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mardi 25 mars 2008

Les petites phrases d'aujourd'hui écrivent les grandes lignes de demain...

Plus d'élections locales avant 2010. Un échéquier politique remanié et rééquilibré par les municipales. Des partis qui cherchent comment préparer 2012 et son échéance présidentielle. Le contexte est propice aux batailles internes. Et si celles-ci sont un mode de fonctionnement -plus ou moins efficace, je n'en jugerai pas ici- pour le Parti Socialiste, personne n'est en reste. De la droite nationale à la gauche radicale, tour d'horizon des formations politiques en "reconstruction", "construction", "rénovation"...


Le Front National


Après avoir vu son électorat siphonné par l'UMP sarkozyste, le parti lepéniste est en crise. Une crise qui s'est confirmée par un nouveau recul enregistré à l'occasion de ces municipales. Aussi, le leader du FN, emblématique et charismatique Jean-Marie Le Pen arrive en fin de parcour. Et si les anciennes divergences internes quant à la suprématie du chef de clan ont toujours aboutit à une marginalisation des dissidents (on se souvient de Bruno Mégret et de son MNR), aujourd'hui, le jeu est différent. Ainsi, si Marine Le Pen qui s'est illustrée à l'occasion des dernières législatives sous le regard attendri du paternel, ses scores aux municipales restes relativement décevants. Aussi ne fait-elle pas l'unanimité dans le Royaume, microcosme étouffé finalement par un leader omnipotent en interne et inefficace en externe.


Cela devrait pouvoir laisser place à de nouvelles velléités. Les candidats à la succession devraient pouvoir se faire connaitre d'ici peu. Cela sous couvert que l'héritière ne supplante pas ses concurrents, manœuvre aboutissant vraisemblablement par un éclatement et une mort certaine de la famille nationaliste et patriote. Historiquement, c'est une thèse relativement probable et soutenable en cela que ce qu'on appel l'extrême droite a toujours vécu au travers d'un homme avant de s'éteindre durant des périodes plus ou moins longues. Après, Poujade, il fallut attendre la percée du monsieur Le Pen... Après Le Pen, qui sait si le parti saura continuer, il est toutefois permis d'en douter...



Le Mouvement Pour la France


Ici, il est fort probable que le chef reste en place. En effet, Philippe de Villier, vu son âge et son ambition (ou plutôt son caractère), ne saurait laisser sa place à un guillaume Peltier qui se contentera certainement d'établir une fois encore une nouvelle stratégie pour le MPF. En effet, C'est déjà ce jeune homme qui est à l'origine du "virage à droite" de son mentor (ou son poulain vu l'influence qu'il exerce sur le souverainiste vendéen) et c'est encore lui qui a négocié les accords avec l'UMP pour entrer dans la majorité. Car si cet évènement est passé inaperçu aux yeux du grand public, il remet en cause toute l'organisation du MPF. Parti du RPF qui n'était qu'une branche souverainiste et euro sceptique de la droite traditionnelle alors représentée par le RPR, le MPF s'était éloigné pour chasser sur les terres du FN avec un succès tout relatif.


Aujourd'hui, il se place comme "une droite nationale de gouvernement". Cela implique de égocier un virage dangereux : celui de la négociation avec des partis de parlement, notamment l'UMP, pour s'inscrire dans une majorité et entrer au gouvernement. On a d'ailleurs longtemps entendu parler d'une éventuelle entrée de monsieur De Villier au ministère de l'agriculture, chose qui ne s'est pas faite. C'est une stratégie largement employée aujourd'hui par les partis "d'importance secondaire" (argh que je hais cette considération) dans un contexte de plus en plus prononcé de bi-polarisation de la vie politique. Le MPF passera-t-il d'une logique de contestation à une logique de négociation ? L'électorat suivra-t-il ? Les questions restent posées.



L'Union pour un Mouvement Populaire


Sarkozy est au pouvoir. Le but ultime de l'action de ce mouvement est atteint. Ce qui le faisait se mouvoir ne peut lui servir de moteur plus longtemps. Aussi, si les sarkozystes pensent aujourd'hui à conserver le pouvoir et à soutenir l'action gouvernementale, cela ne fait plus l'unanimité. Cela vient du fait des premiers déçus du sarkozysme. Les frasques du président en ont déboussolé plus d'un et la grogne gagne. Les fidèles sont majoritaires mais les "alternatifs" voient grossir leur rang. Cela tranche avec l'ultra minorité d'opposition qu'on représenté récemment Nicolas Dupont-Aignant (qui a fini par quitter l'UMP pour créer sa propre formation "Debout la République" tant la pression était forte) et Dominique de Villepin a qui ce non-alignement sur le sarkozysme a peut-être coûté sa carrière.


Les mécontents sont notamment visibles à l'échelle locale. Car l'UMP sarkozyste, véritable machine de guerre a voulu trop de fois imposer ses candidats aux dépends d'une droite locale agacée voire excédée. Cela a eu pour conséquence la multiplication des dissidences et la défaite dans certains cas. Récemment, les municipales ont fini de déconcerter les concerts de choeurs de l'armée bleue.


Cependant, le Président a pris les devant lors de sa prise de pouvoir en imposant une direction collégiale évitant de voir se dégager un nouveau leader. Les chiraquiens et autres déçus sauront-ils outrepasser cette difficulté ? En auront-ils la possibilité ? Ils sont minoritaires malgrès tout... Et que nous réserve le Parti Radical valoisien dont le nouveau Président Jean-Louis Borloo a affirmé vouloir faire de ce parti le premier parti de France en s'éloignant de l'UMP ?



Le Nouveau Centre


Le congrès arrive ! Les 24 et 25 mai prochain à Marseille... Et cela attise déjà les convoitises. Qui sera le leader de notre parti en construction ? Je ne lencerai pas le débat dans cet article, d'autres sont là pour cela et d'autres encore viendront l'alimenter. Mais on pourra cependant relever les candidatures d'Hervé Morin et de Jean-Christophe Lagarde, deux personnalités très différentes aux stratégies différentes.


Mais on peut aussi se demander si des personnes comme Christian Blanc, entré récemment au Gouvernement ou André Santini ne voudraient pas prétendre à la fonction... Ils l'avaient déjà dit, ils avaient été entendu à l'époque, ouvrant ainsi le débat sans que cela ne réponde à la question du leadership. Ce débat est notamment visible sur le forum du Nouveau Centre dont le lien est présent dans la colonne de droite.


Enfin, la stratégie face au collaborateur de la majorité, à savoir l'UMP, est aussi en question. Notre collaboration difficile lors de ces municipales a remis en question la présence de listes autonomes, notamment à l'occasion d'élections supranationales, en l'espèce les prochaines élections européennes. Tout cela sera à débattre et à définir à l'occasion de ce prochain congrès.Tout comme la proposition de Jean-Christophe Lagarde d'une direction bicéphale, ce qui serait, je pense, détestable, j'y reviendrai...



Le MoDem


Au MoDem, la question du leadership ne se posera pas, simplement parce qu'il ne reste que Bayrou et des militants... Ah, peut-être Marielle de Sarnez, mais non ! Bayrou est le parti, Bayrou et MoDem ne font qu'un.


La seule question qui se posera éventuellement sera celle de la stratégie. Alliances sauvages ou autonomie stérile ? L'entêtement de François Bayrou ne laissera peut-être pas la place au débat. L'avenir de la formation centriste est plus qu'incertain au lendemain des municipales. La précipitation avec laquelle s'est créé le MoDem, enchainant forum des démocrates et congrès fondateur, il ne leur reste rien pour prévoir l'avenir... Sauront-ils réfléchir en dehors des rassemblements prévus à cet effet ? L'université d'été qu'ils ne manqueront pas d'organiser aura-t-elle raison de l'immobilisme ambiant ?



Le Parti Socialiste


Le PS, fort de ses succès locaux - sept grandes villes sur dix, plus de la moitié des départements - réunit ce mardi son Conseil national (un "parlement" de 300 membres dont la centaine de Premiers secrétaires fédéraux). Outre le bilan des élections, il examinera le "processus de rénovation" et le calendrier du parti. Sa "commission de rénovation" est tombée d'accord pour un Congrès du 7 au 9 novembre (Toulouse, juste conquise, étant citée pour l'accueillir). Congrès essentiel qui doit désigner le successeur de François Hollande.


Cette date ne fait pas l'unanimité, des proches de Ségolène Royal plaidant pour un Congrès anticipé avant l'été. Elle devrait néanmoins être validée par ce Conseil auquel doit participer l'ex-candidate à l'Elysée. Cette dernière a jugé le calendrier envisagé "tardif", sans en faire un casus belli. Mais l'initiative des fédérations a déclenché l'ire de Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal. Il soupçonne François Hollande de vouloir compter ses troupes et dénonce un "texte de fraction".


Les divergences se cristallisent sur le profil des prétendants : Premier secrétaire de transition, chef d'équipe ou présidentiable pour 2012 ? Les sondeurs s'en mêlent : selon CSA, pour 40% des Français, Bertrand Delanoë serait le meilleur Premier secrétaire, devant Ségolène Royal (36%) qui domine chez les sympathisants socialistes (59%). Martine Aubry, réélue triomphalement à Lille, revient en force (29% des Français, 39% des sympathisants PS). D'autres candidats se sont fait connaître, les députés Julien Dray, Manuel Valls, Pierre Moscovici. Aucun n'est a priori présidentiable.


Chacun fourbit ses armes, au grand jour ou dans la discrétion. Ségolène Royal, qui a sillonné la France pendant la campagne des municipales, ne cache pas son ambition : être "majoritaire" au Congrès autour d'un texte d'orientation. Selon des estimations internes au PS, elle ne représenterait cependant qu'entre 25 et 30% du parti. Son lieutenant Peillon souhaite qu'elle puisse "conduire la rénovation du PS", sans que cela induise automatiquement une candidature. Les maires de Paris et Lille, quant à eux, sont restés discrets sur leurs ambitions. Jusqu'au 21 avril, date du prochain conseil de Paris, Bertrand Delanoë "parachève son exécutif", souligne un proche. "Après, il pourra commencer à ouvrir portes et fenêtres et regarder l'horizon".



Le Parti Communiste


André Gerin, maire communiste de Vénissieux, commune de la banlieue sud de Lyon, annonce ce lundi dans le Figaro son intention de porter candidat à la succession de Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF. Il critique l'obsession de l'union de la gauche de certains de ses camarades, et ajoute : "Il faut savoir si l'on accepte les coups de Jarnac, si l'on se satisfait de voir des candidats socialistes se faire épauler par la droite pour battre les communistes. Je ne suis pas partisan d'adopter une attitude revancharde, mais il faut couper le cordon ombilical avec les dirigeants du PS et voler de nos propres ailes"...


Réélu au premier tour (52,61%) des municipales à Vénissieux - à la tête d'une liste d'union de la gauche où le PS tient une large place, André Gérin annonce sa candidature, "pour sortir le PCF de l'ornière et du microcosme parisien". Selon lui, la direction actuelle du PCF est "déconnectée du peuple de France", et le message de sa secrétaire nationale "inaudible". La faiblesse du parti affaiblit du coup toute la gauche, rappelle-t-il, privant notamment Ségolène Royal de réserves lors du second tour ses présidentielles 2007.


D'ici au prochain congrès, prévu à la fin de l'année, André Gérin va "entreprendre un tour de France pour aller à la rencontre des classes laborieuses et populaires". Adhérent du PCF depuis 1964, élu au comité central pendant vingt-et-un ans, il se croit "capable de rassembler la famille communiste". Pour "combattre bille en tête la droite sarkozienne en redonnant une crédibilité, une lisibilité à un projet alternatif anticapitaliste".



La Ligue Communiste Révolutionnaire


La stratégie est à la création. Une nouvelle formation pour de nouveaux horizons, cela nous rappel le MoDem... Ce projet sera-t-il plus porteur que celui de Bayrou ? Il semble que les moyens employés soient très différents; Plus lent, plus réfléchit et a priori moins autocrate, Olivier Besancenot se comporte comme un rassembleur et un bâtisseur. Tout autre chose finalement que le Mouvement Démocrate !


Mais si monsieur Besancenot prétend ne pas vouloir faire de ce parti « son » parti, il n'en est pas moins qu'il apparaît comme l'homme de la gauche radicale. Ce nouveau parti saura-t-il se passer de ce leader charismatique ? Ce leader dans l'âme saura-t-il se mettre en retrait dans cette nouvelle formation ? Encore une fois, il est permi de douter...

jeudi 14 février 2008

Quand l'unisson n'unit plus...

L'UMP a été dans sa création un formation rassemblant des personnes aux idéaux parfois très différents. En effet, au lendemain du 21 avril 2002, monsieur Chirac propulsé à l'Elysée avec un score record de 80% face au candidat de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen refusa de faire un "consensus national" et préféra construire "un grand parti de la droite et du centre." L'UMP voyait donc sa création rafler quelques grandes figures de l'UDF en amputant cette dernière d'un certains nombres de ses formations constituantes comme les Radicaux Valoisiens, Démocratie Libérale etc etc. Mais cinq ans après sa création, l'UMP n'a pas réussit à imposer l'union parfaite ni à droite, ni au centre. Ainsi cela se remarque par deux phénomènes parallèlement observables en ce moment : la subsistance de formations centristes en dehors du grand parti et la multiplication des candidatures dissidentes aux municipales. Explication.

L'UMP ou Union pour un Mouvement Populaire a vu mainte fois sa stratégie récompensée, notamment lors d'élections nationales. Ainsi aux législatives de 2002 puis 2007 et aux dernières présidentielles, l'union a effectivement fait la force de la formation politique de droite. On a pu dans ce sens observé la confirmation par l'exemple de la célèbre maxime "l'union fait la force." Majorité au parlement deux fois de suite, présidentielles qui ressemblaient sous certains aspects à une formalité (notamment du fait de l'absence de "petits candidats" de droite traditionnelle, tous rassemblés derrière Nicolas Sarkozy, à l'image de Christine Boutin du Forum des Républicains Sociaux), l'UMP s'impose comme une force politique, voire même selon certain comme un rouleau compresseur sans pitié, une machine de guerre électorale.

Mais comme toutes mécaniques, l'UMP a ses faiblesses. La première qui a été visible l'a été dès sa création : l'UMP qui se voulait la formation française de la droite et du centre n'a pas réussit son OPA sur l'UDF de l'époque. Affaiblit mais pas assassinée, la formation du centre, centre-droit a subsisté jusqu'en 2007 sans jamais se soumettre au grand parti. Aussi, lorsque l'UDF a périt, sous les coups qui lui ont été porté en interne par son propre leader, c'était pour laisser place à deux formations : une dans l'opposition et une favorable à la majorité présidentielle mais toujours indépendante, vous aurez bien sûr reconnu respectivement le Mouvement Démocrate de François Bayrou et le Nouveau Centre d'Hervé Morin, André Santini, Jean-Christophe Lagarde, Christian Blanc et bien d'autres.

La seconde limite à la force de la formation de droite est plus que jamais visible à l'occasion des municipales qui se déroulent en ce moment même mais l'était déjà lors des dernières législatives. Il s'agit de la multiplication des candidatures dissidentes. L'exemple le plus spectaculaire est celui de la mairie de Neuilly. Mais il n'est pas le seul. Selon libération.fr il est même "l'arbre qui cache une forêt de dissidence." Qualifié de "syndrome Teullé" du nom du responsable UMP de Neuilly nouveau candidat dissident après le retrait de David Martinon et l'investiture par le parti présidentiel de l'ancien candidat dissident non membre de la formation Jean-Christophe Fromentin (vous suivez toujours ? ne vous inquiétez pas vous allez pouvoir reprendre votre respiration bientôt), la dissidence est de plus en plus présente.

En effet, les ambitions personnelles et le refus des parachutages font se multiplier les candidatures dissidentes à droite.

C’est le cas à Aix-en-Provence, Cherbourg, Colmar ou encore Metz où la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann fait face à celle du maire divers droite, Jean-Marie Rausch : «Paris m’a demandé de la prendre sur ma liste, ce qu’elle avait accepté, raconte-t-il, mais j’ai appris par les journaux qu’elle avait reçu l’investiture officielle de l’UMP. Personne ne m’en avait avisé !» A Cannes, Philippe Tabarot, candidat dissident, minimise son exclusion de l’UMP. «Pour une élection municipale, l’appartenance partisane n’est que secondaire», expliquait-il, lundi. Certains sont moins conciliants. A Nice, Jacques Peyrat, maire (ex-FN, ex-UMP) et candidat à sa succession, s’exaspère du terme : «Il n’y a pas de liste dissidente. Le comité central de l’UMP a choisi de propulser Christian Estrosi mais je ne l’explique pas. La doctrine habituelle, c’est qu’un maire crédible soit reconduit
.»

Mais la Province n'est pas la seule touchée par ce syndrome ! C’est mêm
e à Paris, dans les arrondissements où la droite ne craint pas la défaite, que le système Sarkozy semble le plus mal en point. Symbole de la cacophonie de l’UMP, la situation du XVIIe arrondissement où Françoise de Panafieu devra affronter son ancien collaborateur, François Asselineau. Même dans le XVIe, l’UMP n’a pas trouvé d’accord : David Alphand, un responsable de l’UMP, se présente contre Claude Goasguen, le candidat officiel. Dans le VIIIe, le maire sortant, François Lebel affrontera le candidat estampillé par l’UMP, Pierre Lellouche… Quant au XVe, il est lui aussi le théâtre d’un affrontement fratricide. Et même la protégée du Président, Rachida Dati pourrait trouver un dissident sur le chemin de la mairie du VIIe…

La partie pour les municipales ne semble pas jouée d'avance et il apparait que la théorie du partie unique ne fonctionne pas, une fois de plus. Je pense qu'au lieu d'essayer vainement de faire parler voire penser une somme importante de gens de la même manière, la droite et le centre devrait essayer de reconnaitre les particularismes de chacun et d'en faire une force. Pour cela il faut accepter l'existence de familles politiques diverses et les laisser évoluer en formations autonomes, que ce soit sous formes de partis affiliés à l'image du Parti Radical Valoisien ou de partis indépendants comme le Nouveau Centre. Elles permettent d'estomper les aigreurs partisanes ou de conviction et ne seraient pas forcément source de division en ce sens que chacun, dans un désir de victoire, saura négocier des accords, des alliances. Ainsi, le dialogue étant nécéssaire entre formations différentes, le risque de candidatures dissidentes serait amoindri. Il faut y penser, car aujourd'hui il apparait que l'unisson n'unit plus !

vendredi 8 février 2008

Le Nouveau Centre en mal de présence médiatique


Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on voit beaucoup le Président de la République ces derniers temps. Aussi, il est clair que cette surexposition est à l'origine de son décrochage dans les sondages d'opinion ces dernières semaines. Mais si la sur présence médiatique peut nuire à un politique, une absence ou une trop grande discrétion peut aussi être source de difficultés.

Ainsi, le Nouveau Centre n'est pas présent dans les médias. Quelques lignes dans la Presse Quotidienne Régionale, deux mots à la télé, cela n'aide pas à se faire connaitre. Ce que je veux dénoncer, ce n'est pas seulement le manque de représentation dont souffre le Nouveau Centre mais aussi et surtout les méthodes qui sont utilisées selon moi pour contourner les règles.

Il semblerait en effet que l'on parle du Nouveau Centre en catimini de manière volontaire. Ainsi, on glisse deux ou trois lignes sur ce parti au milieu d'un article consacré à l'UMP, on en dit deux mots, voire on ne fait que le citer discrètement à l'occasion d'un reportage sur le Tchad ou le ministre de la défense mène son action. Bref, on ne le cite que rarement à l'occasion de reportages concernant d'autres sujets.

Deuxième choses, lorsque l'on s'intéresse à l'action du Nouveau Centre et de son groupe à l'assemblée, c'est sur des radios ou des télés à faible audience. Pas étonnant après que ce parti de centre centre-droit ne soit pas connu du grand public... Et il n'y a pas que lui, le MPF, le MRC les deux partis radicaux et encore bien d'autres sont dans la même situation. Il faudrait que cela cesse.

mercredi 5 décembre 2007

Concentrons-nous !

L'UDF est morte donc, comme je vous l'ai dit dans les précédents articles. Cela étant dit, on peut avoir toutes les rancœurs que l'on veut. En revanche, ce n'est pas dans cet esprit revanchard que nous avancerons. Au contraire, il faut dès à présent accepter de tourner une page et de se projeter dans le futur. Du passé ne faisons pas table rase mais avec le future soyons en phase. C'est dans cette optique que je me joins aux nombreux appels de rassemblement centriste parmi lesquels celui de Gilles de Robien (Société en Mouvement) ou encore celui d'André Santini (Nouveau Centre).

"Il [Bayrou] a réussi l'exploit de transformer un parti politique qui avait plus de parlementaires que le RPR en 1988 en un parti qui n'en a plus aujourd'hui que deux" affirme monsieur Morin qui estime que "le Modem de François Bayrou est devenu un radeau de la Méduse au service d'une dérive personnelle totale". Cela est vrai j'en convient parfaitement. Mais recenser et référencer les problèmes de nos voisins modémistes n'est pas ce qu'il y a de plus efficace lorsqu'il s'agit de faire en sorte que le Nouveau Centre, formation composée d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, "puisse exister de façon autonome" en s'appuyant sur "la famille de centre ou centre-droit", "qui a toujours existé en France depuis deux siècles au moins".

Car comme me l'a si gentiment fait remarquer Quittrie Delmas (a qui je souhaite demander ce qu'elle pense des votations à mains levées des amendements "des militants") il ne s'agirait pas de s'égosiller à critiquer le MoDem à qui j'ai donné trop d'importance dans ce blog et ne plus pouvoir parler au moment de réorganiser ce qui a été détruit par Bayrou.

Certain l'on bien compris et pensent déjà à la suite à donner quant à l'organisation de la famille centriste.

Gilles de Robien, lors d'une réunion sur le thème "Porter les valeurs du Centre dans la nouvelle majorité ?" de son club politique "Société en Mouvement" a appelé à une "confédération de la famille centriste éclatée." Il a d'ailleurs commencé en invitant à ce rassemblement des personnalités des divers centres comme Bockel (Gauche Moderne), André Santini (Nouveau Centre), Borloo (Parti Radical Valoisien).

« Qu’attendez-vous pour vous mettre ensemble ? Qu’attendez-vous pour créer une confédération du Centre, du centre droit et de la gauche moderne, qui respecte les sensibilités, les formations mais qui crée enfin une vraie dynamique de l’action et pèse véritablement sur la vie politique française ?». « Ce n’est pas difficile » a-t-elle ajouté, « cela peut se faire très vite. C’est une question de volonté. Celle de faire taire les esprits de chapelles et les ambitions personnelles qui paralysent ».

Frédérique Dumas conseillère régionale et vice-présidente de Société en Mouvement



André Santini a de son côté prôné pour un Grenelle du centre, qui réunirait, de Bockel à Borloo, en passant par Robien ou Cavada, tous les centristes qui soutiennent Sarkozy et dont l'objectif serait de proposer un rassemblement ouvert de tous les sociaux-démocrates et démocrates-chrétien.

Le Nouveau Centre invite à participer au premier conseil national du Nouveau Centre consacré à la préparation des élections municipales et cantonales de mars 2008, qui aura lieu le dimanche 16 décembre 2007 de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique – 75007 Paris. Il sera l'occasion de sceller notre inscription claire dans la majorité présidentielle tout en préparant l'avenir de notre mouvement.Le Parti Radical Valoisien et le Parti Radical de Gauche renouent les liens rompus lors de l'adhésion d'une partie du plus vieux parti politique français au programme commun de François Mitterrand. Ils souhaitent "fermer la parenthèse" de la séparation et redevenir une force centriste de proposition et de modération.

L'urgence de mettre en œuvre ce rassemblement est bel et bien là ! Il nous faut nous préparer pour les échéances futures et plus largement pour le futur lui-même. Car l'organisation et le rassemblement d'une famille politique comme celle du centre est un long travail qui demande de la préparation, qui suppose de l'ambition et qui se fait laborieusement et progressivement. Si nous voulons proposer aux français une ligne politique et un projet de société honnête, cohérent et consistant, si nous voulons être audibles nous n'avons plus une minute à perdre ; il nous faut dès maintenant unir nos voix et nous mettre au travail. Alors Concentrons-nous !

dimanche 25 novembre 2007

Ensemble tout devient possible même au centre !

Élu lundi 19 novembre, sans surprise, président du Parti radical lors du 108e congrès de cette formation politique, qu’il coprésidait depuis 2005 avec le maire de Nancy André Rossinot, Jean-Louis Borloo s’est fixé une feuille de route on ne peut plus claire : « Faire du Parti radical, l’un des premiers partis de France. »

Investi très confortablement avec 83% des suffrages exprimés par le millier de délégués réunis à Paris, face à son unique challenger, le député de Belfort Michel Zumkeller, le numéro deux du gouvernement sent une fenêtre de tir pour booster son parti, actuellement associé à l’UMP. Le diagnostic d’André Rossinot est simple : d’un côté le PS implose et n’a pas réussi sa mutation – « François Hollande, c’est Guy Mollet, c’est la fin d’un cycle » –, de l’autre le centre, à travers le MoDem et le Nouveau centre, se cherche, tandis que l’écologie politique est très affaiblie. Jean-Louis Borloo, lui, entend remettre son parti en ordre de marche et affirmer son autonomie vis-à-vis du parti giron, l’UMP. « Les Valoisiens ne sont plus un courant du l’UMP, mais une formation politique de la majorité », assure-t-il. Pour cela, il entend tripler le nombre d’adhérents – aujourd’hui près de 10 000 – en an, et fédérer au-delà des radicaux de gauche. Ce congrès intervient en effet alors que Jean-Louis Borloo, André Rossinot et Jean-Michel Baylet, chefs de file des deux familles radicales, Parti radical et Parti radical de gauche, se sont rencontrés pour la première fois mercredi 14 novembre à Paris et ont renoué le dialogue mercredi après trente-cinq ans de brouille, en vue d’un éventuel rapprochement. « On essaie de fermer la parenthèse » ouverte après la scission en 1972, a déclaré M. Borloo, les deux partis ont « une histoire commune, nous sortons du même moule, même si on ne se ressemble plus tout à fait parfaitement », a déclaré de son côté M. Baylet, sénateur du Tarn-et-Garonne et président du PRG. Devant les délégués qui l’ont applaudi longuement, Borloo a défendu sa « stratégie d’indépendance loyale ». Certes, « je suis convaincu que ce qu’on va faire va en déranger plusieurs, parmi nos amis, mais il faut le faire dans l’intérêt de notre pays » ; mais « bien entendu, nous soutenons l’action du président et du gouvernement, dans une liberté d’action, de rêve et de parole ».

Pour l'échéance de mars 2008, « ni les radicaux valoisiens, ni les radicaux de gauche ne remettent en cause leurs alliances traditionnelles », avertit M. Baylet, qui avait rencontré la veille les dirigeants de la gauche dont le premier secrétaire du PS François Hollande. Côté valoisien, on affiche une plus forte détermination à sceller la réconciliation, avec la bénédiction de l'UMP. Mais « on se donne du temps après les municipales qui sont un temps de respiration de politique locale », affirme M. Rossinot. Toutefois, le maire de Nancy, qui vient de recevoir son investiture de l'UMP pour briguer un cinquième mandat, affirme sa volonté de faire de la Lorraine un « laboratoire du rapprochement » des deux familles « dès les municipales ». « Il existe déjà de fait dans certaines communes », renchérit Jean-Louis Borloo évoquant des listes « dans lesquelles il y aura ensemble des radicaux dits de gauche et valoisiens ». Au PRG, « on est aujourd'hui sur le constat de nos convergences », dit prudemment M. Baylet. A propos de la fusion, il répond, « on verra ». Cependant, il apparait que les deux formations, et surtout les valoisiens, entendent bien « organiser le centre ».

En cela, le Nouveau Centre est en passe de se faire souffler se place de parti de centre-droit. Et rien ne pourrait être plus fort et plus puissant que l'union. C'est pourquoi je souhaite que toutes les formations du centre gauche au centre droit, notamment Gauche Moderne, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen, le Nouveau Centre, Démocratie Libérale, le Parti Radical Valoisien, l'UDF, Cap21, Génération écologie, Alternative Libérale et toutes les autres que je ne cite pas et qui se reconnaissent dans le centre, le progressisme, qui ont un rêve d'Europe, de démocratie, de liberté, de citoyenneté, d'écologie constructive, à se rassembler et se rapprocher pour réfléchir ensemble à l'avenir commun que l'on pourrait se donner malgré nos différences.

Parce que nous avons un devoir d'avenir, parce que nous voulons peser et exister demain, parce que nous avons foi en nos conviction, construisons ensemble le centre du XXIè siècle.
Ensemble, construisons l'avenir, choisissons l'audace !

PARCE QUE L'UNION FAIT LA FRANCE !!!