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vendredi 13 juin 2008

Et si ce non voulait dire oui ?


L'Irlande vient de rejeter le Traité de Lisbonne par référendum. Ce « non » intervient alors que 18 pays ont ratifiés ce traité voulu par Nicolas Sarkozy et soutenu par Angela Merkel. On pourrait croire à un simple non à L'Europe, à une volonté de stopper la construction de ce rêve qu'est l'Union Européenne. Mais comme vous le savez, j'aime lire entre les lignes de l'actualité. Aussi je veux y voir au contraire une volonté d'un supplément d'europe ! Comme une manière d'exprimer le refus de cette constitution réduite...


« Pour les européens c’est un moment de tristesse, et pour moi, suite à l’élan européen né du Traité de Lisbonne une grande déception. » affirme Hervé Morin qui ajoute que « le "non" Irlandais ne saurait nous amener à une dégradation de notre ambition européenne, mais nous invite au contraire à continuer [...] Il est une exigence à plus d’Europe et une invitation à construire l’Europe que veulent les citoyens européens. » Cet optimisme je le partage volontiers !


François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale estime pour sa part que « c’est un coup dur pour la construction européenne, mais il faut continuer ».


Monsieur Morin rappel par ailleurs que « nous, centristes, sommes les héritiers de la tradition européenne, libérale et démocrate chrétienne » insistant ainsi sur le fait que le Nouveau Centre soit l'héritier direct de l'UDF, parti historiquement pro-européen.


Et si nous sommes si préoccupé par la question européenne c'est parce que nous sommes tout à fait conscient que malgré les constitutions et les institutions nationales en place, nous perdons de jours en jours non seulement du poids à l'échelle mondiale mais aussi, et c'est plus grave, notre marge de manœuvre relative à l'action politique à visée interne. Autrement dit, la conjoncture européenne comme les conjonctures nationales sont par essence tributaires de la conjoncture mondiale. Aussi, si nous voulons un tant soit peu pouvoir agir pour interférer dans cette logique, nous devons disposer d'outils solides. Ces outils ne sauraient exister à l'échelle nationale, nous devons donc les inventer à l'échelle européenne.


Le président du Nouveau Centre affirme à cet effet que « plus que jamais, alors que se constituent de très grandes puissances, Etats-Unis, Chine, Inde ou Brésil, nous affirmons que les nations européennes ne pourront rien sans l’Union. [...] Plus que jamais, notre Union doit relancer l’esprit de conquête sans lequel nous n’aurions plus de destin. » Voilà donc ce qu'il nous faut : retrouver l'esprit de conquête. Celui qui nous a fait imaginer l'impossible il y a 50 ans, à savoir que des nations alors récemment belligérantes allaient bâtir un avenir commun et pacifique. Nous l'avons fait, lançons-nous alors de nouveaux défis européens !


Tout en « enregistrant le choix d'une majorité d'irlandais, » Hervé Morin appel l'ensemble des partenaires européens à « respecter celui des 18 pays ayant déjà ratifié le Traité de Lisbonne. » Je pense pour ma part qu'il serait en effet sage de ne pas détruire le travail réalisé jusque là, à la fois pour ne pas revenir au stade de 2005 (à la suite des non français et néerlandais) mais aussi pour ne pas faire preuve de mépris pour les peuples des nations ayant fait le choix d'adopter le « mini-traité ».


Pour finir, tout comme monsieur Sauvadet, je m’interroge sur la responsabilité de la gauche française lors du rejet de la révision constitutionnelle du 29 mai 2005. Le Non de la France a été un très mauvais signal pour les peuples européens. Ce rejet a un instauré un climat de doute et d’hostilité. C’est ce climat qui handicape encore aujourd’hui la poursuite de la construction européenne. Espérons que la présidence Française de l'Union Européenne saura rétablir le dialogue et redéfinir de façon claire les objectifs de notre beau projet.


Voilà donc ce que j'en pense. Pour vaincre le pessimisme, montrons-nous les plus optimistes possible ! Montrons leur que nous avons cette rage d'Europe qui nous anime ! Pour l'heure, Paris et Berlin ont d'ores et déjà appelé à la poursuite du processus face à tous ceux qui affirment que le traité est mort.

samedi 17 mai 2008

Un congrès, des résultats !


Le Nouveau Centre a tenu son congrès fondateur ce week-end à de Nîmes. Ce fût l'occasion de faire la preuve de notre existance et d'attirer un peu l'attention des médias. Mais ce fût aussi l'occasion de procéder à l'élection du Président du Parti et d'annoncer une nouvelle bienvenue : la première grande victoire du Nouveau Centre au sein de la majorité présidentielle. Cependant, ce ne fût pas l'occasion de parler de rassemblement ou de rapprochement des centristes ni de changer de nom... Explications.
Le Nouveau Centre s'est créé dans l'urgence et la précipitation. C'est un fait. Mais que l'on ne vienne pas me dire que cela est l'entière faute de François Bayrou et de son ambition. D'une part, sa volonté de créer un nouveau grand parti démocrate était connu (je me revois le lire dans un grand quotidien, assis à une table au CDI du lycée Jean-Zay de Jarny avant même le premier tour...). Ensuite, son changement de position a été entamé il y a déjà longtemps. En effet, depuis 1996, il n'a eut de cesse d'exprimer à qui voulais l'entendre ses véléités d'indépendance par rapport à la droite. Cette tactique c'était déjà soldée par un échec en ce sens que l'UDF n'avait cessé de perdre de l'influence sous la présidence de cet ambitieux petit bonhomme du Béarn, passant de 215 députés en 1993 à 29 avant la présidentielle de 2007.
Je ne croirais donc pas ceux qui me diraient que ce parti a été créé sur un coin de table parce que les fidèles avaient été pris de court. Il me semble plutôt qu'ils avaient voulu croire à une victoire centriste qui n'est jamais arrivée et qu'ils ont eut l'intelligence d'attendre la fin de la campagne pour se déchirer (ce qui ne fût pas le cas des socialistes). Aussi, je n'apprécie guère cette façon qu'on les dirigeants de notre parti de présenter les causes de la précipitation dans laquelle s'est créée notre formation politique. Je voulais simplement faire cette remarque préalable.
Je disais donc que ce congrès fondateur fût l'occasion d'élir le Président du parti. Deux candidats étaient en lice : Mireille Benedetti, candidate de la base (que je soutenais) et Hervé Morin, fondateur et instigateur de la stratégie d'alliance à la majorité gouvernementale acquise par l'UMP sarkozyste. Les résultats de ce scrutin ont été annoncé aux alentours de 16 heures cette après-midi :
  • Hervé MORIN (ministre de la Défense) : 87%
  • Mireille BENEDETTI (adjointe au maire de La Ciota) : 13%

Je tiens à rappeler que Jean-Christophe Lagarde avait songé se présenté mais qu'il y avait renoncé après s'être vu proposé le poste de n°2 (président de l'exécutif). Il me semble qu'il est une valeur sûr de notre parti. Ensuite, je tiens à féliciter madame Benedetti du score honorable qu'elle a recueuillit dans un contexte qui ne lui était pas favorable. Enfin, je souhaite exprimer ma satisfaction quant aux premiers pas de président reconduit de monsieur Morin qui a sut faire preuve des qualité de communicant dont le Nouveau Centre a besoin.

J'ai ensuite affirmé que ce congrès avait été l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Celle que je tiens à relayer ce soir est celle de l'incription dans la Constitution de la règle d'or de l'équilibre des finances publiques. Désormais, un gouvernement ne pourra plus présenter un budget en déséquilibre (en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement me semble-t-il). C'est une révolution et une grande victoire pour le Nouveau Centre. C'est aussi une belle preuve de l'efficience de notre démarche de participation à la majorité et un succès pour notre "stratégie d'alliance." Une fois de plus, c'est l'histoire qui l'emporte sur l'ambition personnelle d'un homme. Les méthodes de travail éprouvées par le centre depuis près d'un demi-siècle en France ont encore fait leurs preuves. On ne peut pas en dire autant de la stratégie du MoDem...

Seulement, j'ai appris avec tristesse que cette victoire s'était soldée au prix d'un renoncement partiel. Le Nouveau Centre a cédé sur la condition de proportionnelle en ce qui concerne le vote de la réforme des institutons. C'est le revers de la médaille. On participe aux réformes, on ne les dictes pas. Il faut bien se dire que, même avec une défaite aux présidentielles et seulement (et c'est déjà énorme) 22 députés, nous sommes parvenu à peser sur la conduite de la politique nationale. On ne peut pas en dire autant au MoDem...

Aussi ai-je dis que le congrès de Nîmes ne fût pas l'occasion pour nous de changer de dénomination. Je vais vous dire, je ne suis pas mécontent de cela. Il me semble qu'il nous faut plus de réflexion avant de geler la décision de la nouvelle dénomination. J'ai appris aujourd'hui dans la PQR (le Républicain Lorrain) plutôt que sur le blog de Thomas Cherer car je ne suis pas très dispo en ce moment, que le nom qui avait été proposé était SOLID. SOLID pour Parti SOcial LIbéral Démocrate. Je trouve cela gadget ! Et on peut en dire autant au MOuvement DEMocrate ! Monsieur Lagarde peut se dire favorable à cette apellation et taxer de conservateurs frileux tous ceux qui ont empêcher ce projet d'aboutir mais là... Franchement je n'y arrive pas. Je trouve cela ridicule !

Pour finir, je n'ai lu nul-part que qulqu'un ait parlé de rapprochement centriste. Je suis partagé quant à cela. D'une part je trouve cela dommage car il me semble que le le dialogue entre les centre est indispensable à la refondation d'un centre politique audible et d'u autre côté, je pense que cela est tout-à-fait normal en ce sens qu'il s'agissait du congrès fondateur du Nouveau Centre et que nous devions donc parler du Nouveau Centre.

En conclusion, je dirais simplement qu'il me semble que ce congrès fût une réussite avec plus de 2000 participants et que l'avenir semble sourirs à notre formation.

jeudi 17 avril 2008

Alors messieurs les sénateurs... on se décide ?

L'approche des sénatoriales agite les memebres de la chambre haute. Et dans cette saga des "je t'aime, moi non plus", les centristes battent des records ! Il faut dire que la situation de leur famille porte à l'agitation... Deux partis, deux stratégies, une idéologie, on ne sais pas vraiment où donner de la tête. Et jusqu'à présent, entre le MoDem et le Nouveau Centre, c'était 1 partout. Le MoDem avait emporté les militants et l'opinion, le Nouveau Centre les élus et les ministères... Mais dans la dense du ventre actuelle, on assiste peut-être au renversement de la situation.

"Je veux faire revivre l'UDF", a réaffirmé le sénateur Jean Arthuis, en annonçant qu'il quittait le Mouvement Démocrate (MoDem), selon lui dans une "impasse stratégique". La semaine dernière, le député européen Thierry Cornillet a lancé une pétition demandant un "congrès de renaissance de l'UDF", et espère recueillir "une centaine de signatures de grands élus". Depuis le lendemain des municipales, très difficiles pour le MoDem, M. Arthuis réclame une réunion rapide du comité directeur de l'UDF.

"Je veux faire revivre l'UDF"

La date de cette réunion a été "fixée au mercredi 16 (avril) à 18h00, en plein accord avec Michel Mercier", président du groupe centriste au Sénat, a indiqué lundi M. Bayrou. On saura donc aujourd'hui ce qu'il en est...

Le Congrès de décembre, qui a entériné la naissance du MoDem, avait désigné un bureau d'une vingtaine de membres pour veiller sur "les intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans. Cette conservation était cependant apparut aux yeux de certains comme une "manoeuvre" visant à s'assurer un maximum de financements publics.

Au Sénat, le groupe de 30 centristes, dont 10 siègent au bureau exécutif du MoDem et cinq sont au Nouveau Centre, a d'ailleurs gardé le nom UDF.

M. Bayrou a cependant écarté tout retour au passé. "Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne cèderai rien", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien.

Le Nouveau Centre se félicite bien-sûr des derniers développements. "S'engager dans une bataille juridique" pour reconstituer l'UDF, récupérer ses locaux et son financement, serait "juste", mais "ce serait une procédure très longue", souligne le député Maurice Leroy, futur porte-parole national, qui préfère inviter les déçus du MoDem à rejoindre le NC.

Si M. Arthuis exclut cette option, il n'écarte pas un rapprochement avec les 23 députés du NC. Il comptait parmi la vingtaine de sénateurs centristes qui ont participé la semaine dernière à un dîner organisé au ministère de la Défense par le président du parti Hervé Morin, avec deux autres ministres NC, André Santini et Valérie Létard. Ces derniers ont récemment redoublé d'effort pour mobiliser les sénateurs centristes à leur cause.

Il y a été décidé que "les parlementaires du groupe UDF au Sénat et du Nouveau Centre travailleront ensemble sur des sujets concrets, comme la réforme des institutions", a indiqué M. Mercier.

Ce dernier, qui est trésorier du MoDem et aurait refusé un poste de secrétaire d'Etat dans le dernier remaniement, a lui aussi pris ses distances avec l'ex-candidat à la présidentielle, sans toutefois quitter le mouvement.

Certains centristes se demandent cependant si les élections de septembre au Sénat ne lui donneront pas l'occasion de couper les ponts avec M. Bayrou. Ce qui risquerait d'accélérer l'éloignement des sénateurs, avec à la clé un enjeu financier: le MoDem touche cette année quelque 1 million d'euros au titre du financement public lié à ses sénateurs.

Affaire à suivre donc, même s'il ne faut pas oublier selon moi, que beaucoup de sénateurs ne se sont pas prononcés sur la question et ne sembles pas vraiment enclain à quitter Bayrou...

lundi 14 avril 2008

Mireille Benedetti, une candidature réaliste et sérieuse



Mireille Benedetti : une femme à ne pas prendre à la légère

Non, la candidature de Mireille Benedetti à la présidence du Nouveau Centre n'est pas une farce, ni même la simple expression de sa volonté de faire entendre la voix de la base comme certains voudrait le faire croire... La démarche de madame Benedetti s'inscrit à mille lieux de là !

Cette présidente de la fédération de la région PACA a plusieurs objectifs pour le Nouveau Centre. L'un d'eux est évidemment de faire entnedre la voix de la base. Elle souhaite en effet que le Nouveau Centre montre jusque dans ses instances de direction que son organisation est décentralisée et proche des gens, comme l'était celle de l'UDF dont nous sommes les héritiers.

Par ailleurs, Mireille Benedetti est une femme dynamique qui a pour ambition de renouer avec notre glorieux passé. Elle n'hésite pas à affirmer que le Nouveau Centre, en tant qu'héritier de l'UDF, se doit de garder une statégie claire, celle de l'alliance prédéfinie.



Des succès là ou Morin échoue...

Ayant réussit à tisser un résaux dense de militants (plus de 500) dans sa fédération et étant parvenu à endiguer l'euphorie MoDem dans sa région, on peut être assuré qu'elle saura redonner un second souffle militant à notre parti. En cela, monsieur Morin, notre terrible président (cf l'interview réalisée par monsieur Apathie sur RTL) a échoué. Prétendant pouvoir rassembler 20.000 militants pour les municipales, il ne peut en dénombrer qu'un peu plus de 7.000 aujourd'hui.

La candidature de Madame Benedetti a attiré l'attention des médias que monsieur Morin avait bien du mal a mobiliser, quand bien même ministre de la défense en charge de revoir la RGPP. À ce sujet, Paul Vermus a publié dans France Soir une critique acerbe mais tellement juste de notre Hervé. Son charisme emblématique a fini par payer (vous relèverez l'ironie...).

De plus, la démarche de madame Benedetti a tout de suite attiré les messages de sympathie (dont le mien), ce que Hervé Morin n'a pass du beaucoup connaître depuis juin dernier lorsqu’il fit le premier pas vers la création de notre mouvement. Il eut même plutôt vite fait de s'attirer les foudres de la presse et de l'opinion publique. À sa décharge, on admettra que sa position ne fut pas une sinécure et qu'il lui incomba de faire le « sale boulot ».



Des convictions, et des vraies !

Madame Benedetti est la présidente fondatice du Mouvement Européen de Provence depuis 1995. Elle véhicule un idéal humaniste et européen caractérisant le centrisme contemporain. Libérale par réalisme et empreinte d'une préoccupation sociale par raison, Mireille Benedetti est de ces femmes qui font de leur vie un combat. Force montante de la politique française, ce serait renouer enfin avec l'avant-gardisme centriste que de la choisir pour nous diriger. Un article du « Petit Marseillais » est là pour nous en convaincre...

Dix bonnes raisons de voter Mireille Benedetti à la Présidence du Nouveau centre les 16 et 17 mai prochains :
  1. Sa candidature est celle de la base, elle est votre candidature.

  2. Mireille Benedetti est une femme de conviction.

  3. Son acsession à la présidence du NC serait la suite logique de sa carrière, comme de notre histoire.

  4. Mireille Bendetti changerai l'image du Nouveau Centre, dont l'aspect négatif est attaché de près à l'image d'Hervé Morin.

  5. Mireille Benedetti est l'assurance d'une liberté de ton vis-à-vis de la majorité présidentielle, ce dont Morin est incapable, tenu par la solidarité gouvernementale.

  6. Une figure nouvelle nous ouvrira à coup sur de nouveaux horizons, tant dans la reconstruction de notre parti que dans la stratégie à adopter pour ce faire.

  7. Mireille Benedetti est plus encline à ressembler sous son nom des centristes d'horizons divers. Hervé morin, lui, ne pourra que suiciter une réaction de rejet de la part des centristes hésitants à nous rejoindre.

  8. La surprise créée par sa victoire ferait parler de nous et attirerai l'attention.

  9. Hervé Morin condmne notre formation à rester marginalisée et inexistante sur la scène politique française.

  10. Mireille Benedetti a l'ambition de ses projets, monsieur Morin a les projets de ses ambitions.

http://mireillebenedetticandidate.hautetfort.com/

dimanche 13 avril 2008

Le Nouveau Centre serait-il audacieux ?

Alors qu'approche la réélection du terrible président du Nouveau Centre Hervé Morin, ce dernier commence à prendre la mesure de la concurrence interne et a décidé de réagir. En effet, il a récemment joué très gros face à Jean-Christophe Lagarde, chancre de l'indépendance accrue du Nouveau Centre face à l'UMP. Et comme il sait que c'est sur ce crédo que le jeune député-maire de Drancy aurait pu surfer avec succès, il décide de profiter de la vague. Et voilà commment.
A l'occasion d’une conférence de presse, jeudi 10 avril, Hervé Morin a annoncé que le Nouveau Centre veut "présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes et régionales ". Aussi, lors du dernier comité exécutif du Nouveau Centre, il a été a décidé de regarder quelles pourraient être nos têtes de listes dans les huit circonscriptions européennes. "Pour les régionales, nous allons aussi déterminer nos têtes de liste assez rapidement" ajoute monsieur Morin.
Dans le même temps, et parce qu'il ne faut pas froisser l'UMP... Heu, non ! Parce qu'il faut déterminer une fois pour toute le cadre dans lequel s'inscrit la collaboration entre nos deux partis, Hervé Morin, André Santini, et François Sauvadet ont annoncé qu’ils approuvaient la création d'un comité de liaison de la majorité, précisant que le Nouveau Centre conservera toute son indépendance.
"Ce comité de liaison de la majorité, une structure informelle, souple, non fédérative", a expliqué Hervé Morin, "permettra, en amont, un dialogue entre l'UMP, le Nouveau Centre et les autres formations de la majorité sur des questions politiques liés à l'agenda parlementaire, et des questions plus structurelles sur les élections à venir, les modes de scrutin, la réforme institutionnelle".
"Il faudra que ce comité trouve son prolongement au Parlement", a déclaré François Sauvadet, "comme je l’ai proposé à Jean-François Copé, chef de file des députés UMP. Autrement dit qu’il y ait des échanges régulièrement entre les bureaux des deux groupes".
"Nous devons prouver notre existence et notre indépendance, et en même temps notre sens de l'union", a précisé André Santini.
Après avoir clairement refusé l'idée d'une confédération des partis centristes de la majorité, la direction du Nouveau Centre semble donc avoir trouvé un compromis. Pour une fois, je vais approuver la voie suivie et ce pour deux raisons. La première est qu'une confédération des centristes de la majorité aurait été une idée trop fermée. Cela n'aurait fait que stigmatiser la coupure entre les centristes ralliés à la majorité et ceux ayant regagnés les rangs de l'opposition, éloignant ainsi encore un peu plus le spectre d'une union des centres. La seconde est qu'avec des listes autonomes, le Nouveau Centre se rapproche de la stratégie électorale de l'UDF... Espérons que cela se soldera par une réussite !

Morin ne rassemblera pas le centre !


Je ne vais pas être du goût de tous dans cet article. Mais je ne suis pas là pour plaire, ni même pour déplaire. Je ne suis pas là pour faire carrière. Je me serai lourdement trompé de terrain d'action... Non, je suis là pour exprimer mes points de vue en tant que militant du Nouveau Centre. Et aujourd'hui, en tant que militant Nouveau Centre, je ressent comme un malaise. Cela vient simplement d'une crise de leadership. Explication.


Dès le départ, le projet du MoDem ne m'a pas plu. Il y avait un certain nombre de choses qui m'ont retenu. L'une d'entre elles était que je sentais que ce parti en construction n'allait pas être le parti du centrisme, comme il ne serait pas vraiment le parti démocrates dont on avait entendu parler mais bien le parti d'un homme. Oui, j'ai préssenti que le MoDem allait devenir la machine de guerre du Bayrouisme comme l'UMP était devenue celle du Sarkozysme. Aucun de ces deux partis ne me plaisaient alors. Ne pouvant me résoudre au non-choix (qui était une de ces choses que je reprochais au Mouvement Démocrates) je fis naturellement le choix du Nouveau Centre. Certains me blâmeront pour cela, me mépriseront même. Qu'importe, je porte en moi cet idéal humaniste de tolérance et je ne crois pas que ces gens, le plus souvent des modémistes, soient portés par ces valeurs qui fondent le centrisme. Cela appuis ma thèse selon laquelle ce mouvement a deux caractéristiques : il se déporte du centrisme pour aller vers le « démocratisme » en tant que doctrine politique, actuellement plus à gauche (on le voit notamment en Italie) et souffre d'une gestion sectariste et exclusive (au sens premier du mot, celui de l'exclusion, du replis sur soit et de la négation de l'existence de l'extérieur).


Cela, le MoDem l'a payé. On le vois, il ne se rend pas suffisement compte de comment est perçue sa stratégie de l'extérieur. Désormais taxé d'opportunisme, il n'a pas su voir à Paris que la gauche ne leur ouvrirai pas les bras, trop sûr d'être incontournable. Comme partout, sous l'influence de Bayrou, ce parti qui se réclame de la démocratie doctrinale parvient à se faire passer pour un vaincueur, même lorsque les défaites sont incontestables. Souvenez-vous de la phrase lâchée par Bayrou au soir de sa seconde défaite à Pau (parce que c'était bien la deuxième fois qu'il échouait à la Mairie de Pau) : « Je vous le promet, il y aura d'autres soir de victoire ! »À cela, on aurait pu faire répliquer Alain Juppé « Faites-[le] taire, [il] croit qu'[il] a gagné ! »


Parce que le tour de force de Bayrou, c'est de faire croire qu'il est le grand vaincueur, le sauveur, le rassembleur, l'incontournable. Au lendemain du premier tour de la présidentielle, on aurait presque cru qu'il n'était pas éliminé, argant pouvoir débattre avec les candidats du second tour, pouvoir choisir qui serait le grand gagnant. Une fois encore, il s'est tourné vers la gauche sans le dire vraiment et n'est pas parvenu à ses fins : la droite l'a largement emporté. Ne nous leurrons pas ! Bayrou est un manipulateur, il est vraiment ce gourou que certain décrivent, ce personnage parlant pendant des heures pour pouvoir convaincre ses militants qu'il a raison. Ce qu'il dit est bu comme parole d'évangile par ses fidèles... Les témoignages des anciens sont accablants. Arthuis a récemment lâché ce mot... Les réactions ne se sont pas faites attendre.


Bref, on ne va pas réécrire l'histoire, cela serait long, et malvenu. Je le ferai, plus tard, autrement... ce qui me gêne aujourd'hui, ce n'est pas vraiment ce qui se passe au MoDem, ni qui fait que ça se passe ainsi... Non, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est bien ce qui se passe devant ma porte. Et la situation n'est pas franchement meilleure. En fait, elle est même similaire. Car voilà, le Nouveau Centre est né sous l'impulsion de plusieurs centristes, André Santini et Hervé Morin en tête. L'ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale s'est très vite imposé comme le chef de file des néocentristes ralliés à la majorité présidentielle. Nommé ministre, il a su profité de sa position. Mais très vite, l'état de grâce s'est terminé. Des rumeurs disaient qu'il n'était plus en cour à l'Élysée et ses amis se rebellaient contre son autorité. Christian Blanc laissait entendre qu'il pouvait vouloir briguer la présidence du Nouveau Centre, André Santini soutenait son ami en silence et Jean-Christophe Lagarde se demandait à haute voix si un ministre était le mieux placé pour défendre l'indépendance du Nouveau Centre face à l'UMP. En résumé, la situation n'était pas toute rose pour Morin. Cela jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy le rassure en public sur son avenir ministériel.


Morin regonflé à bloc se mit en tête de convaincre ses concurrents de se désister. Et celui dont il avait le plus à craindre, c'était clairement J.-C. Lagarde ! Cet homme, même Bayrou avait de bonne raison de s'en méfier. Il est de ces rares jeunes députés dynamiques en capacité de reconstruire notre famille. Morin manque cruellement de charisme, Lagarde en a à revendre, Morin paraît être à la merci du pouvoir en place, Lagarde est l'un des plus critique vis-à-vis de la majorité...


Son accession à la tête du Nouveau Centre aurait propulsé ce parti, relancé les adhésions et crédibilisé notre positionnement. Celle de Morin nous condamne à court terme. Il n'est pas un rassembleur et nous dirige comme un chef d'entreprise. Il n'est pas fait pour la gestion d'un parti mais pour celle d'une société de sous traitance. Il est trop consensuel, trop soumis. Ce qui me désole, c'est la défection de Lagarde contre un simple poste de « président exécutif en charge de la stratégie et du développement ». Éspérons qu'il en fera bon usage et qu'il saura occuper toute la place qui lui appartient. Qu'il n'hésite pas à occuper le devant de la scène, qu'il face de l'ombre à Morin n'est pas un problème, ce serait même une solution...


Pour l'heure, le choix est limité. Au Congrès fondateur qui se tiendra à Nîmes les 16 et 17 mai prochains, seuls Morin et Benedetti se présentent. Benedetti c'est cette conseillère des Bouches du Rhône, cadre locale de la dynamique fédération de Provence... Elle veut faire entendre la voix de la base face à cette gestion parisienne. Je suis la base, comme vous... VOTONS BENEDETTI POUR QUE MORIN NE SE SENTE PAS TOUT PERMIS !

mardi 8 avril 2008

Jean-Christophe Lagarde dépasse Morin !


Je sais que les sondages ne sont pas des instruments très fiables. Je sais aussi parfaitement que celui-là fait parti de ceux auxquels on n'accorde aucune crédibilité. Je sais que son origine fait qu'il est peu représentatif mais soit... Il nous révèle, dans les tendances, bien des choses.

Sur le blog de Bob (blog roll à droite dans "les blogs que j'aime") longtemps considéré comme la référence du blog Nouveau Centre. Ainsi, à la question "quel leader serait en mesure de rassembler tous les centristes au sein d'une formation unique ?" voilà les réponses possibles et les résultats :

[1] François Bayrou : 18,8%
[2] Jean-Louis Borloo : 37,5%
[3] Hervé Morin : 18,8%
[4] Jean-Christophe Lagarde : 25%
[5] Christian Blanc : 0%
[6] Laurent Wauquiez : 0%
[7] Dominique Stauss-Kahn : 0%

On remarque d'abord le score important de monsieur Borloo, Président du Parti Radical-Socialiste dit "Valoisien". A priori, sa position externe à tout les conflits MoDem-NC l'emporte sur son encrage clair au centre droit. L'important est de se rappeler que les valoisiens ont une préoccupation sociale et européenne qui fait d'eux de véritables centristes, même si dans l'histoire, ils ont toujours penché à droite.

Ensuite, les positions de Bayrou et Morin. Ils en sont tout deux au même point avec 18,8%. Eux souffrent de leur position actuelle de dirigeant. L'adage de l'usure du pouvoir semble se confirmer. En effet, quel modémiste voudrait se voir sous la direction d'Hervé Morin et à l'inverse, quel néo-centiste ou quel radical retournerait sous le giron d'un Bayrou qu'ils ont tous lâché. Le future d'une famille centriste unie ne passera donc visiblement pas par eux. Ou du moins, ils n'auront pas la place du chef...

Pour finir, le cas Jean-Christophe Lagarde. Avec ses 25%, il se détache et se place en deuxième position, devant le duo des présidents. Autant vous dire qu'en ce qui concerne la présidence du Nouveau Centre, monsieur Morin avait des raisons de se méfier de la candidature du dauphin de Drancy. Le jeune dynamique rassemble et il est claire qu'il a de quoi. J'attendrais plus longtemps pour procéder à une analyse plus en profondeur, de manière à attendre des résultats plus représentatifs.

jeudi 3 avril 2008

Changement de Programme, et de candidats !

Le Comité exécutif du Nouveau Centre réuni le 1er avril au siège national à Paris, a arrêté les dates du Congrès fondateur du Nouveau Centre qui se déroulera les 16 et 17 mai prochains à Nîmes. Non, non ! Ce n'est pas un poisson d'avril ! C'est bien les 16 et 17 mai à Nîmes et non plus les 24 et 25 à Marseille ! Au moins, c'est toujours dans le sud...


Lors de ce Congrès fondateur les militants du Nouveau Centre à jour de cotisation au 23 mars 2008 (je le suis mais je n'ai toujours pas reçu ma carte...) éliront au suffrage universel direct le Président du parti.


Deux candidats se présentent à la Présidence du Nouveau Centre : Hervé Morin et... Mireille Benedetti ! Non mais je vous jure, exit Lagarde bonjour Benedetti (enchanté, qui êtes-vous ? Je n'ai pas eu l'occasion de lire quoi que ce soit sur vous en parcourant la blogosphère néocentriste...).


"Le Comité exécutif s’est félicité à l’unanimité de ces deux candidats dont l’engagement au sein du parti est connu de tous (la phrase est une originale directement importée du site du parti...), ainsi que d’un accord entre Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Au terme de cet accord Jean-Christophe Lagarde soutient la candidature d’Hervé Morin à la Présidence du Nouveau Centre et devrait être nommé Président exécutif notamment en charge de la stratégie et du développement."


C'est donc ça, ils ont trouvé un arrangement... Et comme il fallait quelqu'un pour affronter le "président terrible du Nouveau Centre, alors on a été cherché Benede qui ? Ah oui, Benedetti.


"Au lendemain d’élections locales, où le Nouveau Centre s’est réimplanté avec 2500 élus locaux, l’heure est au débat, à la cohésion, au travail d’équipe pour reconstruire le grand parti du centre et du centre-droit. C’est avec cet esprit d’équipe que le Comité exécutif a souhaité aborder la préparation du Congrès fondateur au cours duquel le nouveau Président désignera le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints, ainsi que les principales responsabilités au sein du parti."


Bon d'accord ! Pfff... Je n'appellerai pas officiellement à voter pour Benedetti, que je respecte pour avoir, de ce fait, fait des recherches approfondies sur elles. Mais entre Morin et Lagarde, mon choix était presque fait.


Je suis tout de même déçus de voir se dérouler au sommet ce que je soupçonne comme étant un "faux duel". La vitrine démocratique sans doute... Monsieur Hervé Morin joue cependant certainement beaucoup moins gros, Jean-Christophe Lagarde étant quoi qu'il en soit, le challenger le plus dangereux...


Yvan Lachaud
Délégué national du Nouveau Centre
En charge de la coordination


Pour toi Marion, on va pouvoir voter lors du Congrès ou par correspondance !

lundi 24 mars 2008

Hervé Morin répond à Jean-Christophe Lagarde


Hervé Morin invité de RTL (21 mars 2008)
envoyé par rtl-fr


Vous serez tout à l'heure à Cherbourg avec le Président de la République pour assister au lancement du "Terrible", le quatrième sous-marin nucléaire lanceur d'engins. C'est encore utile ce genre d'équipement pour un pays qui est confronté à des menaces qui ont quand même considérablement changé ?

Bien sûr que c'est utile. Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins - c'est notre force de dissuasion. C'est en quelque sorte notre assurance-vie. C'est notre capacité de dire à toute nation qui voudrait nous agresser que nous sommes en mesure de défendre nos intérêts vitaux. C'est le quatrième sous marin nucléaire lanceur d'engins nouvelle génération qui sera mis en service en 2010 ; mais c'est le premier qui sera équipé des nouveaux missiles qui sont les missiles M 51.

Mais quand l'ennemi s'appelle Al Qaïda, par exemple, le sous-marin nucléaire lanceur d'engins, ce n'est pas très adapté, quoi ?

C'est pour cela qu'il nous faut à la fois moderniser notre outil de défense. C'est tout l'objet du livre blanc, moderniser notre outil de défense, notamment pour pouvoir lutter plus efficacement contre le terrorisme, c'est-à-dire notamment améliorer notre connaissance et notre anticipation, notre capacité de renseignements. D'où probablement des efforts importants que nous effectuerons sur le Renseignement, sur l'observation satellitaire pour que nous soyons en mesure de mieux connaître les enjeux, les menaces et les crises potentielles dans le monde. Connaître parfaitement, par exemple, la problématique de la prolifération nucléaire ; et en même temps, continuer à conserver cet outil qui est l'assurance-vie de la Nation, qui s'appelle la dissuasion.

Et vous croyez que l'appeler "le Terrible", ça fait peur à quelqu'un ?

Non, mais c'est un joli nom ; et puis la première génération, c'était de type "Redoutable". On est est passé d'une génération à une autre.

Il y a du progrès ! Le magazine "le Point" de cette semaine dévoile un pré-rapport qui dit que l'Armée va être mise au pain sec, dans les prochaines années. C'est vrai ?

Il nous faut nous adapter, il nous faut nous moderniser. C'est le principe même de la défense. C'est s'adapter en permanence. Alors, on l'a déjà fait à travers la professionnalisation qui avait été décidé en 1996. Mais on a dans l'histoire du pays, le souvenir que si nous ne nous adaptons pas en permanence, nous pouvons menacer gravement nos intérêts.

Souvenez-vous de ce qui s'est passé entre les deux guerres ? Et cette adaptation nous en avons besoin d'autant plus, pour deux raisons. La première c'est que quelque soit, j'allais dire, nos besoins financiers pour financer nos équipements, nous avons une impérieuse nécessité qui est une impérieuse civique, c'est de faire en sorte que chaque euro soit bien dépensé.

Et deuxièmement, nous sommes en train de renouveler la totalité de nos équipements, la totalité ou presque. Les avions, l'A 400 M, les Frégates, les futurs sous- marins nucléaires d'attaque, la force de dissuasion, les hélicoptères, bref... Nous modernisons la totalité de nos équipements et nous avons besoin de marges de manœuvre.

Cette modernisation-là, nous la ferons aussi avec une autre idée, c'est d'améliorer la condition militaire. Nous avons un plan à mettre en oeuvre. C'est un engagement qu'avait pris mon prédécesseur. Ce plan c'est un plan de 350 millions d'euros. Il faut qu'on soit un peu moins nombreux, qu'on soit plus efficace encore pour pouvoir aussi faire en sorte qu'on soit mieux payé.

En avril et mai, on aura les arbitrages définitifs concernant l'armée française ?

J'y travaille toutes les semaines. C'est un boulot considérable, c'est une évolution énorme parce que nous voulons mutualiser et supprimer les doublons, les duplications de service, être en quelque sorte plus efficace et nous présenterons cela après le livre blanc parce qu'il faut qu'on ait aussi les conclusions du livre blanc.

Vous présidez le "Nouveau Centre", Hervé Morin, et on a beaucoup plus parlé du MoDem que du Nouveau Centre pendant les élections municipales. Frustré ?

C'est de votre faute.

Ah, c'est de notre faute ! D'accord.
Mais ce n'est pas de la vôtre ? L'association à l'UMP qui fait qu'on ne voit pas ce qu'est le Nouveau Centre.

Cette formation politique que nous avons créée entre les deux tours, démontre aujourd'hui sa pertinence. Depuis, on a vu au moment des Présidentielles, et ça a été confirmé au moment des Municipales, que l'extrême droite a disparu, ou tout du moins qu'elle s'est profondément effondrée. Et ça, c'est notamment grâce à l'action du Président de la république. Face à cela, on voit très bien que le jeu politique se resitue au centre ; et nous avons, nous, souhaité faire en sorte que le flambeau de l'UDF soit repris à travers cette formation politique. Cette formation politique veut se positionner sur le centre et le centre droit, c'est-à-dire faire en sorte que nous défendions le vieux courant de pensées que représentait l'UDF.

Ce n'est pas ce que fait François Bayrou ?

Non, François Bayrou a fait un autre choix. Il a fait le choix de l'opposition systématique. Il se détourne par la Gauche avec cette double idée simple, c'est :
1. - penser que Nicolas Sarkozy va échouer.
2. - que, par ailleurs, le PS va éclater et donc, il sera le champion de la Gauche Moderne.
On est sur deux schémas complètement différents.

Le congrès du Nouveau Centre se déroulera les 24 et 25 mai prochains, à Marseille. Serez-vous candidat au renouvellement de votre présidence pour ce parti politique ?

Il est fort probable que je sois candidat à la présidence de ce parti.

Fort probable ! Ca veut dire : oui, vous serez candidat ?

Oui, je serai candidat à la présidence de ce parti parce que je veux faire en sorte que cette formation politique retrouve un espace politique qui existe en France. Il y a une famille de pensées qui, à la fois, est attachée aux libertés et qui, en même temps, veut de la Justice. C'est toute la famille libérale d'une part. Et c'est toute la famille démocrate-chrétienne ; et cette famille-là, elle a un vieux fond en France. Et cette famille-là, nous souhaitons faire en sorte qu'elle ait une expression politique ; et c'est pour cela que nous allons nous battre pour la faire exister.

Oui, je serai candidat à la présidence de ce parti parce que je veux faire en sorte que cette formation politique retrouve un espace politique qui existe en France.


D'ailleurs, je me permets de vous signaler que durant ces élections municipales, nous avons fait plus de 2.500 candidats, conseillers municipaux, adjoints au maire, maires. Nous avons des présidents de conseil général, nous avons des conseillers généraux qui ont été élus. Bref, c'est une formation politique qui est en plein développement.

Jean-Christophe Lagarde, député de Seint-Saint-Denis, membre du Nouveau Centre, disait, hier, sur LCI : "Quand on est ministre, par définition, on est tenu à la solidarité gouvernementale ; et donc, on ne peut pas diriger un parti. On n'est pas indépendant".

On peut aussi faire en sorte que dans cette formation politique, il y ait plusieurs moyens d'expression et plusieurs formes d'expression, et qu'il y ait un partage des responsabilités.

La décision d'autopsier le corps de Chantal Sébire choque beaucoup d'auditeurs de RTL, ce matin. Vous, Hervé Morin, vous choque-t-elle cette décision d'autopsier le corps de Chantal Sébire ?

J'ai toujours considéré qu'en France, il y avait un grand mal qui était de commenter les décisions prises par les magistrats. Toutes les démocraties en Europe, jamais un homme politique ne vient à commenter une décision d'un magistrat. Ce que je voudrais dire...

C'est une façon de ne pas répondre à la question parce qu'elle est embarrassante ?

Je veux bien vous répondre sur la problématique de l'euthanasie.

Mais l'autopsie elle-même ?

J'ai toujours refusé de réagir à une décision de Justice. Ce que je pense c'est que sur cette question-là qui est une question essentielle qui touche à la vie et à la mort, il faut avoir la main tremblante. Il faut, bien entendu, éviter de légiférer dans l'urgence et dans la précipitation ; et en même temps, s'interroger sur les conditions qui sont liées à notre statut. Nous sommes un pays laïc ; et ce pays laïc doit pouvoir regarder ce qui se fait à travers le monde et notamment en Europe pour éviter des drames humains comme ceux-là. Mais avant de légiférer, prenons le temps de regarder ce que font les autres et prenons le temps d'évaluer précisément ce qu'a fait la loi Léonetti.

Christophe l'a rappelé tout à l'heure : des Tibétains meurent aujourd'hui. Peut-on faire les Jeux Olympiques dans une dictature comme la Chine, Hervé Morin ?

Il ne faut pas non plus faire porter aux sportifs la totalité de décisions politiques.

Hervé Morin, "le terrible président" du Nouveau Centre, était l'invité de RTL ce matin. Bonne journée.

mardi 18 mars 2008

Ne nous divisons pas, construisons notre avenir !


Après les municipales qui ont vue l'effondrement du centrisme arrivé extrêmement divisé dans la bataille, les petites phrases fusent entre les leaders des deux principales formations, à savoir ne Nouveau Centre et le MoDem. Chacun appelant les déçus de chez l'autre à rejoindre son mouvement, mettant en exergue les défaites symboliques des "camps adverses." Évènement.

Hervé Morin et les déçus du MoDem...

Le président du Nouveau Centre (NC), Hervé Morin, qui avait quitté François Bayrou dans l'entre-deux-tours de la présidentielle a appelé lundi les «déçus» du MoDem à rejoindre son parti, après «l'échec absolu» de Bayrou aux municipales. «Nous appelons toutes celles et tous ceux qui estiment qu'il y a besoin d'un centre modéré, d'une famille politique qui tempère, qui est profondément européenne, qui se veut libérale et aussi juste, à nous rejoindre», a-t-il déclaré.

Notons que Jean-Marie Cavada se veut lui aussi le rassembleur des modémistes égarés avec la très fameuse "Alliance des citoyens pour la démocratie". Tout comme Gilles de Robien, dont je pleur la défaite à Amiens, était depuis 2002 déjà, l'instigateur du premier mouvement de rassemblement des dissidents à la politique d'éloignement de l'UDF par rapport à son partenaire UMP menée par François Bayrou. Société en Mouvement était même favorable à une intégration de l'UDF à l'UMP.

L'un comme l'autre n'ont pas réussit leur pari, que ce soit au niveau de leur formations respectives restées infiniment confidentielle ou de leur élection puisqu'ils sont l'un comme l'autre, et c'est regrettable, battu assez largement. On peut donc constater que ces stratégies de récupérations ne sont pas porteuses de succès. Nous ne devrions donc pas nous abaisser à cela...

Bayrou réplique !

Bien entendu, Bayrou n'allait pas se laisser faire ! Et dans un élan indescrptible d'imagination et de créativité, Bernard Lehideux, député européen du MoDem, a répliqué, lundi, en appelant tous les «déçus» du Nouveau centre à rejoindre le Mouvement démocrate, «après les lourds échecs de leurs candidats notamment à Amiens avec Gilles de Robien, à Blois avec Nicolas Perruchot ou à Caen avec Luc Duncombe». Dieux que tout cela est convaincant ! Quittez votre navire, il coule ! Venez donc sur le notre... qui prend l'eau de façon tout à fait spectaculaire.

Mieux encore, le sénateur de Mayenne va demander à François Bayrou «de convoquer les instances dirigeantes d'urgence», celles du MoDem mais aussi celles de l'UDF qui, selon les décisions du congrès de Villepinte, «existent toujours juridiquement». Dans la même veine, le député européen Thierry Cornillet (qui a au passage qualifié de «suicidaire» la stratégie de François Bayrou, qui, selon lui, «sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle») a annoncédès dimanche soir son intention de créer un courant de centre droit au sein du MoDem. Ici aussi, on crée des formation pour récupérer militants et électeurs de l'adversaire... Inspiration quand tu nous tiens pardi !

L'UMP n'est pas en reste...

La formation présidentielle qui se voulait à sa création "un grand rassemblement de la droite et du centre" (mais qui n'a finalement été qu'une formation de droite élargie au centre par les premiers ayant compris l'impasse dans laquelle s'enfonçait Bayrou) a bien perçu qu'elle n'avait pas réussit à mobiliser sur ses listes l'électorat centriste. Constat qui lui coûte dans l'ouest généralement d'obédience plus modérée.

Aussi a-ton pu entendre qu'il y a "une UMP centriste de l'Ouest à créer." M. Méhaignerie réfléchirait, avec Jean-Pierre Raffarin et Ambroise Guellec, député européen et conseiller régional de Bretagne, à une sorte de CSU (la branche bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate allemande) pour le Grand Ouest. "Cet électorat centriste peut revenir vers l'UMP si elle montre qu'elle est capable d'héberger en son sein une véritable aile centriste." affirme-t-il.

Il souhaite viser avec cette structure régionale le "fond démocrate-chrétien important restant". Un électorat convoité donc, mais qui risque d'être de plus en plus désorienté par la multitude de l'offre. Or, ce n'est pas en nous divisant et en travaillant chacun de notre côté que nous pourront faire gagner notre famille politique. Nous sommes plus divisés et aigri que la gauche ! Relevons-nous, agitons le drapeau blanc et laissons les rancœurs au placard pour rassembler cette masse de force qui a déjà su tant faire.

Comment cette famille , notre famille a-t-elle pu tomber si bas ?

Notre famille a su faire le choix de la Résistance, notre famille a largement contribué à la reconstruction du pays dans les années 50, notre famille a inventé patiemment et sans relâche une Europe politique, notre famille a libéré la société française de son carcan sociétal conservateur dans les années 70, notre famille a su réunir pendant des décennies parmi les plus belles mécaniques intellectuelles de la classe politique et parmi les plus intègres...


Comment cette famille , notre famille a-t-elle pu tomber si bas ?


Espérons que les centristes ont, à cet instant, atteint le fond du gouffre. Mais aurons-nous les moyens de remonter à la surface ? Il est permis d'en douter

Qui sont les centristes ?


Dans une tribune, publiée dans le Figaro, Hervé Morin précise que "le relèvement du parti centriste peut être désormais acté", et qu'il lance "un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique."

Le Centre, une reconstruction nécéssaire

"Depuis 2007, le centre est à reconstruire. La principale cause de nos difficultés a été la confusion dans laquelle nous avons été placés, pour des raisons tactiques, au point que nul ne savait plus très bien quelles valeurs nous défendions. Cet excès de tactique nous a conduit à délaisser le fond, à oublier la cohérence de notre tradition intellectuelle et politique. Le centrisme n’est pas un mouvement indéterminé ou neutre que l’on peut mobiliser au service d’une ambition particulière. Le centrisme est un projet de société. Il prend sa source dans un système de valeurs qui suppose de fermes options sur la manière de conduire les affaires publiques. Depuis les dernières élections nationales, je me suis attelé à une œuvre de reconstruction, initiant aussitôt la création du Nouveau Centre. En dix mois, ce jeune parti a dépassé les 7 000 adhérents. Nos premiers pas sont encourageants si l’on songe aux 22 000 membres que comptait l’UDF avant 2007.

Le relèvement du parti centriste peut être désormais acté. Je voudrais ici ouvrir un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique, car si nous devons réaffirmer nos valeurs et poser avec plus de fermeté nos convictions, nous devons aussi expliquer dans quel type d’action publique elles s’incarnent. La défense et la promotion des libertés forment un tout qui conditionne le projet centriste et en détermine le contenu. Je sais que, par culture, les centristes repoussent toutes les formes de dogmatisme. Ils sont ouverts au dialogue, à l’accord, au compromis. Ils répugnent au pur rapport de forces et lui préfèrent la recherche de l’équilibre. Il est certain que l’on ne saurait bâtir une société juste sans porter une éthique du compromis. Mais ce qui est une force éthique peut aussi parfois constituer une faiblesse politique, car la politique est un combat. En 50 ans, sous la Ve république, les centristes ne sont parvenus qu’une seule fois à populariser leurs conceptions. Nous le devons à Valéry Giscard d’Estaing.

Le Centre, à l'aise dans le XXIè siècle

Que veulent les centristes sinon réussir à bâtir une société à la fois libre et juste ? Comment ne serions-nous pas très à l’aise dans ce monde nouveau dont la liberté est le principe, nous dont la philosophie repose sur la défense et la promotion des libertés, individuelles et collectives ? Aujourd’hui, la liberté pousse à l’émancipation des sociétés longtemps assujetties, maintenues à la périphérie de l’histoire par des Etats autoritaires ou tyranniques. Voyez la Chine ou l’Amérique latine qui forment le cœur battant de la globalisation. Bien sûr, trop souvent il ne s’agit encore que d’une liberté économique, mais je fais le pari que celle-ci annonce le temps de la liberté politique, parce qu’après l’émancipation des sociétés civiles viendra l’émancipation des individus. L’accès au marché précède toujours l’accès à la démocratie. Les centristes veulent aider la France à s’inscrire dans ce temps, à retrouver le rythme de l’histoire, à renouer avec la jeunesse du monde. Oui, étrangement, la France semble à l’écart, alors que notre passion pour la liberté a donné les moments qui comptent parmi les plus glorieux de notre histoire et les pages les plus brillantes de notre tradition philosophique. La liberté semble nous inquiéter alors que nous la revendiquons toujours comme notre identité profonde. Nous semblons tentés de l’abandonner, à force de précaution extrême, de prévention permanente ou de repli sécuritaire. Plus grave encore, notre pays apparaît de plus en plus comme celui, inquiet, qui troque des sécurités contre des libertés, risques qu’ont si bien décrit Tocqueville et Bertrand de Jouvenel.

Le Centre, promoteur des libertés

C’est pourquoi les centristes doivent avoir le courage de promouvoir franchement la liberté économique et en particulier la liberté d’entreprendre, celle qui combine la réussite personnelle avec le progrès matériel de la collectivité dans son ensemble. Il est très préoccupant pour notre pays de constater que plus personne ne semble pouvoir revendiquer cette liberté sans être aussitôt qualifié d’ "ultra-libéral", formule qui est une sorte d’équivalent du cynisme absolu ! Proclamer son attachement à la liberté économique c’est bien, y contribuer c’est mieux. Cela suppose de soutenir l’esprit d’initiative, d’encourager le risque, c’est-à-dire la création, l’innovation. Sans cela, il n’y aura ni richesses ni redistribution. Soyons concrets : encourager la liberté d’entreprendre c’est par exemple, comme nous le faisons aujourd’hui, supprimer l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) qui pesait sur les PME.

Notre libéralisme réclame un équilibre entre les libertés économiques et les libertés politiques. Les premières doivent être tempérées par les secondes. Au nom de l’idéal de justice, le centrisme veut aussi promouvoir une solidarité associative en appui et complément de la solidarité administrative. La solidarité associative doit impliquer davantage les citoyens qui souhaitent s’engager. Elle doit les encourager, les aider et enfin les récompenser. Certes, dans un grand pays comme le nôtre, la solidarité administrative est une nécessité ; pour autant, on ne saurait assumer véritablement la cohésion sociale en la confiant tout entière à l’Etat. Il y a une mauvaise pente qui peut conduire à la déresponsabilisation générale. Nos fléaux sociaux seraient moins nombreux ou moins dramatiques aujourd’hui si nous nous sentions davantage concernés par l’état de notre société, si nous étions un peu plus sensibles au destin de ceux qui nous entourent ou, à l’inverse, si nous avions la certitude de pouvoir compter davantage sur eux. La solidarité associative contribue de deux manières à la cohésion sociale : une première fois, en soutenant les plus faibles d’entre nous ; une seconde fois, en nous invitant tous à manifester une plus grande préoccupation pour autrui.

Une société n’est libre et conquérante que si elle est forte, pour être forte elle doit être responsable et solidaire.

Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre

lundi 10 mars 2008

Le Nouveau Centre était là et bien là !

Neuf mois après sa création, pour le premier tour des élections municipales et cantonales, ce dimanche, le Nouveau Centre a répondu présent. L’objectif fixé de recréer le maillage territorial du centre et de centre droit au soir du second tour de dimanche prochain avec 3000 à 4000 élus locaux se concrétise. Présents dans toute la France sur les listes de la majorité présidentielle, le Nouveau Centre, présentait plus de 70 têtes de listes. A titre personnel, le ministre de la Défense a été réélu au premier tour à la mairie d'Epaignes (Eure) avec 86,6% des voix, selon le NC.


Avec des maires élus dès le premier tour, à Annecy, à Issy-les-Moulineaux, à Drancy, à Vincennes, à Pfastatt, à Hem, à Bayeux, à Albert, à Epaignes, à Vitteaux, à Vannault-les-Dames, à Cloyes-sur-le-Loir, ou en position très favorable souvent face à des maires sortants socialistes comme à Agen, à Châtellerault, à Saint-Chamond, le Nouveau Centre s’impose comme le seul parti au centre de la vie politique française à avoir des élus en situation de responsabilités.


Les résultats de ces élections locales, ne doivent entamer ni la volonté, ni le rythme des réformes du pays, menées par la majorité sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre depuis neuf mois. Au nom du Nouveau Centre je veux lancer ce message à la majorité : "ce n’est pas le moment de fléchir, nous serons jugés en 2012 sur les réformes accomplies."


Ces élections confortent le Nouveau Centre dans sa volonté de reprendre l’héritage de l’UDF, de porter les valeurs du centre et du centre-droit, celles de la liberté, de la responsabilité, de la récompense de l’effort, de nouvelles solidarités et d’une Europe forte, pour que la majorité repose sur une assise la plus large possible, allant du centre-centre-droit incarné par le Nouveau Centre, à la droite incarnée par notre partenaire de l’UMP.

mercredi 20 février 2008

Le Nouveau Centre en solo ?

Un article publié sur l'Epress.fr évoque l'hypothèse selon laquelle le Nouveau Centre, dont la stratégie d'alliance avec l'UMP a rencontré "quelques difficultés" lors de la préparation des municipales, envisagerait de se présenter sous sa propre bannière aux européennes de 2009 et aux régionales de 2010, pour montrer son "existence politique".

Il faut bien dire que le Nouveau Centre a été pour le moins malmené par le parti présidentiel. Imbus de ses victoires, acculée à l'ouverture, l'UMP a oubliée qu'elle n'était pas seule dans la majorité. Lorsqu'elle s'est rappelée de la situation, l'UMP a proposé une "confédération" des partis issues de la diagonales comme gauche moderne, les progressistes... Mais le NC a cordialement refusé.

Le parti fondé par d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy dans la foulée de la présidentielle a préféré réaffirmé, lors d'une convention à Paris, sa volonté de reconstituer un maillage d'élus locaux à l'occasion des municipales et cantonales. "Nous avons près d'un millier de candidats aux municipales dans les villes de plus de 10.000 habitants, dont une trentaine de têtes de liste dans celles de plus de 20.000 habitants, et une centaine de candidats aux cantonales", a résumé le maire de Meudon (Hauts-de-Seine) Hervé Marseille, délégué national en charge des élections.

Outre Meudon, le Nouveau Centre a des maires sortants dans des villes comme Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Drancy (Seine-saint-Denis), Vincennes (Val-de-Marne) ou Deauville (Calvados). Il espère conquérir des villes moyennes comme Agen (Lot-et-Garonne), Castres (Tarn), Châtellerault (Vienne) ou Vendôme (Loir-et-Cher). La situation est en revanche "tendue" pour le maire sortant de Blois Nicolas Perruchot, ou à Rouen pour Pierre Albertini, ex-UDF soutenu par le NC et par le MoDem de François Bayrou.

Avec le "partenaire" UMP, "les discussions ont été difficiles dans un certain nombre d'endroits", notamment dans "les grandes villes", a reconnu M. Marseille. Il a cité des "situations inacceptables", comme Bordeaux où "Alain Juppé a préféré faire une alliance privilégiée avec le MoDem", et Annecy, dont le maire sortant NC Jean-Luc Rigault est défié par le sénateur UMP Pierre Hérisson, maire d'une commune voisine. Dans ces deux villes ainsi qu'à Caen et Saint-Chamond (Loire), des primaires auront donc lieu entre l'UMP et le NC. La situation a également été "extrêmement compliquée" à Paris, Lyon, Marseille ou Lille, en raison d'un "problème de dosage des listes", a ajouté M. Marseille. "Il faut faire face à toutes sortes de lobbies, de compétitions, et nous n'avons pas toujours été entendus." A Paris, le NC n'a obtenu que six places éligibles au conseil de Paris. Il en souhaitait une dizaine.

"La majorité, si elle se résume à l'UMP, c'est une majorité insuffisante", a mis en garde M. Marseille. "Surtout en ce moment!", a renchéri le député Maurice Leroy, en allusion aux difficultés rencontrées par la majorité de Nicolas Sarkozy. "Soyons plus que jamais nous-mêmes, libres, à l'offensive", a lancé M. Leroy. "Si on est uniquement suivistes derrière l'UMP, et béats d'admiration devant ce que fait le président de la République, dans le contexte actuel, c'est la mort politique. Nous devons exister par nous-mêmes!"

Le président du parti, le ministre de la Défense Hervé Morin, a conclu la convention en envisageant que le NC présente des listes autonomes aux élections européennes de 2009 et régionales de 2010. Une fois reconstitué un réseau d'élus, "l'existence politique" du NC s'affirmera "à travers un projet, et la confrontation directe de nos idées au suffrage universel, sous notre propre bannière et avec nos propres moyens", a-t-il expliqué. Il faut que "nous nous organisions, pour que le moment venu nos compatriotes puissent clairement identifier l'existence de cette famille politique" héritière de l'UDF, a-t-il plaidé.

Le NC devrait tenir son Congrès fondateur les 24 et 25 mai à Marseille.

vendredi 15 février 2008

La place du Nouveau Centre dans la majorité

Dans un entretien au Figaro, le ministre de la Défense revient sur la place du Nouveau Centre au sein de la majorité.

Le Figaro. Comment expliquez-vous la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages ?
Hervé MORIN. Les fluctuations de sa popularité ne m'intéressent pas. Les sondages sont à la démocratie ce que les cours de Bourse sont à l'économie réelle. Ce qui compte c'est sa légitimité tirée de son élection. Le président de la République dispose d'une majorité parlementaire solide et l'opinion désire très majoritairement une politique de changement : voilà ce qui compte. Nicolas Sarkozy a été élu sur l'idée même du changement. Et qui peut nier que notre pays a besoin de se transformer en profondeur pour s'adapter à un monde dans lequel la liberté est le moteur principal. Quels que soient les états d'âme ou les résultats des élections, ce changement doit se poursuivre.


Dans cette période de turbulence, le Nouveau Centre a-t-il la recette miracle pour permettre à la majorité de rebondir ?
Une fois encore, l'enjeu c'est que la France retrouve le chemin de la liberté aujourd'hui emprunté partout dans le monde. C'est bien la liberté qui fait aujourd'hui évoluer des ensembles aussi importants que la Chine, l'Inde ou l'Amérique latine. Alors que notre engagement pour la liberté constitue nos racines, notre identité profonde, notre pays semble envahi par les sentiments de crainte, de défiance. Bertrand de Jouvenel dénonçait le risque de voir un peuple privilégier des sécurités et des droits sociaux au point de sacrifier ses libertés. Je préfère une société juste et régulée par le droit plutôt qu'une société dominée par l'État. Et bien, je veux que le Nouveau Centre soit le parti de la liberté. Une liberté déployée, dans la vie politique, économique et individuelle. Une liberté qui suscite la responsabilité et garantisse la récompense de l'effort et du risque, de l'innovation, de la production de richesses.


Concrètement, quelles idées voulez-vous faire avancer au sein de la majorité ?
D'abord la réforme de l'État. Je sais que c'est une des ambitions du premier ministre et du président de la République. Ils nous trouveront toujours derrière eux pour la faire avancer. Nous nous battrons par exemple, dans le cadre de la révision constitutionnelle pour inscrire l'obligation pour l'État de présenter un budget en équilibre. Nous nous battrons aussi pour affirmer l'indépendance totale du pouvoir judiciaire, notamment pour les procédures de nomination. Nous voulons aller plus loin en matière de liberté locale. Nous avons toujours été pour la fusion des régions et des départements. Il faut simplifier le système pour l'alléger, le rendre plus efficace et recréer de la responsabilité devant les électeurs.


Que pèse aujourd'hui le Nouveau Centre pour défendre ce projet ?
Nous sommes un parti en cours de structuration. En neuf mois, nous avons atteint 8 000 adhérents. Les élections municipales vont nous permettre de constituer un maillage territorial grâce à nos 70 têtes de liste et 300 chefs de file. Après le scrutin, nous aurons sans doute près de 5 000 élus locaux.


Cela restera bien peu, à côté de l'UMP.
Je suis prêt à prendre le pari que nous gagnerons des villes grâce au Nouveau Centre. Je pense à Agen, Castres, Chinon. À Caen ou à Annecy, nous pouvons être en tête de la primaire avec l'UMP.


Le Nouveau Centre doit-il entrer dans la confédération que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux ?
Dans la majorité, nous voulons être l'aimant de tous ceux qui veulent conjuguer liberté et modernité ainsi que l'idéal européen. Nous devons être en mesure de porter de manière autonome cette ambition dans certains scrutins comme les européennes de 2009 ou les régionales de 2010. Attention au piège d'une confédération qui rétrécirait le champ politique. Il faut au contraire élargir la majorité. Mais nous ne sommes pas hostiles à davantage de coordination.


Sous la houlette de François Fillon, comme le suggère Patrick Devedjian ?
François Fillon incarne une vraie volonté politique, une vraie vision de la réforme et de l'intérêt général. C'est un excellent premier ministre. Je l'ai toujours dit, bien avant qu'il monte dans les sondages. Il est naturellement le chef de la majorité, comme tout premier ministre sous la Ve République.

vendredi 8 février 2008

Le Nouveau Centre en mal de présence médiatique


Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on voit beaucoup le Président de la République ces derniers temps. Aussi, il est clair que cette surexposition est à l'origine de son décrochage dans les sondages d'opinion ces dernières semaines. Mais si la sur présence médiatique peut nuire à un politique, une absence ou une trop grande discrétion peut aussi être source de difficultés.

Ainsi, le Nouveau Centre n'est pas présent dans les médias. Quelques lignes dans la Presse Quotidienne Régionale, deux mots à la télé, cela n'aide pas à se faire connaitre. Ce que je veux dénoncer, ce n'est pas seulement le manque de représentation dont souffre le Nouveau Centre mais aussi et surtout les méthodes qui sont utilisées selon moi pour contourner les règles.

Il semblerait en effet que l'on parle du Nouveau Centre en catimini de manière volontaire. Ainsi, on glisse deux ou trois lignes sur ce parti au milieu d'un article consacré à l'UMP, on en dit deux mots, voire on ne fait que le citer discrètement à l'occasion d'un reportage sur le Tchad ou le ministre de la défense mène son action. Bref, on ne le cite que rarement à l'occasion de reportages concernant d'autres sujets.

Deuxième choses, lorsque l'on s'intéresse à l'action du Nouveau Centre et de son groupe à l'assemblée, c'est sur des radios ou des télés à faible audience. Pas étonnant après que ce parti de centre centre-droit ne soit pas connu du grand public... Et il n'y a pas que lui, le MPF, le MRC les deux partis radicaux et encore bien d'autres sont dans la même situation. Il faudrait que cela cesse.

vendredi 25 janvier 2008

Economie, le centre pour le redressement !


Alors que viens d'être publié le rapport Attali, le centre (hors MoDem, mais c'est vrai qu'il n'est pas "centriste" mais "démocrate") semble très favorable à une réforme profonde de l'économie Française. Et si la révolution libérale arrivait enfin ?


Hervé Morin, président du Nouveau Centre, salue l’inspiration libérale des propositions du rapport Attali qui établissent un diagnostic loyal et pertinent de la situation de notre pays. Elles représentent une contribution intellectuellement cohérente et féconde parce qu’elles visent à libérer l’esprit d’entreprise.

"La France depuis 25 ans, est structurellement engoncée dans ses conservatismes, le rapport Attali apporte des clés intéressantes pour lever tous les freins pour une meilleure croissance. Si la France depuis dix ans, avait connu ne serait-ce que la même croissance que celle des Pays-Bas, nous aurions eu 5500 euros par an de pouvoir d’achat supplémentaire à distribuer à chaque salarié Français" dit-il.

"La méthode de la commission choisie par Nicolas Sarkozy a été critiquée. Elle vient de prouver son efficacité. Les propositions intellectuelles de la commission Attali doivent maintenant recevoir une réponse politique. Le temps de la commission s’achève. Commence celui du Premier ministre, de son gouvernement et des parlementaires. Il s’agit de la période de la pédagogie, de l’explication, du dialogue entre le gouvernement, le Parlement et les Français [...]. Il n’y a pas de raison que la France ne puisse se réformer comme l’ont fait nos voisins européens, il faut pour cela dire la vérité, s’engager et respecter les Français" achève le ministre de la défense et Président du Nouveau Centre.


Pour ce qui est de la participation du Nouveau Centre et des centristes en général, on peut noter cette visite du Premier ministre au groupes de l'Union Centriste du sénat. En effet, le Premier ministre, François Fillon s'est rendu mardi à une réunion du groupe centriste au Sénat. Une rencontre dont le sénateur du Rhône, Michel Mercier, président du groupe de l'Union centriste, s'est dit «très content» et dont «l'excellente atmosphère» a été soulignée par tous. Selon Jean Arthuis, un des principaux opposants à François Bayrou au Mouvement démocrate, «tout le monde au groupe est favorable au redressement économique et financier de la France». Les sénateurs centristes «veulent travailler dans le constructif», ce qui les conduit à «apprécier que le chef du gouvernement vienne s'exprimer devant eux», a expliqué un collaborateur du groupe UDF. «Le premier ministre est resté une demi-heure de plus que prévu, pour répondre aux questions sans langue de bois», s'est félicité Pierre Fauchon. Selon le sénateur du Loir-et-Cher, «le groupe UDF s'entend bien» avec François Fillon, car «l'homme convient par son style».


Il a été question de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, de la suppression des départements préconisée par le rapport Attali, des 35 heures. Nulle critique, nulle réserve ne s'est exprimée, même de la part de Jean-Jacques Jégou, l'un des deux ou trois sénateurs restés dans le sillage de François Bayrou, qui a posé la question sur les 35 heures.

mercredi 16 janvier 2008

Détendu sans la dette


Suite à la cérémonie des vœux à la presse du Premier Ministre, François Sauvadet, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, les députés du Nouveau Centre se réjouissent de l’annonce faite par François Fillon de placer l’équilibre budgétaire comme une des priorités de l’action gouvernementale pour 2008 et les années à venir.

Le Groupe Nouveau Centre a toujours considéré la réduction de la dette comme une priorité nationale. C’était, d’ailleurs, un engagement de la plateforme législative commune proposée aux Français en juin. C’est dans cette logique que s’inscrit la proposition de loi constitutionnelle déposée par les députés du Nouveau Centre qui l'on présenté lors d’une conférence de presse et dont l’Assemblée Nationale aura à débattre jeudi 16 janvier au matin. L’effort doit être fourni maintenant afin de respecter l’engagement politique et moral pris devant les électeurs : un équilibre des finances publiques en 2012.

En présence de Charles de Courson, rapporteur du Groupe sur cette loi, et Philippe Vigier, membre de la Commission des Finances, François Sauvadet a ajouté que le poids de la dette est devenu insupportable pour les générations futures si le gouvernement n’agit pas maintenant. C’est en maîtrisant la dépense publique et en la réorientant vers la recherche, l’innovation et l’éducation que la France va pouvoir retrouver des marges de manœuvre pour la croissance et donc pour le pouvoir d’achat.

Le Groupe Nouveau Centre souhaite que le gouvernement s’engage à promouvoir un véritable Pacte national de la maîtrise de la Dépense Publique avec l’Etat et l’ensemble des collectivités locales et territoriales.

vendredi 4 janvier 2008

Bons points, images et bonnets d'âne


Dans une démarche très inhabituelle, chaque ministre sera évalué dans son action selon une grille de critères chiffrés, ce qui pourrait les obliger à redoubler d'efforts pour ne pas faire les frais d'un éventuel remaniement.

Construction de logements sociaux, nombre de brevets déposés ou encore accueil des élèves handicapés: les 15 ministres ainsi que le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch devront régulièrement "rendre des comptes" à François Fillon, qui les recevra individuellement prochainement.

Le député socialiste Pierre Moscovici a qualifié vendredi de "gadget dangereux" le système d'évaluation des ministres annoncé la veille par le gouvernement. "Je pense que c'est un gadget, mais un gadget dangereux et qui porte atteinte à la responsabilité du gouvernement devant le Parlement, qui doit être le seul à même de le contrôler", a déclaré M. Moscovici sur RMC. "Quand à l'action, c'est à la Cour des comptes de la juger", a-t-il ajouté. L'eurodéputé socialiste Benoît Hamon a pour sa part jugé "pitoyable"le système d'évaluationt estimant que "le meilleur baromètre" de leur action, ce sont les élections. "Les politiques sont évalués, à la différence des grands managers, aux élections", a déclaré M. Hamon sur LCI. Aurélie Filippetti, députée de Moselle, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, a jugé cette initiative "grotesque" et "dangereuse, parce que la politique n'est pas affaire de chiffre, de quotas et de rendement"

"La saison des notes n'est pas encore arrivée", a pour sa part ironisé le porte-parole du gouvernement. Selon Laurent Wauquiez, le chef de l'Etat a "renouvelé sa confiance totale, pleine et entière au gouvernement" et a conclu à l'adresse de ses ministres par ces mots : "Faites du bon boulot et ne soyez pas fébriles". Il pourrait cependant se révéler difficile pour certains d'entre eux de ne pas être fébrile à la lecture répétée de leur nom dans une presse qui les dit en sursis comme Hervé Morin (Défense), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Michel Barnier (Agriculture), Christine Albanel (Culture), Christine Boutin (Logement), voire Rachida Dati (Justice), jusqu'ici "chouchoute" du chef de l'Etat mais en butte à l'hostilité des magistrats. Dès la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait annoncé que ses ministres seraient évalués en fonction de leurs résultats et qu'ils auraient à rendre des comptes.

La politique est un domaine comme les autres, qui doit rendre des comptes à nos concitoyens", avait affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, en présentant cette nouveauté à la presse. Selon lui, cette démarche a trois objectifs: pouvoir "ajuster le tir", "rendre des comptes sur ce qui change concrètement" et "évaluer chaque ministre". Les "tableaux de bord" pour chaque ministère ont été établis avec l'aide d'un cabinet privé en stratégie, Mars & Co. Mais ce dernier a terminé son travail, et ne participe pas à l'évaluation, a-t-on précisé à Matignon. La démarche a été entamée il y a quatre mois, selon M. Wauquiez, mais sa philosophie n'est pas neuve puisque depuis le projet de loi de finances 2006, chacune des "missions" du gouvernement est assortie d'objectifs et indicateurs, souvent chiffrés, détaillés dans les annexes au projet de loi de finances.

Contacté jeudi, Bercy confirme avoir reçu une trentaine d'indicateurs, comme l'indice des prix dans la grande distribution. Le ministère de l'Education cite parmi les critères retenus à son égard le "nombre d'heures supplémentaires réalisées par les enseignants", "l'accueil des élèves handicapés" ou encore la "progression de l'assouplissement de la carte scolaire". "C'est une grande nouveauté. Ces indicateurs sont dans la droite ligne de la feuille de route" envoyée au ministre de l'Education Xavier Darcos début juillet, note le ministère. "Ca ne nous fait pas peur, au contraire. Ca permet d'évaluer l'action, de mettre en oeuvre ce qu'on nous demande de mettre en oeuvre", a-t-on commenté dans l'entourage du ministre. La ministre de la Culture Christine Albanel sera jugée sur l'"évolution de la fréquentation totale des lieux culturels" et celle de "la fréquentation des musées quand ils sont gratuits", selon une source proche de Matignon. Quant à Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, il sera notamment évalué suivant le "nombre d'étrangers admis au titre de l'immigration de travail". Parmi d'autres critères retenus pour d'autres ministères, une source gouvernementale cite le "taux de consultation ne donnant pas lieu à une prescription de médicaments" pour la Santé, le nombre de brevets déposés pour la Recherche ou le "nombre de dossiers de surendettements" pour le Haut commissaire aux Solidarités actives. L'action de la Chancellerie est évaluée notamment sur le taux d'application de la loi sur la récidive ou sur le nombre d'aménagements de peine, d'après une source judiciaire. "Je ne savais pas que j'allais être évaluée, je l'ai appris à la sortie du conseil" des ministres, a commenté Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville. "Que tous les hommes et les femmes qui cherchent à se loger puissent le faire le plus rapidement possible, c'est le critère principal que je me donne pour m'évaluer moi-même", a-t-elle ajouté.