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jeudi 2 octobre 2008

Sénat, le centre va jouer un rôle


À la suite des sénatoriales du 21 septembre, le visage de la Chambre Haute a changé. Il a rosit... ce n'est pas plus mal et cela pour deux raisons : d'une part, cela coupe court aux critiques qui prétendent que le Sénat est le symbole d'une gérontocratie de droite, une chambre conservatrice où l'alternance est impossible et d'autre part, cela donne un rôle d'arbitre au groupe Union Centriste. Car si le centre perd un sénateur, il gagne en terme d'influence. Son volume est certes moins important mais son poids compte désormais beaucoup plus. Explications.

L'UMP a perdu quelques plumes (9 pour être précis) alors que le PS s'est gracieusement remplumé (de 25 membres). La gauche progresse donc au sain de la chambre haute. Tant et si bien que certains se demandent si elle ne pourrait pas basculer en 2011. Cela serait historique. En effet depuis le début de la Vème République en 1958, le Sénat a toujours connu des majorités de droite. Cela lui a valu de nombreuses critiques, notamment de la part de Boubou. Si l'alternance devait se produire, cela renforcerait encore la légitimité de cette institution, déjà accrue par ce scrutin. Ce ne serait pas forcément pour me plaire (bah oui, un Sénat de droite, moi, j'aime encore assez bien) mais si vraiment c'est ce qu'il faut pour faire taire les médisants, alors effectivement, je conviendrai qu'en tout malheur est une bonne chose.

Le centre maintenant. Mon cher groupe Union Centriste a perdu un membre. Mais je relèverai l'élection d'Hervé Maurey, maire de Bernay, Conseiller général Nouveau Centre de l'Eure, dès le premier tour, avec près de 55% des voix ainsi que la réélection au Sénat de Jean-Léonce Dupont, 53 ans, premier vice-président du Conseil Général du Calvados, avec encore près de 55% des voix.

Je disais donc que malgré la perte d'un membre, le groupe Union Centriste joue désormais un véritable rôle important dans le rapport des forces. L'UMP ne dispose plus que de la majorité relative et, bien loin de l'époque où le Sénat était un bastillon de droite, elle devra jouer politiquement pour faire passer ses textes. Les arbitres de ces jeux sont les centristes ! En premier lieu, ce qui sera la première conséquence de cette importance nouvelle, Mercier pourra se permettre de revendiquer pour son groupe le maintien de deux présidences de commissions, celle des Affaires sociales détenue par Nicolas About et celle des Finances occupée par Jean Arthuis, ainsi qu'un poste de questeur.

Je tient à faire ensuite quelques remarques diverses. D'une part, je ne suis pas surpris du fastueux train de vie du Sénat... ce qui ne m'empêche pas de le condamner. Déjà à l'époque des présidentielles, François Bayrou (et oui, s'il n'avait dit que des conneries, je ne l'aurai jamais soutenu) avait affirmé que réduire le train de vie de l'État était une priorité pour réduire la dette. Visiblement, ce n'est pas la solution qui a été retenu par notre président qui préfère taxer nos pic-nics et nos produits sucrés et gras (toujours avec des argument éminemment travaillés). Christian Poncelet a fait le bon choix en refusant d'occuper l'appartement mit à sa disposition, je regrette cependant qu'il ne l'ai fait que sous la pression médiatique et je me demande ce qu'il va advenir de cet appartement... et des centaines d'autres.

Ensuite, comme l'a fait Jean-Christophe Lagarde, je regrette que suite à ces élections sénatoriales, la Polynésie compte désormais deux sénateurs indépendantistes du fait de l’alliance passée entre Gaston Flosse et Oscar Temaru.

Pour finir, Gérard Larcher a été élu à la tête du Sénat sans surprise aucune après être parvenu à écarter son plus sérieux rival, l'ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin pour qui j'ai une sympathie toute centriste. Mais y a-t-il une surprise là dedans ? Les candidats, hormis le candidat socialiste, s'étaient tous désistés jusqu'au dernier moment. Je souhaite vraiment que monsieur Raffarin retrouve une liberté de parole, et qu'il l'utilise pour dire ce qu'il pense, quitte à nous faire quelques raffarinades (moi je les aime, j'en ai un livre que j'ai acheté, oui j'ai payé pour avoir un recueil de raffarinades dans ma bibliothèque !). Sur ce, bonne nuit très chers lecteurs.

dimanche 28 septembre 2008

Ma rentrée avec un mois de retard...

Début septembre, je n'avais ni la force ni l'envie d'écrire à nouveau sur ce blog. La rentrée avait été avancée et j'avais bossé tout l'été, résultat, une semaine de vacance pour préparer la rentrée et c'est tout (le pauvre chou...). De plus, je doutais, à la fois de mon intérêt pour la politique et de ma place au Nouveau Centre. Et puis le temps est passé, et je me rend compte que ça me manque. Je suis vraiment accro. C'est une drogue, un poison qui me ronge les sangs. Je ne peux pas m'empêcher de penser, d'analyser, d'exprimer... Alors je recommence pour une saison, peut-être moins, peut-être plus. Je reviens avec toute mon âme, avec ce qui fait que je suis moi. Autant que l'an dernier et même plus. Plus parce que j'ai compris ce n'est pas parce que je ne suis pas toujours celui que l'on attend que je sois que j'en suis pour autant moins bien. Alors me voilà tout entier, livré à vous, à vous livrer mon analyse du monde.


Ce blog fonctionnera finalement de la même manière que l'année dernière, n'ayant pas trouvé de solution plus satisfaisante. Il y aura donc une série d'articles courants publiés sur cette adresse et d'autres, plus long sur un autre blog : le monde selon maxime.


Je vais commencer par vous (me) rappeler ce que je suis. Je suis un étudiant en droit et en économie, protestant et chrétien démocrate. Fervent soutient de Jean-Christophe Lagarde, je suis militant au Nouveau Centre. J'ai lu qu'eut égard de la personne qui me sert de modèle, j'appartiens à l'aile gauche de mon parti, l'aile plus "sociale" que "libérale" du parti social libéral européen. Comme le veut la tradition de ma famille politique, je suis européen au plus au point, plutôt partisant d'un approfondissement que d'un élargissement.


Je poursuivrai en écrivant un article pour vous parler d'un sujet qui m'a fait m'enflammer cet été et quant auquel j'ai un point de vue qui, j'en suis sur, fera réagir : la crise géorgienne...


Que ma plume s'élève !

dimanche 13 avril 2008

Morin ne rassemblera pas le centre !


Je ne vais pas être du goût de tous dans cet article. Mais je ne suis pas là pour plaire, ni même pour déplaire. Je ne suis pas là pour faire carrière. Je me serai lourdement trompé de terrain d'action... Non, je suis là pour exprimer mes points de vue en tant que militant du Nouveau Centre. Et aujourd'hui, en tant que militant Nouveau Centre, je ressent comme un malaise. Cela vient simplement d'une crise de leadership. Explication.


Dès le départ, le projet du MoDem ne m'a pas plu. Il y avait un certain nombre de choses qui m'ont retenu. L'une d'entre elles était que je sentais que ce parti en construction n'allait pas être le parti du centrisme, comme il ne serait pas vraiment le parti démocrates dont on avait entendu parler mais bien le parti d'un homme. Oui, j'ai préssenti que le MoDem allait devenir la machine de guerre du Bayrouisme comme l'UMP était devenue celle du Sarkozysme. Aucun de ces deux partis ne me plaisaient alors. Ne pouvant me résoudre au non-choix (qui était une de ces choses que je reprochais au Mouvement Démocrates) je fis naturellement le choix du Nouveau Centre. Certains me blâmeront pour cela, me mépriseront même. Qu'importe, je porte en moi cet idéal humaniste de tolérance et je ne crois pas que ces gens, le plus souvent des modémistes, soient portés par ces valeurs qui fondent le centrisme. Cela appuis ma thèse selon laquelle ce mouvement a deux caractéristiques : il se déporte du centrisme pour aller vers le « démocratisme » en tant que doctrine politique, actuellement plus à gauche (on le voit notamment en Italie) et souffre d'une gestion sectariste et exclusive (au sens premier du mot, celui de l'exclusion, du replis sur soit et de la négation de l'existence de l'extérieur).


Cela, le MoDem l'a payé. On le vois, il ne se rend pas suffisement compte de comment est perçue sa stratégie de l'extérieur. Désormais taxé d'opportunisme, il n'a pas su voir à Paris que la gauche ne leur ouvrirai pas les bras, trop sûr d'être incontournable. Comme partout, sous l'influence de Bayrou, ce parti qui se réclame de la démocratie doctrinale parvient à se faire passer pour un vaincueur, même lorsque les défaites sont incontestables. Souvenez-vous de la phrase lâchée par Bayrou au soir de sa seconde défaite à Pau (parce que c'était bien la deuxième fois qu'il échouait à la Mairie de Pau) : « Je vous le promet, il y aura d'autres soir de victoire ! »À cela, on aurait pu faire répliquer Alain Juppé « Faites-[le] taire, [il] croit qu'[il] a gagné ! »


Parce que le tour de force de Bayrou, c'est de faire croire qu'il est le grand vaincueur, le sauveur, le rassembleur, l'incontournable. Au lendemain du premier tour de la présidentielle, on aurait presque cru qu'il n'était pas éliminé, argant pouvoir débattre avec les candidats du second tour, pouvoir choisir qui serait le grand gagnant. Une fois encore, il s'est tourné vers la gauche sans le dire vraiment et n'est pas parvenu à ses fins : la droite l'a largement emporté. Ne nous leurrons pas ! Bayrou est un manipulateur, il est vraiment ce gourou que certain décrivent, ce personnage parlant pendant des heures pour pouvoir convaincre ses militants qu'il a raison. Ce qu'il dit est bu comme parole d'évangile par ses fidèles... Les témoignages des anciens sont accablants. Arthuis a récemment lâché ce mot... Les réactions ne se sont pas faites attendre.


Bref, on ne va pas réécrire l'histoire, cela serait long, et malvenu. Je le ferai, plus tard, autrement... ce qui me gêne aujourd'hui, ce n'est pas vraiment ce qui se passe au MoDem, ni qui fait que ça se passe ainsi... Non, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est bien ce qui se passe devant ma porte. Et la situation n'est pas franchement meilleure. En fait, elle est même similaire. Car voilà, le Nouveau Centre est né sous l'impulsion de plusieurs centristes, André Santini et Hervé Morin en tête. L'ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale s'est très vite imposé comme le chef de file des néocentristes ralliés à la majorité présidentielle. Nommé ministre, il a su profité de sa position. Mais très vite, l'état de grâce s'est terminé. Des rumeurs disaient qu'il n'était plus en cour à l'Élysée et ses amis se rebellaient contre son autorité. Christian Blanc laissait entendre qu'il pouvait vouloir briguer la présidence du Nouveau Centre, André Santini soutenait son ami en silence et Jean-Christophe Lagarde se demandait à haute voix si un ministre était le mieux placé pour défendre l'indépendance du Nouveau Centre face à l'UMP. En résumé, la situation n'était pas toute rose pour Morin. Cela jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy le rassure en public sur son avenir ministériel.


Morin regonflé à bloc se mit en tête de convaincre ses concurrents de se désister. Et celui dont il avait le plus à craindre, c'était clairement J.-C. Lagarde ! Cet homme, même Bayrou avait de bonne raison de s'en méfier. Il est de ces rares jeunes députés dynamiques en capacité de reconstruire notre famille. Morin manque cruellement de charisme, Lagarde en a à revendre, Morin paraît être à la merci du pouvoir en place, Lagarde est l'un des plus critique vis-à-vis de la majorité...


Son accession à la tête du Nouveau Centre aurait propulsé ce parti, relancé les adhésions et crédibilisé notre positionnement. Celle de Morin nous condamne à court terme. Il n'est pas un rassembleur et nous dirige comme un chef d'entreprise. Il n'est pas fait pour la gestion d'un parti mais pour celle d'une société de sous traitance. Il est trop consensuel, trop soumis. Ce qui me désole, c'est la défection de Lagarde contre un simple poste de « président exécutif en charge de la stratégie et du développement ». Éspérons qu'il en fera bon usage et qu'il saura occuper toute la place qui lui appartient. Qu'il n'hésite pas à occuper le devant de la scène, qu'il face de l'ombre à Morin n'est pas un problème, ce serait même une solution...


Pour l'heure, le choix est limité. Au Congrès fondateur qui se tiendra à Nîmes les 16 et 17 mai prochains, seuls Morin et Benedetti se présentent. Benedetti c'est cette conseillère des Bouches du Rhône, cadre locale de la dynamique fédération de Provence... Elle veut faire entendre la voix de la base face à cette gestion parisienne. Je suis la base, comme vous... VOTONS BENEDETTI POUR QUE MORIN NE SE SENTE PAS TOUT PERMIS !

mardi 8 avril 2008

Jean-Christophe Lagarde dépasse Morin !


Je sais que les sondages ne sont pas des instruments très fiables. Je sais aussi parfaitement que celui-là fait parti de ceux auxquels on n'accorde aucune crédibilité. Je sais que son origine fait qu'il est peu représentatif mais soit... Il nous révèle, dans les tendances, bien des choses.

Sur le blog de Bob (blog roll à droite dans "les blogs que j'aime") longtemps considéré comme la référence du blog Nouveau Centre. Ainsi, à la question "quel leader serait en mesure de rassembler tous les centristes au sein d'une formation unique ?" voilà les réponses possibles et les résultats :

[1] François Bayrou : 18,8%
[2] Jean-Louis Borloo : 37,5%
[3] Hervé Morin : 18,8%
[4] Jean-Christophe Lagarde : 25%
[5] Christian Blanc : 0%
[6] Laurent Wauquiez : 0%
[7] Dominique Stauss-Kahn : 0%

On remarque d'abord le score important de monsieur Borloo, Président du Parti Radical-Socialiste dit "Valoisien". A priori, sa position externe à tout les conflits MoDem-NC l'emporte sur son encrage clair au centre droit. L'important est de se rappeler que les valoisiens ont une préoccupation sociale et européenne qui fait d'eux de véritables centristes, même si dans l'histoire, ils ont toujours penché à droite.

Ensuite, les positions de Bayrou et Morin. Ils en sont tout deux au même point avec 18,8%. Eux souffrent de leur position actuelle de dirigeant. L'adage de l'usure du pouvoir semble se confirmer. En effet, quel modémiste voudrait se voir sous la direction d'Hervé Morin et à l'inverse, quel néo-centiste ou quel radical retournerait sous le giron d'un Bayrou qu'ils ont tous lâché. Le future d'une famille centriste unie ne passera donc visiblement pas par eux. Ou du moins, ils n'auront pas la place du chef...

Pour finir, le cas Jean-Christophe Lagarde. Avec ses 25%, il se détache et se place en deuxième position, devant le duo des présidents. Autant vous dire qu'en ce qui concerne la présidence du Nouveau Centre, monsieur Morin avait des raisons de se méfier de la candidature du dauphin de Drancy. Le jeune dynamique rassemble et il est claire qu'il a de quoi. J'attendrais plus longtemps pour procéder à une analyse plus en profondeur, de manière à attendre des résultats plus représentatifs.

lundi 31 mars 2008

Jean-Christophe Lagarde mobilisé contre les franchises médicales


Le gouvernement a décidé d'instaurer dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 une franchise de 50 centimes d'euros non remboursée sur les boîtes de médicaments et de 2 euros par transport en ambulance avec un maximum de 50 € par an et par assuré social.

Alors, que le Gouvernement présente cette décision comme un moyen de résorber le déficit de la Sécurité sociale, Jean-Christophe LAGARDE estime que ce projet n'aboutira pas à l'effet escompté et qu'il vient de plus frapper les français sans aucune distinction de revenu, ce qui va naturellement à l'encontre de toute idée de justice sociale. Aussi dès la 1ère séance de questions au gouvernement le 2 octobre 2007, le Député a interpelé Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, sur ce sujet. Toutefois, devant la détermination du Gouvernement, Jean-Christophe LAGARDE a décidé avec son groupe parlementaire du Nouveau Centre, de déposer un amendement visant à supprimer les franchises lors du débat sur projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Malgré de vives discussions sur ce sujet, cet amendement n'a pas été voté. Aussi, afin de limiter les conséquences de cette décision, le Député est également intervenu afin d'une part, de permettre le remboursement de cette franchise par les mutuelles et d'en exonérer au minimum les personnes touchées par des maladies de longue durée comme le cancer et d'autre part, de moduler le montant de la franchise en fonction du prix de la boîte de médicament afin notamment d'éviter le quasi-déremboursement de certains médicaments comme les médicaments homéopathiques dont le prix n'excède que très rarement les 2 euros.

Malgré tout, le Gouvernement et la majorité des députés de l'UMP, ont rejeté l'ensemble de ces propositions. Aussi, face à l'intransigeance de la Ministre de la santé, Jean-Christophe LAGARDE a décidé de ne pas voter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

lundi 24 mars 2008

(Re)Biography'express de Jean-Christophe Lagarde



Je vous (re)propose aujourd'hui la biografy'express d'un homme politique de terrain. Cela du fait de ses récentes déclarations quant à sa volonté de prendre la tête du Nouveau Centre à l'occasion du congrès de Mai prochain. L'actualité étant passée par là, ce texte est un peu différent de se version originale publié le lundi 14 décembre 2007. Bonne lecture à la découverte du parcours de monsieur Jean-Christophe Lagarde.

Jean-Christophe Lagarde est un homme politique français né le 24 octobre 1967 à Châtellerault dans le département de la Vienne. Il est le très charismatique maire de Drancy, ville qu'il a arraché de haute lutte à l'ancienne banlieue rouge communiste.

Après avoir ardemment soutenu François Bayrou pendant la campagne des présidentielles de 2007, il est investi par l'UDF-MoDem pour les législatives. Cependant, il préfère faire campagne sans étiquette dans sa circonscription de Drancy-Bobigny. Le 19 juin 2007, deux jours après son élection pour un deuxième mandat, il annonce son ralliement au groupe parlementaire du Nouveau Centre. Il a été désigné 5ème vice-président du Nouveau centre au sein de son organisation provisoire.

Sa carrière politique a cependant commencé bien avant cela. En 1974, il reçoit une gifle d'une monitrice du centre aéré de Drancy au motif qu'il avait eut le culot -et le réalisme ;)- d'arracher une affiche du candidat François Mitterrand. Adhérent de l'Union pour la Démocratie Française, il milite dès 1988 à la campagne de Raymond Barre, et en 1989, adhérant du Centre des Démocrates Sociaux, il est élu conseiller municipal de Drancy sur la liste d'union RPR/UDF. En 1990, il devient président des Jeunes démocrates sociaux de la Seine-Saint-Denis pour lesquels il va s'investir à fond, jusqu'à délaisser ses études d'histoire. Il rencontre François Bayrou lors d'un congrès dans les Pyrénées en 1991.

Mais sa carrière va réellement commencer en 1993 lorsqu'il se présente pour la première fois aux élections législatives dans la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis. Il sera battu, comme lors de sa seconde tentative en 1997 par le socialiste Jean-Claude Gayssot. Plus tard, en 1995, il est tête de liste de l'union de l'opposition aux élections municipales à Drancy, et met pour la première fois de l'histoire locale en ballottage le maire sortant Maurice Nilès, figure du Parti Communiste Français et maire de la ville depuis trente-six ans. A l'échelle de son parti, Jean-Christophe Lagarde est élu Président National des jeunes UDF en 1996 et le reste jusqu'en 2002. En 1998, il est élu conseiller régional d'Île-de-France. Lors des municipales du 11 mars 2001, Jean-Christophe Lagarde remporte dès le premier tour la mairie de la ville de Drancy avec 50,84 % des voix, une des villes de l'ancienne banlieue rouge communiste. Il est élu un an plus tard lors des législatives du 16 juin 2002 député de Drancy-Bobigny (cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis), par 22 voix de majorité, ravissant ainsi une circonscription ancrée à gauche depuis des décennies. Il intègre le groupe parlementaire de l'Union pour la Démocratie Française.

Lors de cette XIIème législature, en octobre 2004, Jean-Christophe Lagarde interpelle le ministre de l'intérieur Dominique de Villepin au sujet d'un disque de rap distribué par la municipalité de Bobigny et qu'il juge offensant pour les forces de l'ordre. Suite à son initiative, le préfet a porté plainte et deux agents municipaux et un rappeur sont condamnés par le tribunal de Bobigny en avril 2007 pour cette affaire. Dans le même temps, il attaque un employé municipal syndicaliste pour diffamation par un tract dénonçant la politique de l'emploi dans la Ville de Drancy. La décision de justice est en appel mais le syndicaliste est condamné en première instance. Il se fera aussi connaître pour son remarquable travail de terrain, toujours marqué par une volonté d'ordre et de justice, de respecte de tous. On le verra apparaître pour défendre des familles en difficulté, dénoncer la ghettoïsation et le manque de moyen des "quartiers sensibles", féliciter et encourager les forces de l'ordre. Il est selon moi celui qui est le mieux placé et le plus compétent aujourd'hui quant aux questions relatives aux banlieues en difficulté. À l'automne 2005, lors des émeutes des banlieues, il n'hésite pas à monter en première ligne avec le maire d'Evry, Manuel Valls, ce qui lui donne une réputation de "Sarkozy de l'UDF dans le 9-3." Roger Karoutchi, patron de l'UMP d'Île-de-France dira même de lui que "C'est un sectaire qui est en train de mal tourner".

Jean-Christophe Lagarde est un homme de terrain dont l'action remarquable a toujours été marquée par une volonté d'ordre et de justice, de respect de tous. Il a toujours su mener sa barque avec justesse et impartialité.


Et c'est avec le référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe que Jean Christophe Lagarde va commettre "le" faux pas. Il sera en effet l'un des rares députés UDF, (avec Jean Lassalle), qui prônera un "non" en raison du risque de l'entrée de la Turquie. Sa circonscription le suivra d'une nette majorité (73 % de "non"). Je me permet de penser que cela est regrettable dans la mesure où le risque turque reste entier avec le rejet du traité constitutionnel, tout comme la propension de l'Union Européenne à l'ultra-libéralisme.

Pour la campagne présidentielle 2007, il est devenu le porte-parole de François Bayrou, dont il dit : « Bayrou veut faire péter le système. Il a raison. Y en a marre de cette monarchie républicaine. De ces candidats qui promettent tout et ne tiennent rien. Je suis libre. Je ne dois rien à personne. Je dis ce que je pense. » Par le suite, il fait partie des nombreux hommes politiques qui ont gardé leur distance avec le Mouvement démocrate et son président.

Lors des élections législatives de 2007, Jean-Christophe Lagarde se représente sans étiquette (ses documents de campagne feront mention des deux communes de sa circonscription Bobigny et Drancy en guise de tendance politique) pour un second mandat tout en étant investi par l'UDF/Mouvement Démocrate. Il est réélu au second tour le 17 juin avec 59,87 % des voix. Deux jours après son élection, il annonce son ralliement au Nouveau Centre d'Hervé Morin.

Pour finir, les municipales ont consacré cet homme dans ses fonctions de maire, Jean-Christophe Lagarde remportant à nouveau dès le premier tour de ces élections dans la ville de Drancy avec 69,5 % des voix.

Le congrès de mai prochain réveil déjà les ambitions

Alors que le Nouveau Centre tiendra son congrès les 24 et 25 mai prochain à Marseille, la question du leadership qui sera débattue à cette occasion réveille déjà les ambitions. Les petites phrases sont diffusées lentement par biais de presse... Le débat commence à émettre un chuchotement (encore timide) et cela est tout à fait souhaitable. Attention toutefois à ne pas faire de ce congrès l'occasion de nous diviser et de développer au sein de notre parti autant de courants qu'il y a de cadres... Nous ne sommes pas au PS !

Jean-Christophe Lagarde envisage de briguer la tête du Nouveau Centre

Le député Nouveau Centre (NC) Jean-Christophe Lagarde a indiqué dimanche 23 mars qu'il envisageait "sérieusement" d'être candidat à la présidence du Nouveau Centre alors que son actuel président, le ministre de la Défense Hervé Morin, a annoncé qu'il se représenterait à la tête du parti.
"J'ai encore du temps pour me décider mais je l'envisage sérieusement", a déclaré Jean-Christophe Lagarde sur I-télé alors que la présidence du parti doit être remise en jeu lors d'un Congrès organisé les 24-25 mai à Marseille.

Cumul des mandats

"Hervé Morin a permis que le Nouveau Centre existe mais il est ministre de la Défense et quand on est ministre on est tenu à la solidarité gouvernementale", a-t-il estimé jugeant par ailleurs que diriger un parti ce n'était "pas un job à plein temps mais presque".
Il n'a pas exclu en revanche de faire tandem s'il était candidat avec la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard pour faire entendre "une sensibilité sociale" au sein de la majorité.

"La voix du centre social et européen"

Selon le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), "aujourd'hui les centristes sont éclatés un peu partout, il y a besoin de reconstruire ce qu'a été l'UDF pour faire entendre cette voix d'un centre social et européen qui manque au sein de la majorité".
"L'UMP c'est le plus gros parti de la majorité" mais "quand on est partenaire, on ne doit pas être toujours des béni-oui-oui", a-t-il souligné.
Lors du débat sur les institutions, Jean-Chistophe Lagarde juge notamment nécessaire que "les voix centristes se fassent entendre" en faveur d'"une représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale"

Et moi je dis...

JCL est une personne que je respecte beaucoup et je pense que ses qualités peuvent faire la différence. Entre sa poigne, son franc-parler qui reste respectueux, sa proximité et ses connaissances reconnues sur des dossiers tels que les quartiers difficiles, JCL rassemble tout ce qu'il faut pour être un bon leader. Il a le charisme nécéssaire pour prendre la tête, il peut donc y prétendre.
Mais au delà des qualités qu'il possède, domaine que l'on ne peu pas vraiment contester, j'aimerai revenir sur ce qui fait qu'il n'est pas LE candidat qui s'impose comme une évidence. D'abord, il prétend au poste de leader d'un parti social-libéral européen ; le fait est qu'en 2005, il a soutenu le non au référendum. Le parti qui se veut le plus favorable à l'Union Européenne et à sa construction saura-t-il rester crédible avec un noniste à sa tête ? Je ne le crois pas !
De plus, JCL est connu pour avoir été relativement durement positionné lors des émeutes dans les banlieues. Tant et si bien qu'il fut surnommé "sarko du 9-3" ou "sarko de l'UDF" (oui, à l'époque elle existait encore...), cela risque de nous cantonner à la droite du centre, créneau restreint voire sectaire... D'ailleurs, Roger Karoutchi, patron de l'UMP d'Île-de-France dira même de lui que "C'est un sectaire qui est en train de mal tourner".

jeudi 24 janvier 2008

Faut-il une VIème République à la France ?

Jean-Christophe Lagarde était mardi à Nancy pour une conférence sur les institutions françaises. Elle se déroulait à l'institut franco-allemand de Science po Nancy. Les propositions ont été écoutées et critiquées par les étudiants. Un débat et une discussion constructive qui ont fait la preuve du talent de monsieur Lagarde.

Le député maire de Drancy et vice président du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde s'est déplacé à Nancy pour répondre à la question suivante : "Alors que la Vè République aura 50 ans cette année, faut-il une VIè République à la France pour régler ses problèmes ?"

Les pistes de réflexion ont été les suivantes : nécessite de mettre en place un vrai contre pouvoir à l'exécutif, redonner un pouvoir et une fonction véritable au parlement, donner une légitimité à ce parlement. Pour cela, il apparait nécessaire selon Jean-Christophe Lagarde d'intégrer une dose de proportionnelle pour l'élection des députés.
Évènement.

La France a toujours eu cette manie de passer d'un extrême à l'autre. Ainsi, lors de la création de la cinquième république, la France a mit en place un système présidentiel pour répondre à l'instabilité du régime parlementaire de la quatrième république. Pour JL-C., le régime actuel est tout ce qu'il y a de présidentiel et non pas semi-parlementaire et semi-présidentiel.

Pour lui, si la quatrième république avait jouit d'un mode de scrutin semblable à celui de la cinquième, alors elle aurait pu survivre, notamment au guerres coloniales. Le problème est que lorsque De Gaulle est arrivé, il n'a pas su se contenter, ni d'une simple réforme, ni d'un poste sans pouvoir. Il voulait incarner "la France" et toute les responsabilités qui en incombait. C'est pourquoi il n'a pas hésité à mettre en place un nouveau système politique où rien ne pouvait aller à l'encontre de ses volontés.

En effet, le parlement français composé de 900 élus est devenu à cette époque une chambre d'enregistrement sans réel pouvoir. L'exécutif s'est ainsi débarrassé de toutes contraintes. Cette dimension a été amplifiée lors du passage du septennat au quinquennat. Car désormais, les élections législatives se déroulent dans la foulée de l'élection présidentielle, ce qui implique que généralement l'assemblée profite, dans sa composition, de la dynamique lancée lors de la campagne présidentielle.

De plus, les institutions ne favorisent pas la négociation parlementaire. De coutume, c'est la gouvernement qui décide des sujets qui seront traités lors de la session parlementaire. Aussi, la conférence des présidents est une farce de forme selon JL-C. Ensuite, le parlement peut se voir imposer une loi sans discussion ou négociation au moyen de l'article 49-3. Aussi, si la parlement n'est pas consulté, il n'y a pas de débat. Selon la député maire de Drancy, c'est cette absence de pouvoir explique le manque d'intérêt des élus et donc l'absentéisme.

Le sénat dont la légitimité est plus contestable, notamment du fait du mode de scrutin, a plus de pouvoir de négociation simplement car le gouvernement n'y implique pas sa responsabilité. Pour finir, la motion de censure est une comédie puisqu'elle n'a quasiment aucune chance d'aboutir.

Le pouvoir exécutif n'a donc aucun pouvoir en face de lui pour le contre balancer. Aussi Nicolas n'a pas changé la nature de la fonction présidentielle sous la cinquième république, il a simplement exposé ce qu'elle est vraiment. La rupture vient uniquement de son exposition médiatique.

Si la réforme passait, l'exécutif retrouverait en face de lui un parlement efficient qui pourrait proposer des lois sans que le gouvernement n'en veuille. Le parlement redeviendrait un lieu d'échange et de dialogue. Cela est important car c'est au parlement que l'on explique ce qui se passe, pourquoi les lois proposées sont utiles, ce qu'elles impliquent comme conséquence, alors qu'a la télé ou lors des campagne électorale on tente de convaincre. C'est le combat raisonnement contre slogan.

Mais pour que le parlement redevienne efficient, il faut d'abord qu'il soit représentatif. Aussi la modification du mode de scrutin et l'insertion d'une dose de proportionnelle sont des modifications indispensables. Cela doit être fait même si l'on court le risque de faire entrer les extrêmes au parlement. En effet, cela aurait pour effet de leur couper l'herbe sous le pied à ces partis qui ne pourraient plus se victimiser et seraient contraint de parler des réalités, ce dont ils sont dispensé en l'état actuel des choses. Aussi cela ne serait pas forcément une source d'instabilité en ce sens que pour les municipales par exemples, la dose de proportionnelle n'empêche pas de dégager un large majorité et une opposition du fait du maintient d'une grande part de scrutin majoritaire.

Ces réformes institutionnelles ne seraient pas en situation de faire penser à un passage à une sixième république. En revanche, ce serait le cas si on cessait l'hypocrisie et on supprimait la fonction de premier ministre qui n'a aucun pouvoir à l'heure actuelle, non pas parce que Nicolas Sarkozy ne veut pas laisser de place à François Fillon mais bien comme on le disait plus tôt, parce que les institutions de la république actuelle ne lui confère quasiment aucun pouvoir.

Lors des questions qui ont suivis la remarquable intervention du député Jean-Christophe Lagarde, la question du rôle de la mentalité des parlementaires dans le dysfonctionnement des institutions. Mais monsieur Lagarde estime que si des députés ne se rendent pas toujours au parlement c'est à la fois parce qu'ils ne sont pas en mesure de comprendre et donc de participer à tous les débats. De plus, il invoque l'exigence des électeurs qui préfèrent voir leur député dans leur circonscription plutôt qu'à Paris.

En ce qui concerne le cumul des mandats, sujet aussi invoqué lors de la séance de question, JC-L a défendu le point de vue selon lequel les connaissances acquises dans le cadre d'un mandat peut être misent au service d'un autre mandat. "Ce que j'apprends sur la politique de la ville en tant que maire, je peux le mettre à la disposition du parlement" a-t-il dit.

Enfin, il fut interrogé sur la politique gouvernementale à laquelle participe le Nouveau Centre dont il est le vice président. Plus précisément, on lui a demandé ce qu'il pensait du fameux "travailler plus pour gagner plus". Il a alors rappelé que le paiement des intérêts de la dette représente deux fois le budget de l'éducation nationale et a ainsi transformé la phrase fétiche de la campagne de la droite aux présidentielles : "travailler plus pour payer ce que l'on doit déjà".

mercredi 16 janvier 2008

Détendu sans la dette


Suite à la cérémonie des vœux à la presse du Premier Ministre, François Sauvadet, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, les députés du Nouveau Centre se réjouissent de l’annonce faite par François Fillon de placer l’équilibre budgétaire comme une des priorités de l’action gouvernementale pour 2008 et les années à venir.

Le Groupe Nouveau Centre a toujours considéré la réduction de la dette comme une priorité nationale. C’était, d’ailleurs, un engagement de la plateforme législative commune proposée aux Français en juin. C’est dans cette logique que s’inscrit la proposition de loi constitutionnelle déposée par les députés du Nouveau Centre qui l'on présenté lors d’une conférence de presse et dont l’Assemblée Nationale aura à débattre jeudi 16 janvier au matin. L’effort doit être fourni maintenant afin de respecter l’engagement politique et moral pris devant les électeurs : un équilibre des finances publiques en 2012.

En présence de Charles de Courson, rapporteur du Groupe sur cette loi, et Philippe Vigier, membre de la Commission des Finances, François Sauvadet a ajouté que le poids de la dette est devenu insupportable pour les générations futures si le gouvernement n’agit pas maintenant. C’est en maîtrisant la dépense publique et en la réorientant vers la recherche, l’innovation et l’éducation que la France va pouvoir retrouver des marges de manœuvre pour la croissance et donc pour le pouvoir d’achat.

Le Groupe Nouveau Centre souhaite que le gouvernement s’engage à promouvoir un véritable Pacte national de la maîtrise de la Dépense Publique avec l’Etat et l’ensemble des collectivités locales et territoriales.

lundi 14 janvier 2008

Le Nouveau Centre présente ses voeux.


Afin de bien débuter l'année, vous êtes toutes et tous conviés aux voeux du Nouveau Centre qui auront lieu au siège du NC :

84, rue de Grenelle, à 13H le MERCREDI 16 JANVIER.

Ces voeux seront suivis d'un buffet. Pour ceux qui veulent rencontrer et discuter avec Hervé Morin et les députés du Groupe Nouveau Centre, cet évènement constitue une occasion unique. Le nombre de places étant limité, merci d'envoyer un mail de confirmation de votre venue à l'adresse suivante :
postmaster@jeunes-centristes.org


Je tiens aussi à rappeler deux autres rendez-vous sur la région de Nancy :
Mardi 22 janvier Jean-Christophe Lagarde se rendra à Nancy (Meurthe-et-Moselle) à 19 h pour une conférence de presse et une rencontre avec les militants Nouveau Centre, suivies à 20h d'un débat avec les étudiants de Sciences politiques.
Mercredi 23 janvier Maxime Pisano (MJS) organise la première République des Blogs nancéienne à partir de 19h, les inscriptions se faisant sur son blog "Victoire au poing".