dimanche 29 avril 2007

Le grand parti serait-il un "Parti Démocrate" ?

Après le premier tour, monsieur François Bayrou a affirmé qu'il ne donnerait pas de consignes de vote, ce que j'ai fait par moi-même en suivant mes convictions. Mais en plus de faire le choix du "ni-ni" monsieur Bayrou a annoncé la création d'un grand parti démocratique, ambition déjà affirmée avant le second tour. Ce grand parti serait selon la presse voué à s'appeller "Parti Démocrate". Si tel est le cas, l'abréviation du nom de ce nouveau parti centriste serait "PD" ce qui est pour le moins disgracieux. Mais cela est d'autant plus grave que nous sommes, nous, militant Bayrouistes, depuis le début de la campagne à la recherche de légitimité. On nous moque, on nous dénigre comme des illégitimes, des indésirables. Alors qu'au lendemain du 22 avril, les 18,5% de l'UDF avaient fait de nous les courtisés, voilà qu'il faut que l'on nous mette des batons dans les roues une nouvelle fois. Et cela vient de là où on ne l'attendait pas, à savoir de monsieur Bayrou en personne ! "PD" ! Quelle mauvaise surprise que ce choix ambigu et sogrenu. Autant dire que la publicité sur le terrain est déjà faite et, disons-le, elle est tout à fait désastreuse ! "Tous derrière le PD !" ; "Avec le PD, on élargit le centre !" disent les mauvaises langues de plus en plus nombreuses. Quelle légitimité après cela ?
De plus, ce nom est à consonnance américaine, ce qui ne va pas faire tarir les roproches de la part des détracteurs de Bayrou dans un contexte marqué par un puissant et prononcé anti-américanisme.
Enfin, ce nom risque de nous attirer les foudres des associations de défense des homosexuelles qui sont suceptible de nous accuser de "banalisation de propos injurieux envers les personnes gays et lesbiens". Encore une mauvaise publicité qui serait suceptible de nous couper de notre nouvelle base éléctorale, à savoir la gauche caviard bien-pensante (-ce n'est pas péjoratif à mes yeux-) qui vient remplacer la droite catholique et sociale républicaine. On risque d'autant plus gros que la gauche traditionnelle est en capacité de récupérer ce nouvel éléctorat de base au moyen d'une reposition sociale démocrate Stauss-Kahnienne. (Même si cela parait difficile dans la mesure où madame royale doit convaincre la gauche anti-libérale en froid avec les sociaux démocrates qu'elle juge "trops mous").
Pour éviter le ridicule je me permet de proposer un nom plus rassembleur : "Plate-Forme Démocrate", ce qui donnerait "PFD". Sans le mot "parti" ce nom n'exclut pas et avec la notion de "plate-forme" il va même jusqu'a rassembler sur une idée de rencontre et de coopération, juste ce que nous voulons faire passer.

dimanche 22 avril 2007

Pour le second tour, je préconise un vote Sarkozyste

Les résultats du premier tour sitôt tombés, je suis là pour vous donner des consignes de votes, celles qui me parraissent les plus justes. Je souhaite comme vous le savez promouvoir la chrétienne-démocratie dans un pays où elle est divisée. Aussi, cette division n'a pas empéchée Bayrou de faire 18,3% des voix, ce qui ne lui a toutefois pas suffit pour passer au second tour. C'est à ce second tour qu'il va donc falloir se mobiliser pour permettre aux chrétiens démocrates encore en course d'arriver au pouvoir. Ces chrétiens démocrates sont autour de Sarkozy au travers notamment du Parti Radical Le Vallois de Jean-Louis Borloo ; et c'est en vertue de cela que j'appel toutes celles et ceux qui ce reconnaissent dans la doctrine chrétienne démocrate, mais aussi tous les autres électeurs s'étant exprimés en faveur de François Bayrou à voter massivement pour Nicolas Sarkozy.
Certe, ces consignes sont faites en mon nom propre mais je tiens à dire qu'elles proviennent d'un ensemble de convictions profondes. Je vous dit dans la présentation de ce blog que je suis de sensibilité centre-droite, il se pose devant moi un choix : celui entre un candidat de droite et une candidate de gauche. Il me paraît dès lors logique et tout à fait compréhensible de m'exprimer comme je le fais.
Pour finir, je vous promet une analyse complète des résultats très rapidement.

samedi 21 avril 2007

Dernier appel !


Voilà, nous sommes le 21 avril et demain, dimanche 22 aura lieu le premier tour de l'éléction présidentielles pour lequel, j'en suis sûre, vous vous déplacerez tous. A la veille de ce choix crutial que l'on vous demande de faire, je vous lance un dernier appel à votez pour François Bayrou. Voici 4 bonnes raisons de le faire.


François Bayrou sera le président qui rassemble la France.

Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.

Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.

Il refuse de faire des fausses promesses
Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.

Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur
www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007

Le 22 avril, votez Bayrou !

samedi 14 avril 2007

Constitution européenne : "le plan B" des nonistes se fait attendre !

Le 29 mai 2005, il y a déjà presque deux ans, 15.449.508 Français soit 54.67% votaient non au référendum posant la question suivante : "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?" Ce fut le début d'une crise qu'ont nié tous les tenants du non, appelant l'électorat à croire en un miraculeux plan B. Un plan B social face à un traité supposé libéral, un plan B humaniste face à un traité dénoncé comme capitaliste, un plan B respectueux de chacune des cultures face à un traité dont on annonçait (-à tort bien entendu-) qu'il allait uniformiser ces dernières... Bref un texte annoncé tel un messie sauveur de l'humanité ! Mais bien que croyant je ne suis pas crédule ! Les dupes en sont revenu ! Car ce qu'avaient omis de leur dire leur prédicateurs c'est qu'en votant non le 29 mai 2005, les français votaient oui à un autre traité : celui de Nice. C'est à celui-ci et à quelques autres que se référaient les nonistes pour faire entendre leur voix, celui-ci même qui est libéral, basé uniquement sur l'économie et qui reste en vigueur et le restera tant qu'une nouvelle constitution, tant qu'un nouveau texte ne sera pas adopté. Aujourd'hui, la France n'est plus invitée aux congrès Européens (-cf le congrès des Amis de l'Europe qui s'est fait sans nous-) et la situation est grave ! A tous ceux qui nous promettaient un retour à la souveraineté nationale, je répond qu'avec 80% des lois votées au parlement européen doublée d'une légitimité démolie le soir du 29 mai 2005, nous l'avons tout à fait perdue avec le non ! Une telle situation ne peut plus durer, nous devons retrouver notre pouvoir de parole ! Nous devons nous réimposer au sein de l'UE et cela ne se fera pas au moyen d'un plan B ou encore d'un vulgaire "mini-traité" mais par l'adoption simple et sans condition du traité établissant une Constitution pour l'Europe.
VIVE L'EUROPE !

Eloge des militaires

Oui, vous avez bien lu le titre sans équivoque de cet article visant à faire l'éloge des militaires. Cette éloge commencera par l'apologie de leur action ; apologie au sens de la prise de défense. Car le devoir de réserve leur interdit de se défendre d'eux même, eux, ces hommes et ces femmes dévoués à la nation, empreint d'une passion sans borne pour le pays et dont le métier est d'assurer notre sécurité au quotidien, bref de défendre le territoire et la population française tant des attaques extérieures que des dérèglements intérieurs. Leur mission est totale et nécessite de nombreuses interventions longues à l'étranger. Aussi, les concessions sont nombreuses notamment en ce qui concerne la famille, elles se traduisent par des absences prolongées durant l'éducation des enfants, un taux de divorce supérieur à la moyenne nationale déjà élevée etc. ... Cela doublé d'un courage, d'une volonté et d'une dévotion exceptionnelle à la nation sont autant de qualités à récompenser et à valoriser. Or, il n'y a pas une multitude de moyen permettant de valoriser un engagement ; en fait le seul est une rémunération gratifiante. C'est à ce titre que je réclame en mon nom propre une hausse des salaires des militaires. J'ai entendu parler d'une promesse de revalorisation salariale formulée par Michèle Alliot Marie, aussi j'ai foi en sa parole et espère sincèrement qu'elle sera largement tenue.
Réaffirmant le profond respect que j'ai pour les militaires (-ainsi que pour toutes les forces de l'ordre outrageusement contestées aujourd'hui-), je tiens à rappeler que la gendarmerie est une institution dépendante de l'armée de terre (-malgré sa progressive prise d'indépendance-) et qu'elle doit à ce titre être considéré comme telle. Pour finir, je féliciterais tous ceux qui se sont engagés d'une manière ou d'une autre pour servir la nation, je veux qu'ils sachent qu'ils ont mon soutient le plus total. Courage à eux et à leur famille, Hommages.

mardi 10 avril 2007

L'importance des campagnes éléctorales n'est pas proportionnelle à leurs enjeux !

Excusez de me poser comme un détracteur de la campagne présidentielle mais il me semble que celle-ci prend des proportions démesurées. Peut-être l'avez-vous remarqué, peut-être en avez-vous vous aussi assez. Alors au risque de me faire passer pour un "anti-système systématique" aux yeux de mes opposants (notament de droite, il faut dire qu'ils m'en veulent sûrement de les avoir laissé au profit du centre), je vous soutiens dans cette article. Mais si je pense que la présidentielle doit prendre moins de place, je me défend de vouloir imposer à la politique ou bien même aux éléctions en général une place secondaire dans les médias. Non, en fait je prône une meilleur représentation de celle-ci, une représentation plus juste. Ainsi, je pense que l'ampleur que l'on pourrait donner aux scrutins pourrait se faire en fonction de leurs enjeux et du pouvoir décisionnel des éluts concernés. Je m'explique...
Aujourd'hui, il est impossible de passer à côté de la campagne présidentielle. En revanche, seuls les initiés trouveront des informations quant aux éléctions législatives du 10 et 17 juin (2007 !) qui renouvelleront les 577 représentants siégeant à l'assemblée nationale et mettant en place la 8ème législature de la 5ème république. Or c'est ce scrutin qui désignera directement les membres constituant du législatif et indirectement les membres de l'exécutif, autrement dit, ceux qui dirigerons vraiment le pays. En effet, ces deux pouvoirs combinés sont à l'origine de 20% des lois qui nous gouvernent au quotidien. Ainsi, je pense que nous avons le droit voire le devoir de nous exprimer sur ce sujet. Mais aujourd'hui, toutes les forces de communications sont concentrées sur le pouvoir présidentiel et son futur jouïsseur (-c'est moche!-). Certe, la 5ème de DeGaulle donne au président un pouvoir d'action (trop?) important, mais celui-ci est aujourd'hui largement et ouvertement contesté : remise en cause de l'article constitutionel 49-3 (ordonnances permettant de faire passer une loi sans la voter), de l'immunité présidentielle, et même de nos institutions dans leur ensemble. Alors pourquoi s'acharner d'avantage ? Les législatives représentent un enjeux autrement plus important et ne bénéficieront vraissemblablement que de cinq semaines de campagne ! De plus, il me parait important de souligner que le président de la République Française est déstiné à s'occuper davantage des affaires étrangères que des affaires nationales qui sont pour leur part majoritairement traitées par le gouvernement et les députés ; or il ressort de cette campagne, si ce n'est un débat d'idées, un brouhaha de propositions -financées à quel prix d'ailleurs?- concernant la direction que prendra la politique interieur ainsi qu'une ommission totale des politiques mondiales. Aussi, je suis sûre de ne rien vous apprendre lorsque je vous dit que la croissance française est par essence tributaire de la croissance mondiale ou bien encore que les organisations européennes sont à la base même de 80% de nos lois (entre autre au travers des fameuses ordonnances de la commission européenne). De là semble naître un paradoxe fondammentale : la population ne s'intéresse pas à l'Europe et rechigne a admettre la perte de sa souveraineté en accusant tant qu'elle le peut une mondialisation bâclée, une concurrence asiatique déloyale etc...
Vous aurez certainement remarqué que j'ai avancé un chiffre surprenant quant au pouvoir de l'Union Européenne sur les législations nationales. Je le répète, 80% de nos lois sont issues du cercle européen de commandement. C'est-à-dire qu'une organisation supranationale nous dirige. Cela n'est pas un mal au contraire, sur le plan mondial, un Etat seul ne peut s'imposer. Aussi, au lieu de fustiger sans cesse "l'Europe Libérale", ne serait-il pas plus justifié que de s'y engager ? Cela ne demande pas plus d'effort que d'aller aux urnes pour élir et désigner nos députés européens. Nous sommes aujourd'hui, et souhaitons-le pour longtemps, sous le giron de l'Europe qui nous protège et nous dirige. Il ne faut pas s'en pleindre, il faut encourager se mouvement qui tend à élargir la notoriété et la légitimité du vieux continent dans un monde à la hiérarchie bouleversée. Si je martèle ce message c'est que le constat de la réalité est tout autre : l'abstention est de plus en plus forte au fur et à mesure que l'on avance vers le "vrai pouvoir". Sortir de l'Europe est un fantasme, penser qu'un président seul va tout changer aussi, et enfin croire qu'il est possible que de règler les problèmes nationaux sans se soucier du reste du monde est une bêtise pure avoisinant la folie. Alors pour faire bouger les choses, aux urnes citoyens, pensez au législatives et aux européennes !