dimanche 16 décembre 2007

Et les Chefs de file sont...

Le premier congrès national qui s'est tenu ce dimanche 16 décembre était basé sur le thème de la campagne des municipales de 2008. Il fut donc l'occasion pour le comité exécutif du Nouveau Centre de dévoiler les chefs de file dans les villes de plus de 20.000 habitants. Je vous laisse consulter ici la liste que je publie avec le bonheur de celui qui constate la forte présence de son mouvement politique sur le territoire français après seulement 6 mois d'existence.

Edition du 16 décembre 2007


AGDE Sébastien FREY

AGEN Jean DIONIS DU SEJOUR

ALBERT Stéphane DEMILLY

AIX-EN-PROVENCE Mickael ZAZOUN & Jacques GARCON

ALÈS Aimé CAVAILLE

ALFORTVILLE Francis LABOUYRIE

AMIENS Isabelle GRIFFOIN

ANNECY Jean-Luc RIGAUT

ANNEMASSE Jean-Pierre BENOIST

ANTONY Pascal COLINANZIN Géry DUVAL

ASNIERES-SUR-SEINE Pierre TESSIER

AUBAGNE Jean-Charles CUTTICA

AULNAY-SOUS-BOIS Béatrice LA CHAPELLE

AUXERRE Fabien COOL

BAGNOLS-SUR-CEZE René CRET

BAGNOLET Bruno GLANDY

BALLAINVILLIERS Brigitte PUECH

BERNAY Hervé MAUREY

BÈGLES Pierre BRU

BÉZIERS Yves DIMUR

BIARRITZ Bruno LARTIGUE

BISCHEIM Pascal BOES

BLANC-MESNIL Jean-Phillipe RANQUET

BLOIS Nicolas PERRUCHOT

BOBIGNY Théo BARTUCCIO

BOIS-COLOMBES Diane BAKENA

BOISSY-SAINT-LEGER Patrick LEJEUNE

BONDUES Pierre VERCOUTERE

BORDEAUX Philippe-Adrien BONNET

BOUC-BEL-AIR René CASSAN

BOULOGNE-BILLANCOURT Ségolène MISSOFFE

BOURG-LA-REINE Jean-Noel CHEVREAU

BRON Nicolas CHRISTIN

CAEN Luc DUNCOMBE

CAMBRAI Yves COUPE

CASTRES Philippe FOLLIOT (soutien)

CHALLANS Lise PRUDENT

CHALON-SUR-SAONE Richard WORETH

CHALONS-EN-CHAMPAGNE Anne de CARLI

CHAMALIERES Jean-Louis AUPOIS

CHAMPIGNY-SUR-MARNE Philippe VALETTE

CHARENTON Chantal LEHOUT

CHARTRES Brigitte SANTERRE

CHATEAUROUX Sébastien MAYAUD

CHATENAY-MALABRY Robert PETAIN

CHATOU Évelyne BEAUDEAU

CHEVILLY-LARUE Armand TISSOT

CHINON Stéphanie PRUNIER

CLAMART Christine QUILLERY

CLICHY Emmanuel FRANTZ-MERCADAL

COLMAR Denis STRUSS

CONDE-SUR-L'ESCAUT Franck VEZILIER

CONFLANS-STE-HONORINE Jean-Florent CAMPION

COURBEVOIE Pierre BORDEAUX

CROIX Bernard SIX

DENAIN Marc-Michel KOMOWSKI

DIEPPE Patrick HOONEART

DRAGUIGNAN Daniel DESPREZ

DRANCY Jean-Christophe LAGARDE

DRAVEIL Thierry BATTESTI & Florence LEVIEUX

DREUX Tayeb TOUAZI

DUNKERQUE Robert LEFEBVRE

EGUILLES Robert DAGORNE

ÉPERNAY Claude MARESCHAL

EPINAY-SUR-SEINE Daniel LE GLOANNEC

FONTENAY-SOUS-BOIS Marie-Thérèse BONFIGLI

FRÉJUS Gérard CHARLIER DE VRAINVILLE

GAGNY Christophe LAROCHE

GEMENOS Roland GIBERTI

GRANVILLE Michel PEYRE

HALLUIN Jean-Charles DESTAILLEUR

HEM Francis VERCAMER

HENIN-BEAUMONT Matthieu HELLEBUYCK

HYÈRES Jacques LOBBRY

ISSY-LES-MOULINEAUX André SANTINI

JEUMONT Philippe BIAIS

LA CIOTAT Mireille BENEDETTI

LA FLÈCHE Michel CUENOT

LA GARDE Marc DUQUESNE

LA GARENNE-COLOMBES Brigitte MARGARIA

LA MADELEINE Vincent PERRIER-TRUDOV

LA QUEUE-EN-BRIE Albert CASTEL

LA ROCHE-SUR-YON Laurent CAILLAUD

LA SEYNE-SUR-MER Alain CHAPPARA

LA VALETTE-DU-VAR Carmen SEMENOU

LAMBERSART Florence VANHECKE

LE BLANC-MESNIL Jean-Philippe RANQUET

LE BOURGET Vincent CAPO-CANELLAS

LE CHESNAY Pascal DISSES

LE HAVRE Jean-Michel HAREL

LE PLESSIS-ROBINSON Bernard FOISY

LES LILAS Christophe RINGUET

LEVALLOIS-PERRET Isabelle COVILLE

LILLE Thierry PAUCHET

LIMOGES Philippe PAULIAT-DEFAYE

LIMOURS Jean-Raymond HUGONET

LISIEUX Francis CHAVATTE

LYON Laurent MAZILLE

LYS-LEZ-LANNOY Michel BROION

MAISONS-ALFORT Christophe BRUN

MAISONS-LAFFITTE Angèle DUPONCHELE

MANTES-LA-JOLIE Christophe SCOTTI

MARCQ-EN-BAROEUL Françoise HENNEBELLE

MARSEILLE Lionnel COURTOIS

MÉRIGNAC Thierry MILLET

MEUDON Hervé MARSEILLE

MIRAMAS Pierre CARLIN

MONS-EN-BAROEUL Jacquy BRICK

MONTGERON Isabel BERNARD

MONTIGNY-LE-BRETONNEUX Josselyne GOODLEY

MONTPELLIER Jean-Jacques PONS

MONTREUIL Max GUYON

MONTROUGE Jean-Loup METTON

MOUVAUX Christian MAUCONDUIT

MULHOUSE Christine ECKERT

NANCY Michel DUFRAISSE

NANTERRE Michel RIPOTEAU

NEUILLY-SUR-SEINE Claire de LESQUEN

NEVERS Jean-Luc MARTINAT

NICE Rudy SALLES

NÎMES Yvan LACHAUD

ORLÉANS François COUTURIER

PAREMPUYRE Sabine MENAUT

PARIS Yves POZZO DI BORGO

PERPIGNAN Pierre BECQUES

PESSAC Sylvie TRAUTMANN

PETITE-FORET François STASINSKI

POISSY Christophe BELLENGE

PONT-DE-L'ARCHE Hervé LOUR

PUTEAUX Franck CAVAYE

QUIMPER André GUENEGAN

RAISMES Dominique LECOMTE

RAMBOUILLET Jean-Pierre BLANCHELANDE

REIMS Cédric CHEVALIER

ROANNE Gilles PASSOT

RODEZ Jean-François THERON

ROMANS-SUR-ISERE René BEROUD

RONCHIN Tony HENNEBELLE

RONCQ Patrick BOSSUT

ROSNY-SOUS-BOIS Claude PERNES

ROUEN Edgar MENGUY

RUEIL-MALMAISON François Le CLECH

SABLES-D'OLONNES Loïc PERON

SAINT-CLOUD Dominique LEBRUN

SAINT-DENIS Sonia IMLOUL

SAINT-DIZIER Jean-Pierre DERREZ

SAINT-MARTIN-DE-CRAU André CARNINO

SAINT-MAUR-DES-FOSSES Jacques GAUTRAND

SAINT-MICHEL-EN-GREVE Christophe SCHMIDT

SAINT-OMER François DECOSTER

SAINT-OUEN Gérard KIERZEC

SAINT-RAPHAEL Rolande BRENTA

SAINTE-FOY-LES-LYON Bernard GILLET

SAINT-ETIENNE Patricia CHAREL

SAINT-QUENTIN Monique RYO

SARTROUVILLE Laurent THOMAS

SCHILTIGHEIM Bertand HIRTZ

SENLIS Nathalie LEBAS

SÈVRES Franck-Eric MOREL

SIX-FOURS-LES-PLAGES Hervé ROBERT

SOTTEVILLE-LES-ROUENS Michèle CHAMPARBERT

STRASBOURG Alain LEVY

SURESNES Beatrice de LAVALETTE

SUCY Xavier MATTHIEU

TALENCE Marc LABOURDETTE

TARBES Michel FORGET

TEYRAN Jean-Claude DIAZ

TOULON Jean-Pierre COLIN

TOULOUSE Gérard FOLUS TOURCOING Daniel THIERTANT

TOURS Benoit ROY

TROYES Marc SEBEYRAN

VALENCIENNES Valérie LETARD

VANVES Bernard GAUDUCHEAU

VELIZY-VILLACOUBLAY Alain MIGNOTTE

VENDÔME Pascal BRINDEAU

VENTABREN Claude FILIPPI

VERSAILLES Arnaud MERCIER

VILLEFRANCHE-SUR-SAONE Marie-Camille JACQUEMET

VILLENEUVE-D'ASCQ Marie-Annick LELEU

VILLEPINTE Fabrice SCAGNI

VILLEURBANNE José MARCO

VINCENNES Laurent LAFON

VIRY-CHATILLON Jean-Marie VILAIN

VITRY-SUR-SEINE Corinne BAZIN

WATTRELOS Jean-François BUYCK

Premier Conseil National du Nouveau Centre ce jour

"Pourquoi sommes-nous là ? Pour faire revivre un courant de pensée, c'est aussi simple et aussi ambitieux que cela."
"Etre centriste, de centre droit, ce n'est pas le choix de rester sur la rive pour commenter et espérer que la barque France va s'enfoncer dans les eaux, pour pouvoir dire "ah je vous l'avais bien dit !" avec la mine compassée des gens qui s’excusent de n’avoir rien fait, mais qui avec la gourmandise à peine cachée d’espérer récupérer la mise."
"Alors au travail, n'ayons pas peur, bâtissons notre formation, donnons lui la densité nécessaire. Le chemin est grand ouvert, il sera ensuite temps, après les municipales, d'ouvrir les bras pour reconstruire avec les autres partis de la famille centriste éparpillés, le grand parti de centre centre-droit que nous voulons."
Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre





"Depuis juin, où nous avons fait le choix clair et assumé de participer à l’avenir du pays. C’est un choix politique : celui de participer à la Majorité présidentielle, le choix d’être un parti de gouvernement, de participer au rassemblement des compétences pour préparer à l’avenir.Ce rassemblement pour faire gagner la France, c’est précisément ce que nous demandions avant le premier tour des présidentielles. C’est le rassemblement voulu par le Président de la République."
"L’existence de notre groupe montre bien que notre mouvement du Nouveau Centre n’est pas une construction de circonstance mais qu’il a des racines profondes dans notre pays. C’est le mouvement du centre et du centre-droit, des républicains et des démocrates, c’est le mouvement de ceux qui n’ont jamais cru au parti unique. C’est le mouvement de tous ceux qui refusent de rester sur le banc de touche à commenter le match en attendant les présidentielles de 2012, en spéculant sur les échecs de la France"
"Le service minimum, l’autonomie des universités, la réforme des régimes spéciaux, ces réformes que nous appelions de nos vœux pendant la campagne présidentielle, nous avons contribué à les mettre en œuvre. Nous pouvons en être fiers, fiers du bilan des 6 premiers mois du quinquennat. Enfin, nous avons rappelé la nécessité de replacer l’Europe au cœur des préoccupations des Français."
"Vous l'avez compris, au Nouveau Centre, nous entendons veiller à ce que les réformes pour lesquelles nous avons été élus, soient engagées et appliquées ; nous entendons prendre une part active dans la modernisation de notre pays et être une véritable force de propositions."
"Nous aurons, ensemble, un rôle-clé à jouer.Vous pouvez compter sur vos parlementaires, nous comptons sur vous."
François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'assemblée nationale

vendredi 14 décembre 2007

Cavada crée l'Alliance des Citoyens pour la Démocratie

Jean-Marie Cavada va à son tour créer une structure politique. Baptisée "Alliance des Citoyens pour la Démocratie" elle aura pour but d'accueillir les militants du MoDem ne se reconnaissant plus en François Bayrou.


Il s’agira non pas d’un parti mais “d’une structure, d’un cercle, d’une association”, a précisé sur France 2 le député européen, qui a rompu avec le président du MoDem François Bayrou pour être tête de liste UMP aux municipales à Paris (XIIe). Il s’agit de “contribuer d’une manière critique ou d’une manière positive à faire avancer la réforme”, a dit M. Cavada. Il a accusé la direction du MoDem d’avoir “quitté les militants” et “la perspective électorale défendue” pendant la campagne présidentielle. “Il faut s’interroger quand on voit des gens de stature, comme Pierre Méhaignerie, Jean-Louis Borloo”, ou encore Hervé Morin et François Sauvadet, qui ont quitté le parti de François Bayrou et sont aujourd’hui “traités comme des traitres”.


Selon Jean-Marie Cavada, le problème du MoDem, c’est que “ses leaders ont des arrière-pensées” et traitent les militants “comme de la chair à canon”. “Les militants, les élus sont méprisés d’une façon presque poujado-frontiste”, a-t-il accusé. Selon lui, François Bayrou n’a qu’une idée en tête, “atteindre 2012” pour être candidat à la présidentielle. Pendant la campagne, François Bayrou était sur la ligne “ni droite, ni gauche” et “maintenant il fait cap sur la gauche”. “Il va essayer, sans le dire ouvertement, mais déjà les premiers pas sont franchis, de capter” le Parti socialiste, “pour essayer de faire ce que fit autrefois Mitterrand ou Walter Veltroni”, le nouveau leader du centre-gauche italien, a conclu M. Cavada.


Si je salue cette volonté de faire bouger les choses au centre et de contribuer à la cause du renouveau de cette famille, je me demande cependant si la création d'une énième formation, qu'elle prenne la forme d'un club, d'un parti au n'importe quelle autre était vraiment nécessaire. J'espère sincèrement que la volonté de monsieur Cavada de s'inscrire dans une logique de rassemblement des forces du centre et non dans celle de la dispersion encore plus flagrante de notre famille est réelle. Je rappel mon profond attachement à tout ce qui pourrait contribuer à un raprochement des diverses formations centristes, de la gauche moderne au parti radical valoisien... C'est utopique, je sais, mais la politique est utopique !

mardi 11 décembre 2007

Biografy'express : Christian Blanc


Voilà une nouvelle Biografy'express après celle de Jacques Delors. Je vais aujourd'hui parler de Christian Blanc, un homme visionnaire et précurseur dans tout ce qu'il a entrepris, ce qui lui vaut mon profond respect et une admiration sans faille.

Christian Blanc est un homme politique français né le 17 mai 1942 à Talence en Gironde. Député apparenté UDF puis Nouveau Centre de la troisième circonscription des Yvelines depuis 2002, il est vice-président du Nouveau Centre au sein de son organisation provisoire. C'est l'un des rares députés issu du monde de l'entreprise. Il a ainsi dirigé la RATP, Air France et Merrill Lynch France, ce qui lui vaut une connaissance solide du des mécanismes économiques appliqués aux entreprises, qu'elles soient publiques ou privées.

Il effectue ses études à Bordeaux au Lycée Montesquieu puis intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux. À la fin de sa scolarité,
entre 1964 et 1965, il est président de la MNEF (Mutuelle nationale des étudiants de France est créée en 1948 en même temps que le régime de sécurité sociale étudiant pour le gérer). Il devient entre autres animateur de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines au début années 1970. Par la suite,entre 1974 et 1978 il rejoint l'équipe de rénovation de la vie politique autour du socialiste Michel Rocard. De 1981 à 1983 il est directeur de cabinet d'Edgard Pisani (commissaire européen, puis commissaire de la République des Hautes-Pyrénées en 1983-1984 et secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie en 1983-1985).

Talentueux, il obtient des postes de plus en plus importants et est nommé préfet de Seine-et-Marne en 1985, jusqu'en 1989 où il démissionne pour prendre la présidence de l'entreprise publique RATP. Il y restera trois ans et, trops précurseur certainement, il démissionne quand, en 1992, le gouvernement refuse de le soutenir pour instaurer le service minimum dans l'entreprise, thème toujours d'actualité.

En 1988, la tension atteint son paroxysme en Nouvelle-Calédonie lorsque que d
e jeunes indépendantistes kanak attaquent une gendarmerie sur l’île d’Ouvéa, tuant à la hache trois gendarmes, avant de se réfugier dans une grotte en prenant vingt-trois personnes en otage et dont l'assaut fit 21 morts dont 2 gendarmes. C'est dans ce contexte difficile que Christian Blanc conduit une mission de négociation à la demande du nouveau premier ministre Michel Rocard. Cette mission dite de dialogue en Nouvelle-Calédonie débouchera sur la signature à Paris des accords Matignon (26 juin 1988) par le RPCR, le FLNKS et l’Etat. Elle prévoit notamment de rétablir la paix civile et de " créer, par une nouvelle organisation des pouvoirs publics, les conditions dans lesquelles les populations de Nouvelle-Calédonie [...] pourront librement choisir leur destin ".

Il devient PDG d'Air France de 1993 à 1997 alors que la société traverse une grave crise. Il anime le redressement de l'entreprise et contribue à sa remise sur pied. Une sorte de Carlos Gosn en somme. Il démissionne en arguant d'un désaccord stratégique avec le ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, sur le rythme de sa modernisation. Il s'investit alors dans Action contre la Faim dont il est administrateur entre 1999 et 2001, période pendant laquelle il préside deux start-ups.

Il devient président de la banque d'affaires Merrill Lynch France entre 2000 et 2002, année où il est élu député dans la troisième circonscription des Yvelines. Il fait campagne sous l'étiquette de son mouvement, Énergies démocrates, et rejoint comme apparenté les bancs du groupe UDF. En 2006, il appelle à la démission de Jacques Chirac pour accélerer les réformes et en finir avec l'immobilisme. La même année il lance avec Alain Lambert (UMP) et Jean-Marie Bockel (PS) un « comité d’action pour la modernisation de la France », en faveur d'une modernisation « globale et cohérente » de l'économie et de la société française, en insistant sur le péril de la dette et la nécessité de la croissance. Il participe à la Commission Pébereau qui rappelle que la dette publique française s'élève à 2.000 milliards €.

En 2007, il soutient Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle et rejoint le Nouveau Centre au moment des élections législatives. Il en est un des vice-présidents.

La carrière de cet homme est largement empreinte de sa personnalité progressiste et réformatrice propre à la famille politique en laquelle je me reconnais. Il l'appliqua tant à sa carrière de chef d'entreprise qu'à sa carrière d'homme politique, toujours vif visionnaire.


Il est président du mouvement politique Energies Démocrates et fondateur d'Energies2007. Il a fondé l'association citoyenne "L'Ami Public".

Il a publié des ouvrages dont la qualité et la justesse en terme d'analyse économique est incontestable.
  • La Croissance ou le chaos - (Odile Jacob) - 2006
  • Pour un écosystème de la croissance (Rapport au Premier Ministre)- 2004
  • Le Lièvre et la tortue (avec Thierry Breton -Plon ) - 1994
  • Pour un État stratège garant de l'intérêt général (Rapport de la Commission du Plan, La Documentation Française) - 1993
Je suis fier aujourd'hui de dire que je suis "blanchiste" et que je souhaite voir cet homme occuper des places importantes et exercer les responsabilités correspondantes, notamment au sein du Nouveau Centre.

vendredi 7 décembre 2007

Municipales nous voilà !


Primitivement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été décalées pour ne pas surcharger le calendrier électoral qui prévoyait cinq échéances cette année-là. Elles se dérouleront donc les 9 et 16 mars 2008. Leur caractère local tout comme les indications nationales données par cette échéances seront capitales pour le Nouveau Centre, héritier de la défunte UDF, ancienne première force politique en terme d'élus locaux.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose. Il est donc claire que les familles politiques, notamment la famille centriste, va mesurer non seulement sa popularité mais aussi les rapports de forces des formations multiples. Ce sera aussi l'occasion de savoir quelle est l'efficacité des stratégies mises en œuvre par chacune d'elles. Les alliances cohérentes et claires, les alliances localisées, dispersées, incohérentes, l'autonomie partielle, totale. Bref. De plus, il est plausible qu'un certain nombre d'élus rejoignent le Nouveau Centre ou refusent la stratégie modémiste comme ce fut le cas lors de la cinglante rupture Bayrou-Cavada.

Enfin, il est claire que quelques grandes figures vont tester leur popularité comme par exemple Bayrou à Pau, Delanoë à Paris ou encore Juppé à Bordeaux. Parmi eux, tous vont voir se jouer à cette occasion beaucoup plus que leur mandat de maire. Leur crédibilité, leur avenir politique et pour Delanoë et Bayrou, leurs éventuelles aspirations élyséennes. Ce n'est pas peu dire !



De plus, ces maires élus vont constituer une sorte de toile d'élus locaux qui sera indispensable à la vie des partis et familles politiques et ce pour deux raisons.
  1. La première et que dans le domaine de l'animation locale des fédérations et donc dans l'organisation d'actions militantes, ces responsables jouent le premier rôle. Ils sont les figures proches représentantes des appareils nationaux. Ils légitiment leur existence. Ils animent les réunions locales, les meeting régionaux, mobilisent les militants, constituent la base de l'organisation, la fondation d'un mouvement politique. Ils sont le cœur source de vie des familles politiques et les artisans honorable de la réussite électorale et de la promotion des idées de ces familles.
  2. La seconde est qu'en septembre 2008, ce seront eux les grands électeurs sénatoriaux qui voteront pour élire les sénateurs. Pour avoir une chance d'obtenir des membres au Sénat, les partis et familles politiques doivent s'assurer l'obtention d'un nombre suffisant d'élus. Ces élections sont donc à double tranchant.
Je crains pour ma part que l'éclatement de la famille centriste ne compromette amplement l'établissement d'un réseaux cohérent d'élus. Cela s'annonce et m'effraie. Car ça serait gênant tant sur le premier que sur le second point que je viens d'énoncer. Je pense qu'il ne faut pas attendre et répondre rapidement et massivement à l'appel lancé par les membres de "société en mouvement" et organiser, mettre en ordre de bataille en quelque sorte, les centristes qui se reconnaissent dans la majorité présidentielle pour que nous puissions nous exprimer d'une seule et même voix. C'est le gage de notre audibilité. Pour cela, il ne faut pas hésiter à passer des alliances efficaces avec les candidats de la majorité présidentielle, j'entends bien sûr les candidats de l'UMP et ne pas faire, à l'image du MoDem, le choix des listes concurrentes où seules les têtes de liste ont une chance. Il nous faut être cohérent ! Nous sommes membres indépendants de la majorité présidentielle ! N'abandonnons pas notre étiquette politique mais assumons notre participation à l'action gouvernementale.

En ésperant que le premier conseil national du Nouveau Centre prévu pour le Dimanche 16 décembre de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique à Paris (75007) ira dans ce sens.

jeudi 6 décembre 2007

L'Europe n'est pas encore de retour !


Nicolas Sarkozy mène une politique que l'on pourrait parfois qualifier de "politique carte-postale". En effet, il aime à nous envoyer de belles images de là où il se trouve et, comme tout rédacteur de carte-postale qui se respecte apprécie aussi imaginatif à défaut d'être de bonne qualité. Mais de la même manière que lorsque l'on reçoit une carte-postale on ne doit se fier ni à l'image ni au court message pour imaginer la réalité. Ils ne sont à eux deux que de petits à priori permettant tout juste de se faire une idée relative de ce que pourrait être cette réalité. Et en ce qui concerne l'Europe, le Président de la République s'entête à ne pas dépasser ce stade. L'illusion est là, les français sont persuadés que la France a guérie l'Union de tous ses maux (par les mots !).

Ainsi notre Président a fait le tour de l'Europe pour faire adopter son "traité simplifié". Il rencontra des difficultés, en Pologne notamment, il les surmonta. Ils fît face à des réticences de toutes part jusque dans ce qu'il croyait être son camps (mais qu'il dont il n'avait sut mesurer l'ampleur de la déconcertation à la suite de l'ouverture elle aussi quelque peu carte postale), il ne s'en embarrassa pas. Cette volonté de faire avancer l'intégration européenne est remarquable et je la félicite. Mais je ne félicite que la forme (je n'ose dire le dynamisme) et non le fond qui reste selon moi et selon beaucoup d'autres trop vague, trop incontenant. Je m'explique.

Le traité établissant une constitution pour l'Europe était certes complexe et parfois inaccessible mais il était complet. Et qui peut dire que les textes de lois sont accessibles ? Je suis en faculté de droit et je peux vous affirmer que bien des années d'études supérieures sont nécessaires pour les rendre compréhensibles ! Il n'est donc pas un argument recevable que de dire que la simplification du traité s'est faite dans le but de le rendre accessible. En réalité, il s'agissait d'écarter les clauses gênantes, de les modifier pour les faire accepter par tous. Il ne fallait pas que Nicolas Sarkozy rentre bredouille, la carte n'aurait pas été réussie ! Mais le résultat est que le texte est démembré et que le tronc restant est décontenancé. Il ne reste rien. Mais peu importe, le principal est que l'image soit sauve, le texte lui est secondaire !

Je sais ce que dirait le Président en lisant ce message : "Mais monsieur, vous vouliez quoi ? Que je reste assis à l'Élysée ? Que je ne fasse rien ? Moi je dis, avec cette philosophie on ne fait rien, on agit pas ! Et moi je préfère l'action !" Mais monsieur Sarkozy, je ne vous demande pas de ne rien faire, je dis juste que parfois l'action n'est pas le gage de la qualité. Jugez des films de Jean-Claude VanDamme ! J'aurais su apprécier une action minutieusement préparée, avec un objectif ambitieux. J'aurai certainement été plus satisfait d'une négociation en plusieurs actes aboutissant sur un accord total, gage d'efficacité.

Jean-Louis Bourlanges qui vient d'abandonner son mandat de député européen tire un bilan parfois amère de ses dix-huit années passées au parlement. "Qu'il s'agisse de l'éducation et de la recherche, du droit du travail et de la protection sociale, de l'organisation administrative des territoires, de la justice et de la police, de la défense et de la politique étrangère et même, malgré Maastricht, des politiques budgétaires et fiscales, l'essentiel du pouvoir reste dans les Etats. Dans ces domaines, l'Europe fait semblant. Semblant d'être une solution aux yeux de ses promoteurs et, à l'inverse, d'être une menace aux yeux de ses adversaires qui lui attribuent abusivement la responsabilité de tous les bouleversements économiques, financiers, sociaux et culturels qui procèdent de la mondialisation affirme-t-il dans un entretien accordé au journal Le Monde parut le 1er décembre dernier. Il poursuit : "L'Union s'est dotée de tous les attributs d'une organisation fédérale démocratique : un gouvernement supranational, la Commission ; une chambre des Etats, le Conseil ; une assemblée supranationale élue au suffrage universel, le Parlement ; une cour de justice et une banque centrale. Il ne lui manque qu'une chose, les compétences correspondantes. Elle est donc surdimensionnée institutionnellement."

Pour lui donc, "l'Europe fait semblant". Il donne l'exemple du processus de Lisbonne en 2000 : "On a défini des objectifs mirifiques qui devaient faire de l'Europe la puissance économique la plus compétitive du monde, et il n'en est pratiquement rien sorti puisque la réalisation de ces objectifs reposait exclusivement sur la capacité de chaque Etat à faire le travail chez lui. La valeur européenne ajoutée était quasiment nulle." Pour lui cette phase a commencée "quelque part entre la guerre d'Irak, l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, les criailleries budgétaires et un élargissement bâclé" et il semblerait qu'elle continue avec Nicolas Sarkozy.

J'aimerais tant que la France n'est pas voté non au référendum du 29 mai 2005. Un référendum qui s'était d'ailleurs transformé en un plébiscite national. Une maladie chez nous que de répondre aux investigateurs de référendum par la sympathie qu'on leur porte. Souvenez-vous de De Gaulle, parti en 1969 à l'occasion d'une telle procédure. Une habitude si bien ancrée dans les mœurs français que l'on ne réfléchit même plus à la question posée mais simplement à savoir si nous allons ou non accorder notre confiance à celui qui pose la question. Je persiste à dire que ce non était une catastrophe tant sur la plan national que supranational et dont les français n'ont jamais su mesurer l'ampleur.

L'Europe n'est pas de retour et ce n'est pas avec le traité simplifié qu'elle le sera. Cependant, je suis d'autant plus critique envers les tenants politiques du non car il est clair que c'est encore moins avec leur "plan B" que nous remettrons l'Europe sur les rails. Il nous aura fallut deux ans pour sortir de la crise mais je crains qu'il nous en faille encore plus pour connaitre une nouvelle phase d'intégration. Jean-Louis Bourelanges est même pessimiste jugeant que l'Europe "a atteint un palier" et qu'elle "continuera de fonctionner cahin-caha sans développement institutionnel et politique majeur pour au moins une quinzaine d'années. Elle va connaître ce que Keynes appelle un équilibre de sous-emploi." Il fait incomber la responsabilité de cette stagnation à venir à l'hétérogénéité des économies et des sociétés, au réveil des identitarismes et à l'absence de menace extérieure forte et spécifique qui rendent selon lui extrêmement difficile tout progrès important. En effet, les eurosceptiques n'ont a prioris pas compris que l'Europe s'est faite grâce à la paix qui a permis aux Allemands, aux Français, aux Italiens et aux Bénéluxiens de s'engager sans crainte sur la voie du rapprochement et de l'intégration et qu'elle a vocation à permettre le développement économique, culturel et social dans un cadre pacifique. Cela est précieux ! Nous n'avons pas le droit de gâcher ce potentiel. Nous avons le devoir de promouvoir à notre tour comme l'on fait avant nous Robert Schuman, Valéry Giscard d'Estaing, Elmut Khol, Jacques Delors...

Je tiens à réaffirmer ma rage d'Europe, ma faim insatiable de construction et d'ambition géopolitique, ma croyance en l'avenir d'une formation qui m'aura permis de grandir en paix et qui je le souhaite permettra à nos enfants de le faire aussi. C'est à nous maintenant de reprendre le flambeau ! Il nous incombe d'être à la hauteur de l'ambitieux projet qui s'impose à nous. Car après avoir bâti l'Europe, il nous faudra faire les européens ! Le traité de Lisbonne est un espoir qu'il faudra concrétiser !

mercredi 5 décembre 2007

Concentrons-nous !

L'UDF est morte donc, comme je vous l'ai dit dans les précédents articles. Cela étant dit, on peut avoir toutes les rancœurs que l'on veut. En revanche, ce n'est pas dans cet esprit revanchard que nous avancerons. Au contraire, il faut dès à présent accepter de tourner une page et de se projeter dans le futur. Du passé ne faisons pas table rase mais avec le future soyons en phase. C'est dans cette optique que je me joins aux nombreux appels de rassemblement centriste parmi lesquels celui de Gilles de Robien (Société en Mouvement) ou encore celui d'André Santini (Nouveau Centre).

"Il [Bayrou] a réussi l'exploit de transformer un parti politique qui avait plus de parlementaires que le RPR en 1988 en un parti qui n'en a plus aujourd'hui que deux" affirme monsieur Morin qui estime que "le Modem de François Bayrou est devenu un radeau de la Méduse au service d'une dérive personnelle totale". Cela est vrai j'en convient parfaitement. Mais recenser et référencer les problèmes de nos voisins modémistes n'est pas ce qu'il y a de plus efficace lorsqu'il s'agit de faire en sorte que le Nouveau Centre, formation composée d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, "puisse exister de façon autonome" en s'appuyant sur "la famille de centre ou centre-droit", "qui a toujours existé en France depuis deux siècles au moins".

Car comme me l'a si gentiment fait remarquer Quittrie Delmas (a qui je souhaite demander ce qu'elle pense des votations à mains levées des amendements "des militants") il ne s'agirait pas de s'égosiller à critiquer le MoDem à qui j'ai donné trop d'importance dans ce blog et ne plus pouvoir parler au moment de réorganiser ce qui a été détruit par Bayrou.

Certain l'on bien compris et pensent déjà à la suite à donner quant à l'organisation de la famille centriste.

Gilles de Robien, lors d'une réunion sur le thème "Porter les valeurs du Centre dans la nouvelle majorité ?" de son club politique "Société en Mouvement" a appelé à une "confédération de la famille centriste éclatée." Il a d'ailleurs commencé en invitant à ce rassemblement des personnalités des divers centres comme Bockel (Gauche Moderne), André Santini (Nouveau Centre), Borloo (Parti Radical Valoisien).

« Qu’attendez-vous pour vous mettre ensemble ? Qu’attendez-vous pour créer une confédération du Centre, du centre droit et de la gauche moderne, qui respecte les sensibilités, les formations mais qui crée enfin une vraie dynamique de l’action et pèse véritablement sur la vie politique française ?». « Ce n’est pas difficile » a-t-elle ajouté, « cela peut se faire très vite. C’est une question de volonté. Celle de faire taire les esprits de chapelles et les ambitions personnelles qui paralysent ».

Frédérique Dumas conseillère régionale et vice-présidente de Société en Mouvement



André Santini a de son côté prôné pour un Grenelle du centre, qui réunirait, de Bockel à Borloo, en passant par Robien ou Cavada, tous les centristes qui soutiennent Sarkozy et dont l'objectif serait de proposer un rassemblement ouvert de tous les sociaux-démocrates et démocrates-chrétien.

Le Nouveau Centre invite à participer au premier conseil national du Nouveau Centre consacré à la préparation des élections municipales et cantonales de mars 2008, qui aura lieu le dimanche 16 décembre 2007 de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique – 75007 Paris. Il sera l'occasion de sceller notre inscription claire dans la majorité présidentielle tout en préparant l'avenir de notre mouvement.Le Parti Radical Valoisien et le Parti Radical de Gauche renouent les liens rompus lors de l'adhésion d'une partie du plus vieux parti politique français au programme commun de François Mitterrand. Ils souhaitent "fermer la parenthèse" de la séparation et redevenir une force centriste de proposition et de modération.

L'urgence de mettre en œuvre ce rassemblement est bel et bien là ! Il nous faut nous préparer pour les échéances futures et plus largement pour le futur lui-même. Car l'organisation et le rassemblement d'une famille politique comme celle du centre est un long travail qui demande de la préparation, qui suppose de l'ambition et qui se fait laborieusement et progressivement. Si nous voulons proposer aux français une ligne politique et un projet de société honnête, cohérent et consistant, si nous voulons être audibles nous n'avons plus une minute à perdre ; il nous faut dès maintenant unir nos voix et nous mettre au travail. Alors Concentrons-nous !

mardi 4 décembre 2007

Les élus ne sont pas les seuls déçus...


Témoignage de Luc, militant MoDem de 24 ans à la suite du congrès constitutif du Mouvement Démocrate :

"C'est mal : j'ai sé
ché la matinée de ce dimanche du congrès du MoDem. J'ai bouffé du Bayrou hier de 11 heures du matin à 20 heures du soir, je suis en overdose. Congrès du Mouvement Démocrate donc. J'en reviens tout d'abord avec une déception : celle de n'avoir pu faire autant de vidéos que j'aurais souhaité.

J'en reviens surtout avec un goût amer. Celui d'appartenir à un mouvement démocrate guère démocratique. Je n'ai cessé de dire hier que ce congrès ressemblait à un congrès du PC du début des années 80. François Bayrou en Georges Marchais. Ce Parti Communiste qui commençait à perdre son influence et donc verrouillait tous les organes. Ce MoDem, dont les fuites effraient les habitants du "Château", les bureaux de Marielle de Sarnez et de François Bayrou. Et le siège du MoDem qui cloisonne tout, qui se retranche seul dans sa forteresse pour mieux vérouiller et contrôler.

"François Bayrou en Georges Marchais."


Un Bayrou glorieux président d'un mouvement aux pratiques soviétiques. Imaginez : le vote de 83 amendements à mains levées. Vote de ces amendements seul intérêt de ce congrès. Et chaque fois que des minoritaires soutenaient et levaient la main pour soutenir une proposition, forcément l'on pouvait les dévisager. Le vote des amendements, c'était un défenseur de cet amendement au bas de la tribune, ayant 1mn30 pour l'expliquer. Ensuite François Bayrou tout puissant donnait sa consigne de vote. François Bayrou, sur la tribune, entouré de ses lieutenants, quasiement le seul à parler. Et forcément une salle de militants groupies qui suivait à chaque fois les consignes du Dieu Bayrou. François Bayrou qui n'hésitait pas à prendre la parole plus de 5mn pour convaincre la salle. Et toujours les mêmes arguments pour obtenir le blanc seing de ses fans : il ne veut pas de tel ou tel amendement car "dangereux pour la cohérence du mouvement" ou ne "représentant pas les valeurs démocrates communes qui sont les nôtres".

"En résumé, cela se passait comme cela : Monsieur X est appelé en bas de la tribune. Monsieur X présente pendant 1mn30 son amendement aux statuts. Ensuite François Bayrou prenait la parole et annonçait : moi François Bayrou, votre maître suprême je vote pour ou contre, vous petits militants suivrez mes recommandations. Sinon mécréants êtes-vous."


Pathétique. La facette Hugo Chavez a été d'abord évoqué par un journaliste en salle de presse. Il n'était alors que 16 heures environ, et cela ne faisait que cinq heures que François Bayrou trônait en tribune. Cela durera encore quatre heures supplémentaires. Imaginez : neuf heures de François Bayrou. Du Bayrou en avocat pour soutenir un amendement, du Bayrou en procureur pour rejetter un amendement. Du Bayrou ensuite en passeur de plats pour les débats thématiques. Du Bayrou en orateur pour son clôture d'ouverture. Et au final de la tristesse : le duo François Bayrou - Marielle de Sarnez ne fait donc confiance en si peu de personnes. Et dire que le président du MoDem se déclarait contre la personnification du pouvoir. Rires jaunes. Personne d'autre ne doit émerger au MoDem, car tout ce qui pourrait prendre la lumière risquerait de faire de l'ombre à François Bayrou.

"Le duo François Bayrou - Marielle de Sarnez ne fait donc confiance en si peu de personnes"


Je ressors de ce congrès triste, amer et déçu. Heureusement, la soirée sera agréable. Avec [d'autres militants] nous fuyons le dîner organisé au parc des expositions, pour décompresser avec rires et fracas dans un japonais. Heureusement aussi, j'aurais rencontré de nombreuses personnes passionnantes. Heureusement, j'aurais fait la connaissance de blogueurs provinciaux dont je lis les blogs, enfin rencontrés dans la vrai vie.

Au MoDem, on vous dira que ce congrès fut un merveilleux exercice de démocratie, les militants ayant écrit et voté leurs propres statuts. Certains ferment leur gueule juste pour obtenir une investiture. D'autres sont des groupies aveugles.

Au MoDem, on vous dira que Bayrou n'est pas seul. Je continue de penser que toutes les décisions sont prises à deux, et que le pire défaut de François Bayrou, c'est Marielle de Sarnez.

Malgré mes critiques virulentes, à chaud, je reste au MoDem. Pour un temps. J'ose espérer que les choses vont évoluer. Que la base va réussir à imposer ses conditions. Qu'avec certains militants, nous réussirons à passer outre le siège pour réfléchir, proposer et construire quelque chose de nouveau. Maintenant que les statuts sont votés, deux sujets me semblent d'une importance considérable. Le programme, quel projet sera le nôtre, pour les prochaines échéances. Et également les alliances, avec qui nous allons nous retrouver."

(article parut dans "Ma vie en narcisse", le blog de Luc, militant MoDem de 24 ans)
http://777socrate.blogspot.com/