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mardi 17 juin 2008

Renaissance du RPR !

« L'UMP sera le parti unique de la droite et du centre ! » « L'UMP sera le premier parti à ressembler en son sein l'ensemble de la droite républicaine et du centre. » « L'UMP sera la grande maison bleue qui abritera des gens de sensibilités différentes prêts à travailler ensemble... » Voilà un échantillon de ce qui avait été dit en 2002 à l'occasion de la création de l'Union pour un Mouvement Populaire. Que reste-t-il aujourd'hui de ces promesses ? Que reste-t-il de nos amours ? Ont-ils été de pailles ? Sont-ils morts ? Qu'avons-nous fait de la grande UDF ? Que sont devenu ces membres ? Que subsite-t-il du RPR ? Autant de questions auxquelles je vais tanter de répondre ici.


Ces centristes de l'UMP


Avant la création de la grande centale centro-républicaine, il existait deux formations qui cohabitaient : le Rassemblement Pour la République (RPR) qui regroupait les gaullistes et les tenants d'une droite républicaine et l'Union pour la Démocratie Française (UDF) qui rassemblait les centristes, les radicaux, les tenants d'une droite sociale et/ou modérée et les libéraux. Ces deux formations politiques regroupaient en leur sein deux familles politiques voisines qui collaboraient parfois déjà dans la douleure. On se souvient notamment de la période où Valéry Giscard d'Estaing était Président de la République (1974-1981). Petit à petit, après que François Bayrou ait prit la présidence de l'UDF, celle-ci commença à perdre de la vitesse. De 215 députés en 1993, le groupe UDF à l'Assemblée Nationale est passé à 113 députés en 1997. A la fin de la législature, en 1997, le groupe, rebaptisé UDF-Alliance ne comptait plus que 62, députés alors qu'était né un groupe autonome « Démocratie Libérale » comptant 40 députés. Démocratie Libérale était une ancienne composante de la grande UDF. Voilà le point de départ de notre histoire : le départ de nos cadres...


En 2002, à la suite de l'arrivée de LePen au second tour de l'élection présidentielle, la droite est en passe de remporter les élections avec un score suppérieur à 80%. Un score qualifié d'africain dans le jargon. Entre les deux tours, le candidat Chirac rencontre François Bayrou qui a fait entre 6 et 7%, score honorable à l'époque. Ce dernier lui suggère de faire un gouvernement d'union nationale. A cela, Chirac répond qu'il fera le parti unique de la droite et du centre. A cette époque, le projet devait porter le nom d'Union en Mouvement.

Le second tour se solde effectivement par une victoire de Chirac à plus de 80%. Les législatives qui suivent voient l'Union pour une Majorité Présidentielle remporter une large majorité (365 sièges sur 577 à pourvoir). Ce groupe rassemble déjà des personnalités de la droite issues très majoritairement du RPR et des personnalités centristes, notamment issues de Démocratie Libérale mais aussi du Parti Radical dit « Valoisien », ancienne composante de la grande UDF qui lui aussi a quitté le parti centriste pour le grand rassemblement de la droite et du centre.


A ce moment, l'UDF a perdu deux de ces composantes et va encore perdre une bonne partie de ses cadres qui vont rejoindre l'UMP. Je ne sais pas s'il faut le regretter mais tous ne vont pas le faire. C'est à cette période qu'il eut été judicieux me semble-t-il pour Bayrou de dire clairement ce qu'il voulait. La gauche était un champ de ruine, le centre se mouvait et la droite muait, du moins en apparence. Il aurait pu alors dire sa différence et se poser comme une alternative crédible pour 2007. Mais force est de constater qu'il ne l'a pas fait.


Je demande s'il faut le regretter car à ce moment, si l'UMP avait attiré à elle l'intégralité des centristes, alors peut-être le rapport des forces aurait été plus équilibré et peut-être l'UMP aurait-elle été un véritable parti de la droite et du centre.


Mais pour en revenir à l'historique de cette merveilleuse aventure qu'est la collaboration gouvernementale compliquée entre le centre et la droite, l'UMP comptait dans ses rangs Christine Boutin (FRS ex-UDF), André Rossinot (PRV ex-UDF), Alain Madelain (DL ex-UDF), Claude Goasguen et Hervé de charrette (Convention démocrate ex-UDF) et biens d'autres comme Philipe Douste-Blazy (ex-UDF) mais nous n'allons pas tous les citer. A côter de ces centristes se tenaient l'ensemble des ex-RPR, bien entendu largement majoritaires.


L'UMP Chiraquienne


Certes, elle ne dura pas plus de temps qu'elle ne due. Et cela est selon moi regrettable. Mais il y eut tout de même une période où l'UMP était Chiraquienne, sous les présidences successives de Michèlle Alliot-Marie (Le Chêne, formation gaulliste) et Alain Juppé. En ce temps, les centristes furent respectés. On eut même l'immense honneur d'avoir un Premier Ministre. En effet, Jean-Pierre Raffarin était un ancien de l'UDF. D'abord co-fondateur du Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF) puis membre de Démocratie Libérale avant d'intégrer l'UMP.


Pendant ce temps, l'UDF n'a plus que 29 députés. Les « fidèles bédoins » (vous remarquerez le gracieux surnom que cela nous avait valu d'être fidèle, on ressent déjà la consodération du chef pour ses troupes) sont toujours porteurs de l'étiquette giscardienne. Pour information même Giscard est alors plus proche de l'UMP. Les combats sont rudes, mais ils sont vaillamant menés. Bien entendu, ils ne mènent pas à grand chose. Ceux qui gouvernent sont à l'UMP. Les centristes qui ont le pouvoir, quoi qu'on en disent, sont à l'UMP.


Fut venu le temps du sarkozysme


En 2004, le temps était venu de faire de la place au grand Nicolas. Le nouveau chef du parti majoritaire avait bien compris la force en puissance que représetait un mouvement aussi vaste : il était simple de touver des contestataires prêts à légitimer une stratégie alternative. D'autant que les chiraquiens en fin de règne et occupés à gouverner se faisaient moins regardant. Le nouveau président du parti de la droite et du centre se fit donc premier opposant. La position est facile : il peut « agir » eet contester.


Mais à ce moment, il doit trouver le terraux pour élargir le cercle des sarkozystes. Au centre, les gens sont satisfaits de Jacques Chirac, ils ne tiennent pas à se faire encombrants. Et puis soyons francs, le sarkozysme est plutôt une doctrine qui a vocation à s'implanter par la droite conservatrice et libérale du parti. Justement, ça tombre drôlement bien, c'est là que les gens sont les plus mécontent du gouvernement en place jugé trop mou et trop peu volontariste. Le crénau est donc trouvé : plus de libéral, plus de sécurité, plus de droite ! Et comme il est toujours plus simple de critiquer, le succès est immédiat.


La vague interne se transforme en tsunami : l'UMP devient toute entière vouée à Sarkozy. Dans ce bain ultra-libéral et conservateur, bon nombre de centristes ne sont plus tout à fait à leur aise. Voilà le début d'un irrespect qui va aller croissant. Tout ce qui n'est pas sarkozyste n'est pas UMP, ou est très mal vu. Les chiraquiens ou chiraco-villepinistes sont alors montrés du doigt. Ils sont devenu les moutons noirs alors que les centristes sont simplement ignorés. Forcément, cela aura des conscéquences sur la suite des choses.


La suite des choses


Aujourd'hui, la situation est celle que l'on connait. Je me suis permis une ellipse temporelle concernant les présidentielles de 2007 car il me semble que je les ai suffisemment analysées, racontées... La suite des choses sont simple. L'UDF a fini par disparaître pour laisser place au Nouveau Centre comptant 23 députés et au MoDem comptant 3 députés (non-inscrits) et l'UMP est toujours majoritaire à l'Assemblée et majoritairement sarkozyste.


En effet, l'UMP, après avoir été le grand parti de la droite et du centre de 2002 à 2007 (voire 2004) redevient subitement un parti de droite traditionnel. La bataille interne entre sarkozystes et chiraco-villepinistes a eut une conscéquence insoupçonnée : les centristes ont disparu du débat. Ignorés pendant trois ans (de 2004 à 2007), les centristes de l'UMP ont finit par disparaître de la surface. Pourtant, ils sont toujours là. Et des voix commencent à s'élever contre ce qui apparaît comme une « RPRisation » de l'UMP.


En effet, l'UMP est notamment confrontée au mécontentement de formations et clubs de réflexion associés, qui lui reprochent de ne pas assez prendre en compte les différentes sensibilités du parti. La ministre du logement Christine Boutin, ex-UDF et présidente depuis 2002 du Forum des républicains sociaux (8.000 adhérents revendiqués), a saisi l'occasion d'un conseil national de son parti pour passer à l'attaque. L'UMP « est en train de redevenir un parti replié sur lui-même », a-t-elle lancé. « Si l'UMP reste l'expression unique de l'ancien RPR, elle fera 15-17% aux élections européennes et régionales », a-t-elle mis en garde.


Les parlementaires issus de l'UDF, qui ont rejoint l'UMP en 2002, ont eux aussi des revendications. C'est le cas de Claude Goasguen et Hervé de Charette, co-dirigeants du club de réflexion « Convention démocrate », qui veulent l'instauration de courants au sein de l'UMP. « Il faudrait que l'UMP se souvienne qu'elle n'est pas que le RPR », souhaite M. Goasguen. « Les colloques et les groupes de travail tout préparés n'inciteront pas les gens à venir adhérer », a-t-il déclaré à l'AFP. « Il faut que ce parti soit beaucoup plus vivant ».


Messieurs de Charette et Devedjian se sont récemment affrontés, par voie de presse interposée. Le premier a reproché au second sa « présidence brejnévienne » à la tête d'une UMP « RPRisée ». « Les militants UMP désertent nos permanences. Il y a un vrai malaise dans ce parti », a affirmé le député du Maine-et-Loire. « Je connais le prix des états d'âme de M. de Charette, il est de 600.000 euros! », a répliqué M. Devedjian, évoquant le montant de la subvention refusée par l'UMP à la « Convention Démocrate ».


De son côté, le Parti radical (10.000 adhérents revendiqués), présidé par le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo et qui compte 24 députés et sénateurs, affirme avoir « une série de particularismes » qui lui évitent ce « problème existentiel », selon son président d'honneur, André Rossinot. « Je souhaite aussi qu'on joue toutes les sensibilités de l'UMP, parti de la droite républicaine et du centre, dans sa complexité », souligne-t-il cependant.


Le Nouveau Centre pour sa part réclame « des règles du jeux plus claires » et « le respect de chacun » alors que, comme je le disais dans mes précédents billets, la grogne monte au sein notamment du groupe Nouveau Centre. Les « affaires » se multiplient dans un contexte où les sensibilités du chacuns sont exacerbées.


Et maintenant ?


Je crois que nous sommes face à un vrai problème de communication au sein de la majorité. Ce problème est un problème globale. Il est présent, tant entre la majorité parlementaire et le gouvernement qu'entre les différentes sensibilités de la majorité. C'est une certitude que j'ai : si nous continuons en ce sens, l'UMP finira par redevenir un parti de droite traditionnel. Déjà au Nouveau Centre, nous voyons arriver d'anciens UMP... Et je suis sûr et certain que le Parti Radical a vu ses effectifs gonfler en terme de militants ces derniers mois.


A titre personnel, j'appel l'ensemble des centristes de l'UMP qui ne se reconnaissent plus dans un parti qui ressemble de plus en plus au RPR de rejoindre le Nouveau Centre. Le Nouveau Centre souhaite reconstruire la maison UDF telle qu'elle était en 1993. Avec les partisans de Boutin, les radicaux, les démocrates libéraux, les centistes attachés à la collaboration avec la droite. Nous ne voulons pas créer une UMP bis, nous ne voulons pas non plus d'un MoDem. Simplement nous pensons que le système du parti unique a montré ses limites. Nous pouvons tous ensemble être des partenaires exigeants et entendus. C'est une certitude que j'ai, c'est une conviction que je porte.

jeudi 17 avril 2008

Alors messieurs les sénateurs... on se décide ?

L'approche des sénatoriales agite les memebres de la chambre haute. Et dans cette saga des "je t'aime, moi non plus", les centristes battent des records ! Il faut dire que la situation de leur famille porte à l'agitation... Deux partis, deux stratégies, une idéologie, on ne sais pas vraiment où donner de la tête. Et jusqu'à présent, entre le MoDem et le Nouveau Centre, c'était 1 partout. Le MoDem avait emporté les militants et l'opinion, le Nouveau Centre les élus et les ministères... Mais dans la dense du ventre actuelle, on assiste peut-être au renversement de la situation.

"Je veux faire revivre l'UDF", a réaffirmé le sénateur Jean Arthuis, en annonçant qu'il quittait le Mouvement Démocrate (MoDem), selon lui dans une "impasse stratégique". La semaine dernière, le député européen Thierry Cornillet a lancé une pétition demandant un "congrès de renaissance de l'UDF", et espère recueillir "une centaine de signatures de grands élus". Depuis le lendemain des municipales, très difficiles pour le MoDem, M. Arthuis réclame une réunion rapide du comité directeur de l'UDF.

"Je veux faire revivre l'UDF"

La date de cette réunion a été "fixée au mercredi 16 (avril) à 18h00, en plein accord avec Michel Mercier", président du groupe centriste au Sénat, a indiqué lundi M. Bayrou. On saura donc aujourd'hui ce qu'il en est...

Le Congrès de décembre, qui a entériné la naissance du MoDem, avait désigné un bureau d'une vingtaine de membres pour veiller sur "les intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans. Cette conservation était cependant apparut aux yeux de certains comme une "manoeuvre" visant à s'assurer un maximum de financements publics.

Au Sénat, le groupe de 30 centristes, dont 10 siègent au bureau exécutif du MoDem et cinq sont au Nouveau Centre, a d'ailleurs gardé le nom UDF.

M. Bayrou a cependant écarté tout retour au passé. "Je ne reviendrai en rien en arrière, je ne cèderai rien", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien.

Le Nouveau Centre se félicite bien-sûr des derniers développements. "S'engager dans une bataille juridique" pour reconstituer l'UDF, récupérer ses locaux et son financement, serait "juste", mais "ce serait une procédure très longue", souligne le député Maurice Leroy, futur porte-parole national, qui préfère inviter les déçus du MoDem à rejoindre le NC.

Si M. Arthuis exclut cette option, il n'écarte pas un rapprochement avec les 23 députés du NC. Il comptait parmi la vingtaine de sénateurs centristes qui ont participé la semaine dernière à un dîner organisé au ministère de la Défense par le président du parti Hervé Morin, avec deux autres ministres NC, André Santini et Valérie Létard. Ces derniers ont récemment redoublé d'effort pour mobiliser les sénateurs centristes à leur cause.

Il y a été décidé que "les parlementaires du groupe UDF au Sénat et du Nouveau Centre travailleront ensemble sur des sujets concrets, comme la réforme des institutions", a indiqué M. Mercier.

Ce dernier, qui est trésorier du MoDem et aurait refusé un poste de secrétaire d'Etat dans le dernier remaniement, a lui aussi pris ses distances avec l'ex-candidat à la présidentielle, sans toutefois quitter le mouvement.

Certains centristes se demandent cependant si les élections de septembre au Sénat ne lui donneront pas l'occasion de couper les ponts avec M. Bayrou. Ce qui risquerait d'accélérer l'éloignement des sénateurs, avec à la clé un enjeu financier: le MoDem touche cette année quelque 1 million d'euros au titre du financement public lié à ses sénateurs.

Affaire à suivre donc, même s'il ne faut pas oublier selon moi, que beaucoup de sénateurs ne se sont pas prononcés sur la question et ne sembles pas vraiment enclain à quitter Bayrou...

dimanche 13 avril 2008

Le Nouveau Centre serait-il audacieux ?

Alors qu'approche la réélection du terrible président du Nouveau Centre Hervé Morin, ce dernier commence à prendre la mesure de la concurrence interne et a décidé de réagir. En effet, il a récemment joué très gros face à Jean-Christophe Lagarde, chancre de l'indépendance accrue du Nouveau Centre face à l'UMP. Et comme il sait que c'est sur ce crédo que le jeune député-maire de Drancy aurait pu surfer avec succès, il décide de profiter de la vague. Et voilà commment.
A l'occasion d’une conférence de presse, jeudi 10 avril, Hervé Morin a annoncé que le Nouveau Centre veut "présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes et régionales ". Aussi, lors du dernier comité exécutif du Nouveau Centre, il a été a décidé de regarder quelles pourraient être nos têtes de listes dans les huit circonscriptions européennes. "Pour les régionales, nous allons aussi déterminer nos têtes de liste assez rapidement" ajoute monsieur Morin.
Dans le même temps, et parce qu'il ne faut pas froisser l'UMP... Heu, non ! Parce qu'il faut déterminer une fois pour toute le cadre dans lequel s'inscrit la collaboration entre nos deux partis, Hervé Morin, André Santini, et François Sauvadet ont annoncé qu’ils approuvaient la création d'un comité de liaison de la majorité, précisant que le Nouveau Centre conservera toute son indépendance.
"Ce comité de liaison de la majorité, une structure informelle, souple, non fédérative", a expliqué Hervé Morin, "permettra, en amont, un dialogue entre l'UMP, le Nouveau Centre et les autres formations de la majorité sur des questions politiques liés à l'agenda parlementaire, et des questions plus structurelles sur les élections à venir, les modes de scrutin, la réforme institutionnelle".
"Il faudra que ce comité trouve son prolongement au Parlement", a déclaré François Sauvadet, "comme je l’ai proposé à Jean-François Copé, chef de file des députés UMP. Autrement dit qu’il y ait des échanges régulièrement entre les bureaux des deux groupes".
"Nous devons prouver notre existence et notre indépendance, et en même temps notre sens de l'union", a précisé André Santini.
Après avoir clairement refusé l'idée d'une confédération des partis centristes de la majorité, la direction du Nouveau Centre semble donc avoir trouvé un compromis. Pour une fois, je vais approuver la voie suivie et ce pour deux raisons. La première est qu'une confédération des centristes de la majorité aurait été une idée trop fermée. Cela n'aurait fait que stigmatiser la coupure entre les centristes ralliés à la majorité et ceux ayant regagnés les rangs de l'opposition, éloignant ainsi encore un peu plus le spectre d'une union des centres. La seconde est qu'avec des listes autonomes, le Nouveau Centre se rapproche de la stratégie électorale de l'UDF... Espérons que cela se soldera par une réussite !

mercredi 9 avril 2008

Nous sommes des victimes responsables !

J'ai récemment réagit à une note de LFDB du fond du bocal. Il demandait la vision que l'on avait d'un parti libre. J'avais exposé ma vision, expliquant les raisons de mon adhésion au Nouveau Centre (précisant que j'étais déçu du léger manque de liberté dans le ton de notre terrible président). Il m'a alors répondu qu'il refusait de rejoindre le Nouveau Centre dans sa forme actuelle qui n'était qu'un parti "de réfugiés qui n'ont fait que recopier les idées du programme de Bayrou." Je lui ai donc répondu en ces terme :

Je tiens à rappeler une petite chose. Le programme de Bayrou, ou plutôt celui de l'UDF a été rédigé par d'autres que lui, en concertation avec lui...

La partie concernant le social, c'est Valérie Létard, la partie économique, c'est Chrisitan Saint Étienne (cf. l'excellent "La troisième voie et François Bayrou, le texte fondateur" chez scali)... Je ne vais pas tous les citer et ceux-ci ne sont que des exemples. Bourlanges me revient pour partie du programme concernant la politique européenne.

Tout cela pour dire que la plupart des rédacteurs du programme de Bayrou en 2007 ne sont plus au MoDem, voire sont au Nouveau Centre... On ne copie pas, on prend légitimement ce qui est à nous.

Pour ce qui est de la réélection des députés, rien n'était assuré... Et ce n'est pas l'unique raison pour laquelle la cassure a eut lieu. Cela vient d'un désaccord stratégique majeur. Ils n'adhéraient pas et ne croyaient pas à la stratégie de François Bayrou et n'avaient donc aucune raison de le suivre. En somme, leur but n'était pas de la voir fonctionner.

Pour finir, la situation du centre. Si tu as lu Thierry Cornillet, tu dois savoir que la perte d'influence du centre sur la politique française a déjà plus de 10 ans... Elle a commencé avec Bayrou ! La situation actuelle est le fruit d'une politique de destruction consciencieuse de l'UDF depuis 1996.

Ses ex-ami sont des victimes responsables... Victimes de la destruction programmée de leur partie et de leur fidélité à Bayrou (ils étaient de ces "bédoins"). Et responsable en ce sens qu'ils étaient cadre du parti et ont donc participé aux choix qui nous on conduit ici...

mardi 8 avril 2008

MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE


Pourquoi en sommes-nous là ?

L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus

[1] en 1997 avec les départs de Républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
[2] en 2002 après la création de l’UMP
[3] en 2007 avec la création du Nouveau Centre
[4] en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.

10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique

La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.
Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.

François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.

En 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.

Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.

Hélas, ce n’est pas vrai!

François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par l’addition d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.

C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents

N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).

Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%

Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%

Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).

C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.

Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.

Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »

Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »

« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.

Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti. Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.

Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.

Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.

Nous demandons donc :

Un retour à la lucidité

C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.

Une morale d’honnêteté politique

Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous. Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près. Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?

La fin des légendes

Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles

Celle de l’indépendance du Centre

Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir. L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ».

Celle de la construction d’un parti nouveau

« nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » ….

En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.

Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste !) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », ne sont que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance.

Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.

Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable. On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère. Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.

L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente.

Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte. Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle. Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.

Un partenariat actif pour ces réformes

Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.

La renaissance de l’UDF

Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres. Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.

La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression

au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).

L’ouverture immédiate de discussions

par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné. Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.

Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.

C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.


Si vous partagez cette analyse, pour le moins en partie,
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :
Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar
Soit par message courriel à :
lesamisdeludf@live.fr

dimanche 6 avril 2008

Et si l'UDF ressuscitait ?


Jean Arthuis, sénateur MoDem et président de la commission des finances au Sénat a annoncé dans le JDD qu'il quittait le MoDem, affirmant que le parti était géré comme une secte, que ses relations avec François Bayrou étaient au point mort et qu'il voulait faire revivre l'UDF.



Faire revivre l'UDF... Décidément, tout le monde s'y met ! Au Nouveau Centre, c'est le crédo, Thierry Benoît a déjà refusé de s'afficher à l'Assemblée Nationale sous une autre étiquette et maintenant, Jean Arthuis veut aussi ressusciter le parti créé par Poiniatowski en 1978... On aurait gagné du temps à ne pas la faire disparaitre finalement...

Ah ! Mais au fait, comme l'a si gentillement fait remarqué monsieur Arthuis, l'UDF existe encore... Au sein du MoDem, sous la Présidence de, je vous le donne en mille, monsieur François Bayrou. Le même qui fut élu en 1998 et qui a été prolongé jusqu'en 2010, tout comme l'existence juridique et patrimoniale de notre chère et tendre UDF ! Cloclo, tu entends ? L'UDF n'attend que nous !

Il doit être décidé en 2010 de son avenir. Pour Arthuis, pas question d'attendre jusque là, l'UDF doit vivre ! Elle doit même revivre indépendamment de la formation post-électorale qu'est le MoDem (un peu comme lui qui voudrait bien revivre indépendamment de François 1er dit "le démocrate"). C'est pourquoi il a demandé la réunion rapide de la direction du parti historique, essuyant le refus obstiné de François Bayrou.

Tout cela n'est donc pas gagné. Et ce que l'on peut surtout relever de cette nouvelle défection dans les rangs bayrouistes, c'est que le centre est plus éclaté et divisé que jamais, et que plutôt que de servir, dans l'immédiat du moins, l'audibilité de notre famille, ce départ en fanfare rajoute à la cacophonie...

Alors qu'aujourd'hui, selon un sondage Figaro.fr (vive la fiabilité mais bon) 86% des français ne croient plus en l'avenir du MoDem, que va-t-il advenir de la famille centriste ?

mardi 25 mars 2008

Les petites phrases d'aujourd'hui écrivent les grandes lignes de demain...

Plus d'élections locales avant 2010. Un échéquier politique remanié et rééquilibré par les municipales. Des partis qui cherchent comment préparer 2012 et son échéance présidentielle. Le contexte est propice aux batailles internes. Et si celles-ci sont un mode de fonctionnement -plus ou moins efficace, je n'en jugerai pas ici- pour le Parti Socialiste, personne n'est en reste. De la droite nationale à la gauche radicale, tour d'horizon des formations politiques en "reconstruction", "construction", "rénovation"...


Le Front National


Après avoir vu son électorat siphonné par l'UMP sarkozyste, le parti lepéniste est en crise. Une crise qui s'est confirmée par un nouveau recul enregistré à l'occasion de ces municipales. Aussi, le leader du FN, emblématique et charismatique Jean-Marie Le Pen arrive en fin de parcour. Et si les anciennes divergences internes quant à la suprématie du chef de clan ont toujours aboutit à une marginalisation des dissidents (on se souvient de Bruno Mégret et de son MNR), aujourd'hui, le jeu est différent. Ainsi, si Marine Le Pen qui s'est illustrée à l'occasion des dernières législatives sous le regard attendri du paternel, ses scores aux municipales restes relativement décevants. Aussi ne fait-elle pas l'unanimité dans le Royaume, microcosme étouffé finalement par un leader omnipotent en interne et inefficace en externe.


Cela devrait pouvoir laisser place à de nouvelles velléités. Les candidats à la succession devraient pouvoir se faire connaitre d'ici peu. Cela sous couvert que l'héritière ne supplante pas ses concurrents, manœuvre aboutissant vraisemblablement par un éclatement et une mort certaine de la famille nationaliste et patriote. Historiquement, c'est une thèse relativement probable et soutenable en cela que ce qu'on appel l'extrême droite a toujours vécu au travers d'un homme avant de s'éteindre durant des périodes plus ou moins longues. Après, Poujade, il fallut attendre la percée du monsieur Le Pen... Après Le Pen, qui sait si le parti saura continuer, il est toutefois permis d'en douter...



Le Mouvement Pour la France


Ici, il est fort probable que le chef reste en place. En effet, Philippe de Villier, vu son âge et son ambition (ou plutôt son caractère), ne saurait laisser sa place à un guillaume Peltier qui se contentera certainement d'établir une fois encore une nouvelle stratégie pour le MPF. En effet, C'est déjà ce jeune homme qui est à l'origine du "virage à droite" de son mentor (ou son poulain vu l'influence qu'il exerce sur le souverainiste vendéen) et c'est encore lui qui a négocié les accords avec l'UMP pour entrer dans la majorité. Car si cet évènement est passé inaperçu aux yeux du grand public, il remet en cause toute l'organisation du MPF. Parti du RPF qui n'était qu'une branche souverainiste et euro sceptique de la droite traditionnelle alors représentée par le RPR, le MPF s'était éloigné pour chasser sur les terres du FN avec un succès tout relatif.


Aujourd'hui, il se place comme "une droite nationale de gouvernement". Cela implique de égocier un virage dangereux : celui de la négociation avec des partis de parlement, notamment l'UMP, pour s'inscrire dans une majorité et entrer au gouvernement. On a d'ailleurs longtemps entendu parler d'une éventuelle entrée de monsieur De Villier au ministère de l'agriculture, chose qui ne s'est pas faite. C'est une stratégie largement employée aujourd'hui par les partis "d'importance secondaire" (argh que je hais cette considération) dans un contexte de plus en plus prononcé de bi-polarisation de la vie politique. Le MPF passera-t-il d'une logique de contestation à une logique de négociation ? L'électorat suivra-t-il ? Les questions restent posées.



L'Union pour un Mouvement Populaire


Sarkozy est au pouvoir. Le but ultime de l'action de ce mouvement est atteint. Ce qui le faisait se mouvoir ne peut lui servir de moteur plus longtemps. Aussi, si les sarkozystes pensent aujourd'hui à conserver le pouvoir et à soutenir l'action gouvernementale, cela ne fait plus l'unanimité. Cela vient du fait des premiers déçus du sarkozysme. Les frasques du président en ont déboussolé plus d'un et la grogne gagne. Les fidèles sont majoritaires mais les "alternatifs" voient grossir leur rang. Cela tranche avec l'ultra minorité d'opposition qu'on représenté récemment Nicolas Dupont-Aignant (qui a fini par quitter l'UMP pour créer sa propre formation "Debout la République" tant la pression était forte) et Dominique de Villepin a qui ce non-alignement sur le sarkozysme a peut-être coûté sa carrière.


Les mécontents sont notamment visibles à l'échelle locale. Car l'UMP sarkozyste, véritable machine de guerre a voulu trop de fois imposer ses candidats aux dépends d'une droite locale agacée voire excédée. Cela a eu pour conséquence la multiplication des dissidences et la défaite dans certains cas. Récemment, les municipales ont fini de déconcerter les concerts de choeurs de l'armée bleue.


Cependant, le Président a pris les devant lors de sa prise de pouvoir en imposant une direction collégiale évitant de voir se dégager un nouveau leader. Les chiraquiens et autres déçus sauront-ils outrepasser cette difficulté ? En auront-ils la possibilité ? Ils sont minoritaires malgrès tout... Et que nous réserve le Parti Radical valoisien dont le nouveau Président Jean-Louis Borloo a affirmé vouloir faire de ce parti le premier parti de France en s'éloignant de l'UMP ?



Le Nouveau Centre


Le congrès arrive ! Les 24 et 25 mai prochain à Marseille... Et cela attise déjà les convoitises. Qui sera le leader de notre parti en construction ? Je ne lencerai pas le débat dans cet article, d'autres sont là pour cela et d'autres encore viendront l'alimenter. Mais on pourra cependant relever les candidatures d'Hervé Morin et de Jean-Christophe Lagarde, deux personnalités très différentes aux stratégies différentes.


Mais on peut aussi se demander si des personnes comme Christian Blanc, entré récemment au Gouvernement ou André Santini ne voudraient pas prétendre à la fonction... Ils l'avaient déjà dit, ils avaient été entendu à l'époque, ouvrant ainsi le débat sans que cela ne réponde à la question du leadership. Ce débat est notamment visible sur le forum du Nouveau Centre dont le lien est présent dans la colonne de droite.


Enfin, la stratégie face au collaborateur de la majorité, à savoir l'UMP, est aussi en question. Notre collaboration difficile lors de ces municipales a remis en question la présence de listes autonomes, notamment à l'occasion d'élections supranationales, en l'espèce les prochaines élections européennes. Tout cela sera à débattre et à définir à l'occasion de ce prochain congrès.Tout comme la proposition de Jean-Christophe Lagarde d'une direction bicéphale, ce qui serait, je pense, détestable, j'y reviendrai...



Le MoDem


Au MoDem, la question du leadership ne se posera pas, simplement parce qu'il ne reste que Bayrou et des militants... Ah, peut-être Marielle de Sarnez, mais non ! Bayrou est le parti, Bayrou et MoDem ne font qu'un.


La seule question qui se posera éventuellement sera celle de la stratégie. Alliances sauvages ou autonomie stérile ? L'entêtement de François Bayrou ne laissera peut-être pas la place au débat. L'avenir de la formation centriste est plus qu'incertain au lendemain des municipales. La précipitation avec laquelle s'est créé le MoDem, enchainant forum des démocrates et congrès fondateur, il ne leur reste rien pour prévoir l'avenir... Sauront-ils réfléchir en dehors des rassemblements prévus à cet effet ? L'université d'été qu'ils ne manqueront pas d'organiser aura-t-elle raison de l'immobilisme ambiant ?



Le Parti Socialiste


Le PS, fort de ses succès locaux - sept grandes villes sur dix, plus de la moitié des départements - réunit ce mardi son Conseil national (un "parlement" de 300 membres dont la centaine de Premiers secrétaires fédéraux). Outre le bilan des élections, il examinera le "processus de rénovation" et le calendrier du parti. Sa "commission de rénovation" est tombée d'accord pour un Congrès du 7 au 9 novembre (Toulouse, juste conquise, étant citée pour l'accueillir). Congrès essentiel qui doit désigner le successeur de François Hollande.


Cette date ne fait pas l'unanimité, des proches de Ségolène Royal plaidant pour un Congrès anticipé avant l'été. Elle devrait néanmoins être validée par ce Conseil auquel doit participer l'ex-candidate à l'Elysée. Cette dernière a jugé le calendrier envisagé "tardif", sans en faire un casus belli. Mais l'initiative des fédérations a déclenché l'ire de Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal. Il soupçonne François Hollande de vouloir compter ses troupes et dénonce un "texte de fraction".


Les divergences se cristallisent sur le profil des prétendants : Premier secrétaire de transition, chef d'équipe ou présidentiable pour 2012 ? Les sondeurs s'en mêlent : selon CSA, pour 40% des Français, Bertrand Delanoë serait le meilleur Premier secrétaire, devant Ségolène Royal (36%) qui domine chez les sympathisants socialistes (59%). Martine Aubry, réélue triomphalement à Lille, revient en force (29% des Français, 39% des sympathisants PS). D'autres candidats se sont fait connaître, les députés Julien Dray, Manuel Valls, Pierre Moscovici. Aucun n'est a priori présidentiable.


Chacun fourbit ses armes, au grand jour ou dans la discrétion. Ségolène Royal, qui a sillonné la France pendant la campagne des municipales, ne cache pas son ambition : être "majoritaire" au Congrès autour d'un texte d'orientation. Selon des estimations internes au PS, elle ne représenterait cependant qu'entre 25 et 30% du parti. Son lieutenant Peillon souhaite qu'elle puisse "conduire la rénovation du PS", sans que cela induise automatiquement une candidature. Les maires de Paris et Lille, quant à eux, sont restés discrets sur leurs ambitions. Jusqu'au 21 avril, date du prochain conseil de Paris, Bertrand Delanoë "parachève son exécutif", souligne un proche. "Après, il pourra commencer à ouvrir portes et fenêtres et regarder l'horizon".



Le Parti Communiste


André Gerin, maire communiste de Vénissieux, commune de la banlieue sud de Lyon, annonce ce lundi dans le Figaro son intention de porter candidat à la succession de Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF. Il critique l'obsession de l'union de la gauche de certains de ses camarades, et ajoute : "Il faut savoir si l'on accepte les coups de Jarnac, si l'on se satisfait de voir des candidats socialistes se faire épauler par la droite pour battre les communistes. Je ne suis pas partisan d'adopter une attitude revancharde, mais il faut couper le cordon ombilical avec les dirigeants du PS et voler de nos propres ailes"...


Réélu au premier tour (52,61%) des municipales à Vénissieux - à la tête d'une liste d'union de la gauche où le PS tient une large place, André Gérin annonce sa candidature, "pour sortir le PCF de l'ornière et du microcosme parisien". Selon lui, la direction actuelle du PCF est "déconnectée du peuple de France", et le message de sa secrétaire nationale "inaudible". La faiblesse du parti affaiblit du coup toute la gauche, rappelle-t-il, privant notamment Ségolène Royal de réserves lors du second tour ses présidentielles 2007.


D'ici au prochain congrès, prévu à la fin de l'année, André Gérin va "entreprendre un tour de France pour aller à la rencontre des classes laborieuses et populaires". Adhérent du PCF depuis 1964, élu au comité central pendant vingt-et-un ans, il se croit "capable de rassembler la famille communiste". Pour "combattre bille en tête la droite sarkozienne en redonnant une crédibilité, une lisibilité à un projet alternatif anticapitaliste".



La Ligue Communiste Révolutionnaire


La stratégie est à la création. Une nouvelle formation pour de nouveaux horizons, cela nous rappel le MoDem... Ce projet sera-t-il plus porteur que celui de Bayrou ? Il semble que les moyens employés soient très différents; Plus lent, plus réfléchit et a priori moins autocrate, Olivier Besancenot se comporte comme un rassembleur et un bâtisseur. Tout autre chose finalement que le Mouvement Démocrate !


Mais si monsieur Besancenot prétend ne pas vouloir faire de ce parti « son » parti, il n'en est pas moins qu'il apparaît comme l'homme de la gauche radicale. Ce nouveau parti saura-t-il se passer de ce leader charismatique ? Ce leader dans l'âme saura-t-il se mettre en retrait dans cette nouvelle formation ? Encore une fois, il est permi de douter...

mercredi 19 mars 2008

Remaniement, le centre a sa place.


Le chef de l'Etat a légèrement remanié le gouvernement hier soir en faisant entrer six nouveaux secrétaires d'Etat, quatre UMP et deux centristes : Yves Jégo, Alain Joyandet, Nadine Morano, Hubert Falco, Anne-Marie Idrac et Christian Blanc. Le tout suscitant quelques petites modifications de périmètre chez les autres secrétaires d'Etat.



L'ancienne élue UDF des Yvelines est une spécialiste des transports, en particulier franciliens.



Anne-Marie Idrac, 56 ans, nommée mardi secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, est une ancienne élue UDF des Yvelines et une spécialiste des transports, en particulier franciliens. Mme Idrac, débarquée fin février de la SNCF, retrouve ainsi des fonctions gouvernementales après avoir secrétaire d'Etat aux Transports de 1995 à 1997. Première femme à la tête de la compagnie ferroviaire, Mme Idrac a aussi dirigé la RATP, ce qui lui confère une bonne connaissance des transports de la région capitale.


Née le 27 juillet 1951 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), fille du sénateur et ministre MRP André Colin, elle a suivi le parcours classique des élites républicaines: droit, Sciences politiques, Ecole nationale d'administration, avant de fréquenter les cabinets ministériels de droite (Equipement en 1974, Environnement en 1979, Urbanisme et Logement en 1980).


Directeur des Transports terrestres au ministère de l'Equipement de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur, elle est nommée en 1995, secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé et sera l'une des rares "Juppettes" maintenues dans le deuxième cabinet Juppé. Après la dissolution de 1997, Mme Idrac est élue députée UDF des Yvelines, puis l'année suivante, conseillère régionale d'Ile-de-France. Elle fut aussi porte-parole de François Bayrou pendant sa campagne présidentielle de 2002, avant de s'éloigner du dirigeant centriste. En 2002, elle est nommée à la tête de la Régie autonome des transports parisiens, où elle s'enorgueillit d'avoir adouci le climat social.


Quatre ans plus tard, elle prend la succession du populaire Louis Gallois, resté dix ans à la tête de la SNCF où elle est attendue au tournant par les syndicats, qu'elle irrite en comparant le dialogue social à "l'époque de la +guerre froide+ avant la chute du Mur de Berlin". Mme Idrac est mariée et mère de quatre filles.

mercredi 20 février 2008

Le Nouveau Centre en solo ?

Un article publié sur l'Epress.fr évoque l'hypothèse selon laquelle le Nouveau Centre, dont la stratégie d'alliance avec l'UMP a rencontré "quelques difficultés" lors de la préparation des municipales, envisagerait de se présenter sous sa propre bannière aux européennes de 2009 et aux régionales de 2010, pour montrer son "existence politique".

Il faut bien dire que le Nouveau Centre a été pour le moins malmené par le parti présidentiel. Imbus de ses victoires, acculée à l'ouverture, l'UMP a oubliée qu'elle n'était pas seule dans la majorité. Lorsqu'elle s'est rappelée de la situation, l'UMP a proposé une "confédération" des partis issues de la diagonales comme gauche moderne, les progressistes... Mais le NC a cordialement refusé.

Le parti fondé par d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy dans la foulée de la présidentielle a préféré réaffirmé, lors d'une convention à Paris, sa volonté de reconstituer un maillage d'élus locaux à l'occasion des municipales et cantonales. "Nous avons près d'un millier de candidats aux municipales dans les villes de plus de 10.000 habitants, dont une trentaine de têtes de liste dans celles de plus de 20.000 habitants, et une centaine de candidats aux cantonales", a résumé le maire de Meudon (Hauts-de-Seine) Hervé Marseille, délégué national en charge des élections.

Outre Meudon, le Nouveau Centre a des maires sortants dans des villes comme Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Drancy (Seine-saint-Denis), Vincennes (Val-de-Marne) ou Deauville (Calvados). Il espère conquérir des villes moyennes comme Agen (Lot-et-Garonne), Castres (Tarn), Châtellerault (Vienne) ou Vendôme (Loir-et-Cher). La situation est en revanche "tendue" pour le maire sortant de Blois Nicolas Perruchot, ou à Rouen pour Pierre Albertini, ex-UDF soutenu par le NC et par le MoDem de François Bayrou.

Avec le "partenaire" UMP, "les discussions ont été difficiles dans un certain nombre d'endroits", notamment dans "les grandes villes", a reconnu M. Marseille. Il a cité des "situations inacceptables", comme Bordeaux où "Alain Juppé a préféré faire une alliance privilégiée avec le MoDem", et Annecy, dont le maire sortant NC Jean-Luc Rigault est défié par le sénateur UMP Pierre Hérisson, maire d'une commune voisine. Dans ces deux villes ainsi qu'à Caen et Saint-Chamond (Loire), des primaires auront donc lieu entre l'UMP et le NC. La situation a également été "extrêmement compliquée" à Paris, Lyon, Marseille ou Lille, en raison d'un "problème de dosage des listes", a ajouté M. Marseille. "Il faut faire face à toutes sortes de lobbies, de compétitions, et nous n'avons pas toujours été entendus." A Paris, le NC n'a obtenu que six places éligibles au conseil de Paris. Il en souhaitait une dizaine.

"La majorité, si elle se résume à l'UMP, c'est une majorité insuffisante", a mis en garde M. Marseille. "Surtout en ce moment!", a renchéri le député Maurice Leroy, en allusion aux difficultés rencontrées par la majorité de Nicolas Sarkozy. "Soyons plus que jamais nous-mêmes, libres, à l'offensive", a lancé M. Leroy. "Si on est uniquement suivistes derrière l'UMP, et béats d'admiration devant ce que fait le président de la République, dans le contexte actuel, c'est la mort politique. Nous devons exister par nous-mêmes!"

Le président du parti, le ministre de la Défense Hervé Morin, a conclu la convention en envisageant que le NC présente des listes autonomes aux élections européennes de 2009 et régionales de 2010. Une fois reconstitué un réseau d'élus, "l'existence politique" du NC s'affirmera "à travers un projet, et la confrontation directe de nos idées au suffrage universel, sous notre propre bannière et avec nos propres moyens", a-t-il expliqué. Il faut que "nous nous organisions, pour que le moment venu nos compatriotes puissent clairement identifier l'existence de cette famille politique" héritière de l'UDF, a-t-il plaidé.

Le NC devrait tenir son Congrès fondateur les 24 et 25 mai à Marseille.

jeudi 14 février 2008

Quand l'unisson n'unit plus...

L'UMP a été dans sa création un formation rassemblant des personnes aux idéaux parfois très différents. En effet, au lendemain du 21 avril 2002, monsieur Chirac propulsé à l'Elysée avec un score record de 80% face au candidat de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen refusa de faire un "consensus national" et préféra construire "un grand parti de la droite et du centre." L'UMP voyait donc sa création rafler quelques grandes figures de l'UDF en amputant cette dernière d'un certains nombres de ses formations constituantes comme les Radicaux Valoisiens, Démocratie Libérale etc etc. Mais cinq ans après sa création, l'UMP n'a pas réussit à imposer l'union parfaite ni à droite, ni au centre. Ainsi cela se remarque par deux phénomènes parallèlement observables en ce moment : la subsistance de formations centristes en dehors du grand parti et la multiplication des candidatures dissidentes aux municipales. Explication.

L'UMP ou Union pour un Mouvement Populaire a vu mainte fois sa stratégie récompensée, notamment lors d'élections nationales. Ainsi aux législatives de 2002 puis 2007 et aux dernières présidentielles, l'union a effectivement fait la force de la formation politique de droite. On a pu dans ce sens observé la confirmation par l'exemple de la célèbre maxime "l'union fait la force." Majorité au parlement deux fois de suite, présidentielles qui ressemblaient sous certains aspects à une formalité (notamment du fait de l'absence de "petits candidats" de droite traditionnelle, tous rassemblés derrière Nicolas Sarkozy, à l'image de Christine Boutin du Forum des Républicains Sociaux), l'UMP s'impose comme une force politique, voire même selon certain comme un rouleau compresseur sans pitié, une machine de guerre électorale.

Mais comme toutes mécaniques, l'UMP a ses faiblesses. La première qui a été visible l'a été dès sa création : l'UMP qui se voulait la formation française de la droite et du centre n'a pas réussit son OPA sur l'UDF de l'époque. Affaiblit mais pas assassinée, la formation du centre, centre-droit a subsisté jusqu'en 2007 sans jamais se soumettre au grand parti. Aussi, lorsque l'UDF a périt, sous les coups qui lui ont été porté en interne par son propre leader, c'était pour laisser place à deux formations : une dans l'opposition et une favorable à la majorité présidentielle mais toujours indépendante, vous aurez bien sûr reconnu respectivement le Mouvement Démocrate de François Bayrou et le Nouveau Centre d'Hervé Morin, André Santini, Jean-Christophe Lagarde, Christian Blanc et bien d'autres.

La seconde limite à la force de la formation de droite est plus que jamais visible à l'occasion des municipales qui se déroulent en ce moment même mais l'était déjà lors des dernières législatives. Il s'agit de la multiplication des candidatures dissidentes. L'exemple le plus spectaculaire est celui de la mairie de Neuilly. Mais il n'est pas le seul. Selon libération.fr il est même "l'arbre qui cache une forêt de dissidence." Qualifié de "syndrome Teullé" du nom du responsable UMP de Neuilly nouveau candidat dissident après le retrait de David Martinon et l'investiture par le parti présidentiel de l'ancien candidat dissident non membre de la formation Jean-Christophe Fromentin (vous suivez toujours ? ne vous inquiétez pas vous allez pouvoir reprendre votre respiration bientôt), la dissidence est de plus en plus présente.

En effet, les ambitions personnelles et le refus des parachutages font se multiplier les candidatures dissidentes à droite.

C’est le cas à Aix-en-Provence, Cherbourg, Colmar ou encore Metz où la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann fait face à celle du maire divers droite, Jean-Marie Rausch : «Paris m’a demandé de la prendre sur ma liste, ce qu’elle avait accepté, raconte-t-il, mais j’ai appris par les journaux qu’elle avait reçu l’investiture officielle de l’UMP. Personne ne m’en avait avisé !» A Cannes, Philippe Tabarot, candidat dissident, minimise son exclusion de l’UMP. «Pour une élection municipale, l’appartenance partisane n’est que secondaire», expliquait-il, lundi. Certains sont moins conciliants. A Nice, Jacques Peyrat, maire (ex-FN, ex-UMP) et candidat à sa succession, s’exaspère du terme : «Il n’y a pas de liste dissidente. Le comité central de l’UMP a choisi de propulser Christian Estrosi mais je ne l’explique pas. La doctrine habituelle, c’est qu’un maire crédible soit reconduit
.»

Mais la Province n'est pas la seule touchée par ce syndrome ! C’est mêm
e à Paris, dans les arrondissements où la droite ne craint pas la défaite, que le système Sarkozy semble le plus mal en point. Symbole de la cacophonie de l’UMP, la situation du XVIIe arrondissement où Françoise de Panafieu devra affronter son ancien collaborateur, François Asselineau. Même dans le XVIe, l’UMP n’a pas trouvé d’accord : David Alphand, un responsable de l’UMP, se présente contre Claude Goasguen, le candidat officiel. Dans le VIIIe, le maire sortant, François Lebel affrontera le candidat estampillé par l’UMP, Pierre Lellouche… Quant au XVe, il est lui aussi le théâtre d’un affrontement fratricide. Et même la protégée du Président, Rachida Dati pourrait trouver un dissident sur le chemin de la mairie du VIIe…

La partie pour les municipales ne semble pas jouée d'avance et il apparait que la théorie du partie unique ne fonctionne pas, une fois de plus. Je pense qu'au lieu d'essayer vainement de faire parler voire penser une somme importante de gens de la même manière, la droite et le centre devrait essayer de reconnaitre les particularismes de chacun et d'en faire une force. Pour cela il faut accepter l'existence de familles politiques diverses et les laisser évoluer en formations autonomes, que ce soit sous formes de partis affiliés à l'image du Parti Radical Valoisien ou de partis indépendants comme le Nouveau Centre. Elles permettent d'estomper les aigreurs partisanes ou de conviction et ne seraient pas forcément source de division en ce sens que chacun, dans un désir de victoire, saura négocier des accords, des alliances. Ainsi, le dialogue étant nécéssaire entre formations différentes, le risque de candidatures dissidentes serait amoindri. Il faut y penser, car aujourd'hui il apparait que l'unisson n'unit plus !

vendredi 25 janvier 2008

Economie, le centre pour le redressement !


Alors que viens d'être publié le rapport Attali, le centre (hors MoDem, mais c'est vrai qu'il n'est pas "centriste" mais "démocrate") semble très favorable à une réforme profonde de l'économie Française. Et si la révolution libérale arrivait enfin ?


Hervé Morin, président du Nouveau Centre, salue l’inspiration libérale des propositions du rapport Attali qui établissent un diagnostic loyal et pertinent de la situation de notre pays. Elles représentent une contribution intellectuellement cohérente et féconde parce qu’elles visent à libérer l’esprit d’entreprise.

"La France depuis 25 ans, est structurellement engoncée dans ses conservatismes, le rapport Attali apporte des clés intéressantes pour lever tous les freins pour une meilleure croissance. Si la France depuis dix ans, avait connu ne serait-ce que la même croissance que celle des Pays-Bas, nous aurions eu 5500 euros par an de pouvoir d’achat supplémentaire à distribuer à chaque salarié Français" dit-il.

"La méthode de la commission choisie par Nicolas Sarkozy a été critiquée. Elle vient de prouver son efficacité. Les propositions intellectuelles de la commission Attali doivent maintenant recevoir une réponse politique. Le temps de la commission s’achève. Commence celui du Premier ministre, de son gouvernement et des parlementaires. Il s’agit de la période de la pédagogie, de l’explication, du dialogue entre le gouvernement, le Parlement et les Français [...]. Il n’y a pas de raison que la France ne puisse se réformer comme l’ont fait nos voisins européens, il faut pour cela dire la vérité, s’engager et respecter les Français" achève le ministre de la défense et Président du Nouveau Centre.


Pour ce qui est de la participation du Nouveau Centre et des centristes en général, on peut noter cette visite du Premier ministre au groupes de l'Union Centriste du sénat. En effet, le Premier ministre, François Fillon s'est rendu mardi à une réunion du groupe centriste au Sénat. Une rencontre dont le sénateur du Rhône, Michel Mercier, président du groupe de l'Union centriste, s'est dit «très content» et dont «l'excellente atmosphère» a été soulignée par tous. Selon Jean Arthuis, un des principaux opposants à François Bayrou au Mouvement démocrate, «tout le monde au groupe est favorable au redressement économique et financier de la France». Les sénateurs centristes «veulent travailler dans le constructif», ce qui les conduit à «apprécier que le chef du gouvernement vienne s'exprimer devant eux», a expliqué un collaborateur du groupe UDF. «Le premier ministre est resté une demi-heure de plus que prévu, pour répondre aux questions sans langue de bois», s'est félicité Pierre Fauchon. Selon le sénateur du Loir-et-Cher, «le groupe UDF s'entend bien» avec François Fillon, car «l'homme convient par son style».


Il a été question de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, de la suppression des départements préconisée par le rapport Attali, des 35 heures. Nulle critique, nulle réserve ne s'est exprimée, même de la part de Jean-Jacques Jégou, l'un des deux ou trois sénateurs restés dans le sillage de François Bayrou, qui a posé la question sur les 35 heures.