8 avril."
En effet, nombreuses ont été les personnalités à s’élever contre la vague de répression qui a touché le Tibet et les atteintes répétées de la Chine au respect des droits de l’Homme ; la dernière en date étant l’arrestation de l’opposant chinois Hu Jia.
Bien que le boycott des Jeux Olympiques ne soit pas une solution envisagée pour faire part à la Chine de le volonté du parti centriste de la voir s’acheminer vers la démocratie ; le Groupe Nouveau Centre souhaite néanmoins que notre Parlement se fasse porte-parole de la défense de la démocratie et des libertés.
"Cette minute de silence, hautement symbolique du deuil des victimes de la répression et du bâillonnement de la presse et de l’opposition politique, sera l’occasion donnée aux députés de rappeler leur attachement aux valeurs universelles des droits de l’Homme et leur soutien aux victimes du régime chinois."
Aussi pourrait-on profiter du débat pour faire part de notre indignation quant au comportement des CRS envers les journalistes et dire combien nous comprenons la déception des sportifs qui avaient été désignés pour porter la flamme olympique.
Voilà pour ceux qui n'étaient pas convaincu de la violence qui a fait rage dans les rues de Paris hier :
lundi 7 avril 2008
Le France se met (un peu trop) à l'heure chinoise

En effet, un journaliste de France 2 a perdu connaissance après avoir été lourdement frappé à la tête et à l'épaule par un CRS. Des CRS qui ont même été sans ménagement à l'égard d'un journaliste en le gratifiant d'un magistral coup de pied au visage.
Pour ce qui est des drapeaux Tibétains, l'ordre était clair : les arracher ! Censure ? On ne voulait pas froisser les représentants chinois. Alors on a fait ce qu'il font chez eux, on a interdit les signes et symboles tibétains. On a frappé les manifestants, on a été audieux avec la cause du Dalaï-Lama.
Les remerciements d'une telle soumission ? La délégation chinoise a éteint la flemme olympique au nez et à la barbe de David Douillet, négligeant les visiteurs venu observer le parcours de la flamme. De même, les représentants diplomatiques chinois ont annulé purement et simplement la cérémonie devant l'hôtel de ville de Paris, sans respect pour les visiteurs une fois de plus.
Le passage de la flamme fut un fiasco ! mais que l'on ne vienne pas me dire que c'est de la faute de la France, irresponsable et irrespectueuse... On aura tout fait, même ridiculisé RSF et son représentant ! Non ! Le CIO a décidé il y a 7 ans de donner les jeux à Pekin, ils savaient ! La Chine se retrouve face a sa politique unilatérale. Bercée d'illusion, le réveil sera dure pour elle... Les chinois quant à eux, n'ont toujours pas le droit à voir la vérité, bien gardée par la NOMENKLATURA de République Populaire de Chine !
dimanche 6 avril 2008
Et si l'UDF ressuscitait ?


Faire revivre l'UDF... Décidément, tout le monde s'y met ! Au Nouveau Centre, c'est le crédo, Thierry Benoît a déjà refusé de s'afficher à l'Assemblée Nationale sous une autre étiquette et maintenant, Jean Arthuis veut aussi ressusciter le parti créé par Poiniatowski en 1978... On aurait gagné du temps à ne pas la faire disparaitre finalement...
Ah ! Mais au fait, comme l'a si gentillement fait remarqué monsieur Arthuis, l'UDF existe encore... Au sein du MoDem, sous la Présidence de, je vous le donne en mille, monsieur François Bayrou. Le même qui fut élu en 1998 et qui a été prolongé jusqu'en 2010, tout comme l'existence juridique et patrimoniale de notre chère et tendre UDF ! Cloclo, tu entends ? L'UDF n'attend que nous !
Il doit être décidé en 2010 de son avenir. Pour Arthuis, pas question d'attendre jusque là, l'UDF doit vivre ! Elle doit même revivre indépendamment de la formation post-électorale qu'est le MoDem (un peu comme lui qui voudrait bien revivre indépendamment de François 1er dit "le démocrate"). C'est pourquoi il a demandé la réunion rapide de la direction du parti historique, essuyant le refus obstiné de François Bayrou.
Tout cela n'est donc pas gagné. Et ce que l'on peut surtout relever de cette nouvelle défection dans les rangs bayrouistes, c'est que le centre est plus éclaté et divisé que jamais, et que plutôt que de servir, dans l'immédiat du moins, l'audibilité de notre famille, ce départ en fanfare rajoute à la cacophonie...
Alors qu'aujourd'hui, selon un sondage Figaro.fr (vive la fiabilité mais bon) 86% des français ne croient plus en l'avenir du MoDem, que va-t-il advenir de la famille centriste ?
Le Centre est enfin uni en un parti !

Sous l'initiative de Jérôme Charré, jeune militant MoDem, le nouveau parti a été fondé au début de ce mois d'avril dans un élan de joie et de rires. Le Parti Radical-Démocrate (PaRaDem) dont la philosophie de rassemblement est résumée dans le slogan : «Ni à gauche, ni à droite, ni ici, ni là, ailleurs, nulle part et donc partout». Le ParaDem veut réunir tous les centristes et, pour ne pas en oublier (parce qu'ils se sont vraiment éparpillés) , ils lancent leur appel du l'UMP au PS en passant par toutes les formations intermédiaires et en allant jusqu'aux verts.
Il s'agit bien entendu d'un poisson d'avril lancé sur le net. Son retentissement (78 membres sur Facebook et un article sur le site de marianne) est révélateur de plusieurs choses : le questionnement et l'étonnement général que suscite la stratégie de François Bayrou et du MoDem d'une part, et le ras-le-bol des militants centristes, notamment des jeunes qui, de leur formations respectives, dénoncent la division de la famille centriste.
Allez, assez parlé, visitez le site (blog) du PaRaDem http://paradem.hautetfort.com et rejoignez, si vous le voulez, leur groupe sur facebook...

jeudi 3 avril 2008
Changement de Programme, et de candidats !
Le Comité exécutif du Nouveau Centre réuni le 1er avril au siège national à Paris, a arrêté les dates du Congrès fondateur du Nouveau Centre qui se déroulera les 16 et 17 mai prochains à Nîmes. Non, non ! Ce n'est pas un poisson d'avril ! C'est bien les 16 et 17 mai à Nîmes et non plus les 24 et 25 à Marseille ! Au moins, c'est toujours dans le sud...Lors de ce Congrès fondateur les militants du Nouveau Centre à jour de cotisation au 23 mars 2008 (je le suis mais je n'ai toujours pas reçu ma carte...) éliront au suffrage universel direct le Président du parti.
Deux candidats se présentent à la Présidence du Nouveau Centre : Hervé Morin et... Mireille Benedetti ! Non mais je vous jure, exit Lagarde bonjour Benedetti (enchanté, qui êtes-vous ? Je n'ai pas eu l'occasion de lire quoi que ce soit sur vous en parcourant la blogosphère néocentriste...).
"Le Comité exécutif s’est félicité à l’unanimité de ces deux candidats dont l’engagement au sein du parti est connu de tous (la phrase est une originale directement importée du site du parti...), ainsi que
d’un accord entre Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Au terme de cet accord Jean-Christophe Lagarde soutient la candidature d’Hervé Morin à la Présidence du Nouveau Centre et devrait être nommé Président exécutif notamment en charge de la stratégie et du développement."
C'est donc ça, ils ont trouvé un arrangement... Et comme il fallait quelqu'un pour affronter le "président terrible du Nouveau Centre, alors on a été cherché Benede qui ? Ah oui, Benedetti.
"Au lendemain d’élections locales, où le Nouveau Centre s’est réimplanté avec 2500 élus locaux, l’heure est au débat, à la cohésion, au travail d’équipe pour reconstruire le grand parti du centre et du centre-droit. C’est avec cet esprit d’équipe que le Comité exécutif a souhaité aborder la préparation du Congrès fondateur au cours duquel le nouveau Président désignera le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints, ainsi que les principales responsabilités au sein du parti."
Bon d'accord ! Pfff... Je n'appellerai pas officiellement à voter pour Benedetti, que je respecte pour avoir, de ce fait, fait des recherches approfondies sur elles. Mais entre Morin et Lagarde, mon choix était presque fait.
Je suis tout de même déçus de voir se dérouler au sommet ce que je soupçonne comme étant un "faux duel". La vitrine démocratique sans doute... Monsieur Hervé Morin joue cependant certainement beaucoup moins gros, Jean-Christophe Lagarde étant quoi qu'il en soit, le challenger le plus dangereux...
Yvan Lachaud
Délégué national du Nouveau Centre
En charge de la coordination
Pour toi Marion, on va pouvoir voter lors du Congrès ou par correspondance !
mardi 1 avril 2008
Ma raison d'être

Le diffusion de se programme se fait dans le cadre du Sidaction 2008 (Vous pouvez d'ailleurs encore faire vos dons sur le site http://www.sidaction.org ou en appelant le 110 jusqu'au 10 avril prochain) et traite bien entendu de ce thème : le drame d'une génération fauchée par la maladie d'amour.
Chronique sans faille de la société vue par ceux qui ont eu 20 ans en 1981, ce téléfilm est marquant de vérité. Chronique politique, historique et sociale, la fresque d'une époque ou le monde, changeant dans ses moindres détails, a du faire face à l'arrivée de la pandémie de Sida. Sur fond d'affaire du sang contaminé, les caméras suivent deux jeunes hommes, un homo et un hétéro, incarnés pas Nicolas Gob (photo) et Michael Cohen.
Doublement récompensé au festival de Luchon, cette fresque parfaite réalisée par Renaud Bertrand (qui avait déjà réalisé le très bon Clara Sheller) mérite amplement ces reconnaissances. Le devoir de mémoire et de citoyenneté est réussit. Du coup, les critiques suivent positivement...
- Télérama : "Presque trente ans vus à travers les yeux du fils, Nicolas, conseiller politique homosexuel, qui va vivre de plein fouet l’arrivée du sida en France : les ravages de la maladie au sein de la communauté gay, l’inertie coupable des pouvoirs publics, le scandale du sang contaminé... Autant d’événements tragiques qui constituent l’arrière-plan de la fresque, écrite par les scénaristes Véronique Lecharpy et Pascal Fontanille (déjà aux commandes du formidable Un amour à taire)."
- Télé 7 jours : "A la veille du Sidaction, une passionnante et bouleversante saga familiale. Renaud Bertrand (« Clara Sheller ») retrace, sur presque trois décennies, l’histoire, restituée dans son contexte politique et social, d’une génération profondément marquée par l’apparition du sida. Michael Cohen et Nicolas Gob, ont tous deux reçu, à juste titre, le Prix d’interprétation masculine à Luchon."
Synopsis désormais : Bruno, Isabelle et Nicolas ont 20 ans en 1981. C'est le temps des grandes espérances et de leurs premières histoires d'amour. Mais c’est aussi le temps du SIDA. Bruno aime Isabelle, la sœur de Nicolas. Nicolas, lui, aime Bruno. Sa raison d’être est l’histoire de leur relation aux frontières de l’amour et de l’amitié. Autour d’eux il y a leurs familles, leurs amis et entre eux, Jeremy, l’enfant d’Isabelle qu’ils décident d’élever ensemble. A travers leurs rêves et leurs combats, c’est le portrait sur vingt ans d’une génération bousculée qui doit réinventer l’amour pour triompher de la mort.
lundi 31 mars 2008
Jean-Christophe Lagarde mobilisé contre les franchises médicales

Alors, que le Gouvernement présente cette décision comme un moyen de résorber le déficit de la Sécurité sociale, Jean-Christophe LAGARDE estime que ce projet n'aboutira pas à l'effet escompté et qu'il vient de plus frapper les français sans aucune distinction de revenu, ce qui va naturellement à l'encontre de toute idée de justice sociale. Aussi dès la 1ère séance de questions au gouvernement le 2 octobre 2007, le Député a interpelé Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, sur ce sujet. Toutefois, devant la détermination du Gouvernement, Jean-Christophe LAGARDE a décidé avec son groupe parlementaire du Nouveau Centre, de déposer un amendement visant à supprimer les franchises lors du débat sur projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Malgré de vives discussions sur ce sujet, cet amendement n'a pas été voté. Aussi, afin de limiter les conséquences de cette décision, le Député est également intervenu afin d'une part, de permettre le remboursement de cette franchise par les mutuelles et d'en exonérer au minimum les personnes touchées par des maladies de longue durée comme le cancer et d'autre part, de moduler le montant de la franchise en fonction du prix de la boîte de médicament afin notamment d'éviter le quasi-déremboursement de certains médicaments comme les médicaments homéopathiques dont le prix n'excède que très rarement les 2 euros.
Malgré tout, le Gouvernement et la majorité des députés de l'UMP, ont rejeté l'ensemble de ces propositions. Aussi, face à l'intransigeance de la Ministre de la santé, Jean-Christophe LAGARDE a décidé de ne pas voter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
La Banderole de la Honte

On ne peut que se féliciter de la réaction rapide du Président de la République, qui a immédiatement exigé le retrait de cette banderole. Mais on ne peut s'en contenter. Rien n'y fait: les opérations de sensibilisation auxquelles les joueurs participent de manière unanime, les évènements organisés contre le racisme et la violence dans les stades, les inscriptions sur les maillots des joueurs. Rien.
Faire rejouer le match, accorder la victoire à Lens, de la même manière que retirer un point au FC Metz sont des mesures qui cherchent à toucher les spectateurs de manière symbolique, mais qui ne s'appliquent pas directement aux fauteurs de troubles. Et c'est bien là leur faiblesse.
Le temps de la prévention et de l'éducation doit désormais laisser la place à celui de la sanction. Il y a tout ce qu'il faut de caméras et de vidéos dans un stade pour repérer ceux qui jettent des briquets sur les joueurs ou des canettes sur les arbitres. Les auteurs de cris de singe et autres insultes peuvent être eux aussi parfaitement identifiés. Et en cas de besoin, on peut parfaitement renforcer ces moyens de surveillance.
A la sortie du stade, il suffit de les interpeler, un par un, et d'appliquer les lois qui existent, avec la plus grande fermeté. Les britanniques, qui étaient connus, il y a quelques années, pour avoir le public le plus violent d'Europe, ont réussi à nettoyer leurs stades. Il n'y a pas de raison pour que nous n'y parvenions pas. Mais il va falloir montrer beaucoup plus de volonté politique.
Vincent Perrier-Trudov - Président des Jeunes Centristes Nord-Pas-de-Calais
vendredi 28 mars 2008
jeudi 27 mars 2008
Prémice d'une union des centres au MoDem ?
Pas question de crier «haro sur le Bayrou» pendant la réunion du bureau exécutif du Modem, qui s’est tenue hier soir au siège du parti, à Paris. Le mot d’ordre avait été lancé la veille par le dernier carré des fidèles du député des Pyrénées-Atlantiques. Il a aussi été repris par les plus critiques, malgré les revers électoraux du Modem aux municipales et la défaite de son leader à Pau. «Comme d’habitude, quelques-uns vont faire "bouh-bouh" puis les choses vont se tasser très vite», ironise Jean-Luc Bennahmias, habitué à des prises de bec politiques autrement plus vives chez les Verts, son ancienne formation.
«Il y a aujourd’hui besoin d’un centre réunissant tous les centristes, de droite comme de gauche», précise le sénateur et président du conseil général du Rhône, Michel Mercier. Ce fidèle de François Bayrou, trésorier du Modem, réclame «une stratégie d’alliance claire et pas au coup par coup, comme cela s’est passé pendant les municipales, dans une sorte de tohu-bohu généralisé». Ce pilier de la maison Bayrou prône également un rapprochement avec les députés du Nouveau Centre, qui regroupe les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, pour un travail parlementaire commun qui pourrait se concrétiser lors du débat sur les institutions. «La question de fond qui nous est posée, résume Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, est de savoir si l’on veut un centre indépendant ou non, et avec quelles alliances.»
Seul Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, rêve d’un retour aux heures bénies de la défunte UDF, mise en sommeil pour trois ans lors du congrès fondateur du Modem, fin 2007. Il propose de réunir le comité directeur de l’ancienne formation giscardienne pour rassembler la famille centriste plus éparpillée que jamais. Jean Arthuis ne se voit pas «rester dans un mouvement à ce point désorganisé et erratique. Les seules villes gagnées par le Modem l’ont été grâce à des alliances passées avec la droite». Mais il pense, comme d’autres, que l’avenir du centre passe par un rapprochement avec le Nouveau Centre, qui tiendra son congrès fondateur en mai, à Marseille.
On peut donc remarquer deux choses : le MoDem ne se divise pas (mais vu le nombre qu'il reste, ils ne peuvent être que d'accord entre eux), et est favorable à un rapprochement avec les centristes de la majorité rassemblés au Nouveau Centre. De plus, les points communs entre le MoDem et le Nouveau Centre se multiplient :
1. les programmes sont semblables (chacun ayant reporté le programme de l'UDF, le Nouveau Centre se justifiant par l'appartenance à ce mouvement de la plupart des rédacteur de ce dernier et le MoDem revendiquant la possession de la structure juridique de l'UDF),
2. les deux formations regrettent l'UDF (en même temps, si les résultats de chacun sont relativement encourageant pour de jeunes formations, les deux ajoutées n'arrivent pas au niveau de la défunte et regrettée Union pour la Démocratie Française),
3. les deux partis ont intérêt à faire front commun pour négocier la réforme des institutions et obtenir l'insertion d'une dose de proportionnelle,
4. les militants, d'un côté comme de l'autre, souhaitent un rassemblement des centristes.
Maintenant, il faut savoir comment chacune des deux formation va engager se rapprochement et amorcer un dialogue après s'être déchiré pendant une année durant. Aussi, les conditions de ce rapprochement sont encore inconnues, tout comme la forme que prendra ce dernier. Dialogue, coopération, union parlementaire (qui supposerai, ou l'entrée du MoDem dans la majorité, ou la sortie du Nouveau Centre de celle-ci, deux hypothèses peu probables), collaboration dans la formation d'un programme, alliance électorale ? Dans quelles conditions ? Parité, prises des décisions au prorata du nombre de militants, de députés ? Qu'en pense le Nouveau Centre ? Autant de questions qui restent pour le moment en suspend.
Pour ma part, je pense qu'il faut renouer le dialogue progressivement, et pourquoi pas, viser à la résurrection de l'UDF qui n'est suspendu, rappelons-le, que pour tois ans. C'est en tout cas un espoir d'union des centres et une chance qu'il faut saisir. Ma question est : que fait-on pour 2012 ?

