samedi 14 juin 2008

La France n'est plus indivisible

Non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas devenu un régionaliste lorrain inconscient poseur de bombe ! Simplement, je conteste le projet de loi portant réforme et modernisation de la Constitution. Ou du moin les amendemants qui y ont été apportés. Je relèverai notament deux amendemants et sous amendemants. Respectivement, je parlerai de l'amandement n°605 et du sous amendement n°606 qui lui est rattaché. Ils traitent de la nécéssité de faire inscrire dans la Constitution l'appartenance des langues régionales au patrimoine national.


Les amendements dans le texte

AMENDEMENT N° 605 Rect.
présenté par
M. Warsmann, rapporteur
au nom de la commission des lois
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ARTICLE ADDITIONNEL
AVANT L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant :
L’article 1er de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Les langues régionales appartiennent à son patrimoine. ».
EXPOSÉ SOMMAIRE
Cet amendement propose de tenir compte du souhait d’inscrire dans la Constitution l’existence de langues régionales, qui a été exprimé par un grand nombre de parlementaires, notamment à l’occasion du récent débat qui a eu lieu à l’Assemblée nationale sur les langues régionales (séance publique du mercredi 7 mai 2008).
Il est proposé d’insérer la mention des langues régionales dans l’article 1er de la Constitution, qui a été complété par la révision Constitutionnelle du 28 mars 2003 afin de préciser que « son organisation est décentralisée ».

SOUS-AMENDEMENT N° 606
présenté par
M. Bayrou
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à l'amendement n° 605 de la commission des lois
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AVANT L'ARTICLE PREMIER
Après le mot :
« patrimoine »
rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 de cet amendement :
« de la Nation. La République les protège. ».
EXPOSÉ SOMMAIRE
Ce sous-amendement se justifie par son texte même.

La critique sommaire

Dans un premier temps, je souhaiterais exprimer mon désaccord quant au fait de faire inscrire en tête de notre Constitution l'appartenance des langues régionale à notre patrimoine national. Je crois d'abord qu'il est inutile de surcharger un texte censé définir le fonctionnement de nos institutions et les principes fondamentaux de notre droit positif français. Ensuite j'ai peur -et je suis tout à fait sérieux lorsque j'envisage cette facette du problème- que mettre ainsi en exergue cet élément distinctif de chaque région de France dans notre « texte fondateur » face passer au second plan le fameux « La République Française est [...] indivisible ».

En premier lieu donc, le fait que l'inscription de ce principe soit discutable. Les dépositaires de cette modification du texte -dont en outre monsieur Bayrou- n'ont certainement pas acqui que la priorité d'une Constitution ne réside pas dans la protection, certes tout à fait nécéssaire, des éléments du patrimoine linguistique de la France. En effet, sa fonction est avant tout de définir un mode de fonctionnement efficient pour nos institutions. Ensuite, le texte fondamental dont doit se munir chaque état et qui est la Constitution doit énoncer les principes fondamentaux du droit positif d'un pays. Ces deux fonctions représentent déjà un travail considérable pour les Constitutionnalistes et offre à ce texte un rôle prédominant. Il n'est pas nécéssaire me semble-t-il de l'alourdir de « choses dont le nécéssité n'apparait pas comme expresse et qui ne sauraient justifier de façon inébranlable leur présence ».

La France a cette fâcheuse tendance de légiférer pour légiférer. Un peu comme si le Parlement, à défaut d'avoir un réel pouvoir, se mettait à produire une somme considérable d'amendements pour (se) prouver qu'il existe. Et comme le dit Guy Carcassonne « il n'y a rien de plus terrifiant que le cri déchirant la nuit d'un ministre qui n'a pas eut sa loi [une loi à son nom ndlr] ! ».

Voilà donc ce que je ne souhaite pas, que la Constitution se voit flanquée d'une somme d'affirmations qui ne seraient finalement là que pour flatter tel ou tel lobbying régional, économique, corporatiste ou que sais-je encore. Si je ne le veux pas c'est simplement parce que je considère que la Constitution, dans sa rédaction n'est pas là pour plaire aux technocrates, n'est pas là pour se farder d'un intellectualisme inutile. Bien sûr que les mots ont leur importance et qu'il ne faudrait pas sous estimer leur rôle, primordial en de pareilles circonstances. Seulement, utilisons les bons mots au bon endroit, mais n'utilisons que les mots nécéssaires et n'allons pas plus loin. L'enjeux est que chacun puisse lire le texte fondamental. Car nul, souvenez-vous, n'est censé ignorer la loi. Et au delà de ça, rappellez-vous de l'une des significations du NON des français au référendum de 2005 sur le traité établissant justement une Constitution pour l'Europe. Ils l'avaient trouvé « illisible ». Une fois encore, le mot a toute son importance : ils se sont trouvé face à un texte qui, de par sa précision et par sa rédaction leur était inaccessible...

Voilà donc qui nous pousserait plutôt à s'en tenir au strict nécéssaire, ce qui finalement est déjà un immense défi.

Poursuivons sur la nature textuelle du problème. Inscrire dans l'article premier de la Constitution de la Vè République que « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation. La République les protège. » pose plusieurs problèmes.

D'abord c'est s'aventurer sur le terrain dangereux des caractéristiques et au delà des particularismes régionaux. Or on sait combien les vélléïtés d'indépendances peuvent être fortes en France, notamment de la part des régions périphériques qui justement sont les premières visées par de telles dispositions. Je crois qu'avancer un peu plus dans la reconnaissance de « caractéristiques propres à chacunes d'entre elles » pourrait nous contraindre à terme à affronter le développement du conrant de pensée autonomiste qui aurait de plus en plus d'argument. Ne leur donnons pas plus de légitimité qu'ils n'en ont déjà !

Ensuite, il y a une phrase dans la Constitution qui affirme que la République française est indivisible. C'est justement un point fondamental que la Constitution se doit de préciser. C'est ce genre de choses qui doivent être inscrites dans la Constitution parce qu'elles sont d'une envergure particulière. Pour en revenir au débat (presque sémantique, j'en convient) il me semble que le caractère indivisible de la Nation française soit incompatible avec l'inscription dans son texte fondamental de particularismes géographiques diverses. Ils sont certainements très importants à préserver culturellement et je ne remet pas en cause leur existence ou leur valeur. Simplement j'exprime ma conviction selon laquelle leur inscription dans la Constitution n'est pas une chose qui soit utile ou souhaitable.

On précise déjà depuis 2003 que l'organisation de la République française est décentralisée, pourquoi rajouter que certaines régions de France ont une partilarité linguistique ? Et, dans cette optique, pourquoi ne pas inscrire que « Les paysage des régions de France, dans leur pluralité et leur diversité appartiennent au patrimoine de la Nation. La République les protèges. » ? Et puis les caractéristiques architecturales ne devraient-elles pas apparaître aussi dans la Constitution de telle sorte que l'on soit bien sûr de les préserver de toute atteinte malveillante ?

Les langues réginales sont sans aucun doute une richesse culturelle immense. Simplement, je ne crois pas qu'il soit du ressort de la Constitution de défendre cette richesse, comme il n'appartient pas à la constitution de défendre les joyaux d'architecture qui se trouvent dans notre beau pays ou toutes les espèces animales qui sont tragiquement en voie de disparition. Il y a les bâtiments de France, la SPA, WWF... On pourrait aisément imaginer un organisme chergé d'organiser la défense et la promotion des langues régionales. Il faut faire la part des choses et laisser la Constitution jouer pleinement son rôle, et seulement son premier rôle.

vendredi 13 juin 2008

Le chétien démocrate que je suis !


Après que la question ait été posée sur facebook, je vais tenter de vous dire pourquoi je suis Chrétien Démocrate et ce que cela signifie pour moi. C'est en effet une vaste question ! J'y avais déjà répondu dans un vaste précédent article que je ne vais pas reprendre ici.

Pour moi, être démocrate chrétien aujourd'hui c'est avant tout faire rimer humaniste avec réalisme. Autrement dit, cela correspond au courant de pensée populairement appelé social libéral. Que cela veut-il dire ?

Simplement que nous sommes libéraux par réalisme, parce que nous ne concevons pas de sortir du système capitaliste mondial. Mais cela veut aussi dire que nous sommes sociaux par préoccupation de l'être humain (autrement dit par humanisme) car nous sommes en effet tout à fait conscient que le marché est imparfait.

Nous sommes sociaux parce que nous croyons que l'être humain doit être au coeur des objectifs des politiques menées. Ainsi, en pensant aux générations futures, l'idée de creuser encore la dette est insupportable. Mais le fait de faire des économie sur la santé, les retraites sans pour autant faire d'efforts quant au fonctionnement de l'état l'est tout autant.

Les réformes sont nécessaires et l'heure est grave. Mais il ne faut pas jouer de la situation pour mener une politique humainement insoutenable. Cependant, il faut réformer, d'où la notion de libéralisme.

Aussi, le Chrétien Démocrate est relativement libéral sur le plan de la société. Ici, le mot libéral n'a aucune signification économique mais est prit en son sens moral. Cela veut simplement dire que sans tomber dans le mouvement pour le mouvement, le chrétien-démocrate a cette ouverture d'esprit qui le protège des conservatismes. Autrement dit, la démocratie chrétienne est ouverte aux progrès et aux évolutions sociétales du moment qu'elles respectent la dignité humaine. J'ai personnellement une conception assez large est libérale de la notion de respecte de la dignité humaine.

Sans m'étendre plus, voilà ce qui pour moi, fait un chrétien démocrate. Un libéral réaliste avec de fortes préoccupations sociales et humanistes. Un homme ouvert sur l'avenir et en phase avec le présent. C'est ce que je suis me semble-t-il. Du moins je l'espère !

Et si ce non voulait dire oui ?


L'Irlande vient de rejeter le Traité de Lisbonne par référendum. Ce « non » intervient alors que 18 pays ont ratifiés ce traité voulu par Nicolas Sarkozy et soutenu par Angela Merkel. On pourrait croire à un simple non à L'Europe, à une volonté de stopper la construction de ce rêve qu'est l'Union Européenne. Mais comme vous le savez, j'aime lire entre les lignes de l'actualité. Aussi je veux y voir au contraire une volonté d'un supplément d'europe ! Comme une manière d'exprimer le refus de cette constitution réduite...


« Pour les européens c’est un moment de tristesse, et pour moi, suite à l’élan européen né du Traité de Lisbonne une grande déception. » affirme Hervé Morin qui ajoute que « le "non" Irlandais ne saurait nous amener à une dégradation de notre ambition européenne, mais nous invite au contraire à continuer [...] Il est une exigence à plus d’Europe et une invitation à construire l’Europe que veulent les citoyens européens. » Cet optimisme je le partage volontiers !


François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale estime pour sa part que « c’est un coup dur pour la construction européenne, mais il faut continuer ».


Monsieur Morin rappel par ailleurs que « nous, centristes, sommes les héritiers de la tradition européenne, libérale et démocrate chrétienne » insistant ainsi sur le fait que le Nouveau Centre soit l'héritier direct de l'UDF, parti historiquement pro-européen.


Et si nous sommes si préoccupé par la question européenne c'est parce que nous sommes tout à fait conscient que malgré les constitutions et les institutions nationales en place, nous perdons de jours en jours non seulement du poids à l'échelle mondiale mais aussi, et c'est plus grave, notre marge de manœuvre relative à l'action politique à visée interne. Autrement dit, la conjoncture européenne comme les conjonctures nationales sont par essence tributaires de la conjoncture mondiale. Aussi, si nous voulons un tant soit peu pouvoir agir pour interférer dans cette logique, nous devons disposer d'outils solides. Ces outils ne sauraient exister à l'échelle nationale, nous devons donc les inventer à l'échelle européenne.


Le président du Nouveau Centre affirme à cet effet que « plus que jamais, alors que se constituent de très grandes puissances, Etats-Unis, Chine, Inde ou Brésil, nous affirmons que les nations européennes ne pourront rien sans l’Union. [...] Plus que jamais, notre Union doit relancer l’esprit de conquête sans lequel nous n’aurions plus de destin. » Voilà donc ce qu'il nous faut : retrouver l'esprit de conquête. Celui qui nous a fait imaginer l'impossible il y a 50 ans, à savoir que des nations alors récemment belligérantes allaient bâtir un avenir commun et pacifique. Nous l'avons fait, lançons-nous alors de nouveaux défis européens !


Tout en « enregistrant le choix d'une majorité d'irlandais, » Hervé Morin appel l'ensemble des partenaires européens à « respecter celui des 18 pays ayant déjà ratifié le Traité de Lisbonne. » Je pense pour ma part qu'il serait en effet sage de ne pas détruire le travail réalisé jusque là, à la fois pour ne pas revenir au stade de 2005 (à la suite des non français et néerlandais) mais aussi pour ne pas faire preuve de mépris pour les peuples des nations ayant fait le choix d'adopter le « mini-traité ».


Pour finir, tout comme monsieur Sauvadet, je m’interroge sur la responsabilité de la gauche française lors du rejet de la révision constitutionnelle du 29 mai 2005. Le Non de la France a été un très mauvais signal pour les peuples européens. Ce rejet a un instauré un climat de doute et d’hostilité. C’est ce climat qui handicape encore aujourd’hui la poursuite de la construction européenne. Espérons que la présidence Française de l'Union Européenne saura rétablir le dialogue et redéfinir de façon claire les objectifs de notre beau projet.


Voilà donc ce que j'en pense. Pour vaincre le pessimisme, montrons-nous les plus optimistes possible ! Montrons leur que nous avons cette rage d'Europe qui nous anime ! Pour l'heure, Paris et Berlin ont d'ores et déjà appelé à la poursuite du processus face à tous ceux qui affirment que le traité est mort.

samedi 7 juin 2008

Et un député de plus !


Voilà, les électeurs de la 11ème circonscription du Rhône ont parlé. Enfin, si l'on peut s'exprimer en ces termes... Car seulement 29% de la population s'est rendu aux urnes à l'occasion du scrutin législatif partiel qui faisait suite à l'invalidation de l'élection de Georges Fenech. Visiblement las de s'exprimer sans cesse, les électeurs pour une bonne partie, ont finit par se taire.

Mais au delà de ça, Ce sont les résultats qui comptent. Et ceux-ci sont favorables au Nouveau Centre ! Car Raymond Durand dont je vous avais parlé dans le précédent article a remporté ce scrutin avec 51,36% devant le socialiste Jean-François Gagneur (48,64% des suffrages exprimés).

La situation n'est pas aussi positive qu'au premier tour car le candidat du Nouveau Centre avait quasiment fait le plein de ses voix alors que celui du parti socialiste a pleinement profité du report des voix communistes. En effet, le bon score de la gauche communiste au premier tour a été bénéfique à la gauche socialiste.

Cela porte à 23 le nombre de députés Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale. Cette victoire est une victoire pour le Nouveau Centre certes, mais elle a plusieurs significations. D'abord je veux y voir une victoire pour le centre qui voit sa parole peser un peu plus. Ensuite, il est clair que la population a voté en faveur des réformes, aussi douloureuses soient-elles ; en faveur aussi de la confirmation du scrutin législatif de 2007 tel qu'il s'était déroulé dans leur circonscription.

Enfin, cette élection est le résultat tangible du partenariat entre le Nouveau Centre et l'Union pour un Mouvement Populaire au sein de la majorité.

jeudi 29 mai 2008

Vers un 23ème député ?

Le candidat Nouveau Centre Raymond Durand est en ballottage favorable à l'issue du premier tour de la législative partielle, organisée dimanche 25 mai 2008 dans la 11e circonscription du Rhône (Condrieu), pour remplacer Georges Fenech (UMP), invalidé par le Conseil constitutionnel.


Raymond Durand, suppléant de Georges Fenech lors des législatives de 2007 et vice-président du conseil général du Rhône, mais également délégué départemental du Nouveau Centre dans le Rhône, a recueilli 41,78% des suffrages, loin devant le candidat socialiste Jean-François Gagneur (23,29%).



Rien n´est donc joué pour le second tour qui aura lieu le 1er juin où chacun tentera de mobiliser les abstentionnistes du premier tour. De plus, il faut relever que si l'avance du Nouveau Centre Raymond Durand sur le candidat socialiste est grande (18 points 1/2), ce dernier bénéficiera certainement d'un bon report des voix du candidat communiste au second tour. Martial Passi a en effet rassemblé 15,39% des voix au premier tour, un score qui le place en troisième position.



vendredi 23 mai 2008

Que fait Bayrou ?


François SAUVADET, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, s’étonne de l’absence d’amendements de François BAYROU sur le projet de loi de la révision constitutionnelle.


Le Nouveau Centre a déposé 88 amendements. 88 amendements visant à améliorer la prise en compte du pluralisme dans nos institutions, à faire respecter les droits des groupes et des partis politiques, y compris ceux de l’opposition ; à responsabiliser nos gouvernants qui ne pourront plus faire de promesse sans risquer d’aller à l’encontre de l’exigence de stabilité budgétaire.


« L’équilibre budgétaire est un principe de solidarité intergénérationnel, ciment de notre pacte républicain. » « Ces valeurs, c’est le Nouveau Centre, seul héritier de l’UDF et du centre qui les a portées pour les défendre et les faire inscrire dans le marbre de notre loi fondamentale. »« François BAYROU n’a fait que des déclarations qui n’ont été suivies d’aucune proposition. Mais où sont donc les amendements tant attendus de Monsieur BAYROU ? Après avoir défié le Nouveau Centre de traduire concrètement ses engagements, je constate que François BAYROU n’a déposé que 7 sous-amendements dont 1 sur un amendement Nouveau Centre. C’est le constat d’échec de sa démarche incantatoire. »


Comme à son habitude, François Bayrou parle beaucoup mais ne fait pas grand chose. Cela est en effet du à sa posture d'opposition sans groupe parlementaire. C'est non seulement un constat d'échec de sa démarche incantatoire mais aussi un constat d'échec de sa stratégie d'indépendance. La Nouveau Centre a obtenu satisfaction sur un point important : l'inscription dans la constitution de la règle d'or. On ne peut pas en dire autant au MoDem !

lundi 19 mai 2008

La taurine est de retour !

J'ai appris en lisant la Figaro de ce week-end que Christine Lagarde, ministre de l'économie et des finances avait autorisé la distribution en France de la célèbre boisson énergisante « RedBull ». Je ne vous parle pas de la version adaptée spécial législation française mais bien la version originale à la taurine. Celle-là même qui a longtemps été mise en cause pour sa dangerosité. Ou plutôt, et cela change tout, pour ses supposés méfaits pour la santé.


Sous prétexte que la boisson est autorisée dans 25 pays sur 27 dans l'Union Européenne, le gouvernement n'a pas souhaité maintenir son interdiction. Avançant que la boisson n'avait pas d'effets nocifs ou du moins que ceux-ci n'étaient pas prouvés par des enquêtes aux résultats probants.

J'aimerai faire quelques remarques à ce sujet. D'abord, je ne comprend pas pourquoi cette question de santé publique a été tranchée par Christine Lagarde, ministre de l'économie (l'ère est aux économies en matières de santé mais quand-même !). Ensuite, est-ce parce que les effets nocifs ne sont pas tout à fait prouvés ou parce que la société RedBull avait intenté un procès que l'on a renoncé à interdire l boisson énergisante ? Enfin, les effets nocifs n'ont pas été prouvés mais l'on prend quand-même de grandes précautions comme le fait de déconseiller la boisson aux femmes enceintes et aux enfants, ainsi que la consommation de plus de deux cannettes par jour...

Finalement, le gouvernement a cédé aux lobbying, cela n'est pas une honte en ce sens que tous les gouvernements sont soumis et cèdenht à un moment où à un autre à cette pression. Seulement, il est regrettable qu'une fois de plus, les autorités publiques soient contraintes d'adopter un comportement plus purgatif aue préventif. Aussi, je souhaite que notre pays se dote d'une législation claire et précise en ce qui concerne ces boissons énergisantes (et à toutes les boissons alcoolisées hyper-sucrées). Elles sont attractives pour les plus jeunes et ne sont pas moins nocives. Car si nous avons une législation quant à l'alcool, quant aux médicaments, quant au tabac, aux drogues, aucune n'encadre la production, la distribution ou la consommation de ces boissons énergisantes.

samedi 17 mai 2008

Un congrès, des résultats !


Le Nouveau Centre a tenu son congrès fondateur ce week-end à de Nîmes. Ce fût l'occasion de faire la preuve de notre existance et d'attirer un peu l'attention des médias. Mais ce fût aussi l'occasion de procéder à l'élection du Président du Parti et d'annoncer une nouvelle bienvenue : la première grande victoire du Nouveau Centre au sein de la majorité présidentielle. Cependant, ce ne fût pas l'occasion de parler de rassemblement ou de rapprochement des centristes ni de changer de nom... Explications.
Le Nouveau Centre s'est créé dans l'urgence et la précipitation. C'est un fait. Mais que l'on ne vienne pas me dire que cela est l'entière faute de François Bayrou et de son ambition. D'une part, sa volonté de créer un nouveau grand parti démocrate était connu (je me revois le lire dans un grand quotidien, assis à une table au CDI du lycée Jean-Zay de Jarny avant même le premier tour...). Ensuite, son changement de position a été entamé il y a déjà longtemps. En effet, depuis 1996, il n'a eut de cesse d'exprimer à qui voulais l'entendre ses véléités d'indépendance par rapport à la droite. Cette tactique c'était déjà soldée par un échec en ce sens que l'UDF n'avait cessé de perdre de l'influence sous la présidence de cet ambitieux petit bonhomme du Béarn, passant de 215 députés en 1993 à 29 avant la présidentielle de 2007.
Je ne croirais donc pas ceux qui me diraient que ce parti a été créé sur un coin de table parce que les fidèles avaient été pris de court. Il me semble plutôt qu'ils avaient voulu croire à une victoire centriste qui n'est jamais arrivée et qu'ils ont eut l'intelligence d'attendre la fin de la campagne pour se déchirer (ce qui ne fût pas le cas des socialistes). Aussi, je n'apprécie guère cette façon qu'on les dirigeants de notre parti de présenter les causes de la précipitation dans laquelle s'est créée notre formation politique. Je voulais simplement faire cette remarque préalable.
Je disais donc que ce congrès fondateur fût l'occasion d'élir le Président du parti. Deux candidats étaient en lice : Mireille Benedetti, candidate de la base (que je soutenais) et Hervé Morin, fondateur et instigateur de la stratégie d'alliance à la majorité gouvernementale acquise par l'UMP sarkozyste. Les résultats de ce scrutin ont été annoncé aux alentours de 16 heures cette après-midi :
  • Hervé MORIN (ministre de la Défense) : 87%
  • Mireille BENEDETTI (adjointe au maire de La Ciota) : 13%

Je tiens à rappeler que Jean-Christophe Lagarde avait songé se présenté mais qu'il y avait renoncé après s'être vu proposé le poste de n°2 (président de l'exécutif). Il me semble qu'il est une valeur sûr de notre parti. Ensuite, je tiens à féliciter madame Benedetti du score honorable qu'elle a recueuillit dans un contexte qui ne lui était pas favorable. Enfin, je souhaite exprimer ma satisfaction quant aux premiers pas de président reconduit de monsieur Morin qui a sut faire preuve des qualité de communicant dont le Nouveau Centre a besoin.

J'ai ensuite affirmé que ce congrès avait été l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Celle que je tiens à relayer ce soir est celle de l'incription dans la Constitution de la règle d'or de l'équilibre des finances publiques. Désormais, un gouvernement ne pourra plus présenter un budget en déséquilibre (en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement me semble-t-il). C'est une révolution et une grande victoire pour le Nouveau Centre. C'est aussi une belle preuve de l'efficience de notre démarche de participation à la majorité et un succès pour notre "stratégie d'alliance." Une fois de plus, c'est l'histoire qui l'emporte sur l'ambition personnelle d'un homme. Les méthodes de travail éprouvées par le centre depuis près d'un demi-siècle en France ont encore fait leurs preuves. On ne peut pas en dire autant de la stratégie du MoDem...

Seulement, j'ai appris avec tristesse que cette victoire s'était soldée au prix d'un renoncement partiel. Le Nouveau Centre a cédé sur la condition de proportionnelle en ce qui concerne le vote de la réforme des institutons. C'est le revers de la médaille. On participe aux réformes, on ne les dictes pas. Il faut bien se dire que, même avec une défaite aux présidentielles et seulement (et c'est déjà énorme) 22 députés, nous sommes parvenu à peser sur la conduite de la politique nationale. On ne peut pas en dire autant au MoDem...

Aussi ai-je dis que le congrès de Nîmes ne fût pas l'occasion pour nous de changer de dénomination. Je vais vous dire, je ne suis pas mécontent de cela. Il me semble qu'il nous faut plus de réflexion avant de geler la décision de la nouvelle dénomination. J'ai appris aujourd'hui dans la PQR (le Républicain Lorrain) plutôt que sur le blog de Thomas Cherer car je ne suis pas très dispo en ce moment, que le nom qui avait été proposé était SOLID. SOLID pour Parti SOcial LIbéral Démocrate. Je trouve cela gadget ! Et on peut en dire autant au MOuvement DEMocrate ! Monsieur Lagarde peut se dire favorable à cette apellation et taxer de conservateurs frileux tous ceux qui ont empêcher ce projet d'aboutir mais là... Franchement je n'y arrive pas. Je trouve cela ridicule !

Pour finir, je n'ai lu nul-part que qulqu'un ait parlé de rapprochement centriste. Je suis partagé quant à cela. D'une part je trouve cela dommage car il me semble que le le dialogue entre les centre est indispensable à la refondation d'un centre politique audible et d'u autre côté, je pense que cela est tout-à-fait normal en ce sens qu'il s'agissait du congrès fondateur du Nouveau Centre et que nous devions donc parler du Nouveau Centre.

En conclusion, je dirais simplement qu'il me semble que ce congrès fût une réussite avec plus de 2000 participants et que l'avenir semble sourirs à notre formation.