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jeudi 20 mars 2008

Les jeunes centristes satisfaits !

En premier lieu, les Jeunes Centristes, par la voix de leur Président Damien Abad, se réjouissent du choix du Président de la République et du Premier ministre de poursuivre leur ouverture au centre-droit en nommant Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du «développement de la région capitale».


En second lieu, les Jeunes Centristes estiment que le bilan du Nouveau Centre, lors de ces élections municipales, est plus que positif avec notamment la conquête de nouvelles villes comme Agen ou Châtellerault ou encore la reconstitution d’un réseau dense d’élus locaux.


Enfin, « les Jeunes Centristes sont devenus le seul mouvement jeune du Centre dont l’une des principales missions est de responsabiliser les jeunes en les amenant à exercer des fonctions électives sur le plan local. Désormais, le Nouveau Centre dispose d’un mouvement jeune fort et impliqué dans la vie locale » estime Damien Abad.


« Lors de ces élections municipales, nous avons obtenu près d’une vingtaine d’élus Jeunes Centristes – dont un maire d’une ville de plus de 5 000 habitants -, pour environ soixante-dix candidats » se félicite Damien Abad, lui-même élu à Vauvert (commune de 12 000 habitants), dans le Gard. Près d’un candidat Jeune Centriste sur trois a ainsi été élu.


« La marque de fabrique de notre mouvement jeune, c’est d’avoir, parmi nous, des élus en situation de responsabilités » ajoute Damien Abad.


Les Jeunes Centristes, par la voix de leur Président Damien Abad, lancent un appel à tous les jeunes qui croient aux valeurs européennes, humanistes et libérales du centre-droit, et qui souhaitent être dans un mouvement jeune où l’accession aux responsabilités est possible.


« Je pense notamment à tous les jeunes qui ne se reconnaissent plus dans la stratégie du MoDem et qui n’ont pas pu se faire entendre ou tout simplement exister lors de ces élections municipales » souligne Damien Abad.


« Nous invitons tous ces jeunes à participer à notre grand séminaire du 26 et 27 Avril prochains qui se déroulera à Paris en présence de ministres et parlementaires du Nouveau Centre » conclut Damien Abad.

Damien ABAD Président des Jeunes Centristes

lundi 17 mars 2008

Résultats pour Nancy

Les élus au conseil municipal de Nancy sont :

UMP (Liste Nancy Passion) 50,74%

M. André ROSSINOT
Mme Claudine GUIDAT
M. Laurent HENART
Mme Valérie ROSSO-DEBORD
M. Jean-François HUSSON
Mme Sophie MAYEUX
M. Michel DUFRAISSE
Mme Elisabeth LAITHIER
M. Patrick BAUDOT
Mme Lucienne REDERCHER
M. Olivier MERGAUX
Mme Simone AUBERT
M. Philippe BERTAUD
Mme Malika DATI
M. Claude GRANDEMANGE
Mme Valérie LEVY-JURIN
M. Denis GRANDJEAN
Mme Marie-Christine TALLOT
M. Olivier HUSSON
Mme Dominique HERMAN
M. Thierry COULOM
Mme Fanny GIUSSANI
M. Jean-Michel BERLEMONT
Mme Chantal CARRARO
M. Patrick BLANCHOT
Mme Marie-Pierre SCHALLER
M. Jean-Marie SCHLERET
Mme Lydie MARIANI
M. Christian PARRA
Mme Martine PILLARD-JEANVOINE
M. Gérard RONGEOT
Mme Catherine LEBON
M. Jérôme MARCHAND-ARVIER
Mme Jocelyne REBOUT
M. Franck PILSER
Mme Magali DELMAS-SCHAEFFER
M. Radoine MEBARKI
Mme Anne GERARD
M. Jean-Louis THIEBERT
Mme Sylvie COLIN
M. Philippe TAILLANDIER
Mme Aline-Sophie MAIRE

Liste d'union de la gauche "Les nancéiens au cœur" (40,56%)

Mme Nicole CREUSOT
M. Mathieu KLEIN
Mme Chaynesse KHIROUNI
M. Bertrand MASSON
Mme Renée ZABE
M. Eric CHENUT
Mme Dominique OLIVIER
M. Patrick HATZIG
Mme Maud HUGOT
M. Areski SADI-OUFELLA
Mme Marianne BIRCK-GALLEGO

MoDem et Centristes "Liste La ville rassemblée" (8,71%)

Mme Françoise HERVE
M. Jean-Jacques GUYOT

dimanche 16 mars 2008

Nous avons cédé...


Alors que les premiers résultats tombent ce soir, on constate un poussé de la gauche et par là même, un recul de la droite. Mais ce que je constate, c'est la multiplication des listes dissidentes de la droite. J'avais déjà mis en garde contre ces listes et le danger qu'elles représentaient. Aussi, il semblerai que les alliances entre l'UMP et le MoDem n'aient pas toujours été porteuses de succès... Une fois encore, ce blog retranscrivait récemment les défauts et les risques d'une telle danse du ventre entre le parti présidentiel et le parti béarnais. Récit.

La situation locale comme national retranscrit bien ce malaise. On relèvera le cas particulièrement grave de Metz. Là-bas, deux listes de droite se sont affrontées, face à une liste d'union de la gauche. La situation est la suivante : l'UMP a soutenu Marie-Jo Zimmermann aux dépends du maire sortant Jean-Marie Rausch. Au premier tour, monsieur Rausch est arrivé en seconde position, derrière le socialiste Dominique Gros mais devant la candidate UMP. Refusant l'un comme l'autre de se soustraire ou de fusionner leur liste, les candidats de la droite se sont maintenu avec des stratégies différentes. Le premier a conservé une liste et une ligne inchangée, la seconde a décidé de fusionner avec la candidate du MoDem et un candidat sans étiquette.

Les résultats sont sans appel : Jean-Marie Rausch réalise un score de 27,41% contre 24,31% pour la candidate UMP qui se voit sanctionner sa politique d'alliance déconsidérée par les électeurs du parti présidentiel déjà peu mobilisés. Mais avec seulement 48,28%, la gauche prend la mairie, faisant payer à la droite ses divisions de longue date. Aussi, on voit bien que la droite majoritaire paye sa division et sa politique d'alliance opportuniste au prix le plus fort.

A Toul, la droite réalise un score de 56,31% au second tour et perd la mairie ! Comment ? En se divisant bien sur ! La maire sortante se frotte les mains, elle conserve sa mairie avec 43,69% des voix dans une ville qui avait déjà voté à droite lors de la présidentielle a plus de 56%. Ici, la très Sarkozyste Nadine Morano a fait front face à un candidat divers droite arrivé en première position au premier tour déjà... C'est tout le système sarkosyste est à remettre en cause. Ce système qui se croit au dessus de tout, supérieur à tous et qui, à force d'ouverture à gauche oublie même de rassembler son propre camps.

On ne peut pas se permettre d'imposer des candidatures qui ne correspondent pas à l'implantation locale d'une famille politique sous prétexte de renouveau. On se croirait au MoDem... Non ! De même, on ne peut pas aller faire des alliances à la sauce opportuniste avec n'importe qui et expliquer aux électeurs que c'est comme ça un point c'est tout. On se croirait au MoDem ! D'ailleurs les électeurs traditionnels de la droite et du centre ne cautionnent pas les alliances avec le MoDem. C'est donc de la communication qu'il faut rétablir, reconstruire. Toute la droite n'est pas sarkozyste, il faut le savoir et faire avec. Tout comme il faut se faire à l'idée que tout le centre n'est pas bayrouiste et que pour conquérir les voix centristes, il ne suffit pas, loin de là, de s'allier avec un ou deux modémistes égarés... Un projet et une cohérence serait certainement plus payant.

Nous avons cédé à la division, à l'opportunisme, la pression était trop forte pour ces municipales. Le sarkozysme a mit l'ensemble de la droite dans une cloche en croyant qu'il en était le maitre. Il s'est trompé, et c'est bien l'ensemble de la droite qui le paye.

mardi 11 mars 2008

Des visions différentes


Le premier tour des élections municipales, comme tout scrutin, a laissé place aux interprétations de chacun. Bien entendu, les leaders politiques ne sont pas en reste. De gauche à droite, on scrute et on prépare la lutte. Ainsi, le MoDem se pose comme un arbitre, à défaut de pouvoir jouer, entre une droite et une gauche qui capitalisent à elles seules aux alentour de 87% des voix.

A Droite, on croit en un vote local et une défaite limitée

À Droite, l'opération «sauvons ce qui peut l'être encore» est lancée. Soulagés par les résultats de dimanche, l'Élysée et l'UMP veulent croire que la «vague rose» pronostiquée par les sondeurs n'aura pas lieu au second tour. Si le président de la République doit demeurer discret au moins jusqu'au lendemain du second tour, le premier ministre a prévu d'être sur le terrain tous les jours. S'imposant un peu plus comme chef de la majorité dans la dernière ligne droite de cette campagne. On confirme donc la volonté de promouvoir un vote local, censé éviter l'interprétation d'une défaite en sanction contre le gouvernement. Cette logique tranche singulièrement avec la volonté affichée par l'UMP de nationaliser et de politiser le débat avant le premier tour.

A Gauche, on veut résolument "sanctionner" le gouvernement

La gauche, quant à elle, espère transformer «l'avertissement» du premier tour en «sanction» contre Nicolas Sarkozy. «Il faut faire comprendre le message au président et au premier ministre», répète à l'envie François Hollande. Pour cela, la stratégie "Elle s'appelle madame Delaunay, madame Delaunay, madame Delaunay !" va être réemployée. On n'a pas d'idées, martelons-les ! Dans cette optique, le premier secrétaire du PS devrait se rendre cette semaine à Périgueux, où le ministre de l'Éducation Xavier Darcos est en danger et, aujourd'hui, l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal doit se rendre à Colombes, où la protégée du président, Rama Yade, risque de manquer son baptême du feu électoral.

Au MoDem, on fait arbitre (mais c'est bien quand même) !
Entre la droite et la gauche, il reste le MoDem, dont le score national, très modeste, s'élève à 3,74 %. Mais dans certains endroits, les électeurs du parti de Bayrou se trouvent en situation d'arbitre. Le MoDem peut se maintenir dans 37 villes de plus de 30 000 habitants, où il a obtenu plus de 10 % des voix. «Le MoDem est courtisé par tout le monde, sauf par son électorat. À l'UMP, on n'y échappe pas», résume avec ironie et lucidité Devedjian. «Le résultat du MoDem est très décevant. Il n'est pas en mesure d'être l'arbitre national comme il l'avait été à la présidentielle», veut croire Hollande, qui rejette l'alliance avec le centre.

À gauche, le débat sur le MoDem a suscité le trouble. Comme au lendemain du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal a tendu la main aux centristes dès dimanche soir, en souhaitant des alliances «partout avec le MoDem». Une déclaration accueillie avec scepticisme par la plupart des socialistes. «Je suis pour une coalition arc-en-ciel, mais pas pour la confusion», explique par exemple Julien Dray en critiquant l'ambiguïté du MoDem. Catégorique, François Hollande assure qu'il «n'y a pas de stratégie d'alliance» avec les centristes. Lundi, Ségolène Royal a donc fait un pas en arrière en expliquant qu'il n'y aurait pas «de discussion d'appareil, mais des alliances locales». À Chartres, la candidate PS Françoise Vallet devait fusionner lundi soir sa liste avec celle du MoDem. À Paris, Bertrand Delanoë n'a pas cherché à nouer un contact avec la centriste Marielle de Sarnez. «La position assez floue que le MoDem a exprimée révèle à la fois des divergences sur le fond, mais aussi certaines convergences», a-t-il déclaré lundi . Un partenariat sera possible «une fois le Conseil de Paris élu». Dans son entourage, on précisait cependant qu'il «n'y aurait pas d'élu MoDem dans l'exécutif de la ville».

À l'Élysée, on fait une lecture opposée. «Le président n'a pas envie d'aider Bayrou à Pau. C'est à lui de venir vers nous, pas le contraire», assure un proche du chef de l'État. Lundi soir, Bayrou a rejeté avec virulence la proposition de «négociation globale» de l'UMP en la qualifiant de «manœuvre électorale». «Je ne renonce pas à ce que je crois», a-t-il expliqué. "Il semble que la porte
ait été refermée. Nous en prenons acte", a dit M. Devedjian, qui n'excluait pas toutefois des accords localement avec le parti centriste "au cas par cas". Au bout du compte, le MoDem ne joue pas au second tour et peut à peine jouer les arbitres, souffrant avant tout du rejet de la gauche du fait de sa position plus que floue et incohérente et de son entêtement à refuser la main tendue de la droite.

lundi 10 mars 2008

Hervé-Rossinot, une réconcilliation possible ?

Madame Hervé est pour moi porteuse du meilleur programme pour Nancy. Un programme qui s'inscrit dans le développement durable n'en déplaise à monsieur Pelt, qui est construit solidement par l'expérience des années d'observation attentives, qui est porté par des convictions profondes et personnelles (quoi qu'en pense monsieur Pisano que je respecte). Pour cela j'ai (trop peu) soutenu la candidate de Victoire pour Nancy et sa liste "La ville rassemblée". Mais les résultats sont là et il est vrai que madame Hervé a perdu du terrain (voir les résultats précédemment publiés). Arrivée en troisième position derrière le maire Sortant André Rossinot et la candidate socialiste, elle reste cependant en liste pour le second tour, dans un ballotage certes défavorable.

Aussi, j'ai remarqué un regard plein de douceur de Françoise Hervé en direction d'André Rossinot hier soir sur France3 et j'ai appris qu'elle déclinait l'offre de la candidate socialiste Nicole Creusot. Autre élément de conjoncture : les verts ont appelé à voter pour cette dernière dans un communiqué et ce aux dépend de madame Hervé qu'ils soutenaient au premier tour. Je voudrais donc faire entendre raison à la tête de liste "la ville rassemblée" et je demande s'il n'est pas possible de voir se concrétiser un accord entre le maire sortant et l'éternelle opposante.

Dans le cas contraire, j'appelle les électeurs de François Hervé à ne pas baisser les bras et à maintenir leur vote de manière à soutenir l'initiative de celle-ci et lui donner du poids au conseil municipal de Nancy.

Le Nouveau Centre était là et bien là !

Neuf mois après sa création, pour le premier tour des élections municipales et cantonales, ce dimanche, le Nouveau Centre a répondu présent. L’objectif fixé de recréer le maillage territorial du centre et de centre droit au soir du second tour de dimanche prochain avec 3000 à 4000 élus locaux se concrétise. Présents dans toute la France sur les listes de la majorité présidentielle, le Nouveau Centre, présentait plus de 70 têtes de listes. A titre personnel, le ministre de la Défense a été réélu au premier tour à la mairie d'Epaignes (Eure) avec 86,6% des voix, selon le NC.


Avec des maires élus dès le premier tour, à Annecy, à Issy-les-Moulineaux, à Drancy, à Vincennes, à Pfastatt, à Hem, à Bayeux, à Albert, à Epaignes, à Vitteaux, à Vannault-les-Dames, à Cloyes-sur-le-Loir, ou en position très favorable souvent face à des maires sortants socialistes comme à Agen, à Châtellerault, à Saint-Chamond, le Nouveau Centre s’impose comme le seul parti au centre de la vie politique française à avoir des élus en situation de responsabilités.


Les résultats de ces élections locales, ne doivent entamer ni la volonté, ni le rythme des réformes du pays, menées par la majorité sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre depuis neuf mois. Au nom du Nouveau Centre je veux lancer ce message à la majorité : "ce n’est pas le moment de fléchir, nous serons jugés en 2012 sur les réformes accomplies."


Ces élections confortent le Nouveau Centre dans sa volonté de reprendre l’héritage de l’UDF, de porter les valeurs du centre et du centre-droit, celles de la liberté, de la responsabilité, de la récompense de l’effort, de nouvelles solidarités et d’une Europe forte, pour que la majorité repose sur une assise la plus large possible, allant du centre-centre-droit incarné par le Nouveau Centre, à la droite incarnée par notre partenaire de l’UMP.

Municipales, ces villes où la gauche mène la danse

A la suite du premier tour des élections municipales de ce dimanche 9 mars, on a vu la gauche "locale" en forme, comme à son habitude. Elle obtiendrait 47,5% des voix contre 40% à l'UMP-Divers droite au premier tour des élections municipales dimanche dans les communes de plus de 3.500 habitants. Je tiens par ailleurs à féliciter l'ensemble des maires, conseillers municipaux et conseillers régionaux élus au premier tour ou "assurés" de l'être à l'aune du second tour, et ce quelque soit leur couleur politique. Je souhaite qu'ils accomplissent leur fonctions dans le respect des intérêts de leur administrés et de leur localité. Pour revenir sur l'actualité dans un sens plus pure, citons ces villes où la droite est en difficulté ou, si vous préférez, la gauche mène la danse. Evènement.

A Toulouse, quatrième ville de France, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (centriste, apparenté UMP) est arrivé en tête face au candidat socialiste Pierre Cohen dimanche au premier tour des municipales, marqué par un taux d'abstention de plus de 43%, sans assurance de l'emporter au second tour. Cette ville est contrôlée depuis 37 ans par la droite, dans un département où tous les sièges de parlementaires sont détenus par la gauche.

Malgré un bon bilan, la sénatrice et maire de Strasbourg Fabienne Keller (ex-UDF candidate UMP) n'a pas réussi son pari. La gauche, réunie derrière le sénateur Roland Ries (PS) était nettement en tête hier soir dans la capitale alsacienne, ayant dépassé le cap des 40 %. L'écart avec la majorité sortante est de l'ordre de 9 points. Les Verts franchissent la barre des 5% et la liste Modem pilotée par Chantal Cutajar voit son score être, comme pour celui des verts, très en deçà de leurs espérances respectives. Or, Roland Ries n'a pas fait mystère de son intention de s'allier aux Verts dès le lendemain du premier tour et le MoDem pourrait tout de même constituer une réserve de voix à gauche, une réconciliation avec l'UMP paraissant peu probable.

Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris sortant et candidat à sa propre succession, arrive largement en tête du premier tour des municipales avec 41,6 % des voix, selon les dernières estimations disponibles lundi matin. Son adversaire, l'UMP Françoise de Panafieu, arrive en seconde position avec 27,92 % des voix. Elle est apparue déçue à l'annonce des résultats et a appelé à un rapprochement avec le MoDem ainsi que tout ceux "qui partage la même vision de Paris". Dans le même temps, Marielle de Sarnez, la chef de file du MoDem de François Bayrou, recueille 9,06 % des voix et envisage depuis déjà plusieurs jours un alliance ou un rapprochement avec la liste Delanoë aux dépends de la droite. Le Vert Denis Baupin, qui a choisi de mener sa propre liste bien qu'étant allié des socialistes dans l'actuelle majorité, recueille 6,78 % des voix, une réserve supplémentaire pour le maire de Paris. Les parisiens ne se font pas vraiment d'illusions quant à l'issue du second tour dimanche 16.

« Même dans mes rêves les plus optimistes, je ne pensais pas avoir une telle reconnaissance de la part des Lyonnais », avouait hier soir, Gérard Collomb, sénateur maire socialiste sortant de Lyon. Après avoir ravi en 2001 de justesse la ville à la droite, il obtenait dès hier soir la majorité des sièges au conseil municipal. En effet, il a gagné dès le 1er tour six des neuf arrondissements. Le plus stratégique était évidemment le 3e arrondissement, le plus peuplé, où son challengeur Dominique Perben, ex-Garde des Sceaux a été évincé dès dimanche soir, recueillant seulement 30 % des suffrages. Il affrontait le cancérologue Thierry Philip, par ailleurs vice-président du Conseil régional, et fidèle le plus en vue de Gérard Collomb, qui a obtenu 52,78 %. C'est donc un scénarios difficile pour l'ex-ministre. Défaite également dans le 5e arrondissement pour son jeune lieutenant Michel Havard, secrétaire départemental de l'UMP du Rhône, battu par la maire socialiste sortante Alexandrine Peysson (53,09 % des voix). Le 1er arrondissement, le 7e et le 8e ont également été emportés dès le premier tour par les listes de Gérard Collomb, qui lui-même a totalisé un score de 63,13 % dans le 9e arrondissement où il se présentait personnellement.

Mais cela n'est pas le cas partout, et la droite est aussi parfois en position de gagner voire élue dès le premier tour. Trois exemples marquants.

Alain Juppé serait réélu maire de Bordeaux dès le premier tour. Il recueillerait 55,8% des voix, selon une estimation Ipsos-Dell. Alain Rousset, président socialiste de la région Aquitaine, obtiendrait 35,2 des suffrages exprimés. Ces élections municipales de mars 2008 apparaissaient comme une dernière chance pour Alain Juppé. Battu aux législatives de juin dernier, déchu de son poste de numéro 2 du gouvernement dans la foulée, il ne lui restait que Bordeaux et sa mairie. Celle qu'il avait reconquise lors d'une élection municipale anticipée en octobre 2006, à son retour du Canada - où il s'était exilé à la suite de sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Au Puy-en-Velay, jamais un scrutin local n’avait engendré autant de passions. Jusqu’au dépouillement, la tension entre les deux camps était palpable. Mais, malgré la présence de trois listes, Wauquiez aurait raflé au moins 55 % des voix, un score record pour la droite au Puy. À 32 ans, l’étoile montante de l’UMP ravit donc la mairie à Arlette Arnaud-Landau (56 ans), socialiste sortante qui briguait un deuxième mandat. "Je ressens beaucoup de joie, car c’était une élection très difficile. La municipalité a cherché à instrumentaliser le climat national. Elle n’y est pas parvenue." déclare l’heureux élu.

Jean-Noël Guérini peut-il battre Jean-Claude Gaudin à Marseille ? Ce sera difficile. Selon un sondage Ipsos-Dell, hier à 23h30, Jean-Claude Gaudin menait au premier tour, avec 41 %, contre 39 % à Jean-Noël Guérini. Le Front national Stéphane Ravier serait crédité de 7,6 %, le Modem Jean-Luc Bennahmias de 6,3%, et la liste gauche radicale de 5,6%. Dans un des secterus clé, à savoir le 3e secteur, où le leader socialiste se présente (4e et 5e arrondissements), Jean-Noël Guérini serait distancé, selon la Sofres, avec 36 %. La liste UMP, menée dans ce secteur par Renaud Muselier, premier adjoint UMP, totaliserait cinq points de plus. Cela permet au maire sortant UMP de faire figure de favori. Il faut dire que Marseille a voté à 55,76 % pour Sarkozy, l’an dernier, et la droite a gagné un siège aux législatives.

Christian Estrosi, avec 35 % des suffrages exprimés, sur environ les trois-quarts des bulletins dépouillés hier soir, reste largement favori, même si sa cote a faibli depuis les premiers sondages de l'automne dernier qui le donnaient vainqueur au premier tour. Plusieurs facteurs l'expliquent. En premier lieu, la décision de Jacques Peyrat de briguer un troisième mandat, même sans le soutien de l'UMP. Le maire sortant, avec 23,11 % des suffrages, conserve des fidèles malgré les affaires qui ont ponctué son deuxième mandat. Si la campagne a été dure entre les deux candidats de droite, ce combat fratricide ne devrait cependant pas profiter au candidat socialiste. Patrick Allemand réalise le score de 22,45 % des voix et dispose d'un réservoir potentiel de voix, celles de Patrick Mottard, candidat dissident du Parti socialiste, mais cela ne suffira pas pour l'emporter dans une ville acquise à la droite depuis soixante ans et qui a voté à 65 % pour Nicolas Sarkozy à la dernière élection présidentielle.

dimanche 9 mars 2008

Metz et Toul : la droite souffre de ses discidences

PS
Dominique Gros 34.04 12260 Ballottage
DVD
Jean-Marie Rausch 24.16 8700 Ballottage
UMP
Marie-Jo Zimmermann 16.68 6008 Ballottage
MODEM
Nathalie Griesbeck 14.69 5289 Ballottage
SE
Emmanuel Lebeau 5.63 2027 Battu
DVEXTG
Odile Vincent-Falquet 2.87 1035 Battue
LO
Mario Rinaldi 1.34 482 Battu
PT
Christian Bonnet 0.59 211 Battu

Metz est l'exemple des capacités dévastatrices du manque de communication au sein de la majorité et de la droite. Ainsi, on remarque que Jean-Marie Rausch, maire historique de Metz s'est opposé à la candidature de Marie-Jo Zimmermann imposée par l'UMP qui n'avait pas jugé bon de l'en informer.

Ainsi, les résultats sont tombés. La gauche est en tête, ce qui est particulièrement peu commun pour cette ville. Et à l'heure où j'écris cela, Jean-Marie Rausch a demandé le retrait de la candidate UMP qui a d'ores et déjà annoncé vouloir fusionner sa liste avec celle de Nathalie Griesbeck, la candidate du MoDem. Raucsh, furieux, a menacé la candidate UMP de lui faire porter la responsabilité d'une éventuelle défaite de la droite à Metz.

Exactement le même scénario à Toul où Nadine Morano, arrivée troisième derrière la PS Nicole Feidt et le divers droite Jacques Gossot, a laissé entendre qu'elle ne souhaiter pas fusionner avec ce dernier. Gossot a lui aussi fait incomber la responsabilité d'une éventuelle future défaite la candidate de l'UMP. J'avais déjà parlé de ça dans un précédent article intitulé "lorsque l'uni son n'unit plus".

PS
Nicole Feidt 34.63 2149 Ballottage
DVD
Jacques Gossot 25.07 1556 Ballottage
UMP
Nadine Morano 24.40 1514 Ballottage
SE
Dominique Blaise 12.76 792 Ballottage
SE
Alain Oger 3.14 195 Battu

Résultats principaux dans le Grand Nancy

NANCY
UMP-DVD
André Rossinot 47.18 12803 Ballottage
PS-PCF
Nicole Creusot 28.02 7603 Ballottage
MoDem-SE
Françoise Hervé 14.72 3995 Ballottage
LCR
Stéphane Thomas 7.48 2030 Battu
LO
Christiane Nimsgern 2.60 706 Battue

Voilà pour ce qui est de NANCY, ville où je fais mes études. Je tiens à dire que Françoise Hervé n'a pas obtenue le score qu'elle méritait selon moi. En espérant qu'à défaut de voir madame Hervé à la Mairie, monsieur Rossinot aura l'occasion de poursuivre le travail qu'il a commencé.

MALZEVILLE
PS
Jean-Pierre Franoux 63.97 1990 Elu
SE
Bernard Braun 36.03 1121 Battu

MAXEVILLE
SE
Henri Bégorre 50.85 1280 Réelu
DVG
Christophe Choserot 49.15 1237 Battu

LUNEVILLE
UMP
Jacques Lamblin 51.12 3625 Elu
PS
Anne-Marie Di Marino 36.72 2604 Battue
SE
Benoît Tallot 12.16 862 Battu

LAXOU
SE
Laurent Garcia 37.11 1879 Ballottage
PS
Christophe Gérardot 35.22 1783 Ballottage
LNC
Claude Guillerme 27.67 1401 Ballottage

VILLERS LES NANCY
PS
Pascal Jacquemin 55.36 3823 Réelu
UMP
François Werner 44.64 3083 Battu

SEICHAMPS
DVG
Henri Chanut 52.61 1360 Elu
DVD
Jacqueline Panis 47.39 1225 Battue

SAINT-MAX
SE
Eric Pensalfini 36.76 1648 Ballottage
UMP
Gérard Stoerkel 35.94 1611 Ballottage
PS
Isabelle Jacques 27.30 1224 Ballottage

ESSEY LES NANCY
PS
Jean-Paul Monin 70.02 2153 Réelu
SE
Nada Dion 29.98 922 Battue

PULNOY
PRV
Gérard Royer 65.09 1531 Réelu
DVG
Dominique Deviterne 34.91 821 Battu

TOMBLAINE
PS
Hervé Féron 65.56 2020 Réelu
UMP
Claude Godfrin 34.44 1061 Battu

SAULXURES
SE
Michel Candat 52.43 1154 Elu
SE
Danièle Bonneville 29.76 655 Battue
PS
Henri Adam 17.81 392 Battu

JARVILLE LA MALGRANGE
PS
Henri Ban 38.33 1184 Ballottage
SE
Jean-Pierre Hurpeau 36.87 1139 Ballottage
SE
Jean-Jacques Pigato 24.80 766 Ballottage

LANEUVILLE DEVANT NANCY
SE
Serge Bouly 60.51 1563 Réelu
PS
Claude Blaque 39.49 1020 Battu

HEILLECOURT
SE
Didier Sartelet 41.29 1339 Ballottage
PS
Hervé Willer 29.48 956 Ballottage
SE
Sabine Assfeld-Lemaire 29.23 948 Ballottage

LUDRES
SE
Pierre Boileau 31.10 1068 Ballottage
SE
Charly Fidanza 29.32 1007 Ballottage
DVG
Huguette Mauss 25.48 875 Ballottage
MODEM
François Fourment 14.09 484 Ballottage

VANDOEUVRE
UMP
Françoise Nicolas 35.90 3238 Ballottage
PS
Stéphane Hablot 29.90 2697 Ballottage
MODEM
Marc Saint-Denis 19.87 1792 Ballottage
DVG
Patrice Donati 14.33 1292 Ballottage