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mardi 8 avril 2008

Jean-Christophe Lagarde dépasse Morin !


Je sais que les sondages ne sont pas des instruments très fiables. Je sais aussi parfaitement que celui-là fait parti de ceux auxquels on n'accorde aucune crédibilité. Je sais que son origine fait qu'il est peu représentatif mais soit... Il nous révèle, dans les tendances, bien des choses.

Sur le blog de Bob (blog roll à droite dans "les blogs que j'aime") longtemps considéré comme la référence du blog Nouveau Centre. Ainsi, à la question "quel leader serait en mesure de rassembler tous les centristes au sein d'une formation unique ?" voilà les réponses possibles et les résultats :

[1] François Bayrou : 18,8%
[2] Jean-Louis Borloo : 37,5%
[3] Hervé Morin : 18,8%
[4] Jean-Christophe Lagarde : 25%
[5] Christian Blanc : 0%
[6] Laurent Wauquiez : 0%
[7] Dominique Stauss-Kahn : 0%

On remarque d'abord le score important de monsieur Borloo, Président du Parti Radical-Socialiste dit "Valoisien". A priori, sa position externe à tout les conflits MoDem-NC l'emporte sur son encrage clair au centre droit. L'important est de se rappeler que les valoisiens ont une préoccupation sociale et européenne qui fait d'eux de véritables centristes, même si dans l'histoire, ils ont toujours penché à droite.

Ensuite, les positions de Bayrou et Morin. Ils en sont tout deux au même point avec 18,8%. Eux souffrent de leur position actuelle de dirigeant. L'adage de l'usure du pouvoir semble se confirmer. En effet, quel modémiste voudrait se voir sous la direction d'Hervé Morin et à l'inverse, quel néo-centiste ou quel radical retournerait sous le giron d'un Bayrou qu'ils ont tous lâché. Le future d'une famille centriste unie ne passera donc visiblement pas par eux. Ou du moins, ils n'auront pas la place du chef...

Pour finir, le cas Jean-Christophe Lagarde. Avec ses 25%, il se détache et se place en deuxième position, devant le duo des présidents. Autant vous dire qu'en ce qui concerne la présidence du Nouveau Centre, monsieur Morin avait des raisons de se méfier de la candidature du dauphin de Drancy. Le jeune dynamique rassemble et il est claire qu'il a de quoi. J'attendrais plus longtemps pour procéder à une analyse plus en profondeur, de manière à attendre des résultats plus représentatifs.

vendredi 8 février 2008

OGM, la dégradation/destruction est un délit


Alors que le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a annoncé, jeudi 7 février, que le gouvernement déposerait officiellement vendredi la clause de sauvegarde contre le maïs Monsanto 810 – seul maïs génétiquement modifié cultivé en France –, le Sénat a, de son côté, adopté jeudi un amendement au projet de loi sur les OGM, qui instaure un "délit de fauchage".

Cet amendement du rapporteur Jean Bizet (UMP), adopté au terme d'un long débat passionné, prévoit deux ans de prison et 75 000 euros d'amende, en cas de destruction ou de dégradation d'une parcelle de culture de plantes transgéniques. L'amendement prévoit des circonstances aggravantes lorsque la destruction porte sur un essai de recherche, la peine pouvant alors être portée à trois ans de prison et 150 000 euros d'amende.

La gauche a vivement protesté contre cette disposition qui, s'est étonné l'ancien ministre socialiste Michel Charasse, revient à distinguer pénalement la destruction d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle. Jacques Muller (Verts) a pour sa part jugé disproportionnée la peine de 75 000 euros.

Pour ma part, je pense que la culture d'OGM à titre de recherche doit être maintenue à tout prix dans notre pays. En effet, si nous arrêtons la culture d'OGM, les autres pays, qu'ils soient européens ou pire, américains ou chinois ne nous attendront pas. Aussi, je vois bien dans vingt ans les anti-OGM d'aujourd'hui protester contre la suprématie des Américains par exemple. Mais réveillons-nous, si nous voulons pouvoir profiter des bénéfices sans dépendre des superpuissances d'aujourd'hui et de demain, nous devons poursuivre la recherche développement. Cela n'implique pas la consommation...

La recherche développement a toujours été la clé des succès français, du Concorde à l'AGV dernier en date. Aussi la coopération européenne a déjà fait ses preuves dans ce domaine, avec Airbus ou Ariane. Je félicite donc cet décision sénatoriale et en profite pour saluer l'adoption de la modification constitutionnelle en vue de l'adoption prochaine du traité de Lisbonne.

Aussi, les OGM peuvent être utiles dans l'industrie pharmaceutique, autre domaine où la France se doit d'être présente. A ce titre, on pourrait même relever que les OGM peuvent être désirables. Je continuerai de marteler que la France se doit de cultiver des OGM au titre de la recherche pour rester à la pointe et ne pas prendre de retard. Ne nous forçons pas à en consommer mais forçons nous à savoir où cela peut nous mener. Qui sait ? Peut-être qu'au bout du chemin il y a un médicament sauveur de vie...

mercredi 5 décembre 2007

Concentrons-nous !

L'UDF est morte donc, comme je vous l'ai dit dans les précédents articles. Cela étant dit, on peut avoir toutes les rancœurs que l'on veut. En revanche, ce n'est pas dans cet esprit revanchard que nous avancerons. Au contraire, il faut dès à présent accepter de tourner une page et de se projeter dans le futur. Du passé ne faisons pas table rase mais avec le future soyons en phase. C'est dans cette optique que je me joins aux nombreux appels de rassemblement centriste parmi lesquels celui de Gilles de Robien (Société en Mouvement) ou encore celui d'André Santini (Nouveau Centre).

"Il [Bayrou] a réussi l'exploit de transformer un parti politique qui avait plus de parlementaires que le RPR en 1988 en un parti qui n'en a plus aujourd'hui que deux" affirme monsieur Morin qui estime que "le Modem de François Bayrou est devenu un radeau de la Méduse au service d'une dérive personnelle totale". Cela est vrai j'en convient parfaitement. Mais recenser et référencer les problèmes de nos voisins modémistes n'est pas ce qu'il y a de plus efficace lorsqu'il s'agit de faire en sorte que le Nouveau Centre, formation composée d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, "puisse exister de façon autonome" en s'appuyant sur "la famille de centre ou centre-droit", "qui a toujours existé en France depuis deux siècles au moins".

Car comme me l'a si gentiment fait remarquer Quittrie Delmas (a qui je souhaite demander ce qu'elle pense des votations à mains levées des amendements "des militants") il ne s'agirait pas de s'égosiller à critiquer le MoDem à qui j'ai donné trop d'importance dans ce blog et ne plus pouvoir parler au moment de réorganiser ce qui a été détruit par Bayrou.

Certain l'on bien compris et pensent déjà à la suite à donner quant à l'organisation de la famille centriste.

Gilles de Robien, lors d'une réunion sur le thème "Porter les valeurs du Centre dans la nouvelle majorité ?" de son club politique "Société en Mouvement" a appelé à une "confédération de la famille centriste éclatée." Il a d'ailleurs commencé en invitant à ce rassemblement des personnalités des divers centres comme Bockel (Gauche Moderne), André Santini (Nouveau Centre), Borloo (Parti Radical Valoisien).

« Qu’attendez-vous pour vous mettre ensemble ? Qu’attendez-vous pour créer une confédération du Centre, du centre droit et de la gauche moderne, qui respecte les sensibilités, les formations mais qui crée enfin une vraie dynamique de l’action et pèse véritablement sur la vie politique française ?». « Ce n’est pas difficile » a-t-elle ajouté, « cela peut se faire très vite. C’est une question de volonté. Celle de faire taire les esprits de chapelles et les ambitions personnelles qui paralysent ».

Frédérique Dumas conseillère régionale et vice-présidente de Société en Mouvement



André Santini a de son côté prôné pour un Grenelle du centre, qui réunirait, de Bockel à Borloo, en passant par Robien ou Cavada, tous les centristes qui soutiennent Sarkozy et dont l'objectif serait de proposer un rassemblement ouvert de tous les sociaux-démocrates et démocrates-chrétien.

Le Nouveau Centre invite à participer au premier conseil national du Nouveau Centre consacré à la préparation des élections municipales et cantonales de mars 2008, qui aura lieu le dimanche 16 décembre 2007 de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique – 75007 Paris. Il sera l'occasion de sceller notre inscription claire dans la majorité présidentielle tout en préparant l'avenir de notre mouvement.Le Parti Radical Valoisien et le Parti Radical de Gauche renouent les liens rompus lors de l'adhésion d'une partie du plus vieux parti politique français au programme commun de François Mitterrand. Ils souhaitent "fermer la parenthèse" de la séparation et redevenir une force centriste de proposition et de modération.

L'urgence de mettre en œuvre ce rassemblement est bel et bien là ! Il nous faut nous préparer pour les échéances futures et plus largement pour le futur lui-même. Car l'organisation et le rassemblement d'une famille politique comme celle du centre est un long travail qui demande de la préparation, qui suppose de l'ambition et qui se fait laborieusement et progressivement. Si nous voulons proposer aux français une ligne politique et un projet de société honnête, cohérent et consistant, si nous voulons être audibles nous n'avons plus une minute à perdre ; il nous faut dès maintenant unir nos voix et nous mettre au travail. Alors Concentrons-nous !

dimanche 25 novembre 2007

Ensemble tout devient possible même au centre !

Élu lundi 19 novembre, sans surprise, président du Parti radical lors du 108e congrès de cette formation politique, qu’il coprésidait depuis 2005 avec le maire de Nancy André Rossinot, Jean-Louis Borloo s’est fixé une feuille de route on ne peut plus claire : « Faire du Parti radical, l’un des premiers partis de France. »

Investi très confortablement avec 83% des suffrages exprimés par le millier de délégués réunis à Paris, face à son unique challenger, le député de Belfort Michel Zumkeller, le numéro deux du gouvernement sent une fenêtre de tir pour booster son parti, actuellement associé à l’UMP. Le diagnostic d’André Rossinot est simple : d’un côté le PS implose et n’a pas réussi sa mutation – « François Hollande, c’est Guy Mollet, c’est la fin d’un cycle » –, de l’autre le centre, à travers le MoDem et le Nouveau centre, se cherche, tandis que l’écologie politique est très affaiblie. Jean-Louis Borloo, lui, entend remettre son parti en ordre de marche et affirmer son autonomie vis-à-vis du parti giron, l’UMP. « Les Valoisiens ne sont plus un courant du l’UMP, mais une formation politique de la majorité », assure-t-il. Pour cela, il entend tripler le nombre d’adhérents – aujourd’hui près de 10 000 – en an, et fédérer au-delà des radicaux de gauche. Ce congrès intervient en effet alors que Jean-Louis Borloo, André Rossinot et Jean-Michel Baylet, chefs de file des deux familles radicales, Parti radical et Parti radical de gauche, se sont rencontrés pour la première fois mercredi 14 novembre à Paris et ont renoué le dialogue mercredi après trente-cinq ans de brouille, en vue d’un éventuel rapprochement. « On essaie de fermer la parenthèse » ouverte après la scission en 1972, a déclaré M. Borloo, les deux partis ont « une histoire commune, nous sortons du même moule, même si on ne se ressemble plus tout à fait parfaitement », a déclaré de son côté M. Baylet, sénateur du Tarn-et-Garonne et président du PRG. Devant les délégués qui l’ont applaudi longuement, Borloo a défendu sa « stratégie d’indépendance loyale ». Certes, « je suis convaincu que ce qu’on va faire va en déranger plusieurs, parmi nos amis, mais il faut le faire dans l’intérêt de notre pays » ; mais « bien entendu, nous soutenons l’action du président et du gouvernement, dans une liberté d’action, de rêve et de parole ».

Pour l'échéance de mars 2008, « ni les radicaux valoisiens, ni les radicaux de gauche ne remettent en cause leurs alliances traditionnelles », avertit M. Baylet, qui avait rencontré la veille les dirigeants de la gauche dont le premier secrétaire du PS François Hollande. Côté valoisien, on affiche une plus forte détermination à sceller la réconciliation, avec la bénédiction de l'UMP. Mais « on se donne du temps après les municipales qui sont un temps de respiration de politique locale », affirme M. Rossinot. Toutefois, le maire de Nancy, qui vient de recevoir son investiture de l'UMP pour briguer un cinquième mandat, affirme sa volonté de faire de la Lorraine un « laboratoire du rapprochement » des deux familles « dès les municipales ». « Il existe déjà de fait dans certaines communes », renchérit Jean-Louis Borloo évoquant des listes « dans lesquelles il y aura ensemble des radicaux dits de gauche et valoisiens ». Au PRG, « on est aujourd'hui sur le constat de nos convergences », dit prudemment M. Baylet. A propos de la fusion, il répond, « on verra ». Cependant, il apparait que les deux formations, et surtout les valoisiens, entendent bien « organiser le centre ».

En cela, le Nouveau Centre est en passe de se faire souffler se place de parti de centre-droit. Et rien ne pourrait être plus fort et plus puissant que l'union. C'est pourquoi je souhaite que toutes les formations du centre gauche au centre droit, notamment Gauche Moderne, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen, le Nouveau Centre, Démocratie Libérale, le Parti Radical Valoisien, l'UDF, Cap21, Génération écologie, Alternative Libérale et toutes les autres que je ne cite pas et qui se reconnaissent dans le centre, le progressisme, qui ont un rêve d'Europe, de démocratie, de liberté, de citoyenneté, d'écologie constructive, à se rassembler et se rapprocher pour réfléchir ensemble à l'avenir commun que l'on pourrait se donner malgré nos différences.

Parce que nous avons un devoir d'avenir, parce que nous voulons peser et exister demain, parce que nous avons foi en nos conviction, construisons ensemble le centre du XXIè siècle.
Ensemble, construisons l'avenir, choisissons l'audace !

PARCE QUE L'UNION FAIT LA FRANCE !!!