mardi 18 mars 2008

Qui sont les centristes ?


Dans une tribune, publiée dans le Figaro, Hervé Morin précise que "le relèvement du parti centriste peut être désormais acté", et qu'il lance "un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique."

Le Centre, une reconstruction nécéssaire

"Depuis 2007, le centre est à reconstruire. La principale cause de nos difficultés a été la confusion dans laquelle nous avons été placés, pour des raisons tactiques, au point que nul ne savait plus très bien quelles valeurs nous défendions. Cet excès de tactique nous a conduit à délaisser le fond, à oublier la cohérence de notre tradition intellectuelle et politique. Le centrisme n’est pas un mouvement indéterminé ou neutre que l’on peut mobiliser au service d’une ambition particulière. Le centrisme est un projet de société. Il prend sa source dans un système de valeurs qui suppose de fermes options sur la manière de conduire les affaires publiques. Depuis les dernières élections nationales, je me suis attelé à une œuvre de reconstruction, initiant aussitôt la création du Nouveau Centre. En dix mois, ce jeune parti a dépassé les 7 000 adhérents. Nos premiers pas sont encourageants si l’on songe aux 22 000 membres que comptait l’UDF avant 2007.

Le relèvement du parti centriste peut être désormais acté. Je voudrais ici ouvrir un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique, car si nous devons réaffirmer nos valeurs et poser avec plus de fermeté nos convictions, nous devons aussi expliquer dans quel type d’action publique elles s’incarnent. La défense et la promotion des libertés forment un tout qui conditionne le projet centriste et en détermine le contenu. Je sais que, par culture, les centristes repoussent toutes les formes de dogmatisme. Ils sont ouverts au dialogue, à l’accord, au compromis. Ils répugnent au pur rapport de forces et lui préfèrent la recherche de l’équilibre. Il est certain que l’on ne saurait bâtir une société juste sans porter une éthique du compromis. Mais ce qui est une force éthique peut aussi parfois constituer une faiblesse politique, car la politique est un combat. En 50 ans, sous la Ve république, les centristes ne sont parvenus qu’une seule fois à populariser leurs conceptions. Nous le devons à Valéry Giscard d’Estaing.

Le Centre, à l'aise dans le XXIè siècle

Que veulent les centristes sinon réussir à bâtir une société à la fois libre et juste ? Comment ne serions-nous pas très à l’aise dans ce monde nouveau dont la liberté est le principe, nous dont la philosophie repose sur la défense et la promotion des libertés, individuelles et collectives ? Aujourd’hui, la liberté pousse à l’émancipation des sociétés longtemps assujetties, maintenues à la périphérie de l’histoire par des Etats autoritaires ou tyranniques. Voyez la Chine ou l’Amérique latine qui forment le cœur battant de la globalisation. Bien sûr, trop souvent il ne s’agit encore que d’une liberté économique, mais je fais le pari que celle-ci annonce le temps de la liberté politique, parce qu’après l’émancipation des sociétés civiles viendra l’émancipation des individus. L’accès au marché précède toujours l’accès à la démocratie. Les centristes veulent aider la France à s’inscrire dans ce temps, à retrouver le rythme de l’histoire, à renouer avec la jeunesse du monde. Oui, étrangement, la France semble à l’écart, alors que notre passion pour la liberté a donné les moments qui comptent parmi les plus glorieux de notre histoire et les pages les plus brillantes de notre tradition philosophique. La liberté semble nous inquiéter alors que nous la revendiquons toujours comme notre identité profonde. Nous semblons tentés de l’abandonner, à force de précaution extrême, de prévention permanente ou de repli sécuritaire. Plus grave encore, notre pays apparaît de plus en plus comme celui, inquiet, qui troque des sécurités contre des libertés, risques qu’ont si bien décrit Tocqueville et Bertrand de Jouvenel.

Le Centre, promoteur des libertés

C’est pourquoi les centristes doivent avoir le courage de promouvoir franchement la liberté économique et en particulier la liberté d’entreprendre, celle qui combine la réussite personnelle avec le progrès matériel de la collectivité dans son ensemble. Il est très préoccupant pour notre pays de constater que plus personne ne semble pouvoir revendiquer cette liberté sans être aussitôt qualifié d’ "ultra-libéral", formule qui est une sorte d’équivalent du cynisme absolu ! Proclamer son attachement à la liberté économique c’est bien, y contribuer c’est mieux. Cela suppose de soutenir l’esprit d’initiative, d’encourager le risque, c’est-à-dire la création, l’innovation. Sans cela, il n’y aura ni richesses ni redistribution. Soyons concrets : encourager la liberté d’entreprendre c’est par exemple, comme nous le faisons aujourd’hui, supprimer l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) qui pesait sur les PME.

Notre libéralisme réclame un équilibre entre les libertés économiques et les libertés politiques. Les premières doivent être tempérées par les secondes. Au nom de l’idéal de justice, le centrisme veut aussi promouvoir une solidarité associative en appui et complément de la solidarité administrative. La solidarité associative doit impliquer davantage les citoyens qui souhaitent s’engager. Elle doit les encourager, les aider et enfin les récompenser. Certes, dans un grand pays comme le nôtre, la solidarité administrative est une nécessité ; pour autant, on ne saurait assumer véritablement la cohésion sociale en la confiant tout entière à l’Etat. Il y a une mauvaise pente qui peut conduire à la déresponsabilisation générale. Nos fléaux sociaux seraient moins nombreux ou moins dramatiques aujourd’hui si nous nous sentions davantage concernés par l’état de notre société, si nous étions un peu plus sensibles au destin de ceux qui nous entourent ou, à l’inverse, si nous avions la certitude de pouvoir compter davantage sur eux. La solidarité associative contribue de deux manières à la cohésion sociale : une première fois, en soutenant les plus faibles d’entre nous ; une seconde fois, en nous invitant tous à manifester une plus grande préoccupation pour autrui.

Une société n’est libre et conquérante que si elle est forte, pour être forte elle doit être responsable et solidaire.

Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre

lundi 17 mars 2008

Résultats pour Nancy

Les élus au conseil municipal de Nancy sont :

UMP (Liste Nancy Passion) 50,74%

M. André ROSSINOT
Mme Claudine GUIDAT
M. Laurent HENART
Mme Valérie ROSSO-DEBORD
M. Jean-François HUSSON
Mme Sophie MAYEUX
M. Michel DUFRAISSE
Mme Elisabeth LAITHIER
M. Patrick BAUDOT
Mme Lucienne REDERCHER
M. Olivier MERGAUX
Mme Simone AUBERT
M. Philippe BERTAUD
Mme Malika DATI
M. Claude GRANDEMANGE
Mme Valérie LEVY-JURIN
M. Denis GRANDJEAN
Mme Marie-Christine TALLOT
M. Olivier HUSSON
Mme Dominique HERMAN
M. Thierry COULOM
Mme Fanny GIUSSANI
M. Jean-Michel BERLEMONT
Mme Chantal CARRARO
M. Patrick BLANCHOT
Mme Marie-Pierre SCHALLER
M. Jean-Marie SCHLERET
Mme Lydie MARIANI
M. Christian PARRA
Mme Martine PILLARD-JEANVOINE
M. Gérard RONGEOT
Mme Catherine LEBON
M. Jérôme MARCHAND-ARVIER
Mme Jocelyne REBOUT
M. Franck PILSER
Mme Magali DELMAS-SCHAEFFER
M. Radoine MEBARKI
Mme Anne GERARD
M. Jean-Louis THIEBERT
Mme Sylvie COLIN
M. Philippe TAILLANDIER
Mme Aline-Sophie MAIRE

Liste d'union de la gauche "Les nancéiens au cœur" (40,56%)

Mme Nicole CREUSOT
M. Mathieu KLEIN
Mme Chaynesse KHIROUNI
M. Bertrand MASSON
Mme Renée ZABE
M. Eric CHENUT
Mme Dominique OLIVIER
M. Patrick HATZIG
Mme Maud HUGOT
M. Areski SADI-OUFELLA
Mme Marianne BIRCK-GALLEGO

MoDem et Centristes "Liste La ville rassemblée" (8,71%)

Mme Françoise HERVE
M. Jean-Jacques GUYOT

dimanche 16 mars 2008

Nous avons cédé...


Alors que les premiers résultats tombent ce soir, on constate un poussé de la gauche et par là même, un recul de la droite. Mais ce que je constate, c'est la multiplication des listes dissidentes de la droite. J'avais déjà mis en garde contre ces listes et le danger qu'elles représentaient. Aussi, il semblerai que les alliances entre l'UMP et le MoDem n'aient pas toujours été porteuses de succès... Une fois encore, ce blog retranscrivait récemment les défauts et les risques d'une telle danse du ventre entre le parti présidentiel et le parti béarnais. Récit.

La situation locale comme national retranscrit bien ce malaise. On relèvera le cas particulièrement grave de Metz. Là-bas, deux listes de droite se sont affrontées, face à une liste d'union de la gauche. La situation est la suivante : l'UMP a soutenu Marie-Jo Zimmermann aux dépends du maire sortant Jean-Marie Rausch. Au premier tour, monsieur Rausch est arrivé en seconde position, derrière le socialiste Dominique Gros mais devant la candidate UMP. Refusant l'un comme l'autre de se soustraire ou de fusionner leur liste, les candidats de la droite se sont maintenu avec des stratégies différentes. Le premier a conservé une liste et une ligne inchangée, la seconde a décidé de fusionner avec la candidate du MoDem et un candidat sans étiquette.

Les résultats sont sans appel : Jean-Marie Rausch réalise un score de 27,41% contre 24,31% pour la candidate UMP qui se voit sanctionner sa politique d'alliance déconsidérée par les électeurs du parti présidentiel déjà peu mobilisés. Mais avec seulement 48,28%, la gauche prend la mairie, faisant payer à la droite ses divisions de longue date. Aussi, on voit bien que la droite majoritaire paye sa division et sa politique d'alliance opportuniste au prix le plus fort.

A Toul, la droite réalise un score de 56,31% au second tour et perd la mairie ! Comment ? En se divisant bien sur ! La maire sortante se frotte les mains, elle conserve sa mairie avec 43,69% des voix dans une ville qui avait déjà voté à droite lors de la présidentielle a plus de 56%. Ici, la très Sarkozyste Nadine Morano a fait front face à un candidat divers droite arrivé en première position au premier tour déjà... C'est tout le système sarkosyste est à remettre en cause. Ce système qui se croit au dessus de tout, supérieur à tous et qui, à force d'ouverture à gauche oublie même de rassembler son propre camps.

On ne peut pas se permettre d'imposer des candidatures qui ne correspondent pas à l'implantation locale d'une famille politique sous prétexte de renouveau. On se croirait au MoDem... Non ! De même, on ne peut pas aller faire des alliances à la sauce opportuniste avec n'importe qui et expliquer aux électeurs que c'est comme ça un point c'est tout. On se croirait au MoDem ! D'ailleurs les électeurs traditionnels de la droite et du centre ne cautionnent pas les alliances avec le MoDem. C'est donc de la communication qu'il faut rétablir, reconstruire. Toute la droite n'est pas sarkozyste, il faut le savoir et faire avec. Tout comme il faut se faire à l'idée que tout le centre n'est pas bayrouiste et que pour conquérir les voix centristes, il ne suffit pas, loin de là, de s'allier avec un ou deux modémistes égarés... Un projet et une cohérence serait certainement plus payant.

Nous avons cédé à la division, à l'opportunisme, la pression était trop forte pour ces municipales. Le sarkozysme a mit l'ensemble de la droite dans une cloche en croyant qu'il en était le maitre. Il s'est trompé, et c'est bien l'ensemble de la droite qui le paye.

mercredi 12 mars 2008

Les Jeunes Centristes pour la transformation des CNE en CDI

Damien Abad, président des Jeunes Centristes et Anne Boulestin, en charge des jeunes actifs au sein du mouvement des Jeunes Centristes, se félicitent de l’annonce de la transformation des Contrats Nouvelle Embauche (CNE) en Contrats à Durée Indéterminée (CDI).


Créé en 2005 à l’initiative de Dominique de Villepin, le CNE prévoyait une période d’essai de 2 ans et était réservé aux entreprises de moins de 20 salariés. Depuis, le CNE a été contesté avec succès par les syndicats devant l’Organisation Internationale du Travail (OIT). La décision du gouvernement fait suite aux décisions de justice qui sont intervenues notamment sur la compatibilité avec le droit international du travail.


« L’accès des jeunes à l’emploi est marqué par une grande précarité. Le CNE augmentait encore cette précarité en plaçant le salarié sur un véritable siège éjectable. De tels contrats de travail rendent l’insertion des jeunes actifs dans la société très difficile notamment dans le cadre de la location d’un logement, extrêmement laborieuse pour un salarié qui n’est pas en CDI. C’est pourquoi nous saluons la décision du gouvernement de mettre fin à ces contrats dont la précarité était réellement abusive » a souligné Anne Boulestin.


mardi 11 mars 2008

Des visions différentes


Le premier tour des élections municipales, comme tout scrutin, a laissé place aux interprétations de chacun. Bien entendu, les leaders politiques ne sont pas en reste. De gauche à droite, on scrute et on prépare la lutte. Ainsi, le MoDem se pose comme un arbitre, à défaut de pouvoir jouer, entre une droite et une gauche qui capitalisent à elles seules aux alentour de 87% des voix.

A Droite, on croit en un vote local et une défaite limitée

À Droite, l'opération «sauvons ce qui peut l'être encore» est lancée. Soulagés par les résultats de dimanche, l'Élysée et l'UMP veulent croire que la «vague rose» pronostiquée par les sondeurs n'aura pas lieu au second tour. Si le président de la République doit demeurer discret au moins jusqu'au lendemain du second tour, le premier ministre a prévu d'être sur le terrain tous les jours. S'imposant un peu plus comme chef de la majorité dans la dernière ligne droite de cette campagne. On confirme donc la volonté de promouvoir un vote local, censé éviter l'interprétation d'une défaite en sanction contre le gouvernement. Cette logique tranche singulièrement avec la volonté affichée par l'UMP de nationaliser et de politiser le débat avant le premier tour.

A Gauche, on veut résolument "sanctionner" le gouvernement

La gauche, quant à elle, espère transformer «l'avertissement» du premier tour en «sanction» contre Nicolas Sarkozy. «Il faut faire comprendre le message au président et au premier ministre», répète à l'envie François Hollande. Pour cela, la stratégie "Elle s'appelle madame Delaunay, madame Delaunay, madame Delaunay !" va être réemployée. On n'a pas d'idées, martelons-les ! Dans cette optique, le premier secrétaire du PS devrait se rendre cette semaine à Périgueux, où le ministre de l'Éducation Xavier Darcos est en danger et, aujourd'hui, l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal doit se rendre à Colombes, où la protégée du président, Rama Yade, risque de manquer son baptême du feu électoral.

Au MoDem, on fait arbitre (mais c'est bien quand même) !
Entre la droite et la gauche, il reste le MoDem, dont le score national, très modeste, s'élève à 3,74 %. Mais dans certains endroits, les électeurs du parti de Bayrou se trouvent en situation d'arbitre. Le MoDem peut se maintenir dans 37 villes de plus de 30 000 habitants, où il a obtenu plus de 10 % des voix. «Le MoDem est courtisé par tout le monde, sauf par son électorat. À l'UMP, on n'y échappe pas», résume avec ironie et lucidité Devedjian. «Le résultat du MoDem est très décevant. Il n'est pas en mesure d'être l'arbitre national comme il l'avait été à la présidentielle», veut croire Hollande, qui rejette l'alliance avec le centre.

À gauche, le débat sur le MoDem a suscité le trouble. Comme au lendemain du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal a tendu la main aux centristes dès dimanche soir, en souhaitant des alliances «partout avec le MoDem». Une déclaration accueillie avec scepticisme par la plupart des socialistes. «Je suis pour une coalition arc-en-ciel, mais pas pour la confusion», explique par exemple Julien Dray en critiquant l'ambiguïté du MoDem. Catégorique, François Hollande assure qu'il «n'y a pas de stratégie d'alliance» avec les centristes. Lundi, Ségolène Royal a donc fait un pas en arrière en expliquant qu'il n'y aurait pas «de discussion d'appareil, mais des alliances locales». À Chartres, la candidate PS Françoise Vallet devait fusionner lundi soir sa liste avec celle du MoDem. À Paris, Bertrand Delanoë n'a pas cherché à nouer un contact avec la centriste Marielle de Sarnez. «La position assez floue que le MoDem a exprimée révèle à la fois des divergences sur le fond, mais aussi certaines convergences», a-t-il déclaré lundi . Un partenariat sera possible «une fois le Conseil de Paris élu». Dans son entourage, on précisait cependant qu'il «n'y aurait pas d'élu MoDem dans l'exécutif de la ville».

À l'Élysée, on fait une lecture opposée. «Le président n'a pas envie d'aider Bayrou à Pau. C'est à lui de venir vers nous, pas le contraire», assure un proche du chef de l'État. Lundi soir, Bayrou a rejeté avec virulence la proposition de «négociation globale» de l'UMP en la qualifiant de «manœuvre électorale». «Je ne renonce pas à ce que je crois», a-t-il expliqué. "Il semble que la porte
ait été refermée. Nous en prenons acte", a dit M. Devedjian, qui n'excluait pas toutefois des accords localement avec le parti centriste "au cas par cas". Au bout du compte, le MoDem ne joue pas au second tour et peut à peine jouer les arbitres, souffrant avant tout du rejet de la gauche du fait de sa position plus que floue et incohérente et de son entêtement à refuser la main tendue de la droite.

lundi 10 mars 2008

Que fait l'UMP avec le MoDem ?

François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, demande aux responsables de l’UMP de clarifier leur position à l’égard du Modem.

Il considère, en effet, la "danse du ventre" devant le Modem à laquelle se livre un certain nombre de dirigeants de l’UMP, à commencer par la candidate UMP dans la capitale, ridicule et totalement inefficace : "Les résultats du Modem étant très loin des espérances affichées par François Bayrou ces dernières semaines, on voit apparaitre un objet politique nouveau, à deux faces : le Modem des villes et le Modem des champs… Quand le premier est en difficulté à Paris, il quémande quelques sièges au Maire de Paris tandis que le second en difficulté à Pau en appelle à faire barrage à la gauche…"


"Le fonctionnement d’une majorité ouverte nécessite à la fois une grande clarté et une grande loyauté. Ne pas se fixer de telles règles de fonctionnement ramènerait vite cette majorité au rang de simple auberge espagnole. Il doit l’assumer devant les électeurs. Or les réformes qui restent à mettre en œuvre, et que les Français attendent, exigent au contraire une très forte implication de tous ses acteurs, aux côtés du Président de la République et du Premier Ministre." "François Bayrou a fait clairement le choix de l’opposition. Il doit l’assumer devant les électeurs." "Dans de nombreuses villes, les élus du Nouveau Centre ont su rassembler dès le premier tour, démontrant ainsi la très forte implication locale du centre droit."

Hervé-Rossinot, une réconcilliation possible ?

Madame Hervé est pour moi porteuse du meilleur programme pour Nancy. Un programme qui s'inscrit dans le développement durable n'en déplaise à monsieur Pelt, qui est construit solidement par l'expérience des années d'observation attentives, qui est porté par des convictions profondes et personnelles (quoi qu'en pense monsieur Pisano que je respecte). Pour cela j'ai (trop peu) soutenu la candidate de Victoire pour Nancy et sa liste "La ville rassemblée". Mais les résultats sont là et il est vrai que madame Hervé a perdu du terrain (voir les résultats précédemment publiés). Arrivée en troisième position derrière le maire Sortant André Rossinot et la candidate socialiste, elle reste cependant en liste pour le second tour, dans un ballotage certes défavorable.

Aussi, j'ai remarqué un regard plein de douceur de Françoise Hervé en direction d'André Rossinot hier soir sur France3 et j'ai appris qu'elle déclinait l'offre de la candidate socialiste Nicole Creusot. Autre élément de conjoncture : les verts ont appelé à voter pour cette dernière dans un communiqué et ce aux dépend de madame Hervé qu'ils soutenaient au premier tour. Je voudrais donc faire entendre raison à la tête de liste "la ville rassemblée" et je demande s'il n'est pas possible de voir se concrétiser un accord entre le maire sortant et l'éternelle opposante.

Dans le cas contraire, j'appelle les électeurs de François Hervé à ne pas baisser les bras et à maintenir leur vote de manière à soutenir l'initiative de celle-ci et lui donner du poids au conseil municipal de Nancy.

Le Nouveau Centre était là et bien là !

Neuf mois après sa création, pour le premier tour des élections municipales et cantonales, ce dimanche, le Nouveau Centre a répondu présent. L’objectif fixé de recréer le maillage territorial du centre et de centre droit au soir du second tour de dimanche prochain avec 3000 à 4000 élus locaux se concrétise. Présents dans toute la France sur les listes de la majorité présidentielle, le Nouveau Centre, présentait plus de 70 têtes de listes. A titre personnel, le ministre de la Défense a été réélu au premier tour à la mairie d'Epaignes (Eure) avec 86,6% des voix, selon le NC.


Avec des maires élus dès le premier tour, à Annecy, à Issy-les-Moulineaux, à Drancy, à Vincennes, à Pfastatt, à Hem, à Bayeux, à Albert, à Epaignes, à Vitteaux, à Vannault-les-Dames, à Cloyes-sur-le-Loir, ou en position très favorable souvent face à des maires sortants socialistes comme à Agen, à Châtellerault, à Saint-Chamond, le Nouveau Centre s’impose comme le seul parti au centre de la vie politique française à avoir des élus en situation de responsabilités.


Les résultats de ces élections locales, ne doivent entamer ni la volonté, ni le rythme des réformes du pays, menées par la majorité sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre depuis neuf mois. Au nom du Nouveau Centre je veux lancer ce message à la majorité : "ce n’est pas le moment de fléchir, nous serons jugés en 2012 sur les réformes accomplies."


Ces élections confortent le Nouveau Centre dans sa volonté de reprendre l’héritage de l’UDF, de porter les valeurs du centre et du centre-droit, celles de la liberté, de la responsabilité, de la récompense de l’effort, de nouvelles solidarités et d’une Europe forte, pour que la majorité repose sur une assise la plus large possible, allant du centre-centre-droit incarné par le Nouveau Centre, à la droite incarnée par notre partenaire de l’UMP.